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Ave la dissension. Ceux qui vont mourir te saluent.

May 22, 2017

Toute seconde de notre vie est un souffle qui ne se répétera pas.

De ces souffles collectifs, certain parfument l’univers, d’autre empestent les atmosphères.

Les peuples de la terre, ont fait des miracles dans tous les domaines de la vie. Nous, nous sommes encore au stade de nous demander lequel de nos dialectes, nous devons utiliser pour mieux nous invectiver et améliorer nos controverses.

Ca sent mauvais de plus en plus. Ca ne va pas chez nous.

Chacun veut être aimé. Mais, pour être aimé par les autres, il faut absolument les aimer en premier. Voilà ce qui manque.

Chacun cherche à tout avoir, sans rien donner.

Ce matin, dans un vocal, largement diffusé sur le net, j’ai écouté un hartani (entendez par là un mauritanien, un peu plus foncé de teint que les autres.).  Il maudissait ses frères (plus clairs). (Rappelez-vous cette histoire des Abarres et des barbares.) Il leur promettait toutes les foudres de l’ignominie et de la malédiction.

Pourquoi cet homme est-il entré dans ces tunnels hargneux, qui n’ont jamais donné de bien ? ces tubes de la division, qui ont détruit tant de vies humaines?

Et pourquoi ceux qu’il déteste à tel point ont-ils accepté de le pousser à un tel degré de haine?

Quel bénéfice y a-t-il a mépriser les êtres au point d’en faire de ennemis de cette terrible nature ?

L’homme est stupide !

Au lieu de cultiver la haine, n’est-il pas plus fructueux de semer les carottes, les navets, les salades, les betteraves et de savourer ensemble les grâces du Seigneur.

Les hommes sont certes stupides.

La guerre de “Bessous”, qui a duré des décennies a pour cause une chamelle (qui a bu ou refuser de boire).

Une autres guerre, “Dahess et Ghabra”,  non moins sanguinaire, était causée, par un cheval qui a précédé un autre dans une course. Des centaines de milliers d’hommes sont morts, au cours des affrontements les plus longs et la plus cruels jamais vécus, et l’histoire n’a gardé de cette tragédie héroïque, que les noms des deux chevaux ” Dahess et Ghabra”

Mauritaniens réveillez-vous. Je ne parle pas à ceux qui n’ont pas du tout sommeil et qui ahanent et suent pour enflammer le pays, mais de tous ceux qui, l’œil torve et l’esprit enfumé, regarde la nation s’enfoncer dans la tourbe et dans les sables mouvants, sans bouger le petit doigt. Ceux qui ruminent le quotidien et regardent venir.

Imaginez vos femmes vos vieillards et vos petites filles demain sur les longs sentiers des camps de refugiés, les bouches desséchées par la soif, les ventres creux, allant vers l’incertitude.

Ceci est arrivé et continue d’arriver à des peuples qui étaient  beaucoup plus stables et plus attachés à leur sécurité que vous.

Quand serait-il alors de ceux qui “échangent les coups de cornes avec les troncs d’arbres.”

Êtes-vous vraiment musulmans.

Allah a dit ” et si deux groupes de croyants se combattent faites la conciliation entre eux. Si l’un d’eux se rebelle contre l’autre, combattez le groupe qui se rebelle, jusqu’à ce qu’il se conforme à l’ordre de Dieu. Puis s’il s’y conforme, réconciliez les avec justice et soyez équitables car Allah aime les équitables.” 49-9.

Nous voyons foisonner ceux qui se battent, mais les poils sur les langues sont plus nombreux que ceux qui concilient ?

Ah! Si vous pouviez savoir combien de résidents des tombes sont morts à cause d’un mot : “Pourquoi tu me regarde ainsi ?” ou à la suite d’une conjecture, d’un doute ou supposition.

Combien de liens ont été coupés à cause de mauvaises langues. Ou de médisance programmée pour détruire.

Quand on veut être aimé, il faut nécessairement commencer par donner de son amour. Pensez aux liens de fraternité de sang de longue cohabitation, de sel mangé ensemble.

Réfléchissez et tenez compte  de “l’entité nationale.”

Quand le prophète a voulu réconcilier sa fille Fatima avec son époux Ali ibn Abi Taleb, il s’est adressé avant tout au cœur de Fatima, lui disant : ” Ou est ton cousin ? ” au lieu d’époux, de conjoint, ou de  mari, il a choisi ce qui ne peut être rompu. Allah a promis beaucoup de peine et de souffrances à ceux qui divisent.

” (Les pervers) Ceux qui rompent le pacte qu’ils avaient fermement conclu avec Dieu, coupent ce qu’Allah a ordonné d’unir, et sèment la corruption sur terre. Ceux-là sont les vrais perdants.” 2-27.

Pour retourner à mon hartani de ce matin, et tu n’es pas plus hartani que moi, je te dis ceci. Moi aussi, je suis exclu. J’ai mes enfants dans la rue. Je souffre et je suis maure. Ce n’est pas une ethnie qui te fait mal. Dans cette frange de ta société, il y en a qui sont beaucoup plus en difficulté et plus lésés que toi.

Nous avons un lourd héritage d’injustice, de torts et d’exclusions. Il va se dissoudre forcément dans les vapeurs de la logique des choses.

Cet handicap de notre société est devenu ridicule. Il va s’estomper plus ou moins vite. Car il a ses racines dans les esprits, les intérêts et les comportements. Ce qui est grave, c’est de le brusque r de la sorte pour enfanter des solutions monstres, qui bruleront le vert avant le sec.

Mon frère. Ta valeur est intrinsèque et personne ne peut te l’enlever. Tu es noble, par le fait que La Main du Créateur t’a crée noble dans cet univers. Personne ne peut t’enlever cette distinction. Et personne ne peut te diminuer cet honneur, venu directement de la main du Façonneur de l’existence.

Ce qui te dévalorisera pour sur, c’est ta mauvaise intention d’envoyer tes sœurs au veuvage ou tes petits frères aux orphelinats. Ta valeur est en toi. Personne ne peut te la ravir. Quel que soit le degré des injustices et quel que soit la puissance des tyrans.

L’injustice est fragile, parce que contre nature.

Le capitaine Breika ould Mbarek, dans la maison duquel, j’ai eu l’honneur d’habiter généreusement pour une certaine période, était un brave. Un homme courageux et téméraire. Un défenseur du pays, par sa chair et son sang. La Mauritanie n’a pas pu le marginaliser au contraire elle y a reconnu un fils de valeur et l’a élevé au sommet de la société et de l’état.

Mohamed Said ould Hamodi, était le symbole de la sagesse, du savoir, de la diplomatie et du patriotisme mauritanien. Il était une référence, que seul un illuminé peut nier ou contredire.

Tout est questions de cultiver son savoir, sa fortune, ses principes, sa foi et ses valeurs. Nous sommes tous de la même pate. Ceux qui, arrogants, vous affirment le contraire, sont des malades mentaux. Donnez-leur le temps de guérir.

Le malade, on lui tend la main, on ne l’exécute pas.

Personne n’a le droit de bruler un peuple au nom de la liberté et de la démocratie.

Si tout le monde à le devoir de défendre ses intérêts et sa dignité, les voies sont nombreuses ou on récupère son dû par la sagesse, la conviction, la persévérance et la bonne parole.

Je ne passerai pas sans rappeler à ceux qui sont la cause réelle de toutes ces dissensions : révisez vos positions. Vous êtes dans le mauvais angle de l’intérêt national.

Le mauritanien est né libre, comme tout les enfants du monde. Il doit lever la tête dans son pays, en être fier et profiter de ses dons au même titre que tous ses frères.

Un pays fort est plus fort qu’un pays à demi fort.

Vous serez plus solides avec tous les citoyens solides. Et vous vous fragiliseriez toujours plus, en confinant des franges de vos frères dans l’ignorance, le besoin et les filets inextricables de la haine.

L’honneur de la Mauritanie sera toujours incomplet, tant qu’un seul mauritanien souffre encore dans sa dignité.

Qu’Allah protège notre pays. Amine.

Mohamed Hanefi. Koweït.

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Mes frères noirs.

May 22, 2017

Je vous salue.

Depuis quelques temps j’aurais du écrire cette lettre.

Quelques réactions sur mon commentaire sur le posting de notre frère Bakary Waiga, ont précipité ma volonté de vous dire ce que je vais vous dire, ce que je devais vous dire depuis longtemps.

On dit chez les arabes que “Le plus douloureux fléau du mal est celui qui fait rire.”

Mes frères. J’ai constaté depuis de longs mois passé certaines réactions de mes frères noirs, qui me cible diplomatiquement du bout des lèvres, comme s’ils s’adressaient à un autre.

Ces bonnes remarques se terminent souvent par l’expression “Allah n’aime pas le mensonge”.

Quand le prophète Abraham a dit aux mécréant que c’est la grande idole, qui avait détruit les autres, comment qualifiez-vous cette affirmation de l’ami de Dieu?

Venez donc je vais vous dire ce qu’Allah n’aime pas:

Dieu n’aime pas les cultivateurs de la dissension: “La dissension est plus grave que le meurtre.” Coran.

Il n’aime pas la calomnie et la diffamation.

Allah nous a ordonné : ” Et si deux groupes de croyants s’entretuent, faites la conciliation entre eux.”

Dans le cas du couple simple Allah a ordonné d’amener un sage de chez elle et un sage de chez lui et de craindre Allah.

Cette histoire de 89 est communément reconnue comme etant une douleur nationale atroce, insupportable, douloureuse.

Mais que faire devant ce que Dieu a prescrit. Pouvions-nous l’éviter ?

Si Allah a dit “La dissension est plus cruelle que le meurtre.” Coran. C’est que quand la dissension s’installe quelque part la vérité s’éparpille et se propage dans les arguments. Les raisonnements deviennent multiples et variés et les preuves se perdent dans les carcans de la pagaille, de la mauvaise foi et dans les tortuosités des mensonges.

”Et une mauvaise parole est pareille à un mauvais arbre, déraciné de la surface de la terre et qui n’a point de stabilité.” 14-26.

A tous mes frères et sœurs noirs qui m’ont “excommunié” de leurs échanges sur les réseaux sociaux, je vous dis : Je ne regrette pas votre choix. Car seuls m’acceptent ceux qui savent que je n’adore jamais un autre que Dieu et que je ne cautionne jamais le faux. Quelle que soit la raison, mais je vous aimerai toujours quand même. Voilà ma force.

Il y-a une grande communauté mauresque ici au Koweït avec laquelle je n’ai absolument aucun rapport, à part l’ambassadeur, qui représente le pays, le conseiller, homme modeste et pieux et peut-être une personne avec laquelle me lient quelques intérêts. Peut-être a cause de vous. Je ne suis pas obligé de dire ceci, mais c’est pour vous dire qu’aucune couleur ne m’influence. L’essentiel est à l’intérieur.

Les esprits échafaudent et imaginent des choses et tranchent dans le noir.

Je n’ai jamais dit par exemple que mon frère Bakary Waiga a supprimé mon commentaire. J’ai dit et c’est écrit encore sur le net, que quand j’ai terminé l’écriture de mon commentaire, l’esprit rempli de la lourde atmosphère des examens, j’ai perdu le posting de Bakary. Et j’ai publié mon commentaire sur ma page, étant sur que de toute les façons il sera lu. Et c’est l’essentiel. Ce fut “la fin des haricots.”

Au même moment et très loin du Koweït et des Etats-Unis, une autre plume, se mit a pleuvoir “équilibrisme politique”, “mensonge”, “Allah n’aime pas.”. je comprends. Je suis un prof.

Le soir Bakary me notifie : “J’ai vu furtivement ton cri de détresse que j’ai supprimé ton commentaire.” Et tout de suite un appui tactique “Bonne réponse à Hanefi”

Mes frères, désamorcez ces méfiances. Elles sont nocives. “Hanefi” n’a aucune espèce d’importance, quand ses parents noirs et blancs sont menacés par les affres des conflits et l’ombre hideuse de la haine.

89 nous a ravi des frères très chers. Ils sont partis, dans une confusion, qui ne permets pas de déceler la nature de la catastrophe.

Beaucoup insistent pour “piler la farine”. Il est simple de condamner d’insulter de juger, de porter son abcès en bandoulière. C’est un choix. Mais je pense, c’est mon avis, que nous devons d’abord veiller à conserver et a protéger le reste restant de ceux qui ne sont pas morts.

Par Allah, le Maitre des cieux et de la terre, je n’ai aucun privilège sur quiconque, ni de connivence avec aucun gouvernement. Mes quatre garçons sortis, tous majors du Koweït, sont au chômage. Je travaille ici au Golfe. Je n’ai rien amassé. Pourtant Alhamdulillah je pouvais le faire. J’ai tout donné aux parents, (noirs avant les blancs.)

Quel intérêt ai-je à jouer à “L’équilibriste” ou à cultiver le mensonge ?

L’équilibrisme, serait avec les dons de Dieu, avoir fait des villas des troupeaux de chameaux ou de vaches.

Ce que je gagne ici tout le monde peut voir ce que j’en fait chaque année et à qui il est destiné.

Arrêtez de mal penser des gens. Allah “n’aime pas cela” il a même dit explicitement “L’un de vous aimerait-il manger de la chair du cadavre de son frère ?”

Je répète que dans ma vision floue des choses, 89 est une catastrophe, qui a brûlé notre passé et continue de menacer notre présent.

Nous sommes divisés sur les méthodes de la nature des traitements, et divergeons gravement sur le diagnostic.

Il y-a ceux qui veulent désinfecter l’abcès, avec les antibiotiques disponibles, ceux qui veulent garder les abcès douloureux, pour des raisons, que Seul Allah connait, ceux qui pleurent et n’arrivent pas à se remettre du choc, ceux qui calculent, ceux qui jubilent, ceux qui manipulent. Sous tous ceux-ci et ceux-là, il y a un peuple à la limitent des frontières de tous les retards, qui risque à tout moment de s’enflammer à nouveau (Allah nous en garde), pour que toutes les sœurs de 89 dans le calendrier Grégorien, ne soient plus que des fers rouges, des charbons ardents pour cautériser la peau meurtrie de ce peuple.

Je ne suis ni maure, ni noir. Je suis mauritanien. Je travaille dans un pays étranger et seul, me lie à mes concitoyens l’amour de notre terre. Une terre sans laquelle, nous n’aurons jamais un autre refuge sûr, honnête, confiant et fiable…Quels que soient les espoirs et quelle que soit la distance.

Permis de conduire…aux catastrophes.

May 22, 2017

Le ciel est bien loin. Mais celui qui est au dessus du ciel est très proche et ses sanctions sont terribles.

Ceux qui pensent que le jour du jugement est encore loin, peuvent réfléchir aussi aux malédictions qu’Allah a envoyé sur terre pour prendre au dépourvu les semeurs du mal.

Notre gouvernement, notre opposition, nos groupes fondamentalistes, nos racistes, nos fanatiques, nos hommes de louches affaires, semblent, sans en avoir l’air et sans l’avouer à la multitude, s’être donné les mains pour nous conduire vers les désastres.

La vision cauchemardesque de l’attaque au couteau et aux gourdins, de ces jeunes dans un comptoir de change de devises, en plein cœur de la capitale; ces rues transformées subitement en pièges mortels, pour les paisibles citoyens, donnent non seulement froid dans le dos, mais montrent de façon ahurissante combien la vie du pauvre citoyen ne tient qu’à un fil. Un fil si ténu que n’importe qui, n’importe où, de n’importe quelle façon, peut-être assassiné sur cette terre “sans que deux chèvres ne s’échange un coup de corne.”

La nuée de jeunes et d’adolescents qui les cernaient pour les voler, après avoir mis fin a leur vie, constitue une autre version de la victime nationale. Des jeunes laissés a leur triste formation, victime d’un système de société qui a préféré vivre, les têtes baissées, fonçant vers les malheurs, sans jamais se donner la minute, peut-être salutaire de considérer les dangers du chemin.

Loin de ceux-ci et de ceux-là une élite de mauvaise foi, jusqu’à la moelle tire les ficelles d’un drame qui n’a que trop duré.

Les pervers sont parvenus, à se convertir, drapés dans la tunique des reformes, des redressements, de la rectification et de la “ferveur” de votre défense, en bourreaux sournois de votre existence. Ils ont réussi à jeter les ponts hypocrites pour tous ceux qui cherchent à s’introniser “leader” sur le corps des peuples.

Le but inavoué est partout le même : endocrine les gens et les exploiter injustement moralement, financièrement ou politiquement.

La simple question de vous demander qui les a investis pour vous assaisonner à leurs sauces, vous édifierait grandement sur la nature et l’envergure de la supercherie.

Arrêtez-vous et réfléchissez un peu.

Quel droit a donné à ceux-ci le droit de se jouer de la tranquillité et la sécurité de tout un peuple ?

De quel droit se sont-ils arrogés ce code politique pour détruire les bases d’une société, sans proposer en échange autre chose que la destruction?

Quelle friponnerie est plus abjecte que de jouer sur des groupes si faibles? Des femmes des vieillards, des enfants, des inconscients, pour arriver à une fin, si lurianique soit-elle?

N’est ce pas l’ignominie et l’escroquerie personnifiée, en ce siècle, où tout est dévoilé à toute la planète?

Le citoyen qui se lève le matin et s’en va a la recherche d’une subsistance difficile et incertaine, au milieu d’un monde ou la miséricorde a fuit les cœurs, se retrouve sans préambule confronté a l’environnement mortel de ses semblables. Des frères, qui eux-mêmes ne savent nullement pourquoi, ils se déchainent de façon si spontanée, pour charrier la désolation et la mort.

Confortablement installés dans le fauteuil de la démocratie, de facebook, des sites électroniques, derrière les rideaux opaques de l’anonymat, ou de la distance, d’autres lâchement orchestre les massacres, s’affichent en victimes au non des victimes et jouissent des compassions à la place des écrasés par les sinistres qu’ils ont planifiés?

En quel monde sommes-nous? Et pourquoi le citoyen lambda, balloté par ces bras de mauvaise foi ne parle t il jamais. Tels des moutons, les intellectuels, les hommes, les femmes les jeunes de ce peuple, pourtant intelligeant, gardent le silence. Et depuis 1966 et bien avant, ils attendent stoïquement que le signal soit donné d’une façon ou d’une autre, pour se mettre studieusement à se trancher les gorges !!!

Pourquoi ces télévisions nationales, juste bonnes pour la flagornerie ou le détournement des consciences, ne donnent-elles pas un peu de temps pour sensibiliser ces populations qui payent leur fonctionnement a la sueur de leurs fronts ?

y-a-t-il “une volonté ordonnée de nuit” pour que la Mauritanie vive éternellement dans les menaces, pour l’intérêt commun de ceux qui se clament de sa défensive et ceux qui réclament leur droit à lui lancer les offensives?

Ces impulsions spontanées pour les “moubadarattes”, fausses initiatives essentiellement fourbies et explosées pour tromper un président et lui faire croire que les poules de jidrel-mouhguèn ont des dents de sagesse, pourquoi n’en laisse t on pas quelques miettes de minutes, pour éduquer ces masses aveugles et aveuglées, sur les os desquelles, on construit les villas, les mariages, et les bateaux navigant sur les dunes?

Ou sont passés les principes la responsabilité et les consciences?

Pourquoi devons-nous rester perpétuellement le peuple condamné à ne jamais faire un pas en avant, pour que des  hommes ne comprenant que la langue du profit caracolent sur la carcasse de notre destin national?

Des pages dangereuses se sont ouvertes au milieu de nos archives nationales. Nous nous sommes toujours empressés de les fermer pour qu’aucune leçon n’en soit tirée au profit des périodes à venir et pour la sécurisation de notre devenir. Ou du moins sauver les générations à venir, qui n’ont encore commis aucune faute. Des innocents, du mal extrême rependu sur cette terre par la gravité des péchés que nous y avons semés.

Il faut que cela s’arrête. Il faut que chaque mauritanien, chaque mauritanienne, ayant encore un minimum de bon sens, commence sans tarder à considérer la situation et la gravité de cet équilibre de la terreur sur lesquels nous vivons.

Les enfants qui brulaient les pneus, attaquaient les passants et cassaient les voitures, démontrent clairement, qu’avant un code de la route, vous avez besoin d’un code de la vie. Vous manquez de cartes grises pour la bonne entente entre vous, des feux de signalisations pour vous arrêter et arrêter les vôtres à la limite de la liberté, de la sécurité et de la quiétude de l’autre.

Vous avez besoin de phares puissants pour baliser les discours de ceux qui vous manipulent. Si c’était pour votre intérêt, et si  intérêt il y avait, ils ne vous en auraient pas laissé une miette.

Les gens comme moi tapis à l’étranger peuvent s’exprimer sur le sort de leur pays, mais n’ont aucun droit à vous pousser dans les gouffres de la dissension. S’ils le font sachez, et réfléchissez, ceci veut dire qu’ils ne vous veulent aucun bien.

Je sais qu’il y a beaucoup d’injustices. Mais l’injustice se combat par la sagesse et la bonne parole. Comme Dieu l’a recommandé. L’injuste a un ennemi beaucoup plus Puissant que vous. Il se dresse contre Allah et Allah a promis de le remettre à sa place. Quand votre dossier est posé sur la table du Grand Juge, ayant confiance en son verdict. Mohamed (psl) a mit en garde contre l’injustice, mais il a ajouté que “La plainte d’un opprimé est directement exposée devant Allah.”

Tous les pays du monde comptent des injustices. Tous sans exception. Mais l’histoire montre que le faux ne dure pas et que les biens mal acquis ne profitent jamais à personne pour longtemps.

Ce qui est urgent et ne peut souffrir aucune échéance, c’est de vous libérer de tous celui qui sous un prétexte de race, d’ethnie, de couleur, de tendance politique, d’innovation religieuse, essaye de vous découper, diviser et réduire en cendre pour se décorer de votre martyr.

Beaucoup de vautours planent sur vos têtes.

Et pour cette cause, je pense que tout silence est un crime pour la Mauritanie de tous les mauritaniens, et pour nos enfants.

Mohamed Hanefi. Koweït.

Les dix commandements du Ramadan.

May 22, 2017

Nous avons, K.A, un responsable américain, ami, et moi, pénétré dans la vieille hutte de M.S. Elle n’avait plus que la peau sur les os. Un pauvre cadavre qui s’exprimait encore. J’eu du mal à distinguer ses yeux, ou ce qui en restait, enfouis dans les caves noires des orbites desséchés et assombris par l’ombre du trépas.

Je lui demandai comment elle allait et je fus surpris par la clarté et la lucidité de sa réponse: “Cousin, je ne souffre de rien. Je n’ai ni fièvre, ni  douleur. Seulement depuis plusieurs jours, je ne mange que du riz et du sel.

La gorge serrée de tristesse et d’impuissance , je la regardais fondre. Mon inquiétude monta d’un cran, quand je vis le visage sombre de l’américain. Ses joues avaient viré au rouge écarlate. Des flux d’inquiétude ondulaient sur son visage. Sa barbe couleur de blé, contrastait douloureusement avec la touffe de cheveux jaunie de poussière de la femme. Si elle était encore maitresse de ses décisions, aucun homme au monde, autres que ses plus proches, n’aurait pu voir cette chevelure.

  1. A se leva brusquement, me disant: “Nous allons à L…chercher de la nourriture.

Sa puissante Hilux, plia la distance en quatre et deux heures plus tard, nous étions de retour. De la viande, des sardines, des haricots secs, une grosse pastèque et des “biscuits Sarakolés”. Nous sautâmes en même temps de la voiture, étranglés par la même inquiétude. Mais M.S, avait rendu l’âme. Je ne pouvais savoir que pour un laps de temps j’ai été le cousin meurtri d’un ex être humain, qui se préparait à rencontrer le Seigneur des mondes.

K.M ne parlait pas. Ses pupilles, qui rappellent celles d’un chat sauvage, s’étaient rétrécis et ses yeux bleu-marine,  avait viré au gris sombre de la tristesse et de la douleur. L’atmosphère était lourde de chagrin et de consternation.

Une étrange colère me prenait à la gorge. Si seulement j’avais pu  verser une larme ! ça m’aurait fait du bien certainement.

Avec la pénombre qui envahissait l’horizon au crépuscule de ce jour là, en cette année là, dans ce village isolé, là; je pu assister à la mise en terre du pauvre corps, asséché par la faim et les privations. Les restes d’une citoyenne, qui a vécu au milieu d’une humanité, qui n’a d’humain que l’imitation, les relents de la mystification et la force de propagande.

Après sa mort, elle a laissé un héritage témoin : une carte d’identité nationale attestant d’une appartenance, à laquelle rien n’a jamais appartenu.

De retour du cimetière, je marchais à coté d’un  homme, à l’air débile, qui répétait sans discontinuer : يا ويلهم من الله., (Malheur à eux, de la colère d’Allah)

Ce soir là, j’eu la certitude, que seule la mort était La Certitude. Tout le reste n’est qu’illusions.

L’humanité est un grade que beaucoup d’humain n’atteindront jamais de leur vie.

Quelques jours plus tard, c’était l’avènement du ramadan.

A cette occasion, Je voudrais dire aux esprits négateurs : “Rappelez-vous, vous n’êtes  qu’une âme. C’est-à-dire vous êtes ce que vous ne cernez pas.”. ” Ils t’interrogent (sur la nature) de l’âme. Dis-leur: “L’âme relève du mystère de mon Seigneur. Il ne vous est donné qu’une partie très infime de la science” 17-85.

”     “هل تنصرون و ترزقون إلا بضعافكم

“Croyez-vous obtenir un support (de Dieu), ou une subsistance que par la compassion et l’aide à vos pauvres ?”

Et pensez-vous que le temps a le temps d’attendre que vous ayez assez de vos écarts, pour continuer son chemin ?

Par la cupidité, la saisie et l’annexion de la subsistance des nécessiteux et des faibles, vous  vous convertissez au mal.

Insituable, l’âme est là et vous comptabilise. Supprimez le bras, la jambe, les doigts,  greffez un cœur, des reins un foie. Elle est en vous, sans être en vous. A l’affut, elle capitalise vos actions. Et en secret,  elle vous prépare “l’atterrissage”, la chute inévitable, la tombe…où tout être “tombera” tôt ou tard : La certitude. اليقين

Des corps robustes s’effondrent, sans préalable inertes, comme s’ils n’avaient jamais vécu!! L’âme s’est éclipsée !! On  ne saura jamais d’où elle est sortie où elle était et par où elle s’en est allée.

Seul Dieu sait !! et Seul, Lui juge !!

Soignez vos âmes et assainissez vos actes.

Les peines et les douleurs des sinistrés s’accumulent comme des nuages. Et comme des nuages, elles pleuvront surement de circonstances terribles et effrayantes.

Vous vous agrippez au “tard” plus qu’au “tôt”. Vous calculez mal, car le tard est avalé sans discontinuer, par les nuits et les jours. La vie n’est pas éternelle. Vous êtes emportés par un torrent fougueux, sans le sentir, ni le savoir.

L’amour, la compassion et la miséricorde ne se vendent ni ne s’achètent. Protégez-vous contre la dureté des jours par le Rampart de bonnes actions. Vaccinez vos enfants contre le mal. Demain,  peut être il sera tard.

“Vois-tu donc si nous leur accordions plusieurs années de jouissance, après lesquelles le châtiment promis s’abattrait sur eux, à quoi leur servirait alors le répit dont il auraient jouir ? “26-205,206 et 207.

Le trépas est un point final, qui vous enverra en majuscule ou en minuscule sur l’autre rive, de l’autre côté de la barrière.

L’une des nuits de ce mois, est un rendez-vous, où, des anges  descendront sur terre. Ils marqueront ceux qui vont partir. Exactement comme les bêtes programmées pour l’abatage. L’ange de la mort passera à coté des rescapés, échelonnés pour le convoi suivant…Le prochain ramadan…Encore un sursis. Mais jusqu’à quand ? Tout ce qui vient, arrivera…

Dans quelques jours, tout le monde aura diminué d’un cran, amputé d’une mesure d’existence.  Président moins un morceau de présidence, ministre moins une tranche du “ministériat”,  homme important moins quelques litres d’importance. Applaudisseur moins quelques cuillerées d’énergie. Une diminution qui peut être la dernière.

Voyez les grands hommes qui ont quitté depuis le ramadan passé. Ont-ils eu la permission de faire les adieux? Même pas le temps de porter des sous vêtements, emporter une gourde ou quelques provisions…

Sont-ils “concrétisables” ou “ramenables” aujourd’hui? Et combien Dieu a décimé de civilisations avant eux, car nous ne sommes que la suite d’un cortège inflexible et inexorable, qui s’engouffre, sans discontinuer, dans le trou noir, à sens unique du néant transcendantal et insondable..

Combien de générations (de négateurs) avons-nous décimées avant eux! Peux-tu en déceler une âme qui vive, ou en entendre le moindre bruit?.” Maryam-98.

Ceux qui sont perdus de l’autre coté et que rien ne peut plus secourir ici bas, avaient mis le livre derrière le dos :

-Ils ne nourrissaient pas le pauvre, ne gratifiaient en rien les orphelin, ils aimaient les biens à la folie. Ils étaient fous de leur folies jusqu’au moment ou les aiguilles s’arrêtèrent…

Tout leur a glissé entre les mains. exactement comme une anguille. Ils sont passés du “tout” au “rien”, enlacés par les bras de l’oubli et le baiser aigre-doux de l’insignifiance.

Ils ont fait fi des dix commandements de Dieu, que le prophète leur énuméra disant:

Dis : “Venez que je vous énonce ce qu’Allah vous a ordonné : ne Lui associez pas de faux dieux, traitez vos pères et mères avec aménité, ne tuez pas vos enfants sous prétexte d’indigence – c’est Nous qui pourvoyons à votre subsistance et à la leur – n’approchez point la turpitude manifeste ou cachée et n’attendez guère à la vie qu’Allah a rendue sacrée, sauf pour une juste raison. Voilà ce qu’Allah vous a commandé, pour que vous soyez raisonnables.” “Avant que l’orphelin ne devienne majeur, ne touchez à ses biens que selon le bon usage, donnez juste mesure et bon poids; à l’impossible nul n’étant tenu, soyez justes dans vos témoignages, fut-ce à l’égard de vos proches et respectez toujours le pacte d’Allah. Voilà ce qu’Allah vous a commandé pour que vous EN soyez conscients.”

Il est bien difficile pour un fidèle, aujourd’hui, le regard droit dans le regard acerbe de la vérité, de prétendre avoir respecté un seul de ces commandements de Dieu?. Allah a dit : “Comment espérez-vous être pieux, tout en demeurant mécréants? 17-73.

1-Qui n’a pas adoré les idoles humaines ou inanimées ? qui n’a pas fait de ses gourous humains des dieux qui tuent et font vivre? Célébration collective du charlatanisme et de l’association à Allah.

2-Qui respecte aujourd’hui le droit aux parents ?

3-Combien de centaines d’humains a-t-on anéantis, dans la discipline de la nouvelle logique : “Que vive le fort et que crève le faible.“?

4-Y-a-t-il encore un respect pour la vie humaine sur cette terre ?

5-Y-a-t-il un endroit atteint par la parole divine, qui ait échappé à la lubricité, au libertinage et a la luxure ? Ces fruits murs de la turpitude et du despotisme de l’immoralité tyrannique intentionnelle et délibérée?

“L’homme est en vérité vaniteux égoïste et ignorent.”

6-y-a-t-il encore une seule âme, ayant une quelconque responsabilité, qui peut démontrer vivre sur autre chose que l’illicite des biens spoliés d’autrui, pauvre, veuve ou orphelin?

7-Le témoignage sous toutes ses formes et dans tous ses dits et non-dits, n’est-il pas devenu le moyen le plus sur et l’arme la plus efficace, pour accorder les victoires spectaculaires du faux sur la vérité et du mal sur le bien?

Le pacte de Dieu a été vidé de sa signification et converti en slogans simulateur d’ hypocrites et renégats qui couvrent les carcans du satanisme en psalmodiant et en fredonnant les hymnes du salut, de la droiture et de la foi.

Bientôt, commencera-le jeûne. Les pensées les plus sincèrement confuses, vont aux rayons achalandés des marchés, aux fruits assaillant le pays de partout, aux soupes aromatisées et soigneusement préparées depuis dès un peu après l’aube par des femmes appliquées et expertes en la matière. Des viandes fumantes et des soirées orgiaques et interminables autour de films, de facebook, de médisances ou de feuilletons douteux.

Le jeûne à l’ origine signifiait abstention de plaisirs qui pervertissent et pensée solidaire avec les pauvres qui mangent peu, ou qui meurent de faim.

Il serait pourtant facile de remarquer que sur ces couverts fumants et alléchants, plane l’ombre, de larmes de vieillards abandonnés de femme démunies ou d’orphelins. Une mixture de tous ces malheurs, concoctés  par un système de classes, de couches sociales, d’ordres divers, de clivage, de lois tortueuses et oppressives, qui permettent en sourdine de promettre à Dieu tout en dansant sur l’hymne des tambours de Satan.

Priver au lieu de se priver est un jeu d’échec avec le Seigneur perdu d’avance.

Une autre vérité non moins essentielle est que quand on pense faire passer la filouterie pour une adoration, on se trompe en croyant tromper Dieu.

Une synthèse de ces deux faux calculs : est que “Ceux qui ont oublié Allah, Allah leur a fait oublier leur propres âmes.”

Paix à l’âme de ma cousine, pour un instant, M.S, dont je n’ai connu et gardé de l’histoire que le spectre gravé dans ma mémoire et dans ma conscience d’une relique humaine; une vision lugubre, qui me poursuivra toute la vie. Les larmes scintillantes dans les yeux d’un ami américain.

Ce spectre reviendra chaque ramadan, dans mon esprit, ces larmes de rage, qui maudissent l’exclusion de l’humain par son semblable.

Allah est Bonté et ses envoyés sont miséricorde.

Sachez que des rêves se réalisent, d’autres chancellent, certains sont en attente pour des hommes et des jours meilleurs. Comme vous veillez sur votre dignité, veillez sur la leur : “Les jours s’alternent entre les gens.” En bien et en mal.

Faites largesse de ce qu’Allah vous a confié pour un temps.

Le mal et les circonstances passées ne doivent pas barrer la route aux espoirs. Demain est un autre jour.

Veillez aux relations de bonne entente, de fraternité, de solidarité et d’entre-aide. “Un fort au complet” est plus fort qu’un “fort à demi.”

Et un bonheur non partagé est un jus méphitique d’une  souillure d’avarice et d’égoïsme.

Le pauvre d’Allah ne se découvrira pas; et vous êtes les perdants.

“Le jour où leurs langues, leurs mains et leurs pieds témoigneront contre eux de ce qu’ils faisaient.” 24-24.

Qu’Allah comble de ses grâces, tout homme et toute femme qui remercie les bienfaits d’Allah en tendant la main à Ses faibles créatures et en respectant leur handicap. Amine.

Mohamed Hanefi. Koweït.

89 deux

April 17, 2017

89

Quand on lit une page pour plus de trente ans, soit elle est incompréhensible, soit elle a été volontairement flouée pour que personne n’y pige goutte et que tout le monde y reste glué sans possibilité de se reprendre.

Supposons que l’autre n’existe pas. Ou qu’il ne veut pas exister. Supposons que l’autre n’est pas identifiable ou que possédant des faces et facettes évasives multiples au point ou tout le monde devient “l’autre”. Nous devons inévitablement revenir à l’urgent. C’est-à-dire sauver ce qui peut l’être.

J’aurais peut-être l’air de celui que mes frères appellent ” un objecteur de consciences”. Loin de là. Je pense seulement qu’il est plus substantiel d’aider directement les victimes, par le biais d’organisations actives de collectes par exemple. De sensibiliser nos populations sur les dangers qui les guettent. Le danger est encore là, présent, sournois, traitre.

Nous sommes trop actifs sur le net et zéro actif sur le terrain.

Nous essayons de piler la farine. C’est une lourde perte de temps et une dangereuse exposition à la merci de tous ceux qui veulent nous achever.

1989

April 17, 2017

Mon frere bakary Weiga. Vous êtes courageux et vous avez entamé une narration, qui peut-etre servira de moderateur dans la mémoire collective qui a “innové”, “ajouté”, “nié” et quelquefois envenimé le venin, plus qu’il ne l’était dejà.

J’ai vécu aussi ces événements dans ma chair. J’y ai perdu des amis intimes et la personne que j’ai le plus aimé dans le monde. J’ai été à Rosso, à Moysse, à coté de Podor, à Mbegnik et partout ou j’essayai de réaliser l’ampleur de cette catastrophe illogique et immoral, qui a frappé ces citoyens paisibles, sans préalable concret.

Avant sa mort j’ai du communiquer avec mon grand père en criant de l’autre coté du fleuve.

Je m’étonne de ceux qui accusent, sans les connaitre les “Les objecteurs de consciences”.

Pendant que vous viviez ce que vous nous racontez, je risquez aussi ma vie dix fois, accompagné de mon ami le professeur Hassan guèye de Keur Massène, pour sauver des vie à Nouakchott.

La maison K 55 que je louait, sise à coté de la mosquée marocaine et qui appartenait à grand Lo du ministère de l’éducation et des sports a été un refuge pour beaucoup de fuyards, avant que l’église ne les héberge.

En face de ma maison, celle d’un vieux cadi maure qui n’avait qu’un gourdin et qui distribuait généreusement les coups aux pillards, maures ou harratins. Car le vrai crime n’est pas celui de Maawiya, qui entre parenthèse n’a tué personne ( de ses mains ), mais de bandes de pauvres, qui pour l’occasion de cette pagaille déclenchée du lieu sinistre et mystérieux, d’où elle a été déclenchée, offrait une couverture immorale et criminelle à tous ceux dans le cœur desquels couvait la malhonnêteté et le crime.

Des maures sénégalais et mauritaniens, ont été assassinés froidement au Sénégal.

Des noirs mauritaniens et sénégalais ont été froidement abattus en Mauritanie.

Faut-il alimenter ce feuilleton de désolation et de mort ?

Voilà la question MAINTENANT.

Les extrémistes de tout bord, jubilent. Qui défendent la “La suprématie pure” du maure, qui crie au “pogrom inhumain” contre le noir.

Les états se taisent. Allah Seul sait pourquoi. Satan est à l’affut de ce tout ce beau monde.

Et ” En vérité ceux qui ont persécuté les croyants, hommes et femmes, sans se repentir par la suite, subiront le châtiment de la Géhenne et de l’Enfer brulant.” 85-10. “En vérité le châtiment de ton Maitre est fort terrible.” 86-12.

Ce que moi, je peux dire aux uns et aux autres, c’est:

إنا لله و إنا إليه راجعون.

Referendum ou “différents” d’hommes?

April 12, 2017

Le président Aziz a eu deux fois l’occasion de pleurer. La première fois c’était a Kaédi, quand contrarié et profondément indisposé par les relents de l’injustice, submergé par le règne de l’inadmissible, il s’était démarqué d’une situation qui ne correspondait pas du tout à ce pays. Un pays dont la société moulée dans les principes islamiques avait accompli ce qu’il ne devait jamais accomplir et vu ce que jamais, il n’aurait du voir.

La deuxième fois, et cette fois-ci c’est un étranger qui m’en a informé, il a pleuré quand devant l’un des nombreux filtres rénaux qu’il s’est évertué à installer dans le pays, il a constaté, par “lui-même” que l’affluent des efforts déployés ne coule pas souvent dans la rivière des espoirs escomptés.

Cet homme, comme beaucoup de mauritanien a engagé un bras de fer contre plus fort que soi. Espérons qu’il ne finisse pas comme ont fini les autres. Ceux qui se placent en tête, ici sont tous partis, déçu par une société dont les mutations tendent vers le pervers, l’égoïsme et la dénaturalisations systématique de ses principes. Une société qui fait inconsciemment sauter ses fusibles l’un après l’autre.

IL parait que l’avenir immédiat sera pour les tribus et un peu plus tard, à plus brève ou longue échéance, il appartiendra aux bandes et aux gangs de toutes natures. Les mafias se créent et fleurissent dans ce genre de dénaturalisations des principes des valeurs et de la foi.

Un peuple sera en bonne santé, aussi longtemps, qu’il aura quelque chose de commun de sacré et d’intouchable à défendre. Or chez nous, toutes les limites ont été atteintes. Rien, absolument rien n’a été épargné pour l’atteinte d’objectifs immondes et ingrats qui ne tiennent compte que de l’intérêt singulier et immédiat.

Se référer au peuple est une bonne chose. Mais quelle catégorie de référence au peuple? Est-ce seulement pour le faire courir, crier, “tamtamer et youyouter”, pour ensuite traduire ces clameurs en acquiescements collectifs à sa mise à sac?

Partager l’opinion du peuple c’est aussi partager avec lui, ne serait-ce que la manière de le faire crouler dans sa misère.

Quand on veut partager, on partage l’essentiel et non les futilités.

Demander au peuple comment il peut changer son quotidien? Comment il peut cultiver ses terres, éduquer ses enfants. Discutez avec lui de la manière dont vous pouvez l’aider, le guider vers l’éradication de la maladie, de la faim, du chômage.

Associez-le à la gestion de ses ressources, à l’établissement de la justice et de l’amour entre ses enfants.

Après cela colorez le drapeau, comme vous le voulez. Beaucoup de peuples l’ont fait sans faire tant de bruits. Il y a deux drapeaux ici au Koweït, qui battent les airs en même temps, salués par tout le peuple.

Ce que l’on comprend de ces emportements qui vous secouent si violement, c’est que le partage du gâteau n’a pas profité à tout le monde. Ou que d’autres veulent comme ça a été souvent le cas, frapper la Mauritanie par la Mauritanie. Rien de plus.

Vous gérez les responsabilités un peu comme un feu d’artifice. Les gerbes sont identiques au départ et équitables, par principes. Elles se déploient dans les airs. On se rendra compte plus tard que certaines de ces lancées ont été conçues programmées et modelées pour être des étoiles filantes et que la majorité a vu ses ailes plombées, quel que soit l’effort pour rester dans le fond. C’est cette machination sordide qu’Allah a nommée injustice.

C’est cette injustice que le Maitre des mondes s’est interdit à Lui-même, avant de l’interdire aux créatures.

L’investissement en fortune, argent ou distinction bâtis sur l’injustice se réduira tôt ou tard au néant. C’est Dieu qui l’affirme.

La puissance dépensée pour persécuter, exploiter ou opprimer, crée par réaction, ou contreréaction, une puissance aveugle et sauvage, plus destructrice et plus injuste que sa génératrice.

“Les sociétés prospèrent sur la mécréance, mais jamais sur le tort.”

ظلم العباد خراب البلاد

Les 33 sénateurs qui ont réfuté ces fameux changements doivent revoir et réfuter beaucoup d’autres choses, passées sous silence et qui ont semé le doute dans l’esprit de ceux qu’ils sont supposés défendre.

Le président de la république, doit se poser des questions sérieuses exactes et subtiles, pour comprendre pourquoi, quand à Nouadhibou, il a déclaré, accusant l’opposition : “On dirait qu’ils ne peuvent jamais sentir, ni compatir avec les douleurs de ce peuple.”, toutes les larmes d’un peuple ont coulé avec les siennes et pourquoi aujourd’hui, le doute s’est installé entre lui et ce même peuple.

A-t-il échappé à la machine, qui a broyé beaucoup de volonté avant la sienne. A-t-il tenu promesse, s’est-il laissé caresser, chouchouter et dorloter par ces brises fraiches de l’anaconda de la gabegie nationale qui menace l’existence de ce peuple? Il doit comprendre que le vrai referendum se passe d’abord dans la conscience.

Je ne sais pas si monsieur le président se rappelle d’un écrit que je lui avais adressé au début de sont chemin vers la présidence : “Votre Président monsieur le président”. Je crois que c’est le moment de le revoir. Les jours et les nuits se convoquent automatiquement pour témoigner de ce que je lui avais dit.

Les efforts de ce président sont indéniables, par rapport aux précédents (et tous sont sincères, inchalla), mais c’est le feedback qui a fait défaut malheureusement.

Ould Mahjoub de Tadamoun est en train de faire des efforts louables, qui nous donnent espoir. Mais est-ce suffisant? Est-ce que les moyens investis correspondent à la puissance de changements requis par  le salut national? Le rythme est-il assez vigoureux pour colmater les brèches à temps?

Le recensement qui traine nous expose à avoir nos “Bidounes”. Alors que la priorité des priorités pour un pays c’est de délimiter son intégrité nationale.

L’importance accordée aux leaders de mécontentement est trop grande par rapport à la négligence des intéressés qu’ils prétendent représenter.

L’injustice qui frappe les étudiants ayant achevé de longues études et qui se retrouvent à compter les ruelles de Nouakchott est trop grande? N’avons nous pas les moyens pour les occuper? Si nous n’avons rien ceci ne nous fait pas honte. Mais nous voyons les autres nationalités prospérer sur notre terre. D’autres se préparent d’ici au Golfe à envahir les espaces que nous avons laissées vides. Ils projettent sans doute de s’approprier cette terre dont les fils sont si occupés à cultiver l’insignifiance. Est-ce une bonne sagesse messieurs du gouvernement? N’est ce pas une candide candidature à la palestinisation ?

Les milliards investis dans l’enseignement !!! Est-ce logique que ce soit pour déverser toutes ces pelletées de chômeurs sur le sol du pays?

Est-ce le moment pour de telles démonstrations au sein de situations si précaires?

Vous savez bien que quand vous  mettrez deux traits rouges sur le drapeau, tout le monde finira par applaudir, comme d’habitude, comme toujours…C’est la terrible tradition.

Les comités populaires sont dans l’intérêt des populations, à moins qu’ils ne soient instrumentalisés à d’autres fins. Donnez au peuple la liberté de s’épanouir et…pour vous épanouir. Vous avez plus besoin de lui qu’il n’a besoin de vous. C’est la vérité !!.

Inutile de lier les structures d’organisation des populations à la destitution du sénat. Le sénat est un “intérêt” comme tous les privilèges desquels notre pays n’a pas encore pu se débarrasser. Mais ce ne sont que nos enfants qui “mangent”. En attendant que nous puissions tous manger, ou que tout le monde se convainc réellement      que manger le “Haram” est un poison qui se distille jusqu’à la septième génération de la descendance de l’individu.

Les martyrs et les résistants sont la crème de la dignité de cette nation. Ils sont sur les têtes et dans les cœurs. Il est sûr qu’ils n’ont pas offert leur vies et leur sang pour que nous venions après eux détruire cette terre et y semer le désordre.

Ce qui est à éviter c’est que leur éloge soit un mépris pour les autres. Nous disons chez nous que “Les louanges trop prononcées des prodigues sont une satire pour d’autres.”

Les quatre points cardinaux de la Mauritanie ont offert ce qui était en leur pouvoir pour l’émergence de cette nation. L’exclusion est mauvaise.

L’exclusion diminue le profitable, le noble et l’utile. Tout ce qui est autour d’un grand dirigeant est grand et tout ce qui s’approche du petit guide devient petit se nanise et s’amenuise.

Nous sommes un peuple grand par toutes ses composantes. Cela a toujours été. Et malgré la différence de nos langues, de nos coutumes et de nos traditions, nous avons quelque chose de mauritanien qu’on ne peut trouver nulle part ailleurs. Annuler cette réalité frise le crime national.

La lutte pour le contrôle du pays, l’ascendance parfois épuisante pour son peuple, la main mise sur les potentialités et les ressources, sont le but certes, pas très glorieux des politiques du monde, ou de la plupart des contrées du monde. Mais la sagesse voudrait que cette ardeur soit proportionnelle à la capacité d’endurance de ce peuple.

Arracher quelques feuilles du chou pour votre salade, sans déraciner la plante. Laissez la repousser; sinon, vous mourrez de faim.

Laisser une communauté humaine à la merci des charlatans, des commerçants rapaces, des bandits de l’influence, des brigands, des bandes de voleurs sans foi ni loi, et venir ensuite lui demander son opinion sur l’ajout de deux traits sur un drapeau, ou la suppression d’un sénat, qui est là par la volonté du dirigeant, rappelle étrangement ces adeptes de X… qui assassinent Hossein, fils de Ali et petit fils du prophète (psl) et viennent ensuite s’enquérir de la licéité ou non de tuer une mouche dans la  mosquée.

Nous sommes aux portes de l’hivernage. C’est une occasion de se repentir de lustrer les intentions. “Les actions ne valent que par l’intention, et chaque homme recevra de Dieu, selon son intention.”

Cessez de vous battre pour l’influence. Vous ne savez jamais ce qu’Allah y mettra en bien ou en mal. Cessez de souhaiter et de cultiver les dissensions. Vous ne savez jamais sur quoi aboutissent les Défis à Dieu et les dénis de ses grâces et bienfaits.

Le bonheur, la grandeur et la puissance ne sont pas là ou vous pensez qu’ils sont.

“Si les fastes de ce monde valaient aux yeux d’Allah l’aile d’un moucheron, il n’en aurait pas abreuvé un mécréant.”

Si la richesse était condition de grandeur, les prophètes en auraient eu de la part de leur Seigneur. Les biens que vous convoitez sont les plaisirs de la vanité et le butin de la perte.

Vous quitterez ce monde sans jamais savoir qui vous aime pour ce que vous êtes et qui vous courre après pour ce que vous avez.

Réveillez-vous.

Paix sur ce pays et sur ses habitants. Inchalla.

Et que la folie des grandeurs ne frappe jamais à nos portes. Inchalla.

Mohamed Hanefi. Koweït.

L’Islam, tel que je l’ai appris (2).

April 1, 2017

Les premiers instants du défunt au bord de sa tombe, ferment un Rideau a la face des vivants. Au moment ou les “accompagnants” tournent le dos, jusqu’au voyage sans retour. suivant… Le mort fait face pour la première fois a des créatures que nous n’avons jamais vues, que nous ne pouvons imaginer qu’a travers quelques essais maladroits de quelques visionnaires prétentieux. Le mort s’en va avec “Lui” et ce que “nous avons fait de lui.”
“ceux qui préfèrent la vie d’ici bas à l’au-delà, obstruent (aux gens) le chemin de Dieu et cherchent à le rendre tortueux, ceux-là sont loin dans l’égarement.” Coran 14-3
nous sommes devant deux espèces de fidèles : ceux qui adorent par dévotion et ceux qui suivent par habitude. Nous verrons plus loin la naissance malheureuse d’une autre catégories, ceux qui manipulent par intérêt et par félonie.
L’histoire de l’envoyé Ibrahim (psl), nous montrent des fidèles par “coutume” et non par conviction. Ils adorent les idoles, pour avoir trouvé leurs ancêtres sur le même chemin.
Dans le coran, il est dit que cette catégorie d’individus sont dans une erreur manifeste. L’islam décommande le “suivisme”. Surtout aveugle.
Les gens du prophète Noé (psl), eux, présentent des symptômes plus complexes et moins innocents. Ils sont manipulés par des “saints”, qui sous prétexte d’établir un lieu entre les hommes et leur créateur, ont sciemment faussé les équations religieuses pour en faire une législation incontestable de leurs intérêts propres. Ils avaient le nom de Waad, Sou-a’, Yaghouth, Yaghout et Nasr.
Ils étaient tous des saints. Mais des saints aveuglés par leur sainteté postiche, au point de se proclamer “divinités”.
Ceci est très grave du moment que nous lisons dans le coran: “Certes Allah ne pardonne pas qu’on lui associe, mais il pardonne ce qui est en deçà.” Coran. Et dans un hadith authentique et authentifié, le prophète Mohamed (psl) a dit: “Celui qui meurt associant quoi que ce soit à Dieu, ira en Enfer.”
Si nous réfléchissons un peu a notre situation propre. Nous avons été forgés, en Mauritanie, au Sénégal, au Mali et presque partout ailleurs en Afrique; nous avons été forgés de façon a invoquer des individus en cas de détresse ou d’un quelconque pétrin. Rare sont ceux qui appelle Allah. Ils préfèrent crier “Ya cheikh voulane”, ou “Ya la tombe de voulane” etc. ceci est plus grave quand on sait que parmi les commissions que le Seigneur a chargé l’envoyé (psl) de nous transmettre, se trouve une qui dit: “Et quand mes serviteurs te demandent a propos de moi (O Mohamed), dis leur que je suis proche, je réponds a l’invocation de qui s’adresse a moi.”
Il serait curieux d’expliquer comment s’en remettre aux êtres, quand le créateurs des êtres est là tout proche et qu’il nous propose ses grâces parfaites, efficaces et gratuites.
La définition du “Chirk” c’est aussi penser qu’un autre que ton Seigneur peut te faire du mal ou du bien, quand rien ne peut s’accomplir sans sa volonté et que ses desseins sont impénétrables.

Par mon âge et mon éducation, je suis bien sur, parmi ceux qui optent pour placer les érudits et les exégètes sur le sommet de la tête, les vénérer a la mesure de leur ascétisme et proportionnellement a l’efforts qu’ils fournissent pour commander le bien et prohiber le mal (les tartuffes, bien exclus.). Mon amour pour cette catégorie de personnes, n’a d’égal que mon aversion profonde pour ceux qui nourrissent des ambitions subversives sur le royaume de Dieu, ou qui se jouent de l’organisation juste et équitable de ses créatures.
La suprématie est un attribut d’Allah. Les hommes sont égaux d’une façon ou d’une autre. Ceux qui semblent avoir plus, n’ont fait en réalité, que s’accaparer de plus, que ce qui leur revient de droit c’est tout.
Cette équation est valable aussi pour les privilèges de la foi.
Un vrai dévot gardera la tête éternellement courbée en signe de reconnaissance et de profonde gratitude, a son Seigneur pour la générosité de son savoir et la grâce de sa bénédiction.
Toutes ses paroles, ses actions et ses prises de positions, ne seront qu’appels permanents vers la voie de Dieu les preuves irréfutables de sa grandeur, de sa justice et de son infinie miséricorde. Leurs actions et leurs discours ne peuvent jamais générer autre chose que le bien.
L’imposteur, lui, fera exactement le contraire de ce qu’Allah lui a recommandé dans le livre, quand il lui a dit : “Ne marche pas sur terre avec vanité, tu ne transpercera pas la terre, ni n’égalera la hauteur des montagnes.” Coran.
Il perdra les créatures par les torsions, qu’il passera la vie a imprimer aux réalités, pour qu’elles versent dans ses intérêts. Il dira par la bouche, le contraire de ce qu’il a dans le cœur, décrochant ainsi la seule distinction qu’il mérite ici bas : “Docteur en hypocrisie” ou “ambassadeur invétéré du mensonge”.
Les morts le maudiront avant les vivants, puisqu’il fut le sujet de leur perte et de la perte de leur droit chemin.
L’outil du droit musulman et de la miséricorde d’Allah doit être un facteur de prospérité, de quiétude pour tous. Une référence qui rassure et non un alibi pour la prospérité d’un groupe, ou un cheval de bataille pour des intérêts de ce monde de perversions et de turpitude.
Piété, droiture, et dévotion ne peuvent rimer avec mensonge, imposture et oppression.
Il n’y-a pas pire imposture que de se doter d’un dentier malicieusement acéré et religieusement argenté, pour croquer les créatures du Bon Dieu.
Le prophète Mohamed (psl ), en a fait d’ailleurs son dernier soucis quand, au cours du pèlerinage de l’Adieu, il a dit: “Tout le musulman pour le musulman est interdit, son sang, son honneur et ses biens.”
Un vrai musulman opterait donc pour la faim et les privations plutôt qu’une nourriture acquise sur un dénominateur d’injustice, d’arnaque religieuse et de félonie.
Il se peut que certain se posent la question, bien pertinente de savoir “Qui est un vrai musulman?”.
Seul Le Connaisseur des mondes connus et du mystère peut le savoir. Nous nous ne voyons que les apparences et ne savons que ce qui est proclamé par l’individu. Allah a dit dans le livre: ” Et parmi les gens certain qui disent nous croyons en Allah et au jour du jugement, alors qu’ils ne croient pas. Ils rusent avec Allah et ses fidèles, mais ne se trompent qu’eux-mêmes, sans s’en rendre compte. Dans leurs cœurs une maladie. Allah augmenta leur maladie, ils endureront une terrible souffrance.” Coran.
Rien ne provoque le courroux de Dieu plus que le Shirk (association), le mensonge et de dire le contraire de ce qu’on fait.
Il y-a deux jours, j’ai entendu un journaliste poser une question a un grand érudit: “Si une femme épouse un homme, après qu’il ait prétendu appartenir à “une grande tente”. Elle découvre (par la suite) qu’il mentait. Autrement dit il était issu d’une “petite tente”.) et le saint homme de répondre: “Dans ce cas la décision revient a la femme.”
Subhanallah!!! Est-ce une réponse puisée dans la charria islamique? Ou une réponse adaptée a des mentalités dont la nudité commence a apparaitre a tout le monde? Ces “grandes tentes” qui poussent comme des champignons malsains d’où sortent-elles. En tout cas pas d’Allah qui a dit “Le plus noble d’entre vous auprès d’Allah est le plus pieux.” Coran. Il est beaucoup plus simple de dire : “Je ne t’aime pas. Je ne t’épouse pas.” C’est un droit et non un mensonge. Par quelles unités de mesures sophistiquées certain hommes peuvent-ils prétendre mesurer le degrés de piété ou de noblesse dans ce monde? Allah n’a-t-il pas crée la balance pour cette évaluation? Comment pouvez-vous évaluez plus, et plus vite qu’un matériel crée par une technologie divine, pour mesurer des unités enfouies dans les plies opaques du mystère?
On ne peut ignorer de nos jours l’influence de plus en plus grandissante, de plus en plus inquiétante et de plus en plus mal contrôlée, exercée par certain de ceux qui prétendent savoir, sur ceux qui sont censés ignorer. De ceux qui s’investissent secrétaires de Dieu sur ceux qui sont un peu plus loin et qui comme un système de marionnettes sont articulés et désarticulés selon une volonté pas souvent divine.
J’essayerai dans mon prochain posting de parler de l’islam, de l’Imane et de l’Hissane et les signes évidents de Dieu. Je vise bien sur les “manipulations” et les graves abcès qui ont infecté notre société mauritanienne et qui menacent son existence. (Dieu nous garde).
Je rappelle que je ne suis pas un érudit Loin de là. Je suis un pauvre prof de langue française… d’un niveau douteux. Je ne signe plus avec ce vaniteux “chef de département. Koweït” qui parait-il a dérangé certain esprits et perturbé leur sommeil. J’essaye de partager avec ceux qui veulent en profiter, quelques idées quelques connaissances qui ont atténué mon ignorance à la fin de ma vie. Je souhaite le bien a tout le monde. C’est une condition sine qua non pour être pieux. “Nul d’entre vous ne sera pieux s’il ne souhaite pour son frère (musulman), ce qu’il aime pour lui-même.”, a dit le prophète (psl), pour qui veut comprendre.
Mohamed Hanefi. Koweït.

Blocage inique !!

March 31, 2017

Je ne sais pas pourquoi j’ai prié pour que chaque mauritanien prenne connaissance de la teneur de ce constat. Je ne sais pas, non plus  pourquoi j’ai souhaité que cette leçon serve à illuminer l’avenir et non pleurer les trébuchements ou se morfondre sur  le passé.

Comme certain cadres envoyé à l’étranger, j’ai essayé d’apporter quelque chose au pays. Particulièrement aux proches, aux faibles et aux chômeurs. Depuis le respectable ambassadeur Ahmed ould jiddou ould Khliffa, j’ai lutté comme je peux, pour que l’aide du pays dans lequel j’ai été détaché profite au mien. J’ai essayé d’en faire un effort soutenu, avec tous les ambassadeurs, accrédités au Koweït.

Ils sont tous vivants, Allah leur accorde longue vie. Je pense spécialement à leurs excellences, mon respecté professeur, Haibetna ould Sidi Haiba et mon ami Hamadi ould Meymou, qui ne ménageaient aucun effort à leur tour pour que l’intérêt du pays, qui est le nôtre commun soit le plus haut.

J’avais une jeunesse plus ou moins proche, qui nourrissait beaucoup d’espoir quand à l’aide que je pouvais leur apporter en matière de travail, ou de quelconques soulagements. Une aide bien limitée certes, car venir ici n’est pas chose facile. Mais une aide quand même qui vaut bien mieux que rien.

Je ne raconterai pas tout. Je ne citerai pas de noms. Ce n’est ni mon fort ni mon but, ni même ma façon de réfuter les choses.

Je demanderai cependant à tous ceux qui se reconnaitront dans les faits que je vais narrer de s’isoler et de demander pardon à Allah d’avoir participé négativement à ce que je vais dire. Je peux jurer, la main sur le coran, que je sens très fort que s’ils ne le faisaient pas, ils risqueraient  la colère divine. Et beaucoup plus tôt qu’ils ne le pensent.

J’ai toujours su que j’étais seul. Je n’ai jamais essayé de m’accrocher qu’à Allah. Mais j’ai toujours essayé d’agir dans le sens du juste.

X…est mort, les menottes aux poignets. Il a été plus facile de le confier aux ténèbres de la prison, aux griffes de la tuberculose et de la faim, plutôt que de lui donner un travail et lui de lui laisser une place sous ce soleil de cet immense ciel du pays qui ne couvre que trois millions d’habitants. Pour remettre son chétif cadavre rongé par la famine aux siens, il a fallu la présence du procureur de la république. Je ne sais exactement quel crime, il a commis, mais je suis sur que la dernière fois que je l’ai vu, il était très loin, bien loin de la situation qui l’a conduit en prison puis au trépas. Je lui avais donné une petite somme pour faire un commerce. Il tenait à me rembourser “plus tard…inchallah”, je tenais à ce qu’il réussisse “d’abord”. Il fut happé par le poids du fisc et dû, à la fin de sa liberté payer l’impôt  de sa bonne foi et du déclin de sa naissance.

Il est allé par cette nuit triste et froide raconter à Dieu comment une société peut arriver à manger ses propres enfants.

Le prophète (psl) a dit : “Point de miséricorde d’Allah, pour celui qui n’a pas de miséricorde pour ses créatures.” Chacun peut alors soupeser son espoir de cette miséricorde.

y…z et d’autres diplômés las de compter les beaux lampadaires de Nouakchott, qui ont eu, quand même le mérite d’éclairer leur désarroi, leur déception et leur misère, tombèrent entre les mains de l’un de ces nombreux scélérats, qui ayant commercé l’insigne et la renommée du Bilad Chinguitt prônent l’intercession, et prétendent être les dépositaires du travail dans le Golfe.

Il leur soutira quelques millions d’ouguiyas, que nous dûment collectionner difficilement. Il disparu ensuite, nous laissant quelques “reçus” mal écrits, sur un papier chiffonné et sale. Il insulta sur “whatsAp” l’une des vénérables mamans, qui a osé lui demander des comptes sur son forfait, affirmant qu’il avait assez de pouvoir pour les jeter “tous” en prison. Je garde encore l’un de ses reçus pour ne jamais cesser de mépriser cette espèce de ouistitis, qui infectent la renommée nationale, ou pour pouvoir un jour lui balancer un coup de pied quelque part.

Nous ne réussîmes pas à envoyer les enfants, qui ne cherchaient qu’à se constituer esclaves, pourvu qu’ils puissent vivre légalement.

2014 ou deux mille quinze, j’eu l’idée de faire une ONG pour occuper quelques personnes. Avec l’aide d’un très cher ami, qui lui-même dirigeais une ONG internationale. Je fis rapidement les interminables démarches nécessaires, au mois de septembre. J’étais à la fin de mes vacances. J’avais d’influentes personnes au Koweït qui voulaient aider le projet. Il nous vint l’idée de faire travailler des hommes et de verdir le bord du fleuve, en même temps qu’aider les nécessiteux. Nous l’appelâmes “Chamama-Echo”. Le but était de planter les arbres sur notre rive et stopper ainsi l’avancée des sables. Une bonne solution pour les adwabas. Je formais à la hâte un bureau de villageois et entamais la procédure. J’avais oublié, que je ne devais pas oublier… ne jamais oublier…

Cette fois là c’était  au temps de Maaouya ould Taya, au moment ou j’étais adjoint du directeur de l’agence des musulmans d’Afrique, j’avais essayé d’ouvrir le bureau de l’agence (qui avait de grands problèmes avec notre pays) à Nouakchott. Je pu convaincre feu le docteur Abderrahmane Soumit d’oublier le passé.

Encore une fois Fiasco !! On me dira plus tard que ceci n’a pas été “accepté”, puisque j’étais de l’opposition.

Je profite du souvenir, entre parenthèses, pour demander aux musulmans de Mauritanie : Yakhouti ! Avez-vous jamais entendu parler d’un Mohamed Hanefi dans les oppositions ou dans les majorités ?

Allah n’aime pas les menteurs.

Pourtant je pouvais juste brouter comme broutent tous les brouteurs et amener mon épouse et mes enfants dans un lieu agréable pour les vacances. Ces vacances qui ont ruiné le pays et dilapidé ses potentialités.

De retour au Koweït, pendant quelques temps, “on” m’envoya demander quelques financements pour faire “avancer” le dossier.

Il était désormais entre les mains de monsieur le ministre de l’intérieur m’a-t-on dit.

Puis plus rien…

Les amis influents du Koweït me demandaient impatiemment, quand est ce que j’allais commencer le projet et je répondais invariablement que “bientôt inchallah…très prochainement…” les villageois de Bezoul et environs, alléchés par le semi-mensonge que je leur avais débité ne cessaient de demander aussi la date de la “délivrance”…ils attendront longtemps encore.

Hamadi, Sidi Mokhtar est un jeune maure, du Niger. Il a été mon étudiant à l’institut de Qortuba puis, devenu professeur, il a été affecté dans ce même institut, ou j’étais son chef de dép. Il entendait mes longs palabres au téléphone. Et un jour il me dit ” Monsieur ! S’ils n’en veulent pas de ces financements donnez-les nous au Niger.” J’acceptais immédiatement. D’autres musulmans pouvaient en profiter, pensais-je…D’autres rêves, d’autres jeunes…

Nous donnâmes à cette nouvelle née, d’ONG, le nom de SAPP (société pour l’aide aux plus pauvres). Le même jour toute la machine administrative d’un pays qui se respecte et respecte ses citoyens, se mit en marche. Tous les ministères concernés de la santé, de l’intérieur, de l’éducation,  des affaires étrangères, de l’agriculture, du Niger, et bien d’autres se mirent en branle, pour aider l’initiative de ce jeune homme de la tribu de Kounta. Une tribu qui a eu le privilège de ne pas cultiver le tribalisme. Une tribu qui a échappé à la malédiction des formes et des couleurs.

La seule tribu ou la couleur, la famille et les origines, bien qu’étant sacrés, n’influent en rien sur le poids la cohésion, ou l’égalité de ses membres.

Tout le Niger avait les paumes appuyés sur les épaules de son fils pour le soutenir…le faire avancer, c’était propulser le Niger tout entier.

Des dossiers, des documents, des signatures, des ambassades furent mobilisés. Le téléphone ne cessait de sonner…mais cette fois-ci de l’autre coté. Enfin les dossiers atterrirent sur le bureau du ministre des affaires étrangères koweitien, qui donna aussitôt son aval.

Au moment ou je vous rapporte ces lignes, mon jeune ancien étudiant, nouveau collègue et fils a déjà construit cinq mosquées, creusé plusieurs puits, distribué des centaines de tonnes de vivres, de soins, de vêtements, mais surtout fait travailler des jeunes. Il a simplement apporté le secours qu’Allah a ordonné aux fidèles, à des jeunes qui se “cassaient les doigts” avant de basculer dans le crime, le terrorisme ou la délinquance. Les maures disent : “Il est plus décent de donner à manger à Ould Mohamdi, que de le bastonner.”

On ne peut jamais avancer en laissant ses membres trainer sur les chemins.

Le corps avance ensemble, ou marque le pas sur place, même s’il s’imagine en mouvement.

Si le Pardon d’Allah ne précède Sa colère, …beaucoup de fins seront bien pénibles.

Mohamed Hanefi. Koweït.

ce jour là

March 28, 2017

Le jour ou nous avons bâti des villas et oublié de bâtir les hommes, le jour ou nous avons tourné l’enseignant en dérision, pour en faire le dernier des derniers de la société, le jour ou nous avons  permis le mépris de la sacralité religieuse, le jour ou nous avons regardé le voisin affronter les danger de la vie, sans se gêner d’achever une déglutition, le jour ou nous avons pensé que sacrifier l’humain sur l’autel de l’argent était une bravoure, ce jour là nous avons tout perdu.

Nous avons condamné les vannes et les soupapes qui nous protégeaient et ouvert les portes, par lesquelles il est permis à tout celui qui le veut de s’y engouffrer. Comme il le veut quand il le veut.

Quelques principes simples qui constituaient le talisman de cette société, ont longtemps protégé cette société, mieux que tout l’arsenal de mensonges de gourmandises et de vanité qui font trop de bruits, tout en découvrant la nudité nationale à qui veut en user ou en abuser.

J’imagine les cœurs gonflés de peine et de tristesse, de ceux qui nous ont légué l’héritage.

post sur facebook le 27-3-2017