Archive for May, 2017

Ave la dissension. Ceux qui vont mourir te saluent.

May 22, 2017

Toute seconde de notre vie est un souffle qui ne se répétera pas.

De ces souffles collectifs, certain parfument l’univers, d’autre empestent les atmosphères.

Les peuples de la terre, ont fait des miracles dans tous les domaines de la vie. Nous, nous sommes encore au stade de nous demander lequel de nos dialectes, nous devons utiliser pour mieux nous invectiver et améliorer nos controverses.

Ca sent mauvais de plus en plus. Ca ne va pas chez nous.

Chacun veut être aimé. Mais, pour être aimé par les autres, il faut absolument les aimer en premier. Voilà ce qui manque.

Chacun cherche à tout avoir, sans rien donner.

Ce matin, dans un vocal, largement diffusé sur le net, j’ai écouté un hartani (entendez par là un mauritanien, un peu plus foncé de teint que les autres.).  Il maudissait ses frères (plus clairs). (Rappelez-vous cette histoire des Abarres et des barbares.) Il leur promettait toutes les foudres de l’ignominie et de la malédiction.

Pourquoi cet homme est-il entré dans ces tunnels hargneux, qui n’ont jamais donné de bien ? ces tubes de la division, qui ont détruit tant de vies humaines?

Et pourquoi ceux qu’il déteste à tel point ont-ils accepté de le pousser à un tel degré de haine?

Quel bénéfice y a-t-il a mépriser les êtres au point d’en faire de ennemis de cette terrible nature ?

L’homme est stupide !

Au lieu de cultiver la haine, n’est-il pas plus fructueux de semer les carottes, les navets, les salades, les betteraves et de savourer ensemble les grâces du Seigneur.

Les hommes sont certes stupides.

La guerre de “Bessous”, qui a duré des décennies a pour cause une chamelle (qui a bu ou refuser de boire).

Une autres guerre, “Dahess et Ghabra”,  non moins sanguinaire, était causée, par un cheval qui a précédé un autre dans une course. Des centaines de milliers d’hommes sont morts, au cours des affrontements les plus longs et la plus cruels jamais vécus, et l’histoire n’a gardé de cette tragédie héroïque, que les noms des deux chevaux ” Dahess et Ghabra”

Mauritaniens réveillez-vous. Je ne parle pas à ceux qui n’ont pas du tout sommeil et qui ahanent et suent pour enflammer le pays, mais de tous ceux qui, l’œil torve et l’esprit enfumé, regarde la nation s’enfoncer dans la tourbe et dans les sables mouvants, sans bouger le petit doigt. Ceux qui ruminent le quotidien et regardent venir.

Imaginez vos femmes vos vieillards et vos petites filles demain sur les longs sentiers des camps de refugiés, les bouches desséchées par la soif, les ventres creux, allant vers l’incertitude.

Ceci est arrivé et continue d’arriver à des peuples qui étaient  beaucoup plus stables et plus attachés à leur sécurité que vous.

Quand serait-il alors de ceux qui “échangent les coups de cornes avec les troncs d’arbres.”

Êtes-vous vraiment musulmans.

Allah a dit ” et si deux groupes de croyants se combattent faites la conciliation entre eux. Si l’un d’eux se rebelle contre l’autre, combattez le groupe qui se rebelle, jusqu’à ce qu’il se conforme à l’ordre de Dieu. Puis s’il s’y conforme, réconciliez les avec justice et soyez équitables car Allah aime les équitables.” 49-9.

Nous voyons foisonner ceux qui se battent, mais les poils sur les langues sont plus nombreux que ceux qui concilient ?

Ah! Si vous pouviez savoir combien de résidents des tombes sont morts à cause d’un mot : “Pourquoi tu me regarde ainsi ?” ou à la suite d’une conjecture, d’un doute ou supposition.

Combien de liens ont été coupés à cause de mauvaises langues. Ou de médisance programmée pour détruire.

Quand on veut être aimé, il faut nécessairement commencer par donner de son amour. Pensez aux liens de fraternité de sang de longue cohabitation, de sel mangé ensemble.

Réfléchissez et tenez compte  de “l’entité nationale.”

Quand le prophète a voulu réconcilier sa fille Fatima avec son époux Ali ibn Abi Taleb, il s’est adressé avant tout au cœur de Fatima, lui disant : ” Ou est ton cousin ? ” au lieu d’époux, de conjoint, ou de  mari, il a choisi ce qui ne peut être rompu. Allah a promis beaucoup de peine et de souffrances à ceux qui divisent.

” (Les pervers) Ceux qui rompent le pacte qu’ils avaient fermement conclu avec Dieu, coupent ce qu’Allah a ordonné d’unir, et sèment la corruption sur terre. Ceux-là sont les vrais perdants.” 2-27.

Pour retourner à mon hartani de ce matin, et tu n’es pas plus hartani que moi, je te dis ceci. Moi aussi, je suis exclu. J’ai mes enfants dans la rue. Je souffre et je suis maure. Ce n’est pas une ethnie qui te fait mal. Dans cette frange de ta société, il y en a qui sont beaucoup plus en difficulté et plus lésés que toi.

Nous avons un lourd héritage d’injustice, de torts et d’exclusions. Il va se dissoudre forcément dans les vapeurs de la logique des choses.

Cet handicap de notre société est devenu ridicule. Il va s’estomper plus ou moins vite. Car il a ses racines dans les esprits, les intérêts et les comportements. Ce qui est grave, c’est de le brusque r de la sorte pour enfanter des solutions monstres, qui bruleront le vert avant le sec.

Mon frère. Ta valeur est intrinsèque et personne ne peut te l’enlever. Tu es noble, par le fait que La Main du Créateur t’a crée noble dans cet univers. Personne ne peut t’enlever cette distinction. Et personne ne peut te diminuer cet honneur, venu directement de la main du Façonneur de l’existence.

Ce qui te dévalorisera pour sur, c’est ta mauvaise intention d’envoyer tes sœurs au veuvage ou tes petits frères aux orphelinats. Ta valeur est en toi. Personne ne peut te la ravir. Quel que soit le degré des injustices et quel que soit la puissance des tyrans.

L’injustice est fragile, parce que contre nature.

Le capitaine Breika ould Mbarek, dans la maison duquel, j’ai eu l’honneur d’habiter généreusement pour une certaine période, était un brave. Un homme courageux et téméraire. Un défenseur du pays, par sa chair et son sang. La Mauritanie n’a pas pu le marginaliser au contraire elle y a reconnu un fils de valeur et l’a élevé au sommet de la société et de l’état.

Mohamed Said ould Hamodi, était le symbole de la sagesse, du savoir, de la diplomatie et du patriotisme mauritanien. Il était une référence, que seul un illuminé peut nier ou contredire.

Tout est questions de cultiver son savoir, sa fortune, ses principes, sa foi et ses valeurs. Nous sommes tous de la même pate. Ceux qui, arrogants, vous affirment le contraire, sont des malades mentaux. Donnez-leur le temps de guérir.

Le malade, on lui tend la main, on ne l’exécute pas.

Personne n’a le droit de bruler un peuple au nom de la liberté et de la démocratie.

Si tout le monde à le devoir de défendre ses intérêts et sa dignité, les voies sont nombreuses ou on récupère son dû par la sagesse, la conviction, la persévérance et la bonne parole.

Je ne passerai pas sans rappeler à ceux qui sont la cause réelle de toutes ces dissensions : révisez vos positions. Vous êtes dans le mauvais angle de l’intérêt national.

Le mauritanien est né libre, comme tout les enfants du monde. Il doit lever la tête dans son pays, en être fier et profiter de ses dons au même titre que tous ses frères.

Un pays fort est plus fort qu’un pays à demi fort.

Vous serez plus solides avec tous les citoyens solides. Et vous vous fragiliseriez toujours plus, en confinant des franges de vos frères dans l’ignorance, le besoin et les filets inextricables de la haine.

L’honneur de la Mauritanie sera toujours incomplet, tant qu’un seul mauritanien souffre encore dans sa dignité.

Qu’Allah protège notre pays. Amine.

Mohamed Hanefi. Koweït.

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Mes frères noirs.

May 22, 2017

Je vous salue.

Depuis quelques temps j’aurais du écrire cette lettre.

Quelques réactions sur mon commentaire sur le posting de notre frère Bakary Waiga, ont précipité ma volonté de vous dire ce que je vais vous dire, ce que je devais vous dire depuis longtemps.

On dit chez les arabes que “Le plus douloureux fléau du mal est celui qui fait rire.”

Mes frères. J’ai constaté depuis de longs mois passé certaines réactions de mes frères noirs, qui me cible diplomatiquement du bout des lèvres, comme s’ils s’adressaient à un autre.

Ces bonnes remarques se terminent souvent par l’expression “Allah n’aime pas le mensonge”.

Quand le prophète Abraham a dit aux mécréant que c’est la grande idole, qui avait détruit les autres, comment qualifiez-vous cette affirmation de l’ami de Dieu?

Venez donc je vais vous dire ce qu’Allah n’aime pas:

Dieu n’aime pas les cultivateurs de la dissension: “La dissension est plus grave que le meurtre.” Coran.

Il n’aime pas la calomnie et la diffamation.

Allah nous a ordonné : ” Et si deux groupes de croyants s’entretuent, faites la conciliation entre eux.”

Dans le cas du couple simple Allah a ordonné d’amener un sage de chez elle et un sage de chez lui et de craindre Allah.

Cette histoire de 89 est communément reconnue comme etant une douleur nationale atroce, insupportable, douloureuse.

Mais que faire devant ce que Dieu a prescrit. Pouvions-nous l’éviter ?

Si Allah a dit “La dissension est plus cruelle que le meurtre.” Coran. C’est que quand la dissension s’installe quelque part la vérité s’éparpille et se propage dans les arguments. Les raisonnements deviennent multiples et variés et les preuves se perdent dans les carcans de la pagaille, de la mauvaise foi et dans les tortuosités des mensonges.

”Et une mauvaise parole est pareille à un mauvais arbre, déraciné de la surface de la terre et qui n’a point de stabilité.” 14-26.

A tous mes frères et sœurs noirs qui m’ont “excommunié” de leurs échanges sur les réseaux sociaux, je vous dis : Je ne regrette pas votre choix. Car seuls m’acceptent ceux qui savent que je n’adore jamais un autre que Dieu et que je ne cautionne jamais le faux. Quelle que soit la raison, mais je vous aimerai toujours quand même. Voilà ma force.

Il y-a une grande communauté mauresque ici au Koweït avec laquelle je n’ai absolument aucun rapport, à part l’ambassadeur, qui représente le pays, le conseiller, homme modeste et pieux et peut-être une personne avec laquelle me lient quelques intérêts. Peut-être a cause de vous. Je ne suis pas obligé de dire ceci, mais c’est pour vous dire qu’aucune couleur ne m’influence. L’essentiel est à l’intérieur.

Les esprits échafaudent et imaginent des choses et tranchent dans le noir.

Je n’ai jamais dit par exemple que mon frère Bakary Waiga a supprimé mon commentaire. J’ai dit et c’est écrit encore sur le net, que quand j’ai terminé l’écriture de mon commentaire, l’esprit rempli de la lourde atmosphère des examens, j’ai perdu le posting de Bakary. Et j’ai publié mon commentaire sur ma page, étant sur que de toute les façons il sera lu. Et c’est l’essentiel. Ce fut “la fin des haricots.”

Au même moment et très loin du Koweït et des Etats-Unis, une autre plume, se mit a pleuvoir “équilibrisme politique”, “mensonge”, “Allah n’aime pas.”. je comprends. Je suis un prof.

Le soir Bakary me notifie : “J’ai vu furtivement ton cri de détresse que j’ai supprimé ton commentaire.” Et tout de suite un appui tactique “Bonne réponse à Hanefi”

Mes frères, désamorcez ces méfiances. Elles sont nocives. “Hanefi” n’a aucune espèce d’importance, quand ses parents noirs et blancs sont menacés par les affres des conflits et l’ombre hideuse de la haine.

89 nous a ravi des frères très chers. Ils sont partis, dans une confusion, qui ne permets pas de déceler la nature de la catastrophe.

Beaucoup insistent pour “piler la farine”. Il est simple de condamner d’insulter de juger, de porter son abcès en bandoulière. C’est un choix. Mais je pense, c’est mon avis, que nous devons d’abord veiller à conserver et a protéger le reste restant de ceux qui ne sont pas morts.

Par Allah, le Maitre des cieux et de la terre, je n’ai aucun privilège sur quiconque, ni de connivence avec aucun gouvernement. Mes quatre garçons sortis, tous majors du Koweït, sont au chômage. Je travaille ici au Golfe. Je n’ai rien amassé. Pourtant Alhamdulillah je pouvais le faire. J’ai tout donné aux parents, (noirs avant les blancs.)

Quel intérêt ai-je à jouer à “L’équilibriste” ou à cultiver le mensonge ?

L’équilibrisme, serait avec les dons de Dieu, avoir fait des villas des troupeaux de chameaux ou de vaches.

Ce que je gagne ici tout le monde peut voir ce que j’en fait chaque année et à qui il est destiné.

Arrêtez de mal penser des gens. Allah “n’aime pas cela” il a même dit explicitement “L’un de vous aimerait-il manger de la chair du cadavre de son frère ?”

Je répète que dans ma vision floue des choses, 89 est une catastrophe, qui a brûlé notre passé et continue de menacer notre présent.

Nous sommes divisés sur les méthodes de la nature des traitements, et divergeons gravement sur le diagnostic.

Il y-a ceux qui veulent désinfecter l’abcès, avec les antibiotiques disponibles, ceux qui veulent garder les abcès douloureux, pour des raisons, que Seul Allah connait, ceux qui pleurent et n’arrivent pas à se remettre du choc, ceux qui calculent, ceux qui jubilent, ceux qui manipulent. Sous tous ceux-ci et ceux-là, il y a un peuple à la limitent des frontières de tous les retards, qui risque à tout moment de s’enflammer à nouveau (Allah nous en garde), pour que toutes les sœurs de 89 dans le calendrier Grégorien, ne soient plus que des fers rouges, des charbons ardents pour cautériser la peau meurtrie de ce peuple.

Je ne suis ni maure, ni noir. Je suis mauritanien. Je travaille dans un pays étranger et seul, me lie à mes concitoyens l’amour de notre terre. Une terre sans laquelle, nous n’aurons jamais un autre refuge sûr, honnête, confiant et fiable…Quels que soient les espoirs et quelle que soit la distance.

Permis de conduire…aux catastrophes.

May 22, 2017

Le ciel est bien loin. Mais celui qui est au dessus du ciel est très proche et ses sanctions sont terribles.

Ceux qui pensent que le jour du jugement est encore loin, peuvent réfléchir aussi aux malédictions qu’Allah a envoyé sur terre pour prendre au dépourvu les semeurs du mal.

Notre gouvernement, notre opposition, nos groupes fondamentalistes, nos racistes, nos fanatiques, nos hommes de louches affaires, semblent, sans en avoir l’air et sans l’avouer à la multitude, s’être donné les mains pour nous conduire vers les désastres.

La vision cauchemardesque de l’attaque au couteau et aux gourdins, de ces jeunes dans un comptoir de change de devises, en plein cœur de la capitale; ces rues transformées subitement en pièges mortels, pour les paisibles citoyens, donnent non seulement froid dans le dos, mais montrent de façon ahurissante combien la vie du pauvre citoyen ne tient qu’à un fil. Un fil si ténu que n’importe qui, n’importe où, de n’importe quelle façon, peut-être assassiné sur cette terre “sans que deux chèvres ne s’échange un coup de corne.”

La nuée de jeunes et d’adolescents qui les cernaient pour les voler, après avoir mis fin a leur vie, constitue une autre version de la victime nationale. Des jeunes laissés a leur triste formation, victime d’un système de société qui a préféré vivre, les têtes baissées, fonçant vers les malheurs, sans jamais se donner la minute, peut-être salutaire de considérer les dangers du chemin.

Loin de ceux-ci et de ceux-là une élite de mauvaise foi, jusqu’à la moelle tire les ficelles d’un drame qui n’a que trop duré.

Les pervers sont parvenus, à se convertir, drapés dans la tunique des reformes, des redressements, de la rectification et de la “ferveur” de votre défense, en bourreaux sournois de votre existence. Ils ont réussi à jeter les ponts hypocrites pour tous ceux qui cherchent à s’introniser “leader” sur le corps des peuples.

Le but inavoué est partout le même : endocrine les gens et les exploiter injustement moralement, financièrement ou politiquement.

La simple question de vous demander qui les a investis pour vous assaisonner à leurs sauces, vous édifierait grandement sur la nature et l’envergure de la supercherie.

Arrêtez-vous et réfléchissez un peu.

Quel droit a donné à ceux-ci le droit de se jouer de la tranquillité et la sécurité de tout un peuple ?

De quel droit se sont-ils arrogés ce code politique pour détruire les bases d’une société, sans proposer en échange autre chose que la destruction?

Quelle friponnerie est plus abjecte que de jouer sur des groupes si faibles? Des femmes des vieillards, des enfants, des inconscients, pour arriver à une fin, si lurianique soit-elle?

N’est ce pas l’ignominie et l’escroquerie personnifiée, en ce siècle, où tout est dévoilé à toute la planète?

Le citoyen qui se lève le matin et s’en va a la recherche d’une subsistance difficile et incertaine, au milieu d’un monde ou la miséricorde a fuit les cœurs, se retrouve sans préambule confronté a l’environnement mortel de ses semblables. Des frères, qui eux-mêmes ne savent nullement pourquoi, ils se déchainent de façon si spontanée, pour charrier la désolation et la mort.

Confortablement installés dans le fauteuil de la démocratie, de facebook, des sites électroniques, derrière les rideaux opaques de l’anonymat, ou de la distance, d’autres lâchement orchestre les massacres, s’affichent en victimes au non des victimes et jouissent des compassions à la place des écrasés par les sinistres qu’ils ont planifiés?

En quel monde sommes-nous? Et pourquoi le citoyen lambda, balloté par ces bras de mauvaise foi ne parle t il jamais. Tels des moutons, les intellectuels, les hommes, les femmes les jeunes de ce peuple, pourtant intelligeant, gardent le silence. Et depuis 1966 et bien avant, ils attendent stoïquement que le signal soit donné d’une façon ou d’une autre, pour se mettre studieusement à se trancher les gorges !!!

Pourquoi ces télévisions nationales, juste bonnes pour la flagornerie ou le détournement des consciences, ne donnent-elles pas un peu de temps pour sensibiliser ces populations qui payent leur fonctionnement a la sueur de leurs fronts ?

y-a-t-il “une volonté ordonnée de nuit” pour que la Mauritanie vive éternellement dans les menaces, pour l’intérêt commun de ceux qui se clament de sa défensive et ceux qui réclament leur droit à lui lancer les offensives?

Ces impulsions spontanées pour les “moubadarattes”, fausses initiatives essentiellement fourbies et explosées pour tromper un président et lui faire croire que les poules de jidrel-mouhguèn ont des dents de sagesse, pourquoi n’en laisse t on pas quelques miettes de minutes, pour éduquer ces masses aveugles et aveuglées, sur les os desquelles, on construit les villas, les mariages, et les bateaux navigant sur les dunes?

Ou sont passés les principes la responsabilité et les consciences?

Pourquoi devons-nous rester perpétuellement le peuple condamné à ne jamais faire un pas en avant, pour que des  hommes ne comprenant que la langue du profit caracolent sur la carcasse de notre destin national?

Des pages dangereuses se sont ouvertes au milieu de nos archives nationales. Nous nous sommes toujours empressés de les fermer pour qu’aucune leçon n’en soit tirée au profit des périodes à venir et pour la sécurisation de notre devenir. Ou du moins sauver les générations à venir, qui n’ont encore commis aucune faute. Des innocents, du mal extrême rependu sur cette terre par la gravité des péchés que nous y avons semés.

Il faut que cela s’arrête. Il faut que chaque mauritanien, chaque mauritanienne, ayant encore un minimum de bon sens, commence sans tarder à considérer la situation et la gravité de cet équilibre de la terreur sur lesquels nous vivons.

Les enfants qui brulaient les pneus, attaquaient les passants et cassaient les voitures, démontrent clairement, qu’avant un code de la route, vous avez besoin d’un code de la vie. Vous manquez de cartes grises pour la bonne entente entre vous, des feux de signalisations pour vous arrêter et arrêter les vôtres à la limite de la liberté, de la sécurité et de la quiétude de l’autre.

Vous avez besoin de phares puissants pour baliser les discours de ceux qui vous manipulent. Si c’était pour votre intérêt, et si  intérêt il y avait, ils ne vous en auraient pas laissé une miette.

Les gens comme moi tapis à l’étranger peuvent s’exprimer sur le sort de leur pays, mais n’ont aucun droit à vous pousser dans les gouffres de la dissension. S’ils le font sachez, et réfléchissez, ceci veut dire qu’ils ne vous veulent aucun bien.

Je sais qu’il y a beaucoup d’injustices. Mais l’injustice se combat par la sagesse et la bonne parole. Comme Dieu l’a recommandé. L’injuste a un ennemi beaucoup plus Puissant que vous. Il se dresse contre Allah et Allah a promis de le remettre à sa place. Quand votre dossier est posé sur la table du Grand Juge, ayant confiance en son verdict. Mohamed (psl) a mit en garde contre l’injustice, mais il a ajouté que “La plainte d’un opprimé est directement exposée devant Allah.”

Tous les pays du monde comptent des injustices. Tous sans exception. Mais l’histoire montre que le faux ne dure pas et que les biens mal acquis ne profitent jamais à personne pour longtemps.

Ce qui est urgent et ne peut souffrir aucune échéance, c’est de vous libérer de tous celui qui sous un prétexte de race, d’ethnie, de couleur, de tendance politique, d’innovation religieuse, essaye de vous découper, diviser et réduire en cendre pour se décorer de votre martyr.

Beaucoup de vautours planent sur vos têtes.

Et pour cette cause, je pense que tout silence est un crime pour la Mauritanie de tous les mauritaniens, et pour nos enfants.

Mohamed Hanefi. Koweït.

Les dix commandements du Ramadan.

May 22, 2017

Nous avons, K.A, un responsable américain, ami, et moi, pénétré dans la vieille hutte de M.S. Elle n’avait plus que la peau sur les os. Un pauvre cadavre qui s’exprimait encore. J’eu du mal à distinguer ses yeux, ou ce qui en restait, enfouis dans les caves noires des orbites desséchés et assombris par l’ombre du trépas.

Je lui demandai comment elle allait et je fus surpris par la clarté et la lucidité de sa réponse: “Cousin, je ne souffre de rien. Je n’ai ni fièvre, ni  douleur. Seulement depuis plusieurs jours, je ne mange que du riz et du sel.

La gorge serrée de tristesse et d’impuissance , je la regardais fondre. Mon inquiétude monta d’un cran, quand je vis le visage sombre de l’américain. Ses joues avaient viré au rouge écarlate. Des flux d’inquiétude ondulaient sur son visage. Sa barbe couleur de blé, contrastait douloureusement avec la touffe de cheveux jaunie de poussière de la femme. Si elle était encore maitresse de ses décisions, aucun homme au monde, autres que ses plus proches, n’aurait pu voir cette chevelure.

  1. A se leva brusquement, me disant: “Nous allons à L…chercher de la nourriture.

Sa puissante Hilux, plia la distance en quatre et deux heures plus tard, nous étions de retour. De la viande, des sardines, des haricots secs, une grosse pastèque et des “biscuits Sarakolés”. Nous sautâmes en même temps de la voiture, étranglés par la même inquiétude. Mais M.S, avait rendu l’âme. Je ne pouvais savoir que pour un laps de temps j’ai été le cousin meurtri d’un ex être humain, qui se préparait à rencontrer le Seigneur des mondes.

K.M ne parlait pas. Ses pupilles, qui rappellent celles d’un chat sauvage, s’étaient rétrécis et ses yeux bleu-marine,  avait viré au gris sombre de la tristesse et de la douleur. L’atmosphère était lourde de chagrin et de consternation.

Une étrange colère me prenait à la gorge. Si seulement j’avais pu  verser une larme ! ça m’aurait fait du bien certainement.

Avec la pénombre qui envahissait l’horizon au crépuscule de ce jour là, en cette année là, dans ce village isolé, là; je pu assister à la mise en terre du pauvre corps, asséché par la faim et les privations. Les restes d’une citoyenne, qui a vécu au milieu d’une humanité, qui n’a d’humain que l’imitation, les relents de la mystification et la force de propagande.

Après sa mort, elle a laissé un héritage témoin : une carte d’identité nationale attestant d’une appartenance, à laquelle rien n’a jamais appartenu.

De retour du cimetière, je marchais à coté d’un  homme, à l’air débile, qui répétait sans discontinuer : يا ويلهم من الله., (Malheur à eux, de la colère d’Allah)

Ce soir là, j’eu la certitude, que seule la mort était La Certitude. Tout le reste n’est qu’illusions.

L’humanité est un grade que beaucoup d’humain n’atteindront jamais de leur vie.

Quelques jours plus tard, c’était l’avènement du ramadan.

A cette occasion, Je voudrais dire aux esprits négateurs : “Rappelez-vous, vous n’êtes  qu’une âme. C’est-à-dire vous êtes ce que vous ne cernez pas.”. ” Ils t’interrogent (sur la nature) de l’âme. Dis-leur: “L’âme relève du mystère de mon Seigneur. Il ne vous est donné qu’une partie très infime de la science” 17-85.

”     “هل تنصرون و ترزقون إلا بضعافكم

“Croyez-vous obtenir un support (de Dieu), ou une subsistance que par la compassion et l’aide à vos pauvres ?”

Et pensez-vous que le temps a le temps d’attendre que vous ayez assez de vos écarts, pour continuer son chemin ?

Par la cupidité, la saisie et l’annexion de la subsistance des nécessiteux et des faibles, vous  vous convertissez au mal.

Insituable, l’âme est là et vous comptabilise. Supprimez le bras, la jambe, les doigts,  greffez un cœur, des reins un foie. Elle est en vous, sans être en vous. A l’affut, elle capitalise vos actions. Et en secret,  elle vous prépare “l’atterrissage”, la chute inévitable, la tombe…où tout être “tombera” tôt ou tard : La certitude. اليقين

Des corps robustes s’effondrent, sans préalable inertes, comme s’ils n’avaient jamais vécu!! L’âme s’est éclipsée !! On  ne saura jamais d’où elle est sortie où elle était et par où elle s’en est allée.

Seul Dieu sait !! et Seul, Lui juge !!

Soignez vos âmes et assainissez vos actes.

Les peines et les douleurs des sinistrés s’accumulent comme des nuages. Et comme des nuages, elles pleuvront surement de circonstances terribles et effrayantes.

Vous vous agrippez au “tard” plus qu’au “tôt”. Vous calculez mal, car le tard est avalé sans discontinuer, par les nuits et les jours. La vie n’est pas éternelle. Vous êtes emportés par un torrent fougueux, sans le sentir, ni le savoir.

L’amour, la compassion et la miséricorde ne se vendent ni ne s’achètent. Protégez-vous contre la dureté des jours par le Rampart de bonnes actions. Vaccinez vos enfants contre le mal. Demain,  peut être il sera tard.

“Vois-tu donc si nous leur accordions plusieurs années de jouissance, après lesquelles le châtiment promis s’abattrait sur eux, à quoi leur servirait alors le répit dont il auraient jouir ? “26-205,206 et 207.

Le trépas est un point final, qui vous enverra en majuscule ou en minuscule sur l’autre rive, de l’autre côté de la barrière.

L’une des nuits de ce mois, est un rendez-vous, où, des anges  descendront sur terre. Ils marqueront ceux qui vont partir. Exactement comme les bêtes programmées pour l’abatage. L’ange de la mort passera à coté des rescapés, échelonnés pour le convoi suivant…Le prochain ramadan…Encore un sursis. Mais jusqu’à quand ? Tout ce qui vient, arrivera…

Dans quelques jours, tout le monde aura diminué d’un cran, amputé d’une mesure d’existence.  Président moins un morceau de présidence, ministre moins une tranche du “ministériat”,  homme important moins quelques litres d’importance. Applaudisseur moins quelques cuillerées d’énergie. Une diminution qui peut être la dernière.

Voyez les grands hommes qui ont quitté depuis le ramadan passé. Ont-ils eu la permission de faire les adieux? Même pas le temps de porter des sous vêtements, emporter une gourde ou quelques provisions…

Sont-ils “concrétisables” ou “ramenables” aujourd’hui? Et combien Dieu a décimé de civilisations avant eux, car nous ne sommes que la suite d’un cortège inflexible et inexorable, qui s’engouffre, sans discontinuer, dans le trou noir, à sens unique du néant transcendantal et insondable..

Combien de générations (de négateurs) avons-nous décimées avant eux! Peux-tu en déceler une âme qui vive, ou en entendre le moindre bruit?.” Maryam-98.

Ceux qui sont perdus de l’autre coté et que rien ne peut plus secourir ici bas, avaient mis le livre derrière le dos :

-Ils ne nourrissaient pas le pauvre, ne gratifiaient en rien les orphelin, ils aimaient les biens à la folie. Ils étaient fous de leur folies jusqu’au moment ou les aiguilles s’arrêtèrent…

Tout leur a glissé entre les mains. exactement comme une anguille. Ils sont passés du “tout” au “rien”, enlacés par les bras de l’oubli et le baiser aigre-doux de l’insignifiance.

Ils ont fait fi des dix commandements de Dieu, que le prophète leur énuméra disant:

Dis : “Venez que je vous énonce ce qu’Allah vous a ordonné : ne Lui associez pas de faux dieux, traitez vos pères et mères avec aménité, ne tuez pas vos enfants sous prétexte d’indigence – c’est Nous qui pourvoyons à votre subsistance et à la leur – n’approchez point la turpitude manifeste ou cachée et n’attendez guère à la vie qu’Allah a rendue sacrée, sauf pour une juste raison. Voilà ce qu’Allah vous a commandé, pour que vous soyez raisonnables.” “Avant que l’orphelin ne devienne majeur, ne touchez à ses biens que selon le bon usage, donnez juste mesure et bon poids; à l’impossible nul n’étant tenu, soyez justes dans vos témoignages, fut-ce à l’égard de vos proches et respectez toujours le pacte d’Allah. Voilà ce qu’Allah vous a commandé pour que vous EN soyez conscients.”

Il est bien difficile pour un fidèle, aujourd’hui, le regard droit dans le regard acerbe de la vérité, de prétendre avoir respecté un seul de ces commandements de Dieu?. Allah a dit : “Comment espérez-vous être pieux, tout en demeurant mécréants? 17-73.

1-Qui n’a pas adoré les idoles humaines ou inanimées ? qui n’a pas fait de ses gourous humains des dieux qui tuent et font vivre? Célébration collective du charlatanisme et de l’association à Allah.

2-Qui respecte aujourd’hui le droit aux parents ?

3-Combien de centaines d’humains a-t-on anéantis, dans la discipline de la nouvelle logique : “Que vive le fort et que crève le faible.“?

4-Y-a-t-il encore un respect pour la vie humaine sur cette terre ?

5-Y-a-t-il un endroit atteint par la parole divine, qui ait échappé à la lubricité, au libertinage et a la luxure ? Ces fruits murs de la turpitude et du despotisme de l’immoralité tyrannique intentionnelle et délibérée?

“L’homme est en vérité vaniteux égoïste et ignorent.”

6-y-a-t-il encore une seule âme, ayant une quelconque responsabilité, qui peut démontrer vivre sur autre chose que l’illicite des biens spoliés d’autrui, pauvre, veuve ou orphelin?

7-Le témoignage sous toutes ses formes et dans tous ses dits et non-dits, n’est-il pas devenu le moyen le plus sur et l’arme la plus efficace, pour accorder les victoires spectaculaires du faux sur la vérité et du mal sur le bien?

Le pacte de Dieu a été vidé de sa signification et converti en slogans simulateur d’ hypocrites et renégats qui couvrent les carcans du satanisme en psalmodiant et en fredonnant les hymnes du salut, de la droiture et de la foi.

Bientôt, commencera-le jeûne. Les pensées les plus sincèrement confuses, vont aux rayons achalandés des marchés, aux fruits assaillant le pays de partout, aux soupes aromatisées et soigneusement préparées depuis dès un peu après l’aube par des femmes appliquées et expertes en la matière. Des viandes fumantes et des soirées orgiaques et interminables autour de films, de facebook, de médisances ou de feuilletons douteux.

Le jeûne à l’ origine signifiait abstention de plaisirs qui pervertissent et pensée solidaire avec les pauvres qui mangent peu, ou qui meurent de faim.

Il serait pourtant facile de remarquer que sur ces couverts fumants et alléchants, plane l’ombre, de larmes de vieillards abandonnés de femme démunies ou d’orphelins. Une mixture de tous ces malheurs, concoctés  par un système de classes, de couches sociales, d’ordres divers, de clivage, de lois tortueuses et oppressives, qui permettent en sourdine de promettre à Dieu tout en dansant sur l’hymne des tambours de Satan.

Priver au lieu de se priver est un jeu d’échec avec le Seigneur perdu d’avance.

Une autre vérité non moins essentielle est que quand on pense faire passer la filouterie pour une adoration, on se trompe en croyant tromper Dieu.

Une synthèse de ces deux faux calculs : est que “Ceux qui ont oublié Allah, Allah leur a fait oublier leur propres âmes.”

Paix à l’âme de ma cousine, pour un instant, M.S, dont je n’ai connu et gardé de l’histoire que le spectre gravé dans ma mémoire et dans ma conscience d’une relique humaine; une vision lugubre, qui me poursuivra toute la vie. Les larmes scintillantes dans les yeux d’un ami américain.

Ce spectre reviendra chaque ramadan, dans mon esprit, ces larmes de rage, qui maudissent l’exclusion de l’humain par son semblable.

Allah est Bonté et ses envoyés sont miséricorde.

Sachez que des rêves se réalisent, d’autres chancellent, certains sont en attente pour des hommes et des jours meilleurs. Comme vous veillez sur votre dignité, veillez sur la leur : “Les jours s’alternent entre les gens.” En bien et en mal.

Faites largesse de ce qu’Allah vous a confié pour un temps.

Le mal et les circonstances passées ne doivent pas barrer la route aux espoirs. Demain est un autre jour.

Veillez aux relations de bonne entente, de fraternité, de solidarité et d’entre-aide. “Un fort au complet” est plus fort qu’un “fort à demi.”

Et un bonheur non partagé est un jus méphitique d’une  souillure d’avarice et d’égoïsme.

Le pauvre d’Allah ne se découvrira pas; et vous êtes les perdants.

“Le jour où leurs langues, leurs mains et leurs pieds témoigneront contre eux de ce qu’ils faisaient.” 24-24.

Qu’Allah comble de ses grâces, tout homme et toute femme qui remercie les bienfaits d’Allah en tendant la main à Ses faibles créatures et en respectant leur handicap. Amine.

Mohamed Hanefi. Koweït.