Ave la dissension. Ceux qui vont mourir te saluent.

Toute seconde de notre vie est un souffle qui ne se répétera pas.

De ces souffles collectifs, certain parfument l’univers, d’autre empestent les atmosphères.

Les peuples de la terre, ont fait des miracles dans tous les domaines de la vie. Nous, nous sommes encore au stade de nous demander lequel de nos dialectes, nous devons utiliser pour mieux nous invectiver et améliorer nos controverses.

Ca sent mauvais de plus en plus. Ca ne va pas chez nous.

Chacun veut être aimé. Mais, pour être aimé par les autres, il faut absolument les aimer en premier. Voilà ce qui manque.

Chacun cherche à tout avoir, sans rien donner.

Ce matin, dans un vocal, largement diffusé sur le net, j’ai écouté un hartani (entendez par là un mauritanien, un peu plus foncé de teint que les autres.).  Il maudissait ses frères (plus clairs). (Rappelez-vous cette histoire des Abarres et des barbares.) Il leur promettait toutes les foudres de l’ignominie et de la malédiction.

Pourquoi cet homme est-il entré dans ces tunnels hargneux, qui n’ont jamais donné de bien ? ces tubes de la division, qui ont détruit tant de vies humaines?

Et pourquoi ceux qu’il déteste à tel point ont-ils accepté de le pousser à un tel degré de haine?

Quel bénéfice y a-t-il a mépriser les êtres au point d’en faire de ennemis de cette terrible nature ?

L’homme est stupide !

Au lieu de cultiver la haine, n’est-il pas plus fructueux de semer les carottes, les navets, les salades, les betteraves et de savourer ensemble les grâces du Seigneur.

Les hommes sont certes stupides.

La guerre de “Bessous”, qui a duré des décennies a pour cause une chamelle (qui a bu ou refuser de boire).

Une autres guerre, “Dahess et Ghabra”,  non moins sanguinaire, était causée, par un cheval qui a précédé un autre dans une course. Des centaines de milliers d’hommes sont morts, au cours des affrontements les plus longs et la plus cruels jamais vécus, et l’histoire n’a gardé de cette tragédie héroïque, que les noms des deux chevaux ” Dahess et Ghabra”

Mauritaniens réveillez-vous. Je ne parle pas à ceux qui n’ont pas du tout sommeil et qui ahanent et suent pour enflammer le pays, mais de tous ceux qui, l’œil torve et l’esprit enfumé, regarde la nation s’enfoncer dans la tourbe et dans les sables mouvants, sans bouger le petit doigt. Ceux qui ruminent le quotidien et regardent venir.

Imaginez vos femmes vos vieillards et vos petites filles demain sur les longs sentiers des camps de refugiés, les bouches desséchées par la soif, les ventres creux, allant vers l’incertitude.

Ceci est arrivé et continue d’arriver à des peuples qui étaient  beaucoup plus stables et plus attachés à leur sécurité que vous.

Quand serait-il alors de ceux qui “échangent les coups de cornes avec les troncs d’arbres.”

Êtes-vous vraiment musulmans.

Allah a dit ” et si deux groupes de croyants se combattent faites la conciliation entre eux. Si l’un d’eux se rebelle contre l’autre, combattez le groupe qui se rebelle, jusqu’à ce qu’il se conforme à l’ordre de Dieu. Puis s’il s’y conforme, réconciliez les avec justice et soyez équitables car Allah aime les équitables.” 49-9.

Nous voyons foisonner ceux qui se battent, mais les poils sur les langues sont plus nombreux que ceux qui concilient ?

Ah! Si vous pouviez savoir combien de résidents des tombes sont morts à cause d’un mot : “Pourquoi tu me regarde ainsi ?” ou à la suite d’une conjecture, d’un doute ou supposition.

Combien de liens ont été coupés à cause de mauvaises langues. Ou de médisance programmée pour détruire.

Quand on veut être aimé, il faut nécessairement commencer par donner de son amour. Pensez aux liens de fraternité de sang de longue cohabitation, de sel mangé ensemble.

Réfléchissez et tenez compte  de “l’entité nationale.”

Quand le prophète a voulu réconcilier sa fille Fatima avec son époux Ali ibn Abi Taleb, il s’est adressé avant tout au cœur de Fatima, lui disant : ” Ou est ton cousin ? ” au lieu d’époux, de conjoint, ou de  mari, il a choisi ce qui ne peut être rompu. Allah a promis beaucoup de peine et de souffrances à ceux qui divisent.

” (Les pervers) Ceux qui rompent le pacte qu’ils avaient fermement conclu avec Dieu, coupent ce qu’Allah a ordonné d’unir, et sèment la corruption sur terre. Ceux-là sont les vrais perdants.” 2-27.

Pour retourner à mon hartani de ce matin, et tu n’es pas plus hartani que moi, je te dis ceci. Moi aussi, je suis exclu. J’ai mes enfants dans la rue. Je souffre et je suis maure. Ce n’est pas une ethnie qui te fait mal. Dans cette frange de ta société, il y en a qui sont beaucoup plus en difficulté et plus lésés que toi.

Nous avons un lourd héritage d’injustice, de torts et d’exclusions. Il va se dissoudre forcément dans les vapeurs de la logique des choses.

Cet handicap de notre société est devenu ridicule. Il va s’estomper plus ou moins vite. Car il a ses racines dans les esprits, les intérêts et les comportements. Ce qui est grave, c’est de le brusque r de la sorte pour enfanter des solutions monstres, qui bruleront le vert avant le sec.

Mon frère. Ta valeur est intrinsèque et personne ne peut te l’enlever. Tu es noble, par le fait que La Main du Créateur t’a crée noble dans cet univers. Personne ne peut t’enlever cette distinction. Et personne ne peut te diminuer cet honneur, venu directement de la main du Façonneur de l’existence.

Ce qui te dévalorisera pour sur, c’est ta mauvaise intention d’envoyer tes sœurs au veuvage ou tes petits frères aux orphelinats. Ta valeur est en toi. Personne ne peut te la ravir. Quel que soit le degré des injustices et quel que soit la puissance des tyrans.

L’injustice est fragile, parce que contre nature.

Le capitaine Breika ould Mbarek, dans la maison duquel, j’ai eu l’honneur d’habiter généreusement pour une certaine période, était un brave. Un homme courageux et téméraire. Un défenseur du pays, par sa chair et son sang. La Mauritanie n’a pas pu le marginaliser au contraire elle y a reconnu un fils de valeur et l’a élevé au sommet de la société et de l’état.

Mohamed Said ould Hamodi, était le symbole de la sagesse, du savoir, de la diplomatie et du patriotisme mauritanien. Il était une référence, que seul un illuminé peut nier ou contredire.

Tout est questions de cultiver son savoir, sa fortune, ses principes, sa foi et ses valeurs. Nous sommes tous de la même pate. Ceux qui, arrogants, vous affirment le contraire, sont des malades mentaux. Donnez-leur le temps de guérir.

Le malade, on lui tend la main, on ne l’exécute pas.

Personne n’a le droit de bruler un peuple au nom de la liberté et de la démocratie.

Si tout le monde à le devoir de défendre ses intérêts et sa dignité, les voies sont nombreuses ou on récupère son dû par la sagesse, la conviction, la persévérance et la bonne parole.

Je ne passerai pas sans rappeler à ceux qui sont la cause réelle de toutes ces dissensions : révisez vos positions. Vous êtes dans le mauvais angle de l’intérêt national.

Le mauritanien est né libre, comme tout les enfants du monde. Il doit lever la tête dans son pays, en être fier et profiter de ses dons au même titre que tous ses frères.

Un pays fort est plus fort qu’un pays à demi fort.

Vous serez plus solides avec tous les citoyens solides. Et vous vous fragiliseriez toujours plus, en confinant des franges de vos frères dans l’ignorance, le besoin et les filets inextricables de la haine.

L’honneur de la Mauritanie sera toujours incomplet, tant qu’un seul mauritanien souffre encore dans sa dignité.

Qu’Allah protège notre pays. Amine.

Mohamed Hanefi. Koweït.

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