Des mensonges…Rien que des mensonges.

March 14, 2017

Les techniciens mauritaniens, auraient crée des problèmes s’il n’y en avait pas eu. Les litiges sont le carburant indispensable à la ventilation des peuples pour les prédisposer à l’accaparement de leurs  biens, la monopolisation de leur conscience et la domination de leur volonté.

La production nationale en ce triste domaine a généré assez de tensions pour enflammer toute la planète.

Pourtant il suffisait juste de nourrir son peuple et de le sortir des ténèbres de l’ignorance vers la lumière de temps plus clair. Cette lumière qui aveugle tous les peuples du globe et que nous nous refusons à voir.

Je me contenterai juste de faire quelques remarques. Je tiens à m’excuser d’avance, si dans ma façon d’avoir vu les choses, il se faufile un quelconque mot, une quelconque allusion à blesser une quelconque âme.

C’est Dieu qui en a le droit et C’est Lui qui le fera surement…et certainement.

  • Quand on cherche à être président des pauvres, on doit commencer par vivre la pauvreté. C’est celui qui baigne dans l’eau qui peut juger de sa température. Il est nécessaire de côtoyer les peines, entendre les gargouillis secret de ventres vides, regarder les corps chétifs d’enfants abandonnés par la chance de ne pas être né à Tevraq Zeine, marcher aux cotés de ces garnements sales et morveux qui passent leur jeunesse sur des charrettes tirées par des ânes sanguinolents, avant de rejoindre le triste cortège de la délinquance. Dans un pays de droits, même cet âne devait avoir ses droits comme tous les vivants sur le territoire. Allah est le Dieu de toutes Ses créatures. Quand on cherche à présider les pauvres, il faut incruster dans la rétine, ces visages crispé par la faim et le désespoir, de vieilles femmes, qui ont attendu toute la vie, assises sur les volcans de la misère, un espoir, qui leur a traitreusement faussé rendez-vous.

Les millions de millions dépensés pour les dialogues, les séminaires, les tables rondes, les changements de drapeaux de constitutions, de démonstrations dramatiques de parlementaires, auraient largement suffis à enrichir tout le peuple et ses voisins avec lui.

  • Quand on cherche fébrilement à représenter ou à défendre, les rapatriés, les veuves les orphelins et les victimes de notre épopée des horreurs, on commence normalement par savoir ou se terrent ces opprimés malmenés par la trahison des leurs et la propagande de la division lucrative.

Vous avez cotisé pour les téléthons de vos équipes de football, collecté des sommes faramineuses pour permettre à vos rappeurs vigoureux (mashallah) de faire trembler les sols astiqués de vos salles de spectacles, vos costumes, cravates et (mashallah) embonpoints dénotent d’une aisance bienheureuse. Qu’avez-vous destiné à aider vos frères, sœurs et enfants qui manquent de tout au bord du fleuve? Qu’avez-vous sacrifié concrètement autre que les paroles? Rien !!! Absolument Rien !!!

  • Les “langueurs”

A / Vous êtes les vaillants et vigilants défenseurs de la langue arabe. C’est bien. Mais avant de faire ce qu’Allah ne vous a pas demandé de faire, commencez par suivre ses recommandations et de vous éloigner de ce qu’Il vous a interdit : fuyiez l’hypocrisie et le mensonge. Allah n’aime ni les hypocrites, ni les menteurs.

Respectez la volonté divine : ” Si Ton Seigneur l’avait voulu, il aurait fait des humains une seule communauté; mais ils demeureront dans leur divergence.” Houd-118.

Ou bien prétendez-vous pouvoir “vouloir”, quand Allah a déjà VOULU et DECIDE ???

La langue arabe est la langue du coran. Dieu a promis de protéger le message qu’Il a révélé. Pouvez-vous le défendre mieux que Lui ?

Les peuls mauritaniens, ont défendu, l’islam et l’arabe, beaucoup mieux que les arabes de ce pays. Si certain préfèrent d’autres tendances ou d’autres orientations, c’est leur choix, leur responsabilité et à eux d’en récolter le fruit doux ou amer soit-il.

L’essentiel est de respecter la dignité du pays et son intégrité nationale.

Si je dois ajouter une petite remarque ici ce serait de rappeler que beaucoup de bonnes choses en islam ont été divulguées en français et bien de mauvaises choses ont été prononcées en arabe.

Hormis l’essence de l’essence, les deux langues ne sont qu’un moyen d’extérioriser les intérieurs ou de fluidifier les communications en bien ou en mal.

Ici en Arabie Saoudite des centaines de jeunes sont envoyés en France pour étudier la langue française. La meilleure traduction du Coran a été faite par le roi, qui y a mis toute la volonté et tout le sérieux pour que les autres comprennent la teneur exacte du message divin qui nous a été adressé, ainsi qu’à l’humanité toute entière.

Nous venons de terminer, au Koweït, ou il n’y a pas de “négro-koweitiens” un programme islamique complet pour le secondaire d’un institut qui compte toutes les nationalités du monde. Nous avons obéi au prophète, qui nous a ordonné de transmettre ce qu’il a dit aux autres. Comment peut-on transmettre aux autres, quand on s’interdit d’avance leur moyen de communication?

Quelque chose cloche quelque part ! il faut bien savoir quoi.

B / Langues nationales !! C’est comme les prières nationales, comme la respiration nationale, comme la mort et la vie nationales. Au marché marocain ou au marché “Eeff”, jamais de mémoire de mauritanien, un problème de communication entre les ethnies ne s’est jamais posé. Même le policier qui vient taxer les petites vendeuses puulars, mauresques, wolofs ou soninké, ne rencontrait aucune difficulté à s’acquitter de leur besogne quotidienne peu aimée.

Le juste milieu aurait été de choisir l’espagnol, l’anglais ou le gazouillis de quelques oiseaux, comme langue officielle. Celui qui veut s’intégrer et celui le préfère reste dans sa boite. On en finirait définitivement avec ces étalages sentimentaux, qui n’ont de fidélité aux origines que le nom.

4-Vous luttez contre l’esclavage. Vous êtes esclaves, ancien esclave, ou fils d’ancien esclave. Quel noble but!! et quelle fidélité à la justice divine!!!.

Ce qui attire l’attention cependant, c’est bien et avant tout la nature de vos conditions de vie qui sont souvent meilleures que celles des maitres, des anciens maitres ou des fils des anciens maitres. Vous vivez dans l’opulence en criant contre l’injustice la déloyauté  les offenses le mépris, l’exclusion et les inégalités.

Vous êtes un peu Mandela en théorie et Trump en pratique.

Vous prêchez ailleurs les soucis d’ici et vous dépensez pour vos prestations outre-mer, le prix de la libération de tous les esclaves du continent.

Allez sur les terrains.

Avez-vous jamais milité au sein de vos Co-citoyen d’infortune, pour leur apprendre comment faire face à la vie, à ses danger, les mesures d’hygiène, les méthodes de protection contre les prédateurs de leur champs au produit dérisoire ? leur avez-vous appris l’alphabet, à prier, à ne tendre la main qu’à Dieu, n’adorer que Lui ? leur avez-vous expliqué ce qu’est un droit? Un devoir?

Vous êtes un peu comme celui là qui pulvérise son insecticide en l’air et laisse la vermine ramper à ses pieds.

5-Si vous fructifiez un parti politique, sachez que ceci, chez nous ne trompe plus personne. Vous avez un moyen de pression, plus ou moins efficace, pour réclamer votre morceau de la carcasse nationale. Vous y arriverez peut-être tant bien que mal; et plutôt mal que bien. Car l’enjeu de cette histoire est la patrie. Et quand une patrie se morcelle en intérêts banals, la malédiction s’installe et l’intérêt de l’intérêt n’aura plus d’intérêt pour personne.

Vous auriez ciblé ce qu’en pensent les hommes, et négligé ce qu’en juge la logique, la décence et Dieu.

Le pays est un cimetière pour les hommes sans principes et l’irresponsabilité est un cimetière pour un pays sans défense et sans cadres intègres.

Comme les autres, à long terme, vous avez perdu…Vous perdrez, même dans vos enfants.

Si je peux me permettre une opinion, vous avez TOUS célébré et défendu l’INTERET. L’intérêt égoïste et étroit. L’intérêt quel qu’en soit le prix. Que ce soit sur le cadavres des frère ou en liquidant le pays. on peut montrer ses dents au destin, mais la dernière morsure et la plus douloureuse est toujours la sienne.

Pour seconde religion, vous avez attesté qu’il n’y a d’intérêt que l’intérêt et que les mensonges, les imitations, les faire semblants en sont les maudits leitmotivs. Les prophètes de malheur.

Que Dieu ouvre vos yeux avant que ne se ferme la porte du repentir.

Mohamed Hanefi. Koweït.

La fin d’un temps.

March 14, 2017

-ma mère vous demande est ce que vous avez un peu de sel.
-Allaaah !!!, répondis-je, si nous n’en avions pas, je drainerai des salines dans la maison pour te le procurer.
Bienvenue au petit voisin !!!!
Ainsi quelque bonne chose de ce pays subsiste et résiste aux vagues d’annulations qui défigure notre société.
Depuis quand , aucun voisin n’a tapé à la porte pour demander un peu de poisson séché, d’oignons, de sel, un tison pour allumer son feu ? une “Kouddou louche”, un verre de thé?
C’est bien loin ! très loin !!!
Et nous affirmons que nous sommes en bonne santé !!!!
Loin de là.
Nous avons perdu les petites demandes de services entre les voisins, les petites calebasses avec un peu de Bassi de lait, de sauce pour faire gouter au frère a coté la saveur, même insignifiante qu’Allah nous a accordée aujourd’hui.
Nous avons perdu l’amour du voisinage et le sacre de la fraternité ! Nous avons tout perdu ! Nous nous sommes , tous perdus !
Avant les richesses était très minimes, mais la Baraka très grande.
Aujourd’hui le monde a vomi ses fastes sur la société suscitant égoïsme méfiance et méchanceté la bénédiction a disparu. La fin de l’ère du Bien. Achèvement de l’ère de la simplicité sociale et clôture des bonnes relations.
De tous ceux que j’ai côtoyés pendant la période passée en vacances au pays, l’image de cet enfant est restée gravée dans ma mémoire, tenacement incrustée dans mes yeux, comme la seule chose noble et stoïque qui est restée là bas, pour braver la vilénie et narguer la décadence.

La capitulation du coq

March 13, 2017

On raconte qu’un coq lançait chaque matin le muezzin pour appeler les fidèles à la prière. Il accomplissait cette tache pieuse avec fidélité ponctualité et conscience, jusqu’au jour ou son maitre, lui dit :

Ecoute! Si tu chante encore je t’arracherai les plumes, l’une après l’autre. Le coq eut peur et se dit intérieurement:

“La nécessité transforme l’interdit en licite. La politique légale, voudrait que je fasse des concessions et que je capitule, pour protéger ma vie et mes intérêts. Il y a bien d’autres coqs pour s’acquitter des recommandations divines”. Ainsi philosopha le digne érudit de la famille gallinacée.

Il s’arrêta complètement d’appeler au devoir de la prière. Il jouit de la paix pour un moment, avant que l’exigeant maitre ne se présenta à nouveau, quelques jours plus tard, et lui lança tranchant et impératif : “Si tu ne caquette pas correctement comme une poule, je te tordrai le cou.

Notre coq pensa comme la première fois et exécuta l’ordre pour le moins curieux et immoral du maitre.

Les jours passèrent et le coq ne réveillait plus personne pour la prière et passait le plus clair de son temps à caqueter, suivant les dames poules comme une ombre.

Après un mois de cet exercice embarrassant, éprouvant et combien humiliant, le tyrannique maitre se pointa encore derechef et cette fois ci l’air sérieusement menaçant, lança au fils de la noble lignée des coqs : ” Si tu ne ponds pas comme les poules, je t’égorgerai demain.”

Le pauvre coq comprit alors jusqu’à quelles frontières il s’était aventuré. Il hocha la tête tristement, les yeux pleins de larmes, écrasé par le remord et la honte : ” Ah! Mon Dieu! Si j’avais continué à chanter la prière jusqu’à ma mort !”

Ainsi se déroulent les longues séries de capitulations, de concessions et de renonciations aux principes, à la morale et à la vertu. “Le faux finit toujours par disparaitre.” Coran.

Ces comportements dénaturés et illogiques, qui se cachent sous cette fracassant prétexte de “jurisprudence du réel”.

Ces chemins de facilité couteux et aux conséquences exorbitantes pour le bourreau, aussi bien que la victime, feront encore parler d’eux et récolteront plus de victimes.

Quand j’ai vu nos parlementaires se déchirer dans la salle du parlement, nos guides “éclairés” s’occuper le plus souvent à se lancer la balle de tel ou tel échec, nos étudiants sillonner les rues hagards, meurtris et flottants dans les océans de déceptions, notre peuple crever de faim sur les montagnes de trésors qu’Allah a érigé sous ses pieds, nos intellectuels plier aux exigences du tribalisme et du clanisme, au risque de faire éclater leur pays et ruiner l’avenir de leurs enfants.

Quand j’ai vu les meilleurs de nos enfants terminer leurs études, pour aller dans la rue, en prison ou vers les rangs du terrorisme,

Quand j’ai vu que toute la planète tourne et que notre lopin de terre marque le pas et se trémousse en toupie éternelle à la même place, pour répéter en cette année les mêmes choses de la précédente. J’ai compris…et comme j’ai voulu ne jamais comprendre : Nous avons tous, à un moment donné été gourous ou disciples de la “philosophie du coq”

Les solutions ne reposent pas dans l’accablement de tel ou tel dirigeant, ou l’analyse de telle ou telle situation. Ce sport, nous le pratiquons et nous l’avons toujours pratiqué depuis le jour ou nous avons initié le commerce des mots et le culte des réalisations virtuelles. Depuis le jour ou le spectacle a remplacé la foi et la confiance. Ce sport cosmético-mimétique, nous a ruiné, nous ruine et nous réduira au néant.

Nous avons besoin de nous arrêter, recenser les objets de nos peines, de nos échecs et de nos divergences. Un ou des rassemblements au sein des populations et non dans les hôtels ou les salles de congrès.

Discuter loin de toutes sensibilités, les solutions adéquates et satisfaisantes pour l’intérêt du pays, avant tout autre intérêt.

Il s’agit de recommencer à appeler à la prière, chanter les Normes du Seigneur des Mondes, mettre en avant les rubriques du vrai, des bonnes mœurs et de ce qui se doit. Les bonnes choses sont manifestes et les mauvaises sentent mauvais. Nous n’avons pas besoin d’un indicateur pour les distinguer. C’est pourquoi je ne vous perdrai pas le temps à les énumérer. Allah est Témoin.

Si nous croyons aux paroles de l’envoyé d’Allah, et si nous avons pris connaissance du hadith : “Chacun de vous est un berger et chaque de vous rendra compte de son troupeau.”, on peut aisément imaginer la longueur, la difficulté des procès et la lourdeur des jugements.

La Mauritanie survivra, même si elle devait appartenir à d’autres peuples (Laqaddarallah). Ne la noyez pas dans les haines, les cupidités et l’insatiabilité de vos gourmandises. Tout ventre ne contiendra jamais plus que la capacité de son volume. Même si on lui présentait tous les plats du monde.

Réveillez vous avant l’étreinte éternelle de la tombe, vous filez droit vers l’arène ou vous avez lancé des défis imprudents et inégaux, au Gouverneur de l’univers. Vous avancez vers l’inconnu sinistre, effrayant et insondable, ou vos petites puissances fondront comme glace au soleil dans les plis visqueux de la Toute Impuissance de vos “puissances”.

Que le Puissant ouvre les yeux et les consciences et traie les mamelles de Sa Miséricorde sur notre terre. Amine.

Mohamed Hanefi. Koweït.

fin des temps

January 25, 2017
L’un des phénomènes d’anticipation de la fin des temps, les plus étranges et les plus curieux dans la chronique de la vie des compagnons du prophète (psl), fut celui que vit Temimouddar, quand El Khidr lui commanda de faire un tour du coté d’une vallée. Il vit tant de choses incroyablement ahurissantes, parmi lesquelles une chienne pleine et dont les chiots aboyaient furieusement à l’intérieur de son ventre.
Des aboiements furieux et violents, qui risquaient de déchirer les parois tendus à l’extrême de la mère et de déchiqueter son utérus bondé. Ils n’avaient pas encore vu ce qui se passait au dehors et ne savaient pas que les aboiements attirent parfois de féroces prédateurs.

Il vous restera bien une petite place…

January 2, 2017

suzanne35

Et oui,la voilà qui roule vers vous toute ronde et bien dorée, on n’arrête pas de manger ces temps ci! La première galette des rois de l’année a le goût de la nouveauté, on la déguste sereinement, puis des cartons d’invitation arrivent et tout le mois de janvier on ne fait plus que ca, de la frangipane en veux tu en voilà, si au moins on avait une couronne garnie de fruits confits, de temps en temps comme dans le midi…Mais non elles sont toutes les même!   Fin janvier, après une overdose de galette on ne peut enfiler que des pantalons à tailles élastiquesgalette-des-rois-mccafc3a9

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TII !! OU LA FOI

December 31, 2016

Tii mint qui ? Je ne sais plus. Je ne le savais même pas !

Tii, c’est ainsi que nous l’appelions, que tout le monde l’appelait, était notre “Mrabtaa”.

En cette période là, je ne pouvais savoir que j’étais devant l’unique chance de rencontrer une Tii dans ma vie. Je ne le saurais que plus tard, quand il sera trop tard. J’ai aimé par contumace la seule personne au monde à qui je devais vouer un sur-amour dans cette première existence et par fidélité pour laquelle je devais tout faire pour la suivre au commencement de l’autre vie.

Je me souviens encore des rides qui sillonnaient son visage, quand elle se penchait sur le livre sacré d’Allah, l’âme sereine. Ses lèvres sobres et sèches, ne s’arrêtaient jamais de nuit comme de jour de psalmodier les saints versets qu’elle ne se lassait jamais de fredonner comme pour elle-même.

Ses rapports avec nous se limitaient souvent à un doigt qui indique un ordre que nous étions les seules à déchiffrer par la force de l’expérience.

Rarement elle lançait un mot étouffé par la maitrise de règles nourries par une pudeur non feinte. Rarement elle répondait par “Akhraa”, “Takhla'”. Je crois qu’elle voulait dire “Oui” pour le premier et “certainement” pour le deuxième.

Ses directives étaient appuyées par un soulèvement significatif d’une paupière ou le haussement affectueusement, irrité d’un sourcil, frappé par le sceau d’une foi, acquise de génération en génération, qu’aucun de nous ne pouvait prétendre ne pas comprendre.

Dans le coin nord-ouest de sa tente usée par le temps et la violence des vents, elle avait disposé quelques boites de lait en poudre vides. Dans ces “coffres” improvisés, elle mettait régulièrement la recette de petites monnaies que nous lui apportions les lundis et les mercredis de chaque semaine. C’étaient les “ethneyn” et “Larab’a” que chaque étudiant coranique devait apporter à son maitre.

Je pensais intérieurement que la vieille femme était avare et avide. L’espièglerie me poussait parfois insolemment à me pencher par-dessus son épaule pour épier le geste rapide avec lequel elle mettait les sous dans la boite et la rapidité avec laquelle elle refermait le récipient, une lueur étrange de satisfaction dans les yeux.

Sa main ridée tremblait légèrement, quand elle remettait la boite à sa place dans le coin le plus sombre de son logis aux lambeaux étiolés par le temps et l’usure. Je pensais souvent à l’histoire d’Ali Baba et les quarante voleurs, tellement la scène était auréolée de mystère. Pauvre de moi !! Comme je ne pouvais savoir !

Tii accordait une attention particulière à deux de nos camarades : mamoudou et camara (Hugo comme nous l’appelions.). Un puular et un soninké. Les deux seuls negro-mauritaniens du groupe.

Elle tenait à les placer juste à proximité de son tapis de prière et suivait avec intérêt leur récitation. Je mettais cette attention particulière sur le compte de son amour invétéré pour l’argent. Les deux familles noires ne lui envoyaient que des billets, alors que nous autres lui donnions souvent des pièces.

Je ne pouvais savoir que déjà la sainte femme avait conscience que cette différence de pigmentation de la peau pouvait affecter la cohésion sociale.

Soumaré et Hugo étaient nos amis. Mais à chaque pose pour permettre à nos “alwah” (tablettes) de sécher au soleil, Tii insistait pour que nous jouions ensemble.

Aujourd’hui chère maman Tii, j’ai compris ton insistance et ton application à faire que la couleur ne nous sépare jamais. Aujourd’hui la plupart d’entre nous ont oublié Allah et Il leur a fait oublier qui ils étaient. Ceux qui perdent la fraternité et la justice dans la foi, ne réalisent jamais de but fiable. Ils évoluent dans les illusions, développent les inquiétudes et cultivent les cauchemars.

Le jour ou j’appris que Tii allait en pèlerinage, je du courir hors d’haleine de la médina “R” à l’aéroport de Nouakchott. Il fallait que je voie la vieille femme. Je ne pouvais imaginer Tii dans une boite métallique volant dans les airs. Je n’avais moi-même jamais vu un avion que de très loin. Dans mon esprit puéril l’oiseau du ciel ne pouvait être plus, qu’un gros cerf-volant, qui à la limite pouvait transporter quelques paperasses par exemple, pas plus.

Je pouvais voir de loin les pèlerins en rang pour entrer dans l’énorme appareil, qui à terre imposait son envergure.

Un policier me fit signe de m’éloigner. Je du contourner la clôture pour mieux voir. Tii n’était plus qu’une silhouette, parmi des dizaines de silhouettes qui s’engouffraient dans ce ventre béant qui allait les mener loin, très loin vers les terres bénites.

Mon cœur se serra. Mon premier amour que je ne me suis jamais avoué allait être englouti par le ciel de Dieu vers les entrailles de l’inconnu. J’eu subitement envie de pleurer. Tii était la notre. Personne n’avait droit de nous la ravir. C’était notre “Mrabtaa”. Notre lumière dans la vie.

Tii dans un avion !!!?? Ce monde est truffé de surprises sauvages et indomptables.

Le géant fit trembler le sol. Comme un bélier furieux, recula, vrombit plus fort encore. Son corps titanique frémit violement. J’imaginais la vieille femme et fis mentalement une prière interne pour son salut. Le fauve se rua vers l’horizon avalant la piètre distance de la piste et après une course vertigineuse, se détacha paresseusement du sol, comme s’il allait atterrir au premier arrondissement voisin. Il finit en un point noir avalé par la cavité insondable du firmament.

Tii s’évanoui dans les airs en même temps que de ma vie.

C’était la dernière image de la personne qui avait moulé ma vie, ma foi; celle qui a planté les piquets inextricables de ma conscience et de mes rapports avec mon Créateur.

Tii en amassant pièce par pièce son billet vers la Mecque, avait pris soins patiemment et longuement de nous attacher à la corde d’Allah. Une corde si solide qu’elle ne se casse jamais.

Elle ne pouvait amasser l’argent pour l’amour de la fortune. Son but était beaucoup plus stoïque et plus noble. Faire les rites sacrés avec un argent pur.

Celui qui aime Dieu ne peut s’attacher aux sous. L’envoyé d’Allah n’a jamais connu la richesse. Il a vécu le plus clair de sa vie avec un peu de dattes et un peu d’eau. Aimer, collecter ou développer les fastes en son nom et par son nom constitue la plus ignoble des traitrises. Il le répétait lui-même : “Si ce monde valait pour Dieu le poids de l’aile d’un moucheron, il n’en aurait pas abreuvé un mécréant.”

La foi ne se vend pas. Elle plane très haut au dessus de l’impureté de l’avidité et de la convoitise.

Exactement, comme Tii, notre “Mrabtaa” a volé au dessus de tout le monde pour sacrer la volonté de garder le Pacte de Dieu, malgré sa misère.

Tii !! Comme tu savais ! Et comme je ne savais pas que tu savais. Entêté que j’étais à te prêter une personnalité très loin d’être la tienne.

Ta grandeur n’était pas à la portée des regards profanes. Et ta beauté !! Tii ! Tu étais très belle dans ton voile noir, blanchi par la succession interminable des nuits et des jours.

Je vois maintenant toute ta beauté, que seul peut voir un lecteur attentif et un observateur attentionné à l’Art sublime que seule la main de l’architecte de l’univers peut sculpter. Loin très profondément loin des choses apparentes et futilement prétentieuses, tu étais une étoile timide qui apportait une lumière éclatante dans ce pauvre coin de ce pauvre monde.

Après toi, Tii, j’ai parcouru le monde. J’ai rencontré des érudits, des savants, des hommes de science, de grands penseurs. J’ai rencontré beaucoup d’hommes de Dieu, au service de l’argent. Ils n’avaient pas des boites vides de lait en poudres. Ils avaient des comptes en banque, des voitures des villas, des dizaines de têtes de bétails, des adeptes, des partis, des …

J’ai réalisé, ma chère “Mrabtaa” qu’Allah m’a donné la chance de rencontrer la seule Tii au monde. La personnification de la foi mauritanienne pure et limpide. Tu n’étais pas à négocier, à marchander ou à vendre.

Si je te dis combien je t’aime aujourd’hui et combien mon cœur se serre à l’idée de ne plus te voir dans ce monde. Ce monde qui a tellement besoin de fidèles de ta trempe.

C’est comme ça, quand j’ai rencontré le fils de ma tante Yeslem, que j’ai appris que notre “Mrabtaa” était revenue de la Mecque et qu’elle était morte.

Cette nouvelle prit un temps non négligeable pour s’incruster dans mon esprit. Je me sentis vaciller, le sol se dérobait sous mes pieds, ma vue se troubla. Je pensais que j’allais perdre connaissance. Puis bêtement je lançais à Yeslem : “Mais pourquoi? Elle est morte !! Mais! J’étais à l’étranger. Je ne l’avais pas vu récemment”

C’est en cette période que j’ai commencé à fréquenter sans discontinuer le cimetière. Des centaines de milliers de tombes. Des centaines de milliers d’épitaphes.

Personne n’avait pris le temps de marquer la place ou notre maitresse a été enterrée. Partout je devinais son corps maigre sous les débris désordonnés du cimetière anarchique de Nouakchott.

Un vendredi je réussis à pleurer un peu. Puis se fut la lumière aveuglante de la réalité brute, pure et dure.

Tii n’existait plus. Je ne verrai plus ses doigts arqués et durcis par l’égrènement continu de nuit comme de jour de son chapelet noirci par les ans. Un chapelet qui avait appartenu à sa mère, nous avait-elle dit un jour.

Mais quelque chose de Tii est en moi. Tii est dans mon cœur, dans mon sang, dans l’air que je respire dans mon amour pour la vérité, pour le sol dont les grains sont constitués de corps de ceux qui n’ont jamais trahi le pacte divin. Tii est en moi ! Je suis une continuité de cette partie d’elle, qu’elle a laissée en nous. Ces pages survivantes de notre “Mrabtaa”, je ferai tout pour les garder. Je ferai tout pour les défendre. Puisse Le Seigneur des mondes visibles et du mystère, faire que mes enfants les transmettent aux leurs, jusqu’au jour de la rétribution. Tii est immortelles. Au cimetière, il n’y a que poussière revenue à la poussière. L’essentiel est en haut. Très haut, auprès du Très Haut.

Mohamed Hanefi

Koweït

Les vingt “tweets” de novembre.

December 7, 2016

Cinquante sixième rotation. Il me semble que ma compagne du trajet giratoire, la mort a absenté un bon nombre d’entre vous depuis ma dernière visite.

Puisse Allah les accepter dans Sa miséricorde qui couvre toute chose.

La dame à la faux. Elle tourne beaucoup plus vite que moi. Vous êtes trop pressés de tout avoir et elle est très pressée de tout finir.

Vous avez foisonné sur le net : Les pires esprits parmi vous sont devenus les plus saints sur ces pages sociales.

L’hymne national est pourtant une feuille de route fiable.

“Soyez une aide pour Dieu et désapprouvez ce qui est interdit. Et respectez la loi qu’Il (Allah) vous a choisit (…) Et laissez ces gens qui font de mauvaises choses au nom de Dieu. Ils l’ont dénaturé en le faisant à leur image.”

On n’endosse pas la tunique de la voie de Dieu pour astiquer d’autres ambitions?

Comme dit le célèbre islamologue Tariq Ramadan:” ne vouloir manger que la viande halal. Mais se goinfrer de la chair palpitante de son frère !! “L’un de vous voudrait-il manger de la viande du cadavre de son frère?” voilà la seule viande indubitablement non halal que tous ou presque vous grugez impunément.

La justice ne doit ni spécialiser, ni favoriser, ni catégoriser, ni marginaliser. Ceci s’appellerait: l’injustice manifeste. Et Allah n’aime pas l’injustice. Craignez-le.

Tout le pays est important. Toutes ses villes sont magnifiques. Toute son histoire est à transcrire et à respecter. Les choses incomplètes ne sont pas bonnes à contempler. Elles sont destinées au mépris et à la disparition. Soyez plus solides et moins gazeux.

Posez-vous toujours la simple question :

Avons-nous approuvé ou reprouvé le pacte avec Dieu?

La devise nationale!! Elle est belle. Ne la faites pas mentir. Vous vous diviseriez dans une ère ou les divisions annoncent les malheurs et favorisent les sécessions.

Vous sculptez des principes, et vivez leur contraire!

-Qui blâmerait les sécessionnistes d’écarteler le territoire dans un état fragmenté et se fragmentant d’avantage à chaque 28 novembre un peu plus?

Voulez-vous être un second Soudan? Un pays qui s’est voulu deux ailes au Nord et au Sud, et qui s’est éparpillé les plumes aux quatre points cardinaux. Un état qui a perdu la force d’un grand peuple et la sève d’une longue histoire !!!

La malhonnêteté et la mauvaise foi ont tellement envahie les cœurs qu’énoncer chaque vérité est devenue un mensonge.

En mal d’origines, comme si vous étiez éternellement insatisfaits de vos ancêtres et de votre patrimoine national,  vous sillonnez les continents pour inviter toutes les ambitions étrangères à prendre possession de votre pays. Vous aurez largement le temps d’en évaluer la lourde facture, le jour ou vous déciderez de les en faire ressortir. Comme disent les anciens: “Cinq doigt introduisent un virus que dix ne peuvent enlever.”

Si au moins vous comparez votre pays à votre famille. Personne ne vous apprend vos devoirs et vos responsabilités dans votre famille. Posez-vous quelques questions :

-accepteriez-vous d’introduire n’importe qui dans votre maison?

-Remettre les clés de vos coffres et de vos valises aux voleurs?

Transporteriez-vous vos différents avec votre épouse chez les voisins ou plus loin chez les autres?

-laisseriez-vous à vos enfants la liberté de souiller votre nom par les comportements immoraux sous prétexte de l’autonomie individuelle?

Confieriez-vous vos filles et vos petites sœurs au premier venu? Et même au dernier venu?

-introduiriez-vous  n’importe qui dans votre intimité familiale ? Donneriez-vous aux loups humains la permission de dormir avec vos enfants vos mères et vos tantes?

-laisseriez-vous les poubelles envahir jusque sous votre lit? Sous le thème et le grand titre de liberté?

Pauvre liberté et pauvre démocratie !! Vous vous souillez sans le savoir. Vous êtes dans une barque collective et celui qui en perce la coque entrainera le naufrage collectif.

Regardez les milliards de musulmans qui sont accusé de tous les maux, toutefois, et pour la simple raison qu’un quidam se prend l’envie de faire une bêtise a la surface de cette immense planète.

La Mauritanie vous abrite, et négliger son sort sera la signature de votre arrêt de mort collective.

Vous n’avez pas compris que pour ce monde “altruiste”, qui vous donne gratuitement, vous n’êtes qu’une marchandise, une convoitise, un gibier de friandise à dompter. Un paquet de mal-négociations, qui s’exprimera librement tant que le piège maléfique ne l’a pas complètement empaqueté, enveloppé et neutralisé.

Méfiez-vous de votre soif insatiable, votre cécité à ne voir que ce qu’il y a dans la main des autres.

Brader son pays est la pire de toutes les erreurs.

Ne faites pas face à la longanimité d’Allah par la hardiesse à transgresser ses lois.

Ouvrez, nettoyez et de pansez les blessures du passé pour préparer de fraternels moments dans l’avenir.

Ne passez pas du flagrant délit au seuil du flagrant défi aux normes du Seigneur des mondes?

Parfois trop tenir au monopole, nuit gravement.

Quand une personne se met à reconsidérer les constantes, c’est qu’elle a été meurtrie au point de ne plus considérer ni rien ni personne.

Epaulez vos frères au lieu d’aider Satan contre eux. C’est l’attitude du vrai croyant, du vrai patriote, et du vrai dirigeant. C’est la philosophie intègre de ceux desquels Allah a dit : “Cette demeure de félicité de l’au-delà, nous la réservons a ceux qui ne cherche ni domination sur terre,  ni ne sèment de désordre.”28-83.

“Allah ordonne la justice et la bienfaisance.”16-90.

Le peuple ne pleure pas mais il a mal. Il ne dit rien, mais il observe sent et ressent. Les fautes de ceux qui se placent en tête: religieux, politiques, charlatans, ou simples manipulateurs, ont usé les gommes géantes d’une patience qui s’est tant et tant effritée; qui a  tant et tant enduré. Les gommes se sont usées et les doigts sont entrés en contact avec des surfaces rugueuses et blessantes.

Ceux qui mentent, trompent, falsifient et rejettent leurs fautes sur les autres sont devenus légions dans toutes les disciplines.

Dieu n’aime pas la turpitude.

Pourtant vous étiez sobres et frugaux. Que vous est-il arrivé entretemps?

Ne tombez pas dans le piège des jours. Ils vous miroitent une éternité et vous prennent à l’improviste.

Vous n’êtes qu’une somme de minutes qui va en s’amenuisant, avant de vous jeter devant le tas de vos actions. La nuit et le jour savent bien le faire. Ils le font depuis des temps et continuent à le faire.

Oubliez les mauvais jours, mais n’oubliez pas les leçons qu’ils vous ont laissées.

Que ceux qui se dépensent pour raviver les mauvais souvenirs, essayent seulement de faire un raisonnement simple: -ou nous mèneront de tels efforts? A quoi bon jouer pour que le mal, la douleur, les haines et les rancunes ne meurent jamais?

Se donner des coups de griffes à Genève au nom de gens desquels on se soucie comme de sa première chaussette. Craignez Dieu. Il peut douloureusement vous confondre.

Il est impossible de ramener hier, ni de le changer. Rectifier le passé est une mission impossible malheureusement. Pourquoi alors ne pas pencher vers l’action qui donne le gout de sourire ou d’espérer à nouveau?

Ne franchissez pas des pas sans retour. Dans la colère, laissez quelque chose pour la paix.

Ne dévastez pas ce qui vous ne pouvez refaire.

Si vous avez mal, cherchez le remède chez vous, quelle que soit la difficulté à l’obtenir.

Cultivez le savoir et développez la santé. L’ignorance et la maladie ne peuvent guider vers la prospérité d’un peuple.

Seules les fourmis passent tout leur temps à amasser. Suffisez-vous de peu, vous vivrez heureux.

La jalousie, l’envie, les méchancetés gratuites, les trahisons, l’hypocrisie, l’orgueil, les mensonges sont les ingrédients naturels de la dislocation d’une société. Eloignez-vous en.

La sagesse est le bien errant et perdu du croyant. Là où il la rencontre il en est le plus méritant.

On ne peut fréquenter une mosquée avec l’esprit commercial, ni distribuer la justice de Dieu selon les critères et les principes de l’iniquité.

Quand on parle au nom de Dieu, on doit d’abord se dévêtir de l’esprit intéressé et crapuleux de l’homme.

Un berger qui ne surveille qu’une partie de son troupeau, perd la moitié de sa fortune.

Un président doit s’entourer d’abeilles qui piquent, mais donnent le miel. Plutôt que de mouches qui chatouillent pour charrier les microbes la pourriture et les épidémies.

Le savoir est ce qui procure quelque avantage, pas ce qu’on récite. Et la beauté d’un savoir consiste en la reforme positive du travail pour le bénéfice qu’il donne aux hommes.

Si vous avez réellement un but national sacré, hissez vos efforts à la mesure de ce but. Sans mise en scène. L’enjeu est de taille. Ce ne sont pas les sursauts périodiques qui feront un pays durable.

Jetez du lest et gardez les pieds sur terre. Sinon vous risquez de vous élevez au ciel beaucoup plus vite que vous ne le souhaitez. Cette fois l’indépendance vous catégorise en trois types:

1-Celui pense que son effort n’est pas suffisant doit multiplier l’effort pour s’acquitter du devoir national.

2-Celui qui sait qu’il ne déploie aucun effort et ne veut pas se dépenser, celui-là doit assumer ses fautes pour l’histoire.

3- Et le pire. Celui qui, orgueilleux et immoralement immodeste, rogue et arrogant pense qu’il est mieux né que les autres. Celui là son affaire est vers Dieu qui dit: “L’orgueil est ma tunique et celui qui essaye de me la partager, Je le roulerai dans la tourbe.” Son jour arrivera inévitablement.

C’est lui, que le prophète (psl) a décrit disant: “Celui qui est saturé de ce qu’il n’a pas.”

Les meilleures personnes œuvrent pour le bien sur cette terre et le sèment sur leur passage dans cette vie.

La Mauritanie forte pour tous est un intérêt commun.

Dans votre action cherchez l’avenir de vos enfants.

Si vous voulez rester sous la couverture de la miséricorde divine, n’essayez pas d’en priver ses créatures.

Peut-être comprendrez-vous.

Il suffit juste d’un peu de franchise un peu de sobriété, un peu de justice, une pincé de tolérance pour que la carapace nationale continue à protéger vos enfants. Tous vos enfants.

Rappelez-vous avant que vous ne soyez un rappel pour les générations futures.

La lune est partout la même. Mais quand un soir à Médine, le prophète Mohamed (psl) dit à Aicha, la mère des croyants: “La lune est magnifique à Médine.”, elle lui répondit : “La lune de la Mecque est plus belle.”

Vous ne gouterez jamais la jouissance de l’observation de la pleine lune ailleurs que sur ce territoire, dont vous n’arrivez pas encore après cinquante six ans d’indépendance à évaluer la vraie valeur et à protéger son existence avec la sagesse et la bonne parole.

Qu’Allah ouvre les yeux et les cœurs à tout le monde. Qu’il éloigne de vous les malheurs et les mauvais événements de ces temps. Qu’Allah protège le pays de ceux qui, naguère étaient très riches avec une calebasse de couscous ou une écuelle de Latchiri-et-kossam et que les tentations mettent à rude épreuve. Amine.

Bonne fête pour toutes les mauritaniennes et tous les mauritaniens, toutes ethnies et toutes couleurs confondues. Que le Seigneur des mondes fortifie le bras de tous ceux qui sont armés de la conviction ancestrale que ce que nous sommes est Le meilleur, même s’il n’est ni le plus parfait ni le plus avancé ni le plus somptueux. Amine. C’est Dieu qui a et c’est Lui que nous implorons.

Mohamed Hanefi. Koweït.

L’académie de Satan.

December 6, 2016

Ce matin encore c’était Nana Toupak, notre référence aux antiquités nationales, qui clamait en plein centre du marché: “Mohamed ould Abd Al Aziz doit quitter”. Quitter ou? Et à remplacer par qui ou par quoi? Ces questions, pourtant incontournables, semblent reléguées aux hasards d’un futur, dévoilé sans cesse par les tableaux fixes, inchangeables et mille fois inchangés du passé et d’un présent en couleur.

Maaouya a été chassé héroïquement et sans coup férir, par un peuple qui hier seulement encore jurait de ne respirer que par sa présence. Comme on promet de se suicider aujourd’hui si le chef de l’état actuel se hasardait à refuser ce fameux troisième mandant que tout le monde lui propose et que personne ne possède.

L’opposition est là. Ou “peut-être est là”. On ne peut savoir exactement.

On peut seulement se demander qu’est ce qu’une opposition et à quoi elle sert dans des situations comme la notre. Qui a opposé l’opposition à ce à quoi elle s’oppose? En quelle période? Autour de quels principes, au nom de quelle quantité de la volonté du peuple? Avec combien de voix et dans quelles circonstances? Etc.

Quand il était devenu Calife des musulmans, Abou Bakr entendit une femme des Ansars se plaindre : “Qui va nous traire notre chèvre maintenant que Abou Bakr est devenu Emir des croyants ? Il était le seul qui le faisait.” Et le calife profondément secoué, de se dire: “Par Allah personne ne la traira autre que moi. Mon Dieu fait que la situation que Tu me donne ne me fasse jamais oublier qui je suis et ne m’éloigne jamais de tes pauvres.”

Qui de notre gouvernement ou de notre opposition peut lever la main aujourd’hui pour dire je trayais les chèvres pour les pauvres et je continuerai à le faire?

Ou au moins faire le serment de ne pas traire le peuple jusqu’au sang une fois vautré dans “le sain siège”.

Le peuple est mal. Il est mal éduqué, mal informé, mal formé, mal respecté, mal associé au partenariat de ses propres affaires. Il ne vote pas, on le fait voter, il ne décide pas, on le fait décider, il ne pense même pas, on le conduit à penser pour célébrer la réussite de ceux qui le mèneront vers cet état léthargique qui empêche le pays d’avancer. Anesthésie totale devant la catastrophe imminente.

Quand un peuple est désorienté, il faut chercher la faute du coté de ses meneurs.

Qui peut revendiquer de servir le peuple pour l’amour de Dieu? Ou sont les campagnes pour éduquer, aider, instruire, sensibiliser? Rien.

Les luttes qui foisonnent ont d’autres orientations très loin de la recherche de la prospérité du peuple ou de son développement.

Il n’y a pas besoin de lunettes pour voir que tout celui qui lutte héroïquement pour les intérêts du peuple, se love, une fois arrivé,  dans les draps duveteux de ses propres intérêts, ceux de sa famille et de ses proches.

C’est pourquoi le peuple n’a plus qu’une  issue: La flagornerie les applaudissements soutenus, les déclarations d’amour infidèles les faux messages aux dirigeants et les serments d’allégeances empoisonnées. Ces pauvres dirigeants à leur tour sont soumis psychologiquement aux influences narco-narcissiques de spécialistes de l’hypnose egocentrique qui leur chantent sans discontinuer “Il n’y a de Dieu que toi.” Astaqfiroullah.

C’est ce genre d’expertises, de sciences perverses et immorales que nous transmettons à nos enfants.

Des malformations sociopolitiques mutantes conçues et armées pour se transmettre de générations en générations.

Madame mint Kleib, la Jeanne d’Arc, d’Atar a envoyé au président Aziz le message le plus précieux qu’il entendra “Si tu penses que tu nous donne quelque chose, sache que nous ne le recevons pas. Si tu crois que ceux qui te rendent compte de nous sont sincères et véridiques ou honnêtes, voilà nous te disons, nos yeux dans tes yeux, dans leurs yeux qu’ils sont faux et ne disent que mensonges.”

Nous sommes victimes gouvernants et gouvernés de nos propres tours de cache-cache avec le Bon Dieu.

La décoration du mensonge, que nous semblons adapter et adopter est la première étape vers la décadence des peuples.

Je suis sur que la première revendication, la prière qui vient avant toutes les prières de Maaouiya ould Taya aujourd’hui sera que “ce peuple disparaisse.” Car s’il a fait ce qu’il a fait c’était bien parce que le peuple l’a poussé vers ce vers quoi il l’avait poussé.

Cet état de malaise sous jacent est aggravé par la cupidité de celui qui vise le sommet à user et abuser de toute fracture sociale qui lui tombe sous la main. Les ethnies sont jetées les unes contre les autres et la confiance entre les citoyens, se désagrège à vue d’œil et disparait à tire d’aile.

Le negro mauritanien a peur de l’ouverture sur les arabes, les touaregs, les “peaux claires” etc.… et le maure est inquiets de voir un président noir ouvrir les portes a l’Afrique noir au détriment de sa chère arabité.

Le sentiment national patriotique s’est effrité sous l’effet corrosif du grignotage systématique de l’appartenance à un seul pays et du lien normalement solide du lien par un même destin.

Pourtant il est devenu clair et plus qu’évident, qu’aucune entité

nationale ne sera jamais rien sans que toutes soient quelque chose.

Ceux qui nous ont précèdé sont arrivés aux faites et aux cimes, par la force de la morale, la morale de la force, le privilège de la justice la justice du privilège, le culte de la véracité, le sacre de la fraternité et le poids des valeurs.

Allah vous a mit en garde contre l’ennemi eternel, le plus tenace et le plus patient à vous détruire: Satan. Celui qui a juré de vous perdre. “Satan est pour vous un ennemi, considérez-le comme tel.” Coran. Il est capable de vous ouvrir soixante dix portes d’illusion pour arriver à vous engouffrer dans la bonne porte de votre perte. Du simple regard à l’adultère, de la simple liberté d’expression à la médisance, de la simple gestion de biens public à la haute trahison du jugement entre les gens au “shirk”etc.…

Les plans de Satan sont clairs, mais beaucoup tombent dans les mailles de ses filets, les yeux ouverts. Ils s’y trouvent des excuses, pour ne plus en sortir.

Si Allah vous éprouve par les insufflations du malin, vous ne devez cependant jamais oublier qu’entre deux battements de cils, le Maitre du monde change ce vaste univers d’un état à un autre.

Le pauvre d’aujourd’hui est le riche de demain, le jeune devient le vieux, le cher aujourd’hui devient servile demain. Tout change. Tout changera. Rien ne dure. Seul Dieu reste.

Pourquoi alors accepter d’être dans la mauvaise mémoire de l’histoire et du jour du jugement.

Pourquoi vendre ce qu’on a de plus cher contre des bouchées de vent qui ne durent pour personne et se transforment sans discontinuer en souvenirs flous et inconsistants.

Tous les dirigeants se valent pourvu qu’ils soient mauritaniens aux sens propre et figuré.

Que samba Thiam, Ould Daddah, ou Messoud Boulkhayr, malgré l’âge, Voulane ou allane gouvernent n’est pas le problème. Le problème c’est de se purifier la conscience avec Dieu et ses créatures envoyer des messages positifs à tous ses concitoyens pour rassurer de l’homogénéité et de l’uniformité des objectifs, des principes et des la fidélité à la nation et à son unité sacrée, du traitement de tous les citoyens sur le même pied d’égalité.

Mener le pays dans l’esprit de celui qui gère sa propre famille.

Quand le dirigeant est conscient sobre et juste, il entre dans le cercle de ceux qui, prophètes, messagers hommes sages et justes sont sur cette terre pour le bien. Ceux à qui le Maitre des mondes a promis : ” Cette demeure dernière, nous la réservons à ceux qui ne recherchent ni à s’élever sur terre, ni à y semer la corruption. L’heureuse fin appartient aux pieux.”28-83

Mohamed Hanefi. Koweït.

Les tamboureurs de la guerre

November 30, 2016

Mohamed Hanefi – Nul ne peut calculer, combien des paroles inopportunes, ou enflammées, peuvent cacher de cadavres, de mutilations et de débris humains. Un incendie est à l’affut de cette terre. Ses initiateurs son armés d’outils plus performants que des flammes.

D’un coté une clique d’amateurs de vieilles mentalités, qui veulent s’adjuger la supériorité d’une noblesse “naturelle”, qui ne demande aucune qualité particulière pour asseoir ses honneurs et sa légitimité. La perspective de ceux qui puisent leur témérité dans les ravins opaques du passé et de victoire assumées par d’autres hommes, qui n’existent plus.

Une vanité empoisonnée, dont on ne peut mesurer ni l’envergure, ni les conséquences. Des hommes qui pensent, avec une naïveté pitoyable, que les grâces de Dieu, leur sont exclusives et qu’ils peuvent bâtir un pays avec les “Il était une fois, seul, mon père avait accès a la grandeur et à la gloire.”

Cette secte se démène fiévreusement pour raviver des récits plus ou moins vérifiables, et qui seront indubitablement contestés un jour. Car tout le monde a sa propre résistance. Même s’il n’a pas tué Capolani. Ce cher Capolani, qui nous a donné l’occasion d’être résistants et héros. Héros sur quoi et par quoi? Allez savoir.

Dans ces diatribes interminables, le nom de Capolani est souvent cité des centaines de fois plus que celui du prophète (pl.). Quelle aberration!!!!! Et quelle perte!!!!!

Je vois des têtes, qui ne pouvaient obtenir quatre sur vingt en histoire et qui miraculeusement se réveillent à citer des événements avec une précision mathématiques et des preuves irréfutables.

Un tel était à tel endroit et avait telle habitude. Ces chevronnés ne pensent même pas qu’à force de creuser les secrets de l’histoire, ils risquent de se retrouver arrières petits fils de Fir-aoune Dhi Lawtad de Néron, de Nemrod, ou tout simplement d’un dinosaure.

“Et nous pensions que ni les humains ni les djinns ne sauraient jamais proférer de mensonges contres Allah.” Les djinns-5. N’est-il pas plus glorieux, et plus juste pour le pays de remettre le “Harratin” et le “Kori” à leur véritable place dans le pays pour pouvoir faire face à nos difficultés, plutôt que de commercer ce système tribal raciste, séparatiste et désuet?

Quelle idée de vouloir à si grand effort déterrer les morts quand c’est pour rapetisser les autres et semer la désunion entre les vivants. On se demande souvent si ces bucheurs d’histoire sont intéressés par le patrimoine du pays ou plutôt par les ingrédients de l’influence. Influence dont les us et abus nous ont jetés là ou nous sommes.

Leur sous-groupe, de ceux qui usent et abusent de la religion, qui détournent les créatures de la voie initiale, je leur répète simplement ce qu’Allah a dit dans la Sourate An-Nahl-25 : “Ainsi porteront-ils, le Jour de la résurrection, la totalité des fardeaux de leurs forfaits ainsi que les charges de ceux qu’ils ont égarés par ignorance. Quelle détestable charge qu’est la leur.”

La Mauritanie est brave et courageuse. Elle n’a nulle besoin de ces longues litanies forcées, pour être ce qu’elle est.

Elle a résisté contre la faim, la sécheresse, les maladies, les complots, le sous développement, les dents acérées et voraces de ceux qui devaient la fortifier. Aucun pays ne peut jamais égaler la résistance de ce pays. On peut se demander, à juste titre comment ce pays peut-il encore tenir debout.

Ce ne sont pas les prouesses enrobées d’individualisme ou la mort d’un Capolani, qui vont la grandir. Surtout quand la chaine de TV, ou celui qui s’évertue à débiter ces longues épopées, tient a ponctuer ses discours de mots français, et quoi que l’auditoire soit exclusivement arabophone.

Une façon difficilement camouflable de prêter subrepticement allégeance à la métropole qu’il veut dresser comme un ennemi virtuel, pour asseoir ses victoires. “Comme je te déteste Oh! Cheikh, mais comme le lait de tes brebis m’est agréable.”Tout le patrimoine culturel, artistique et social a voyagé au Maroc. Les tribus qui ont rallié le Sahara ont été plus fidèles à l’héritage. Elles l’ont emporté avec elles.

On ne réveille pas les morts pour diviser les vivants.

L’homme du Fouta se sent exclu de cette manne historique, les peuls, les harratins. Je ne parle pas des griots, des znagas et des castes “inferieures” En général.

Pourtant s’il faut exclusivement faire l’apologie d’un mauritanien qui a plié les obstacles de la nature pour servir ses concitoyens, c’est bien le forgeron ou l’esclave.

Combien de bravoure et de témérité, ont été dissipé dans la négligence collective. Pour simple raison que l’auteur n’était pas fils de “grande tente” N’est ce pas la manière la plus sournoise de diviser injustement le pays, Et de distribuer l’injustice?

L’histoire est celle de tout le pays. Parlez-en complètement ou laissez à d’autre le soin de la relater en n’oubliant personne. Vous divisez le pays pour flatter votre vanité. Et à propos, l’envoyé (psl) a dit : “Personne ne rentrera au Paradis et qui a un grain de vanité dans le cœur. Alors bonjour l’autre porte.

Ce sont les insufflations de Satan. ” Ils apprennent auprès d’eux ce qui sème la désunion entre l’homme et son épouse.” Al-Baqara-105 Ce genre de passions chantées à tue-tête, tend plus vers le ridicule, que vers la glorification de notre passé.

Un passé duquel nous n’avons pas honte d’ailleurs, mais dont l’utilisation à des fins séparatistes, nous fait mal…très mal messieurs. Il est indéniable que de grands hommes ont peuplé cette terre. Ils ont bravé en silence les rigueurs d’une nature hostile et inhospitalière.

Ils ont dompté et défriché des terres infestées de fauves et de brigands. Ils ont partagé en toute modestie et sans jamais le crier sur les toits le repas frugal de “Aich”ou de“bassi” avec tous ceux qui les entouraient. Ils ont fait “énergiquement leur longue et lourde tache, puis après” leurs pères et leurs grands pères, ont rejoins le Très Haut pour cueillir ou endurer le résultat de l’examen.

Cette terre a des droits sur vous. Ne la trahissez pas. Ne la brulez pas. “D’elle Nous vous avons crées, en elle, Nous vous retournerons et d’elle Nous vous ferons sortir une nouvelle fois.” Taha-55.

Je sais que vous êtes tous, de “grandes familles”, mais les grands sont ceux autour desquels tout le monde est grand. Non ceux qui pour grandir, doivent placer tout l’entourage sous un microscope, pour se taper des rêves. Des rêves qui risquent de tendre vers le cauchemar. Laqaddara-llah.

Tous les mauritaniens sont vos frères, votre honneur et votre dignité. Votre gloire diminue d’un cran à chaque fois que l’un d’eux est méprisé. Avec vous ils ont souffert les années de crise, les joies, les tristesses, la sécheresse. Ils sont mort à vos cotés dans la guerre du Sahara occidentale.

Vous respirez, par individu environ, quatorze mètres cubes d’oxygène chaque jour. Pourtant ce gaz vital n’a diminué, ni fait défaut à personne. La raison simple est qu’Allah ne vous a pas chargé de sa distribution.

La deuxième dose mortelle dans notre corps social, est injectée par ceux qui nous“défendent”. Les cavaliers de la liberté. Entendez par là, les commerçants de la chair nationale.

Ils partagent avec le premier spécimen, un égoïsme biologique et un racisme épidermique, qu’ils s’évertuent à camoufler sous les beaux principes, les discours incendiaires et les menaces de renverser l’ordre social du ciel et de la terre.

Ce sont ces intellectuels, ces personnes “Tché Guevara”, ces va-t-en guerre. Dont la théorie est de dépecer les sociétés, pour découper leurs peaux à leur mesure. Un drapeau national sur tous les réseaux sociaux éclaboussé de sang. Le 28 novembre. Voilà un acte trop méchant.

Qu’est ce que le drapeau a fait comme crime, à part flotter pour essayer de cacher nos nudités rebelles? Est-il un acte de foi de gifler votre mère parce que vos frères vous ont fait mal?

Voilà une façon de lutter bien singulière pour “défendre” sa patrie. Des courses folles vers toutes les instances internationales, pour chanter fièrement que la Mauritanieest un pays de criminels, de racistes, de gens sauvages, hypocrites, sales, mesquins et que vous êtes les anges de la liberté qui volent au secours des esclaves, des pendus, des miséreux, des otages du système foncier… Vous utilisez toutes les armes possibles et imaginables, pour souiller à jamais le visage, la crédibilité et l’honneur de votre mère-patrie.

Vous dressez les ethnies, les une contre les autres. Même si vous ne manquez jamais de brandir cet étendard de “lutte pacifique.” Un jour vous hériterez d’un pays que vous auriez au préalable souillé a jamais. Mais qu’est ce que vous avez laissé pour la paix ??? ne dit-on pas chez nous que les intestins se chamaillent dans le ventre, mais que leurs rixes restent internes?

Si la Mauritanie a compté des assassins, c’est à la Mauritanie de se laver de ce grave péché et de rendre justice. Si ce n’est aujourd’hui, ce sera demain. De toutes les façons Dieu s’en chargera tôt ou tard.

Tout vrai mauritanien humain, pleure ces drames et les regrette. Mais laissons-lui une main libre pour essuyer ses larmes. Une voie possible de recouvrer la convalescence.

Aujourd’hui et avec le climat sulfureux qui s’est installé par les soins de l’inconscience et des appétits politiques, chaque jour porte son lot d’ assassinats, de vols et de viols à Nouakchott, à Nouadhibou, comme à Kaédi ou à Sélibabi.

Au lieu d’y faire face, nous portons à bout de bras toutes nos frasques de haine pour tympaniser le monde. Combien étaient nos morts? Combien étaient nos criminels? Combien faisaient-ils au total?

Vous voulez amputer toute la Mauritanie, pour un drame dont les acteurs n’égalent même pas, en nombre, le un cinquième d’un quartier de l’un de nos petits villages. Le crime existe, les batailles, les victimes, les bourreaux, les assassins, les sadiques, les masochistes etc.… l’homme a les moyens de les juger. Il DOIT le faire. Dieu le fera. Nous devons y croire. Si nous avons la foi.

Si Allah a dit : “Dieu défend les croyants.” Qui peut vous défendre ou vous rendre vos droits mieux que Lui? Quelque soit l’étendue d’une catastrophe, nous devons éviter de couper toute issue vers l’espoir.

J’aime bien cette prière :

“Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix.
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.

Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.”
“Qui pourrait désespérer de la miséricorde du Seigneur, sinon les hommes égarés?”
Al Hijr-56.

Abel fut assassiné par son frère Caen, par simple jalousie.

Joseph, fut jeté par ses frères dans le puits.

Abraham fut jeté pieds et points lié dans le bucher par sa propre communauté…les crimes odieux des hommes ne datent pas d’aujourd’hui. Mais en tout temps et en tout lieu, la justice de Dieu et l’amour des hommes ont eu raison de ceux qui, pris aux mailles de Satan, ont voulu déchirer la tente du bien et de la fraternité.

Luttez! C’est légitime. Votre devoir est de lutter pour vos droits. Soyez un Samba Thiam, que je ne cesse d’admirer pour son calme et sa détermination. Je suis sur qu’il aura gain de cause un jour.

Soyez un Boubacar Messaoud, qui sans relâches, remue les consciences et sème le trouble et la honte dans le cœur de tous ceux qui peuvent encore penser à l’esclavage. Voilà les cavaliers de la justice, jumelée avec la paix. Les haines ne mènent que vers plus de haine.

La justice viendra de Dieu, avec ou sans votre coopération. La Mauritanie change…La Mauritanie changera. Notre pays est profondément meurtri. Il a violement souffert. Certes il besoin d’une intervention chirurgicale. Mais avec un bistouri entre de bonnes mains, pas avec les haches ou les coupecoupes.

“Chacun sera rétribué selon le degré de son action et ton Seigneur n’est pas inattentif à ce que les hommes font.”Al-An’am-132. Tous vos bras portent la Mauritanie. Poussez-la vers l’hymne de la paix ou vers les tambours de la guerre. A vous de choisir dans quel décors, vous voulez placer vos enfants.

Mohamed Hanefi. Koweït

Devant l’étreinte du trépas | Par Mohamed Hanefi

November 19, 2016

Mohamed Hanefi – Cela faisait déjà une éternité qu’il coure. Il coure ne sachant plus vers quelle destination ni quoi après cette course folle.

Courir était le dernier souvenir qu’il avait gardé de son instinct de conservation. Il n’a pas plutôt choisi une porte pour quémander un secours à ses occupants, qu’une meute d’enfants criards et belliqueux, l’accueillaient avec des pluies de projectiles que son corps meurtri et sanglant, commençait à ne plus sentir.

Peut-être que dans son cerveau de chien, il se demandait pourquoi cet acharnement sur sa pauvre âme.

Pourtant il ne prenait jamais rien à l’homme. Il rodait souvent tard dans la nuit autour des poubelles pour essayer de dénicher quelque pitance et se retirait aussitôt pour passer le reste du jour sous un arbre à la lisière des bois qui bordent les habitats. Dormir était une grâce gratuite du Seigneur des seigneurs et il en profitait pleinement. Ceci ne faisait de mal a personne. Ce matin il avait trouvé un os, allez savoir un os de qui ou de quoi. Un os, qui ne sert plus personne et qui de toute les façon allait se décomposer au grand air.

Le gout vinaigré de cette pourriture d’aubaine, le faisait saliver. Il bavait sous l’acharnement à tirer quelque chose de substantiel, de ce chiche repas. Un homme est passé. il a aboyé des sons qui n’appartenaient certes pas au langage des chiens. Quelque chose comme “Rage…Rage” et des cultivateurs paressant dans leurs champs et qui sommeillaient alentour s’étaient précipité sur lui. D’abord des mottes de terre et de boue.

Il était habitué quelquefois à recevoir de telles corrections, quand un mari affamé le surprenait à midi non loin de la marmite familiale.

Mais ce matin, il parait que tout le monde lui voulait du mal, beaucoup de mal. Instinctivement il se dirigea vers le domicile d’un vieux couple charitable, qui lui offrait parfois les reliefs d’un repas ou un os nettoyé minutieusement par des êtres qui ne mangeaient la viande qu’occasionnellement.

La vieille était devant le logis, mais il entendit ce jappement qui le suivait comme une malédiction: “rage…rage.” Et la vieille subitement hystérique, se pencha tranquillement, ramassa une grosse pierre et la lui appliqua sur le museau sanglant. Il bifurqua, arcbouté sous l’effet de la douleur. Des femmes cocasses riaient sur son passage et lui jetaient tout ce qui pouvait tomber sous leurs mains.

Il avait perdu toutes ses dents et quelques échardes d’os mandibulaire enfoncées dans ses gencives lui faisaient mal à chaque fois qu’il essayait d’émettre un pauvre son de douleur.

Dans un dernier effort, il fonça vers le marché. Il se rappela de ce boucher généreux, qui quelquefois lui lançait des tripes de bêtes ou des kystes inutilisables par les ménagères.

Des masses humaines interminables, ondulaient dans les rues, convergeant vers une seule cible: Lui.

Qu’à t-il bien pu faire? Il ne pouvait savoir. Une salve de pierre lui rappela l’unique objectif de ce qui restait de son passage sur cette planète des horreurs : courir…

Il savait qu’il fallait courir. Mais dans quel sens et vers ou? Insensible à son instinct, sous l’effet de cette douleur qui ne lui offrait plus une occasion de penser à autre chose, il déboucha sur le marché et couru se réfugier sous le comptoir de son bienfaiteur couinant de douleur, la queue entre les jambes.

Le boucher, un morceau de viande dans la main gauche et un couteau tranchant dans l’autre main s’avança vers lui, comme pour le nourrir. Il poussa un faible gémissement en guise de reconnaissance et de remerciement, quand le boucher de toutes ses énergies lui planta, le couteau dans le flanc.

Dans une ultime volonté de s’accrocher à la vie, les artères ouvertes et le sang giclant partout et de partout, il parvint à s’arracher à ce lieu infernal. Sa course était devenue presque clownesque. Il claudiquait comme un crabe à la coquille fracassée, et se retournait de temps en temps en arrière, comme s’il voulait fixer une image à transmettre à l’au-delà.

Qu’a-t-il fait demandais-je à un homme hilare.

-On raconte qu’il a la rage.

-qui raconte?

-Là bas !! répliqua t-il légèrement irrité. Personne ne le raconte à personne. -est ce une façon de terminer la vie d’un être?

-monsieur excusez-moi. Je n’ai pas de temps. Ce n’est qu’un chien après tout. Il ramassa quelques pierres et je continuai à courir derrière l’animal. Je ne savais même pas pourquoi. Je savais que la bête n’avait plus longtemps à vivre. Quelque soit la direction prise des centaines de pierres de tout calibre pleuvait sur son corps, déjà bien affaibli par la faim chronique et l’avarice des hommes.

Il voulait supplier pour une clémence, qui ne servirait plus à rien maintenant. Son corps passé au hachoir de la haine humaine n’était plus qu’une masse sanglante.

Ses testicules et un morceau de son entre-jambe, pendaient bêtement sur sa jambe déchirée, provoquant une hilarité concupiscente chez les groupes de femmes, venues encourager le zèle de leurs mâles.

Le comble de l’horreur au service du comble de l’immoral. J’étais essoufflé à cracher mes poumons. Je criais de toutes mes forces :

-Mais nom de Dieu qu’a-t-il fait de mal pour mériter un tel châtiment? Et les rumeurs diffuses des foules convergeant de toutes parts de scander en crescendo :

-Haw ! Haw Haw! Haw haw haw.

-Hihan ! Hihan! Hihan Hihan.

-Hihan Haw Haw Hihan Haw Haw

Bismillah-arrahmane arrahime. Répétai-je. Ou suis-je?

Subitement le chien s’affala. Je pris une grosse pierre et le libérai de ses derniers liens avec ce monde des horreurs.

Un silence plana sur la foule. Une femme poussa un you-you à mon intention. Je n’avais jamais vu un visage aussi hideux et aussi repoussant que celui de cette personne.

-que direz-vous à Dieu? Ce chien n’est-il pas un chef d’œuvre de l’Architecte de l’univers? Si vous ne pouvez respecter l’animal, pourquoi ne pas craindre la colère du Tout Puissant? devant cette insolence collective pour détruire une merveille d’entre Ses merveilles créée de Ses Mains et que vous ne pourrez jamais réparer. Pouvez-vous redonner une vie à cette masse inerte que vous méprisez et que vous venez de réduire au néant?

Des nuages noirs s’amoncelaient. Il ne pleuvait pas, mes yeux dégoulinaient de chaudes larmes. Des torrents de larmes qui inondèrent mon visage obstruant mes yeux à ce tableau sanguinaire.

Je marchais machinalement sans savoir ou me portaient mes pas. Je marchais, me demandant qu’est ce que ces humanoïdes ont compris du message divin. Pas grand-chose. Je compris pourquoi l’Enfer, les supplices de la tombe, les catastrophes, la faim, les guerres, les hécatombes.

Un verset me vint à l’esprit : “Que l’être humain considère de quoi il a été créé.”

Allah ne fait pas miséricorde au cœur vide de miséricorde.

Mon Dieu que le Jour de la rétribution est long…Très long…le jour le plus long… Je me souvins subitement de l’histoire d’un Bédouin qui demandait à un américain:

-Tu fumes ?

-No

-Tu bois?

-no

-Bon et la drogue ?

-No

-Tu es fou toi !!! Tu es mécréant pour rien!!?

Et que je voulais reformuler :

-Tu crois en Dieu?

-Tu respectes sa création et ses créatures?

-Tu crois ferme que Ton Seigneur est Miséricorde et qu’Il a dit à Son envoyé (psl) : “Et Nous ne t’avons envoyé qu’en miséricorde pour l’Univers?

-Tu es f………………………………..

Mohamed Hanefi. Koweït.