Archive for March, 2017

Blocage inique !!

March 31, 2017

Je ne sais pas pourquoi j’ai prié pour que chaque mauritanien prenne connaissance de la teneur de ce constat. Je ne sais pas, non plus  pourquoi j’ai souhaité que cette leçon serve à illuminer l’avenir et non pleurer les trébuchements ou se morfondre sur  le passé.

Comme certain cadres envoyé à l’étranger, j’ai essayé d’apporter quelque chose au pays. Particulièrement aux proches, aux faibles et aux chômeurs. Depuis le respectable ambassadeur Ahmed ould jiddou ould Khliffa, j’ai lutté comme je peux, pour que l’aide du pays dans lequel j’ai été détaché profite au mien. J’ai essayé d’en faire un effort soutenu, avec tous les ambassadeurs, accrédités au Koweït.

Ils sont tous vivants, Allah leur accorde longue vie. Je pense spécialement à leurs excellences, mon respecté professeur, Haibetna ould Sidi Haiba et mon ami Hamadi ould Meymou, qui ne ménageaient aucun effort à leur tour pour que l’intérêt du pays, qui est le nôtre commun soit le plus haut.

J’avais une jeunesse plus ou moins proche, qui nourrissait beaucoup d’espoir quand à l’aide que je pouvais leur apporter en matière de travail, ou de quelconques soulagements. Une aide bien limitée certes, car venir ici n’est pas chose facile. Mais une aide quand même qui vaut bien mieux que rien.

Je ne raconterai pas tout. Je ne citerai pas de noms. Ce n’est ni mon fort ni mon but, ni même ma façon de réfuter les choses.

Je demanderai cependant à tous ceux qui se reconnaitront dans les faits que je vais narrer de s’isoler et de demander pardon à Allah d’avoir participé négativement à ce que je vais dire. Je peux jurer, la main sur le coran, que je sens très fort que s’ils ne le faisaient pas, ils risqueraient  la colère divine. Et beaucoup plus tôt qu’ils ne le pensent.

J’ai toujours su que j’étais seul. Je n’ai jamais essayé de m’accrocher qu’à Allah. Mais j’ai toujours essayé d’agir dans le sens du juste.

X…est mort, les menottes aux poignets. Il a été plus facile de le confier aux ténèbres de la prison, aux griffes de la tuberculose et de la faim, plutôt que de lui donner un travail et lui de lui laisser une place sous ce soleil de cet immense ciel du pays qui ne couvre que trois millions d’habitants. Pour remettre son chétif cadavre rongé par la famine aux siens, il a fallu la présence du procureur de la république. Je ne sais exactement quel crime, il a commis, mais je suis sur que la dernière fois que je l’ai vu, il était très loin, bien loin de la situation qui l’a conduit en prison puis au trépas. Je lui avais donné une petite somme pour faire un commerce. Il tenait à me rembourser “plus tard…inchallah”, je tenais à ce qu’il réussisse “d’abord”. Il fut happé par le poids du fisc et dû, à la fin de sa liberté payer l’impôt  de sa bonne foi et du déclin de sa naissance.

Il est allé par cette nuit triste et froide raconter à Dieu comment une société peut arriver à manger ses propres enfants.

Le prophète (psl) a dit : “Point de miséricorde d’Allah, pour celui qui n’a pas de miséricorde pour ses créatures.” Chacun peut alors soupeser son espoir de cette miséricorde.

y…z et d’autres diplômés las de compter les beaux lampadaires de Nouakchott, qui ont eu, quand même le mérite d’éclairer leur désarroi, leur déception et leur misère, tombèrent entre les mains de l’un de ces nombreux scélérats, qui ayant commercé l’insigne et la renommée du Bilad Chinguitt prônent l’intercession, et prétendent être les dépositaires du travail dans le Golfe.

Il leur soutira quelques millions d’ouguiyas, que nous dûment collectionner difficilement. Il disparu ensuite, nous laissant quelques “reçus” mal écrits, sur un papier chiffonné et sale. Il insulta sur “whatsAp” l’une des vénérables mamans, qui a osé lui demander des comptes sur son forfait, affirmant qu’il avait assez de pouvoir pour les jeter “tous” en prison. Je garde encore l’un de ses reçus pour ne jamais cesser de mépriser cette espèce de ouistitis, qui infectent la renommée nationale, ou pour pouvoir un jour lui balancer un coup de pied quelque part.

Nous ne réussîmes pas à envoyer les enfants, qui ne cherchaient qu’à se constituer esclaves, pourvu qu’ils puissent vivre légalement.

2014 ou deux mille quinze, j’eu l’idée de faire une ONG pour occuper quelques personnes. Avec l’aide d’un très cher ami, qui lui-même dirigeais une ONG internationale. Je fis rapidement les interminables démarches nécessaires, au mois de septembre. J’étais à la fin de mes vacances. J’avais d’influentes personnes au Koweït qui voulaient aider le projet. Il nous vint l’idée de faire travailler des hommes et de verdir le bord du fleuve, en même temps qu’aider les nécessiteux. Nous l’appelâmes “Chamama-Echo”. Le but était de planter les arbres sur notre rive et stopper ainsi l’avancée des sables. Une bonne solution pour les adwabas. Je formais à la hâte un bureau de villageois et entamais la procédure. J’avais oublié, que je ne devais pas oublier… ne jamais oublier…

Cette fois là c’était  au temps de Maaouya ould Taya, au moment ou j’étais adjoint du directeur de l’agence des musulmans d’Afrique, j’avais essayé d’ouvrir le bureau de l’agence (qui avait de grands problèmes avec notre pays) à Nouakchott. Je pu convaincre feu le docteur Abderrahmane Soumit d’oublier le passé.

Encore une fois Fiasco !! On me dira plus tard que ceci n’a pas été “accepté”, puisque j’étais de l’opposition.

Je profite du souvenir, entre parenthèses, pour demander aux musulmans de Mauritanie : Yakhouti ! Avez-vous jamais entendu parler d’un Mohamed Hanefi dans les oppositions ou dans les majorités ?

Allah n’aime pas les menteurs.

Pourtant je pouvais juste brouter comme broutent tous les brouteurs et amener mon épouse et mes enfants dans un lieu agréable pour les vacances. Ces vacances qui ont ruiné le pays et dilapidé ses potentialités.

De retour au Koweït, pendant quelques temps, “on” m’envoya demander quelques financements pour faire “avancer” le dossier.

Il était désormais entre les mains de monsieur le ministre de l’intérieur m’a-t-on dit.

Puis plus rien…

Les amis influents du Koweït me demandaient impatiemment, quand est ce que j’allais commencer le projet et je répondais invariablement que “bientôt inchallah…très prochainement…” les villageois de Bezoul et environs, alléchés par le semi-mensonge que je leur avais débité ne cessaient de demander aussi la date de la “délivrance”…ils attendront longtemps encore.

Hamadi, Sidi Mokhtar est un jeune maure, du Niger. Il a été mon étudiant à l’institut de Qortuba puis, devenu professeur, il a été affecté dans ce même institut, ou j’étais son chef de dép. Il entendait mes longs palabres au téléphone. Et un jour il me dit ” Monsieur ! S’ils n’en veulent pas de ces financements donnez-les nous au Niger.” J’acceptais immédiatement. D’autres musulmans pouvaient en profiter, pensais-je…D’autres rêves, d’autres jeunes…

Nous donnâmes à cette nouvelle née, d’ONG, le nom de SAPP (société pour l’aide aux plus pauvres). Le même jour toute la machine administrative d’un pays qui se respecte et respecte ses citoyens, se mit en marche. Tous les ministères concernés de la santé, de l’intérieur, de l’éducation,  des affaires étrangères, de l’agriculture, du Niger, et bien d’autres se mirent en branle, pour aider l’initiative de ce jeune homme de la tribu de Kounta. Une tribu qui a eu le privilège de ne pas cultiver le tribalisme. Une tribu qui a échappé à la malédiction des formes et des couleurs.

La seule tribu ou la couleur, la famille et les origines, bien qu’étant sacrés, n’influent en rien sur le poids la cohésion, ou l’égalité de ses membres.

Tout le Niger avait les paumes appuyés sur les épaules de son fils pour le soutenir…le faire avancer, c’était propulser le Niger tout entier.

Des dossiers, des documents, des signatures, des ambassades furent mobilisés. Le téléphone ne cessait de sonner…mais cette fois-ci de l’autre coté. Enfin les dossiers atterrirent sur le bureau du ministre des affaires étrangères koweitien, qui donna aussitôt son aval.

Au moment ou je vous rapporte ces lignes, mon jeune ancien étudiant, nouveau collègue et fils a déjà construit cinq mosquées, creusé plusieurs puits, distribué des centaines de tonnes de vivres, de soins, de vêtements, mais surtout fait travailler des jeunes. Il a simplement apporté le secours qu’Allah a ordonné aux fidèles, à des jeunes qui se “cassaient les doigts” avant de basculer dans le crime, le terrorisme ou la délinquance. Les maures disent : “Il est plus décent de donner à manger à Ould Mohamdi, que de le bastonner.”

On ne peut jamais avancer en laissant ses membres trainer sur les chemins.

Le corps avance ensemble, ou marque le pas sur place, même s’il s’imagine en mouvement.

Si le Pardon d’Allah ne précède Sa colère, …beaucoup de fins seront bien pénibles.

Mohamed Hanefi. Koweït.

ce jour là

March 28, 2017

Le jour ou nous avons bâti des villas et oublié de bâtir les hommes, le jour ou nous avons tourné l’enseignant en dérision, pour en faire le dernier des derniers de la société, le jour ou nous avons  permis le mépris de la sacralité religieuse, le jour ou nous avons regardé le voisin affronter les danger de la vie, sans se gêner d’achever une déglutition, le jour ou nous avons pensé que sacrifier l’humain sur l’autel de l’argent était une bravoure, ce jour là nous avons tout perdu.

Nous avons condamné les vannes et les soupapes qui nous protégeaient et ouvert les portes, par lesquelles il est permis à tout celui qui le veut de s’y engouffrer. Comme il le veut quand il le veut.

Quelques principes simples qui constituaient le talisman de cette société, ont longtemps protégé cette société, mieux que tout l’arsenal de mensonges de gourmandises et de vanité qui font trop de bruits, tout en découvrant la nudité nationale à qui veut en user ou en abuser.

J’imagine les cœurs gonflés de peine et de tristesse, de ceux qui nous ont légué l’héritage.

post sur facebook le 27-3-2017

Des mensonges…Rien que des mensonges.

March 14, 2017

Les techniciens mauritaniens, auraient crée des problèmes s’il n’y en avait pas eu. Les litiges sont le carburant indispensable à la ventilation des peuples pour les prédisposer à l’accaparement de leurs  biens, la monopolisation de leur conscience et la domination de leur volonté.

La production nationale en ce triste domaine a généré assez de tensions pour enflammer toute la planète.

Pourtant il suffisait juste de nourrir son peuple et de le sortir des ténèbres de l’ignorance vers la lumière de temps plus clair. Cette lumière qui aveugle tous les peuples du globe et que nous nous refusons à voir.

Je me contenterai juste de faire quelques remarques. Je tiens à m’excuser d’avance, si dans ma façon d’avoir vu les choses, il se faufile un quelconque mot, une quelconque allusion à blesser une quelconque âme.

C’est Dieu qui en a le droit et C’est Lui qui le fera surement…et certainement.

  • Quand on cherche à être président des pauvres, on doit commencer par vivre la pauvreté. C’est celui qui baigne dans l’eau qui peut juger de sa température. Il est nécessaire de côtoyer les peines, entendre les gargouillis secret de ventres vides, regarder les corps chétifs d’enfants abandonnés par la chance de ne pas être né à Tevraq Zeine, marcher aux cotés de ces garnements sales et morveux qui passent leur jeunesse sur des charrettes tirées par des ânes sanguinolents, avant de rejoindre le triste cortège de la délinquance. Dans un pays de droits, même cet âne devait avoir ses droits comme tous les vivants sur le territoire. Allah est le Dieu de toutes Ses créatures. Quand on cherche à présider les pauvres, il faut incruster dans la rétine, ces visages crispé par la faim et le désespoir, de vieilles femmes, qui ont attendu toute la vie, assises sur les volcans de la misère, un espoir, qui leur a traitreusement faussé rendez-vous.

Les millions de millions dépensés pour les dialogues, les séminaires, les tables rondes, les changements de drapeaux de constitutions, de démonstrations dramatiques de parlementaires, auraient largement suffis à enrichir tout le peuple et ses voisins avec lui.

  • Quand on cherche fébrilement à représenter ou à défendre, les rapatriés, les veuves les orphelins et les victimes de notre épopée des horreurs, on commence normalement par savoir ou se terrent ces opprimés malmenés par la trahison des leurs et la propagande de la division lucrative.

Vous avez cotisé pour les téléthons de vos équipes de football, collecté des sommes faramineuses pour permettre à vos rappeurs vigoureux (mashallah) de faire trembler les sols astiqués de vos salles de spectacles, vos costumes, cravates et (mashallah) embonpoints dénotent d’une aisance bienheureuse. Qu’avez-vous destiné à aider vos frères, sœurs et enfants qui manquent de tout au bord du fleuve? Qu’avez-vous sacrifié concrètement autre que les paroles? Rien !!! Absolument Rien !!!

  • Les “langueurs”

A / Vous êtes les vaillants et vigilants défenseurs de la langue arabe. C’est bien. Mais avant de faire ce qu’Allah ne vous a pas demandé de faire, commencez par suivre ses recommandations et de vous éloigner de ce qu’Il vous a interdit : fuyiez l’hypocrisie et le mensonge. Allah n’aime ni les hypocrites, ni les menteurs.

Respectez la volonté divine : ” Si Ton Seigneur l’avait voulu, il aurait fait des humains une seule communauté; mais ils demeureront dans leur divergence.” Houd-118.

Ou bien prétendez-vous pouvoir “vouloir”, quand Allah a déjà VOULU et DECIDE ???

La langue arabe est la langue du coran. Dieu a promis de protéger le message qu’Il a révélé. Pouvez-vous le défendre mieux que Lui ?

Les peuls mauritaniens, ont défendu, l’islam et l’arabe, beaucoup mieux que les arabes de ce pays. Si certain préfèrent d’autres tendances ou d’autres orientations, c’est leur choix, leur responsabilité et à eux d’en récolter le fruit doux ou amer soit-il.

L’essentiel est de respecter la dignité du pays et son intégrité nationale.

Si je dois ajouter une petite remarque ici ce serait de rappeler que beaucoup de bonnes choses en islam ont été divulguées en français et bien de mauvaises choses ont été prononcées en arabe.

Hormis l’essence de l’essence, les deux langues ne sont qu’un moyen d’extérioriser les intérieurs ou de fluidifier les communications en bien ou en mal.

Ici en Arabie Saoudite des centaines de jeunes sont envoyés en France pour étudier la langue française. La meilleure traduction du Coran a été faite par le roi, qui y a mis toute la volonté et tout le sérieux pour que les autres comprennent la teneur exacte du message divin qui nous a été adressé, ainsi qu’à l’humanité toute entière.

Nous venons de terminer, au Koweït, ou il n’y a pas de “négro-koweitiens” un programme islamique complet pour le secondaire d’un institut qui compte toutes les nationalités du monde. Nous avons obéi au prophète, qui nous a ordonné de transmettre ce qu’il a dit aux autres. Comment peut-on transmettre aux autres, quand on s’interdit d’avance leur moyen de communication?

Quelque chose cloche quelque part ! il faut bien savoir quoi.

B / Langues nationales !! C’est comme les prières nationales, comme la respiration nationale, comme la mort et la vie nationales. Au marché marocain ou au marché “Eeff”, jamais de mémoire de mauritanien, un problème de communication entre les ethnies ne s’est jamais posé. Même le policier qui vient taxer les petites vendeuses puulars, mauresques, wolofs ou soninké, ne rencontrait aucune difficulté à s’acquitter de leur besogne quotidienne peu aimée.

Le juste milieu aurait été de choisir l’espagnol, l’anglais ou le gazouillis de quelques oiseaux, comme langue officielle. Celui qui veut s’intégrer et celui le préfère reste dans sa boite. On en finirait définitivement avec ces étalages sentimentaux, qui n’ont de fidélité aux origines que le nom.

4-Vous luttez contre l’esclavage. Vous êtes esclaves, ancien esclave, ou fils d’ancien esclave. Quel noble but!! et quelle fidélité à la justice divine!!!.

Ce qui attire l’attention cependant, c’est bien et avant tout la nature de vos conditions de vie qui sont souvent meilleures que celles des maitres, des anciens maitres ou des fils des anciens maitres. Vous vivez dans l’opulence en criant contre l’injustice la déloyauté  les offenses le mépris, l’exclusion et les inégalités.

Vous êtes un peu Mandela en théorie et Trump en pratique.

Vous prêchez ailleurs les soucis d’ici et vous dépensez pour vos prestations outre-mer, le prix de la libération de tous les esclaves du continent.

Allez sur les terrains.

Avez-vous jamais milité au sein de vos Co-citoyen d’infortune, pour leur apprendre comment faire face à la vie, à ses danger, les mesures d’hygiène, les méthodes de protection contre les prédateurs de leur champs au produit dérisoire ? leur avez-vous appris l’alphabet, à prier, à ne tendre la main qu’à Dieu, n’adorer que Lui ? leur avez-vous expliqué ce qu’est un droit? Un devoir?

Vous êtes un peu comme celui là qui pulvérise son insecticide en l’air et laisse la vermine ramper à ses pieds.

5-Si vous fructifiez un parti politique, sachez que ceci, chez nous ne trompe plus personne. Vous avez un moyen de pression, plus ou moins efficace, pour réclamer votre morceau de la carcasse nationale. Vous y arriverez peut-être tant bien que mal; et plutôt mal que bien. Car l’enjeu de cette histoire est la patrie. Et quand une patrie se morcelle en intérêts banals, la malédiction s’installe et l’intérêt de l’intérêt n’aura plus d’intérêt pour personne.

Vous auriez ciblé ce qu’en pensent les hommes, et négligé ce qu’en juge la logique, la décence et Dieu.

Le pays est un cimetière pour les hommes sans principes et l’irresponsabilité est un cimetière pour un pays sans défense et sans cadres intègres.

Comme les autres, à long terme, vous avez perdu…Vous perdrez, même dans vos enfants.

Si je peux me permettre une opinion, vous avez TOUS célébré et défendu l’INTERET. L’intérêt égoïste et étroit. L’intérêt quel qu’en soit le prix. Que ce soit sur le cadavres des frère ou en liquidant le pays. on peut montrer ses dents au destin, mais la dernière morsure et la plus douloureuse est toujours la sienne.

Pour seconde religion, vous avez attesté qu’il n’y a d’intérêt que l’intérêt et que les mensonges, les imitations, les faire semblants en sont les maudits leitmotivs. Les prophètes de malheur.

Que Dieu ouvre vos yeux avant que ne se ferme la porte du repentir.

Mohamed Hanefi. Koweït.

La fin d’un temps.

March 14, 2017

-ma mère vous demande est ce que vous avez un peu de sel.
-Allaaah !!!, répondis-je, si nous n’en avions pas, je drainerai des salines dans la maison pour te le procurer.
Bienvenue au petit voisin !!!!
Ainsi quelque bonne chose de ce pays subsiste et résiste aux vagues d’annulations qui défigure notre société.
Depuis quand , aucun voisin n’a tapé à la porte pour demander un peu de poisson séché, d’oignons, de sel, un tison pour allumer son feu ? une “Kouddou louche”, un verre de thé?
C’est bien loin ! très loin !!!
Et nous affirmons que nous sommes en bonne santé !!!!
Loin de là.
Nous avons perdu les petites demandes de services entre les voisins, les petites calebasses avec un peu de Bassi de lait, de sauce pour faire gouter au frère a coté la saveur, même insignifiante qu’Allah nous a accordée aujourd’hui.
Nous avons perdu l’amour du voisinage et le sacre de la fraternité ! Nous avons tout perdu ! Nous nous sommes , tous perdus !
Avant les richesses était très minimes, mais la Baraka très grande.
Aujourd’hui le monde a vomi ses fastes sur la société suscitant égoïsme méfiance et méchanceté la bénédiction a disparu. La fin de l’ère du Bien. Achèvement de l’ère de la simplicité sociale et clôture des bonnes relations.
De tous ceux que j’ai côtoyés pendant la période passée en vacances au pays, l’image de cet enfant est restée gravée dans ma mémoire, tenacement incrustée dans mes yeux, comme la seule chose noble et stoïque qui est restée là bas, pour braver la vilénie et narguer la décadence.

La capitulation du coq

March 13, 2017

On raconte qu’un coq lançait chaque matin le muezzin pour appeler les fidèles à la prière. Il accomplissait cette tache pieuse avec fidélité ponctualité et conscience, jusqu’au jour ou son maitre, lui dit :

Ecoute! Si tu chante encore je t’arracherai les plumes, l’une après l’autre. Le coq eut peur et se dit intérieurement:

“La nécessité transforme l’interdit en licite. La politique légale, voudrait que je fasse des concessions et que je capitule, pour protéger ma vie et mes intérêts. Il y a bien d’autres coqs pour s’acquitter des recommandations divines”. Ainsi philosopha le digne érudit de la famille gallinacée.

Il s’arrêta complètement d’appeler au devoir de la prière. Il jouit de la paix pour un moment, avant que l’exigeant maitre ne se présenta à nouveau, quelques jours plus tard, et lui lança tranchant et impératif : “Si tu ne caquette pas correctement comme une poule, je te tordrai le cou.

Notre coq pensa comme la première fois et exécuta l’ordre pour le moins curieux et immoral du maitre.

Les jours passèrent et le coq ne réveillait plus personne pour la prière et passait le plus clair de son temps à caqueter, suivant les dames poules comme une ombre.

Après un mois de cet exercice embarrassant, éprouvant et combien humiliant, le tyrannique maitre se pointa encore derechef et cette fois ci l’air sérieusement menaçant, lança au fils de la noble lignée des coqs : ” Si tu ne ponds pas comme les poules, je t’égorgerai demain.”

Le pauvre coq comprit alors jusqu’à quelles frontières il s’était aventuré. Il hocha la tête tristement, les yeux pleins de larmes, écrasé par le remord et la honte : ” Ah! Mon Dieu! Si j’avais continué à chanter la prière jusqu’à ma mort !”

Ainsi se déroulent les longues séries de capitulations, de concessions et de renonciations aux principes, à la morale et à la vertu. “Le faux finit toujours par disparaitre.” Coran.

Ces comportements dénaturés et illogiques, qui se cachent sous cette fracassant prétexte de “jurisprudence du réel”.

Ces chemins de facilité couteux et aux conséquences exorbitantes pour le bourreau, aussi bien que la victime, feront encore parler d’eux et récolteront plus de victimes.

Quand j’ai vu nos parlementaires se déchirer dans la salle du parlement, nos guides “éclairés” s’occuper le plus souvent à se lancer la balle de tel ou tel échec, nos étudiants sillonner les rues hagards, meurtris et flottants dans les océans de déceptions, notre peuple crever de faim sur les montagnes de trésors qu’Allah a érigé sous ses pieds, nos intellectuels plier aux exigences du tribalisme et du clanisme, au risque de faire éclater leur pays et ruiner l’avenir de leurs enfants.

Quand j’ai vu les meilleurs de nos enfants terminer leurs études, pour aller dans la rue, en prison ou vers les rangs du terrorisme,

Quand j’ai vu que toute la planète tourne et que notre lopin de terre marque le pas et se trémousse en toupie éternelle à la même place, pour répéter en cette année les mêmes choses de la précédente. J’ai compris…et comme j’ai voulu ne jamais comprendre : Nous avons tous, à un moment donné été gourous ou disciples de la “philosophie du coq”

Les solutions ne reposent pas dans l’accablement de tel ou tel dirigeant, ou l’analyse de telle ou telle situation. Ce sport, nous le pratiquons et nous l’avons toujours pratiqué depuis le jour ou nous avons initié le commerce des mots et le culte des réalisations virtuelles. Depuis le jour ou le spectacle a remplacé la foi et la confiance. Ce sport cosmético-mimétique, nous a ruiné, nous ruine et nous réduira au néant.

Nous avons besoin de nous arrêter, recenser les objets de nos peines, de nos échecs et de nos divergences. Un ou des rassemblements au sein des populations et non dans les hôtels ou les salles de congrès.

Discuter loin de toutes sensibilités, les solutions adéquates et satisfaisantes pour l’intérêt du pays, avant tout autre intérêt.

Il s’agit de recommencer à appeler à la prière, chanter les Normes du Seigneur des Mondes, mettre en avant les rubriques du vrai, des bonnes mœurs et de ce qui se doit. Les bonnes choses sont manifestes et les mauvaises sentent mauvais. Nous n’avons pas besoin d’un indicateur pour les distinguer. C’est pourquoi je ne vous perdrai pas le temps à les énumérer. Allah est Témoin.

Si nous croyons aux paroles de l’envoyé d’Allah, et si nous avons pris connaissance du hadith : “Chacun de vous est un berger et chaque de vous rendra compte de son troupeau.”, on peut aisément imaginer la longueur, la difficulté des procès et la lourdeur des jugements.

La Mauritanie survivra, même si elle devait appartenir à d’autres peuples (Laqaddarallah). Ne la noyez pas dans les haines, les cupidités et l’insatiabilité de vos gourmandises. Tout ventre ne contiendra jamais plus que la capacité de son volume. Même si on lui présentait tous les plats du monde.

Réveillez vous avant l’étreinte éternelle de la tombe, vous filez droit vers l’arène ou vous avez lancé des défis imprudents et inégaux, au Gouverneur de l’univers. Vous avancez vers l’inconnu sinistre, effrayant et insondable, ou vos petites puissances fondront comme glace au soleil dans les plis visqueux de la Toute Impuissance de vos “puissances”.

Que le Puissant ouvre les yeux et les consciences et traie les mamelles de Sa Miséricorde sur notre terre. Amine.

Mohamed Hanefi. Koweït.