Archive for November, 2016

Les tamboureurs de la guerre

November 30, 2016

Mohamed Hanefi – Nul ne peut calculer, combien des paroles inopportunes, ou enflammées, peuvent cacher de cadavres, de mutilations et de débris humains. Un incendie est à l’affut de cette terre. Ses initiateurs son armés d’outils plus performants que des flammes.

D’un coté une clique d’amateurs de vieilles mentalités, qui veulent s’adjuger la supériorité d’une noblesse “naturelle”, qui ne demande aucune qualité particulière pour asseoir ses honneurs et sa légitimité. La perspective de ceux qui puisent leur témérité dans les ravins opaques du passé et de victoire assumées par d’autres hommes, qui n’existent plus.

Une vanité empoisonnée, dont on ne peut mesurer ni l’envergure, ni les conséquences. Des hommes qui pensent, avec une naïveté pitoyable, que les grâces de Dieu, leur sont exclusives et qu’ils peuvent bâtir un pays avec les “Il était une fois, seul, mon père avait accès a la grandeur et à la gloire.”

Cette secte se démène fiévreusement pour raviver des récits plus ou moins vérifiables, et qui seront indubitablement contestés un jour. Car tout le monde a sa propre résistance. Même s’il n’a pas tué Capolani. Ce cher Capolani, qui nous a donné l’occasion d’être résistants et héros. Héros sur quoi et par quoi? Allez savoir.

Dans ces diatribes interminables, le nom de Capolani est souvent cité des centaines de fois plus que celui du prophète (pl.). Quelle aberration!!!!! Et quelle perte!!!!!

Je vois des têtes, qui ne pouvaient obtenir quatre sur vingt en histoire et qui miraculeusement se réveillent à citer des événements avec une précision mathématiques et des preuves irréfutables.

Un tel était à tel endroit et avait telle habitude. Ces chevronnés ne pensent même pas qu’à force de creuser les secrets de l’histoire, ils risquent de se retrouver arrières petits fils de Fir-aoune Dhi Lawtad de Néron, de Nemrod, ou tout simplement d’un dinosaure.

“Et nous pensions que ni les humains ni les djinns ne sauraient jamais proférer de mensonges contres Allah.” Les djinns-5. N’est-il pas plus glorieux, et plus juste pour le pays de remettre le “Harratin” et le “Kori” à leur véritable place dans le pays pour pouvoir faire face à nos difficultés, plutôt que de commercer ce système tribal raciste, séparatiste et désuet?

Quelle idée de vouloir à si grand effort déterrer les morts quand c’est pour rapetisser les autres et semer la désunion entre les vivants. On se demande souvent si ces bucheurs d’histoire sont intéressés par le patrimoine du pays ou plutôt par les ingrédients de l’influence. Influence dont les us et abus nous ont jetés là ou nous sommes.

Leur sous-groupe, de ceux qui usent et abusent de la religion, qui détournent les créatures de la voie initiale, je leur répète simplement ce qu’Allah a dit dans la Sourate An-Nahl-25 : “Ainsi porteront-ils, le Jour de la résurrection, la totalité des fardeaux de leurs forfaits ainsi que les charges de ceux qu’ils ont égarés par ignorance. Quelle détestable charge qu’est la leur.”

La Mauritanie est brave et courageuse. Elle n’a nulle besoin de ces longues litanies forcées, pour être ce qu’elle est.

Elle a résisté contre la faim, la sécheresse, les maladies, les complots, le sous développement, les dents acérées et voraces de ceux qui devaient la fortifier. Aucun pays ne peut jamais égaler la résistance de ce pays. On peut se demander, à juste titre comment ce pays peut-il encore tenir debout.

Ce ne sont pas les prouesses enrobées d’individualisme ou la mort d’un Capolani, qui vont la grandir. Surtout quand la chaine de TV, ou celui qui s’évertue à débiter ces longues épopées, tient a ponctuer ses discours de mots français, et quoi que l’auditoire soit exclusivement arabophone.

Une façon difficilement camouflable de prêter subrepticement allégeance à la métropole qu’il veut dresser comme un ennemi virtuel, pour asseoir ses victoires. “Comme je te déteste Oh! Cheikh, mais comme le lait de tes brebis m’est agréable.”Tout le patrimoine culturel, artistique et social a voyagé au Maroc. Les tribus qui ont rallié le Sahara ont été plus fidèles à l’héritage. Elles l’ont emporté avec elles.

On ne réveille pas les morts pour diviser les vivants.

L’homme du Fouta se sent exclu de cette manne historique, les peuls, les harratins. Je ne parle pas des griots, des znagas et des castes “inferieures” En général.

Pourtant s’il faut exclusivement faire l’apologie d’un mauritanien qui a plié les obstacles de la nature pour servir ses concitoyens, c’est bien le forgeron ou l’esclave.

Combien de bravoure et de témérité, ont été dissipé dans la négligence collective. Pour simple raison que l’auteur n’était pas fils de “grande tente” N’est ce pas la manière la plus sournoise de diviser injustement le pays, Et de distribuer l’injustice?

L’histoire est celle de tout le pays. Parlez-en complètement ou laissez à d’autre le soin de la relater en n’oubliant personne. Vous divisez le pays pour flatter votre vanité. Et à propos, l’envoyé (psl) a dit : “Personne ne rentrera au Paradis et qui a un grain de vanité dans le cœur. Alors bonjour l’autre porte.

Ce sont les insufflations de Satan. ” Ils apprennent auprès d’eux ce qui sème la désunion entre l’homme et son épouse.” Al-Baqara-105 Ce genre de passions chantées à tue-tête, tend plus vers le ridicule, que vers la glorification de notre passé.

Un passé duquel nous n’avons pas honte d’ailleurs, mais dont l’utilisation à des fins séparatistes, nous fait mal…très mal messieurs. Il est indéniable que de grands hommes ont peuplé cette terre. Ils ont bravé en silence les rigueurs d’une nature hostile et inhospitalière.

Ils ont dompté et défriché des terres infestées de fauves et de brigands. Ils ont partagé en toute modestie et sans jamais le crier sur les toits le repas frugal de “Aich”ou de“bassi” avec tous ceux qui les entouraient. Ils ont fait “énergiquement leur longue et lourde tache, puis après” leurs pères et leurs grands pères, ont rejoins le Très Haut pour cueillir ou endurer le résultat de l’examen.

Cette terre a des droits sur vous. Ne la trahissez pas. Ne la brulez pas. “D’elle Nous vous avons crées, en elle, Nous vous retournerons et d’elle Nous vous ferons sortir une nouvelle fois.” Taha-55.

Je sais que vous êtes tous, de “grandes familles”, mais les grands sont ceux autour desquels tout le monde est grand. Non ceux qui pour grandir, doivent placer tout l’entourage sous un microscope, pour se taper des rêves. Des rêves qui risquent de tendre vers le cauchemar. Laqaddara-llah.

Tous les mauritaniens sont vos frères, votre honneur et votre dignité. Votre gloire diminue d’un cran à chaque fois que l’un d’eux est méprisé. Avec vous ils ont souffert les années de crise, les joies, les tristesses, la sécheresse. Ils sont mort à vos cotés dans la guerre du Sahara occidentale.

Vous respirez, par individu environ, quatorze mètres cubes d’oxygène chaque jour. Pourtant ce gaz vital n’a diminué, ni fait défaut à personne. La raison simple est qu’Allah ne vous a pas chargé de sa distribution.

La deuxième dose mortelle dans notre corps social, est injectée par ceux qui nous“défendent”. Les cavaliers de la liberté. Entendez par là, les commerçants de la chair nationale.

Ils partagent avec le premier spécimen, un égoïsme biologique et un racisme épidermique, qu’ils s’évertuent à camoufler sous les beaux principes, les discours incendiaires et les menaces de renverser l’ordre social du ciel et de la terre.

Ce sont ces intellectuels, ces personnes “Tché Guevara”, ces va-t-en guerre. Dont la théorie est de dépecer les sociétés, pour découper leurs peaux à leur mesure. Un drapeau national sur tous les réseaux sociaux éclaboussé de sang. Le 28 novembre. Voilà un acte trop méchant.

Qu’est ce que le drapeau a fait comme crime, à part flotter pour essayer de cacher nos nudités rebelles? Est-il un acte de foi de gifler votre mère parce que vos frères vous ont fait mal?

Voilà une façon de lutter bien singulière pour “défendre” sa patrie. Des courses folles vers toutes les instances internationales, pour chanter fièrement que la Mauritanieest un pays de criminels, de racistes, de gens sauvages, hypocrites, sales, mesquins et que vous êtes les anges de la liberté qui volent au secours des esclaves, des pendus, des miséreux, des otages du système foncier… Vous utilisez toutes les armes possibles et imaginables, pour souiller à jamais le visage, la crédibilité et l’honneur de votre mère-patrie.

Vous dressez les ethnies, les une contre les autres. Même si vous ne manquez jamais de brandir cet étendard de “lutte pacifique.” Un jour vous hériterez d’un pays que vous auriez au préalable souillé a jamais. Mais qu’est ce que vous avez laissé pour la paix ??? ne dit-on pas chez nous que les intestins se chamaillent dans le ventre, mais que leurs rixes restent internes?

Si la Mauritanie a compté des assassins, c’est à la Mauritanie de se laver de ce grave péché et de rendre justice. Si ce n’est aujourd’hui, ce sera demain. De toutes les façons Dieu s’en chargera tôt ou tard.

Tout vrai mauritanien humain, pleure ces drames et les regrette. Mais laissons-lui une main libre pour essuyer ses larmes. Une voie possible de recouvrer la convalescence.

Aujourd’hui et avec le climat sulfureux qui s’est installé par les soins de l’inconscience et des appétits politiques, chaque jour porte son lot d’ assassinats, de vols et de viols à Nouakchott, à Nouadhibou, comme à Kaédi ou à Sélibabi.

Au lieu d’y faire face, nous portons à bout de bras toutes nos frasques de haine pour tympaniser le monde. Combien étaient nos morts? Combien étaient nos criminels? Combien faisaient-ils au total?

Vous voulez amputer toute la Mauritanie, pour un drame dont les acteurs n’égalent même pas, en nombre, le un cinquième d’un quartier de l’un de nos petits villages. Le crime existe, les batailles, les victimes, les bourreaux, les assassins, les sadiques, les masochistes etc.… l’homme a les moyens de les juger. Il DOIT le faire. Dieu le fera. Nous devons y croire. Si nous avons la foi.

Si Allah a dit : “Dieu défend les croyants.” Qui peut vous défendre ou vous rendre vos droits mieux que Lui? Quelque soit l’étendue d’une catastrophe, nous devons éviter de couper toute issue vers l’espoir.

J’aime bien cette prière :

“Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix.
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.

Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.”
“Qui pourrait désespérer de la miséricorde du Seigneur, sinon les hommes égarés?”
Al Hijr-56.

Abel fut assassiné par son frère Caen, par simple jalousie.

Joseph, fut jeté par ses frères dans le puits.

Abraham fut jeté pieds et points lié dans le bucher par sa propre communauté…les crimes odieux des hommes ne datent pas d’aujourd’hui. Mais en tout temps et en tout lieu, la justice de Dieu et l’amour des hommes ont eu raison de ceux qui, pris aux mailles de Satan, ont voulu déchirer la tente du bien et de la fraternité.

Luttez! C’est légitime. Votre devoir est de lutter pour vos droits. Soyez un Samba Thiam, que je ne cesse d’admirer pour son calme et sa détermination. Je suis sur qu’il aura gain de cause un jour.

Soyez un Boubacar Messaoud, qui sans relâches, remue les consciences et sème le trouble et la honte dans le cœur de tous ceux qui peuvent encore penser à l’esclavage. Voilà les cavaliers de la justice, jumelée avec la paix. Les haines ne mènent que vers plus de haine.

La justice viendra de Dieu, avec ou sans votre coopération. La Mauritanie change…La Mauritanie changera. Notre pays est profondément meurtri. Il a violement souffert. Certes il besoin d’une intervention chirurgicale. Mais avec un bistouri entre de bonnes mains, pas avec les haches ou les coupecoupes.

“Chacun sera rétribué selon le degré de son action et ton Seigneur n’est pas inattentif à ce que les hommes font.”Al-An’am-132. Tous vos bras portent la Mauritanie. Poussez-la vers l’hymne de la paix ou vers les tambours de la guerre. A vous de choisir dans quel décors, vous voulez placer vos enfants.

Mohamed Hanefi. Koweït

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Devant l’étreinte du trépas | Par Mohamed Hanefi

November 19, 2016

Mohamed Hanefi – Cela faisait déjà une éternité qu’il coure. Il coure ne sachant plus vers quelle destination ni quoi après cette course folle.

Courir était le dernier souvenir qu’il avait gardé de son instinct de conservation. Il n’a pas plutôt choisi une porte pour quémander un secours à ses occupants, qu’une meute d’enfants criards et belliqueux, l’accueillaient avec des pluies de projectiles que son corps meurtri et sanglant, commençait à ne plus sentir.

Peut-être que dans son cerveau de chien, il se demandait pourquoi cet acharnement sur sa pauvre âme.

Pourtant il ne prenait jamais rien à l’homme. Il rodait souvent tard dans la nuit autour des poubelles pour essayer de dénicher quelque pitance et se retirait aussitôt pour passer le reste du jour sous un arbre à la lisière des bois qui bordent les habitats. Dormir était une grâce gratuite du Seigneur des seigneurs et il en profitait pleinement. Ceci ne faisait de mal a personne. Ce matin il avait trouvé un os, allez savoir un os de qui ou de quoi. Un os, qui ne sert plus personne et qui de toute les façon allait se décomposer au grand air.

Le gout vinaigré de cette pourriture d’aubaine, le faisait saliver. Il bavait sous l’acharnement à tirer quelque chose de substantiel, de ce chiche repas. Un homme est passé. il a aboyé des sons qui n’appartenaient certes pas au langage des chiens. Quelque chose comme “Rage…Rage” et des cultivateurs paressant dans leurs champs et qui sommeillaient alentour s’étaient précipité sur lui. D’abord des mottes de terre et de boue.

Il était habitué quelquefois à recevoir de telles corrections, quand un mari affamé le surprenait à midi non loin de la marmite familiale.

Mais ce matin, il parait que tout le monde lui voulait du mal, beaucoup de mal. Instinctivement il se dirigea vers le domicile d’un vieux couple charitable, qui lui offrait parfois les reliefs d’un repas ou un os nettoyé minutieusement par des êtres qui ne mangeaient la viande qu’occasionnellement.

La vieille était devant le logis, mais il entendit ce jappement qui le suivait comme une malédiction: “rage…rage.” Et la vieille subitement hystérique, se pencha tranquillement, ramassa une grosse pierre et la lui appliqua sur le museau sanglant. Il bifurqua, arcbouté sous l’effet de la douleur. Des femmes cocasses riaient sur son passage et lui jetaient tout ce qui pouvait tomber sous leurs mains.

Il avait perdu toutes ses dents et quelques échardes d’os mandibulaire enfoncées dans ses gencives lui faisaient mal à chaque fois qu’il essayait d’émettre un pauvre son de douleur.

Dans un dernier effort, il fonça vers le marché. Il se rappela de ce boucher généreux, qui quelquefois lui lançait des tripes de bêtes ou des kystes inutilisables par les ménagères.

Des masses humaines interminables, ondulaient dans les rues, convergeant vers une seule cible: Lui.

Qu’à t-il bien pu faire? Il ne pouvait savoir. Une salve de pierre lui rappela l’unique objectif de ce qui restait de son passage sur cette planète des horreurs : courir…

Il savait qu’il fallait courir. Mais dans quel sens et vers ou? Insensible à son instinct, sous l’effet de cette douleur qui ne lui offrait plus une occasion de penser à autre chose, il déboucha sur le marché et couru se réfugier sous le comptoir de son bienfaiteur couinant de douleur, la queue entre les jambes.

Le boucher, un morceau de viande dans la main gauche et un couteau tranchant dans l’autre main s’avança vers lui, comme pour le nourrir. Il poussa un faible gémissement en guise de reconnaissance et de remerciement, quand le boucher de toutes ses énergies lui planta, le couteau dans le flanc.

Dans une ultime volonté de s’accrocher à la vie, les artères ouvertes et le sang giclant partout et de partout, il parvint à s’arracher à ce lieu infernal. Sa course était devenue presque clownesque. Il claudiquait comme un crabe à la coquille fracassée, et se retournait de temps en temps en arrière, comme s’il voulait fixer une image à transmettre à l’au-delà.

Qu’a-t-il fait demandais-je à un homme hilare.

-On raconte qu’il a la rage.

-qui raconte?

-Là bas !! répliqua t-il légèrement irrité. Personne ne le raconte à personne. -est ce une façon de terminer la vie d’un être?

-monsieur excusez-moi. Je n’ai pas de temps. Ce n’est qu’un chien après tout. Il ramassa quelques pierres et je continuai à courir derrière l’animal. Je ne savais même pas pourquoi. Je savais que la bête n’avait plus longtemps à vivre. Quelque soit la direction prise des centaines de pierres de tout calibre pleuvait sur son corps, déjà bien affaibli par la faim chronique et l’avarice des hommes.

Il voulait supplier pour une clémence, qui ne servirait plus à rien maintenant. Son corps passé au hachoir de la haine humaine n’était plus qu’une masse sanglante.

Ses testicules et un morceau de son entre-jambe, pendaient bêtement sur sa jambe déchirée, provoquant une hilarité concupiscente chez les groupes de femmes, venues encourager le zèle de leurs mâles.

Le comble de l’horreur au service du comble de l’immoral. J’étais essoufflé à cracher mes poumons. Je criais de toutes mes forces :

-Mais nom de Dieu qu’a-t-il fait de mal pour mériter un tel châtiment? Et les rumeurs diffuses des foules convergeant de toutes parts de scander en crescendo :

-Haw ! Haw Haw! Haw haw haw.

-Hihan ! Hihan! Hihan Hihan.

-Hihan Haw Haw Hihan Haw Haw

Bismillah-arrahmane arrahime. Répétai-je. Ou suis-je?

Subitement le chien s’affala. Je pris une grosse pierre et le libérai de ses derniers liens avec ce monde des horreurs.

Un silence plana sur la foule. Une femme poussa un you-you à mon intention. Je n’avais jamais vu un visage aussi hideux et aussi repoussant que celui de cette personne.

-que direz-vous à Dieu? Ce chien n’est-il pas un chef d’œuvre de l’Architecte de l’univers? Si vous ne pouvez respecter l’animal, pourquoi ne pas craindre la colère du Tout Puissant? devant cette insolence collective pour détruire une merveille d’entre Ses merveilles créée de Ses Mains et que vous ne pourrez jamais réparer. Pouvez-vous redonner une vie à cette masse inerte que vous méprisez et que vous venez de réduire au néant?

Des nuages noirs s’amoncelaient. Il ne pleuvait pas, mes yeux dégoulinaient de chaudes larmes. Des torrents de larmes qui inondèrent mon visage obstruant mes yeux à ce tableau sanguinaire.

Je marchais machinalement sans savoir ou me portaient mes pas. Je marchais, me demandant qu’est ce que ces humanoïdes ont compris du message divin. Pas grand-chose. Je compris pourquoi l’Enfer, les supplices de la tombe, les catastrophes, la faim, les guerres, les hécatombes.

Un verset me vint à l’esprit : “Que l’être humain considère de quoi il a été créé.”

Allah ne fait pas miséricorde au cœur vide de miséricorde.

Mon Dieu que le Jour de la rétribution est long…Très long…le jour le plus long… Je me souvins subitement de l’histoire d’un Bédouin qui demandait à un américain:

-Tu fumes ?

-No

-Tu bois?

-no

-Bon et la drogue ?

-No

-Tu es fou toi !!! Tu es mécréant pour rien!!?

Et que je voulais reformuler :

-Tu crois en Dieu?

-Tu respectes sa création et ses créatures?

-Tu crois ferme que Ton Seigneur est Miséricorde et qu’Il a dit à Son envoyé (psl) : “Et Nous ne t’avons envoyé qu’en miséricorde pour l’Univers?

-Tu es f………………………………..

Mohamed Hanefi. Koweït.

Libre Expression | Sommes-nous prédisposés à nous haïr? | Par Mohamed Hanefi

November 14, 2016

Mohamed Hanefi – Je me suis toujours posé cette question : la Mauritaniepeut-elle vivre plus forte, plus intelligente et meilleure? Dans ces moments de triste méditation, je ne pouvais souvent m’empêcher de penser au premier jour, ou avec mon professeur Gaggioli, je fus propulsé pour la première fois devant les étudiants au lycée national, sous un tableau noir crevassé.

Ce jour là, je n’avais plus de salive.

J’avais perdu toutes mes connaissances, ma langue et ma loquacité habituelle avec elle. Je ne savais quoi faire. Je triturais ma cravate (made in foukdiaye), bêtement et essayais de sauver quelque chose de ce qui pouvait l’être. Je me rappelle que j’avais lancé une petite anecdote fort amusante, mais qui ne suscita le rire chez aucun étudiant.

Quelques années plus tard. Je savais que je suis arrivé enfin à être plus fort, plus intelligent et meilleur. Alors je répète ma question ce pays, le seul que nous avons, peut-il être plus fort, plus intelligent et meilleur. Osons espérer. Je vais essayer de vous dire, pas la solution, mais les contre-indications de la solution.

Une fourmi revenait tranquillement vers le trou de sa fourmilière, quand une grosse goute de miel tomba devant elle. Elle eut peur au début, et contourna la “chose”. Puis se ravisant, rebroussa chemin et revint prospecter cette mine étrange. Elle renifla, huma et s’enhardit à gouter.

L’expérience fut si exquise que notre fourmi se lança aussitôt dans le labeur le plus agréable de sa vie. Elle pouvait ameuter les parents et les amis, qui avaient grand besoin de nourriture, mais ne le fit pas. Cette bonne chose n’était ni à divulguer ni à partager.

Elle lécha, touilla tant et si bien, que prise au propre piège de sa douce gourmandise, elle se roula dans le miel et ne pouvant s’en dégager, engluée dans ce délice, elle mourut noyée.

Sans témoins et sans secours. Le salaire de la cupidité et de l’égoïsme se paie toujours de la sorte. Que ceux qui s’y retrouvent essayent d’être plus chanceux que cette fourmi. On peut se distinguer sans blesser personne, on peut être différent sans mépriser personne. On peut profiter sans exclure personne. Comme on peut être plus fort, plus intelligent et meilleur entouré de tous ses frères, sans omettre personne. La boulimie est une ennemie avérée pour les relations sociales.

Allah a dit: “Nous vous avons crées en peuples et en tribus, pour que vous-vous entre-connaissiez. Le meilleur d’entre vous auprès d’Allah est le plus pieux.” Il y-a donc forcément rapports d’inter-échanges et d’interactivités entre les hommes.

Quand il y-a commerce entre les humains, il y a forcément des heurts, des fautes, des injustices et des crimes. Un homme a giflé son petit frère en public. Au retour dans leur domicile, il vit son frère écrire sur le sable: “Aujourd’hui mon frère m’a gravement blessé devant les autres.”

Le cœur serré, il comprit la gravité de sa faute et se promit de tout sacrifier pour le réconcilier. Il lui donna tous ses biens. Il découvrit un jour, une inscription gravée sur le rocher qui dit: “Soit témoin Mon Dieu que mon frère est ma raison de vivre et que non seulement je lui restitue ses biens, mais que je vivrai pour lui comme il a tout sacrifié pour moi.”

Il interrogea son frère alors: “pourquoi la première fois, quand je t’ai fait un tort si grave, tu as écrit sur le sable?” -La première fois c’était pour oublier. Je laisser au temps et au vent le soin d’effacer ce mauvais souvenir. Et la deuxième fois j’ai gaufré une relation qui ne doit jamais ni faiblir, ni mourir.

Dieu ne nous a pas laissés dans l’ignorance des attitudes à adopter en pareilles circonstances anormales. La charria est là pour rappeler que l’Islam est juste. Allah a privilégié cependant, l’oubli et le pardon. “Si vous pardonnez et oubliez c’est meilleur pour vous.”

Meilleur pour votre santé et le repos de votre cœur, avant toute autre chose. L’envoyé (psl) a dit : “mon seigneur m’a recommandé dix choses. Parmi lesquelles, pardonner à celui qui m’a fait le tort et donner à celui qui m’a privé.”

Il est prouvé scientifiquement que garder les rancunes, les haines les antipathies et les aversions chroniques, influe très négativement sur la santé. Certaines formes de cancers sont dues à la trop longue peine enfouie dans le cœur ou à la négligence prolongée d’un stress qui ronge les veines et les artères de l’individu.

Donc je pardonne d’abord pour ma santé. Pour moi-même. Mais ce n’est pas tout. Je pardonne aussi parce que mon seigneur m’a promis une récompense qui dépasse toute espérance dans l’au delà. Je pardonne car je suis grand. Je me distingue de la petitesse et de la faiblesse de l’autre par mon pardon. Je pardonne d’abord et avant tout parce que je mérite de vivre confortablement dans la sérénité.

Est-ce que je peux dépasser mes passions pour que je sois plus fort, plus intelligeant et meilleur?

Ceux qui s’y voient peuvent y réfléchir.

Mes frères. Le jour de la rétribution, et une fois que les élus dépassent le “Sirat”, ils ne rentrent pas directement au Paradis. Ils sont rassemblés dans un espace appelé “Alqatara”

C’est là ou Allah leur enlève toute trace de rancune et de haine des cœurs. Pour ne pas souiller le saint Paradis de ces mauvaises choses. “Et nous avons extirpé de leur esprit tout sentiment de haine. Ils vivront en frères.” El Hijr-47. Je répète la question: la Mauritanie peut-elle devenir plus forte, plus intelligente et meilleure?

Ceci dépendra de nous tous.

Si nous voulons suivre la fourmi, nous n’avancerons jamais et développerions les jardins de l’envie de la haine, des rancœurs, de la jalousie, des complots, des animosités aux lendemains incertains et nous seront les seuls à en consommer les fruits amers et mortels.

Si nous voulons servir de montures à Satan. Nous serons les auteurs de notre propre destruction dans ce monde ci et dans l’autre. Si nous voulons que la Mauritanie vive forte juste et prospère, comme Allah le veut, nous devons réparer nos erreurs en frères, discuter nos différents en frères et partager nos peines et nos bonheurs en frères.

Les autres ne le feront pas à notre place.

Si nous voulons une Mauritanie avec quelque chance d’échapper aux virus de l’ailleurs, nous devons écrire notre passé sur le sable et graver notre avenir sur le roc et le granit.

Ps: Pour ceux qui me sermonnent et me reprochent d’être inconstant dans mes écrits, je vous dis : je n’ai pu l’être. Si je suis avec les uns je trahis les ordres de Dieu et si je suis avec les autres je déséquilibre les lois de l’univers. Je suis bien petit pour ce défi.

Je demeure avec tous pour une Mauritanie à l’aise dans sa diversité, fière de son passé fraternel, noble par ses attitudes internes et externes, confiante en ses fils et juste dans son avancée vers un avenir radieux avec les pas et les bras de tous ses enfants.

Nous sommes trop peu nombreux et trop faibles pour que nos bras droits engagent des bras-de-fer avec nos bras gauches.

Dieu est l’omniscient, l’omnipotent. Il est le Témoin l’Eternel.

Mohamed Hanefi. Koweït.

Libre Expression | Nous et les autres…jusqu’à présent | Par Mohamed Hanefi

November 14, 2016

Mohamed Hanefi – Cette vidéo de ce chinois qui dépeçait un chien vivant m’obsédait. Depuis que par une curiosité injustifiée j’avais cliqué sur le “Play”de cette maudite scène.

Cet animal qui passait par cette épreuve atroce et qui dans un dernier et vain effort essayait de mordre la main de son bourreau, hilare et veule, était insoutenable. Ce drame immoral me fichait une nausée écœurante qui, tout au long de cet interminable trajet me priva de toute nourriture.

Ce chien était en quelque sorte une partie du corps vivant universel, que cet homme pour des raisons incroyablement sadique, écorchait pour indisposer le club des vivants. Ou va ce monde? Dieu Seul peut savoir !!

Et cette autre scène de cet autre chinois qui brulait un veau vif promenant minutieusement un lance-flamme sur son corps? Il savourait apparemment le résultat de cette torture gratuite avec un air lutin, qui donnait envie de lui tordre le cou.

De jeunes syriens qui “épluchaient” tranquillement la peau de l’un des leurs, des cigarettes au bec, à la western, les yeux pétillant de plaisir et de sadisme, comme s’ils assistaient à une scène dont ils n’étaient pas les auteurs. Ce monde est-il fichu ? Le passé est passé et avec lui les derniers relents de la compassion humaine.

Ces bébés qu’on tire des décombres encore fumant de logis qu’une aviation super performante, venait de réduire en une poussière atténuée par la chair humaine, encore humide de sang et palpitante de terreur, pétrie pour l’éternité avec les gravats de béton armé?

Les nations-unis un vieux rêve jamais réalisé? Un vieux mastodonte en papier, qui de temps en temps soulevait pesamment une paupière pour rappeler son existence.

Un homme qui était femme venait de faire un enfant à une femme qui était homme à la naissance!!!!

Objectif dénaturer la création ???

Des clichés inquiétants et irréels de l’évolution d’un monde qui se déprave à la vitesse de la lumière.

Hommage à la brousse primitive et rétrograde ou j’ai pour la première fois ouvert les yeux et commencé à percevoir les contours de ce monde.

Pourquoi toujours me tracasser et souffrir de choses qui ne dépendent ni de ma volonté ni de mon vouloir?

Voilà la question.

Et comment puis-je vivre indifférent à un monde qui m’entoure et m’étrangle, comme un boa géant?

A mes yeux, la vie n’est plus qu’un océan d’équations irrationnelles que je dois traverser avec une frêle barque d’ahurissement, d’impuissance et de révolte. L’avion de la Turkish Airwaiys venait de se poser en douceur sur le tarmac de l’ancien aéroport de Nouakchott. Aussitôt les passagers mauritaniens se levèrent comme mus par un ressort invisible. Chacun pressé de voir les siens, se hâtait d’ouvrir les cases au dessus des têtes pour récupérer ses bagages de cabine. Comment va la Mauritanie???

Comment vont les chiens de Mauritanie et ses ânes. Je ne pu m’empêcher de frissonner. Y-a-t-il menace sur ces anciens camarades de mes escapades dans la campagne quand je gardais les moutons?

Les idées sont elles restées les mêmes ou bien l’évolution agressive de la mondialisation avait-elle fait des ravages ici encore?

Je m’assurais que mon pied était bien posé sur cette terre que j’aimais tant. L’atmosphère presque irréel de cet aéroport, réduit à la plus simple nécessité, contrastait avec les différents aéroports par lequel je suis passé. Le notre était de beaucoup moins bruyant, moins composé et plus avenant.

Tout dans ce tableau enveloppé par la semi pénombre, me procurait une joie immense.

Tout est simple et modeste, mais tout avait un charme caché que seul celui qui n’a pas visité la terre natale pour une longue période pouvait apprécier. Je passais à coté de quelques policiers et gendarmes, que je saluais machinalement. Ils semblaient tous, malgré une vigilance presque fraternelle, s’être incrusté généreusement dans ce décors, familial pour accueillir les nouveaux arrivant. Des formalités réduites à leur stricte minimal, et me voilà déambulant dans la longue rue reliant l’aéroport à chez moi.

Beaucoup de chose ont changé en apparence. La ville éclairée et les lampadaires alignés à la limite de la vue semblaient témoigner d’un travail de titans accompli dans cet espace ou le panorama était resté figé pour de longues années. Et pourtant je sentais un malaise profond. Je ne savais pourquoi. Machinalement j’ouvris mon I-phone. J’avais écris quelque chose sur le net. Je ne savais plus ni ou, ni quoi, ni pourquoi.

Un commentaire sauta à mes yeux. Juste comme pour me souhaiter la bienvenue : ” Hanefi Pourquoi tu n’as pas parlé des militants de l’IRA jetés en prison ?!!Mouchard des bénis oui-oui.”

Et un autre, plus informé : “Hanefi !! Tu commence à retourner la veste.” Et encore une autre salve ” le chien de Pavlov est meilleur que toi.”

Quelle hospitalité instantanée, spontanée et inamicale !!!

Le premier tir ami est signé … (f). Ce qui en langage cridemien signifie femme. Les cordes vocales des réseaux sociaux continuent à me poursuivre jusqu’aux confins de mes vacances.

Qui sont les béni oui-oui? Et quelle veste je m’apprêtais à retourner? Moi qui n’ai jamais fait de politique, ni courtisé une autorité !!! Pourtant les anciens nous disaient que “Fuir était une décision honteuse, mais qu’elle permettait de sauver la peau.” Eh bien Non !!!! Personne plus jamais sur la planète ne sera plus à l’abri de ces flammes et ces braises qui léchaient et incinéraient la surface de la planète.

Cette fois-ci j’avais deux mois et vingt jours de vacances et je comptais sortir de ces toiles d’araignées de malheur.

La Mauritanie en quatre vingt jours !!!

A Bezoul. Il n’y-a ni électricité, ni internet, ni partis politiques, ni même du pain.

Je ne pouvais mettre le doigt exactement sur le pourquoi de ces haines qui se déchainent entre des “amis” “virtuels” et qui par gesticulations interposées animent une haine innommable au nom d’un peuple pour la plupart analphabète et tout à fait indifférent aux prétentions et manigances de la civilisation.

Je m’attendais presque à trouver la ville à feu et à sang.

Tout le monde publiait tellement toute chose que mon cerveau encore endolori par les longues veilles entre le ciel et la terre, cherchait à percevoir quelque flashs de catastrophes de crimes de meurtre ou de hold-up à mains armées que je lisais chaque jour là sur les pages de cette toile d’araignée.

“Or quelle demeure est plus précaire que celle de l’araignée?” Pourquoi les gens usent-ils de toutes leurs capacités cognitives pour dévier du chemin de ce qui est meilleurs pour eux et pour les leurs? Voilà une sombre énigme nouvelle que les penseurs et les réseaux sociaux doivent essayer de résoudre.

Ne sont-ils pas les artisans de ces coliques de libertés de paroles qui ont dépouillé plus d’un et détruit plus d’une nation?

Ce problème relève de la responsabilité de ceux qui l’ont crée et entretenu. A la maison, je me hâtais d’ôter le costume occidental, qui me serrait et portais un ample boubou de “Chegga” (La déchirure). Qui s’est amusé à nommer ainsi ce tissu si compact et si doux au contact du corps ?

Je voyais déjà les mains expertes d’un parent venu m’accueillir jongler avec la théière pour faire mousser les verres de 8 que je chérissais et dont j’avais une terrible nostalgie.

Excepté quelques dépôts de poussière qui se sont installés durant notre longue période d’absence, la maison était là, inaltérée.

Il est vrai que les branches des arbres avaient un peu occupé anarchiquement certain espaces, mais j’avais devant mes yeux le décor fidèle, que j’avais laissé il y a une certaine période.

Je demandais les nouvelles de mon voisin Yarba. Il est mort. Par une aube froide et sans crier gare, il a quitté cette terre. Sa femme couchée à coté de lui n’avait rien su et s’apprêtait à le réveiller pour la prière matinale quand une position inhabituelle de son corps, lui fit comprendre qu’une l’une des pages, la page de sa vie venait de se tourner à jamais.

Yarba et qui te dira qui est yarba? Une personne tellement ordinaire tellement modeste et tellement simple, que sa présente était égale à son absence.

Un homme si croyant et si convaincu de la valeur désuète de ce bas monde, que jamais son visage n’exprimait autre chose que cet air narquois et amusé devant toutes les évolutions de cette vallée de larmes.

Repose en paix Yarba. Je regretterais amèrement les fois ou assis dans ta boutique, j’ai bu un thé rouge foncé dans tes vieux ustensiles de thé jaunis par la théine et rouillés par le temps.

Je penserai avec amertume à la ténacité de tes positions quand tu me demandais pourquoi j’acceptais de partager les idées de gens qui n’ont pas été circoncis. Maintenant tu es parti et j’ai compris que ton indifférence était le plus grand défi qu’on puisse lancer à un monde dont les principes la morale et les valeurs se désagrègent à vue d’œil.

Ton chat “Mous” témoignera de ton humanité. Toi qui ne le laissait jamais sur ta peau de prière, mais qui veillait à le nourrir, comme on veille sur son enfant. Toi qui as compris que la miséricorde de Dieu couvre tout être et toute chose.

Je ne pu m’empêcher de revoir ces ustensiles posés à quelques mètres devant votre tente pour nourrir le chien de la famille. Ces fameux “meylaq” ou les femmes et les enfants versaient le reste des repas pour que les canidés partagent avec la race humaine la pitance dont aucun être vivant ne peut se passer.

Ici on ne torture pas les animaux.

Ici Seul le Dieu du feu peut bruler par le feu.

Ici, le sang humain est encore sacré.

Ici la nourriture, une fois servie, est pour tout le monde.

Ici quand on se tourne vers Dieu, on fait vivre, non mourir.

Ici le dormir est Bismillah et le réveil est alhamdoulillah.

Ici encore il subsiste quelque chose de ce qui fut.

Ici n’est pas comme là bas.

Là bas aussi il y avait la paix

Là bas il y avait des mères, des oncles et des tantes qui aimaient les leurs.

Là bas il y avait beaucoup d’espoirs, d’ambitions et de projets.

Là bas les familles se réunissaient autour de repas fumants et échangeaient beaucoup de douces choses.

Ici, comme là bas quand la paix s’envole, elle connait difficilement le retour. Le 15 septembre, je roulais sur la route vers Oum Tounsi, le nouvel aéroport de Nouakchott. De ce coté de la capitale, que je n’ai jamais visité, ma surprise fut très grande. Le réseau routier était à la mesure d’une fierté nationale. Les bords de l’autoroute jonchés de drapeau palestiniens et mauritaniens n’avaient pas grand-chose à envier aux pays ou je vais. L’aéroport était moderne, beau et propre.

Certes le contraste de villas super luxueuses du quartier de Tevraq Zeyna que je traversais sur la route de Noudhibou, avec les quartiers modestes de l’autre coté de la ville, créait un malaise dans mon esprit.

La griffe de l’injustice sociale faisant toujours germer la mésentente et les dissensions.

La Mauritanie a avancé. Elle avance lentement mais surement.

Quand le gros Boeing se détacha nonchalamment du sol national, une nuée de question m’obsédaient :

Donnera t on à ce pays la chance de se développer?

Les mauritaniens apprendront-ils assez du monde qui les entoure?

Les mauritaniens sauront-ils que la justice, la fraternité et la solidarité constituent leur seule chance de résister aux coups de boutoir d’un monde qui brule et qui prend plaisir à bruler?

Les mauritaniens sauront-ils à temps qu’un projectile peut être lancé, mais qu’on ne peut le contrôler par la suite?

Une parole au bout d’une langue, peut incendier des milliers de corps. Un moment je pensais à la confiance aveugle que j’avais en ce pilote qui me conduisait entre ciel et terre à des hauteurs vertigineuses et sur des distances démesurées. J’avais confiance en lui. Je ne l’avais pourtant jamais vu. Pourquoi ne nous faisons-nous pas confiance? Et pourquoi ne pas être à la hauteur des confiances qu’on place en nous?

La foi se serait-elle foirée au bout des langues, refusant d’atteindre les cœurs? En tout cas, et comme Dieu a dit : “Tout ce qui vous atteindra de mal sera le fruit de vos actes.”

Mohamed Hanefi. Koweït.

Libre Expression |Peut mieux faire monsieur le président | Par Mohamed Hanefi

November 14, 2016

Mohamed HanefiAlioune a été ensorcelé. Le gris-gris fut attaché à la patte d’un pigeon. Il devra ainsi errer dans les contrées lointaines selon les caprices de l’oiseau qu’il suivra toute sa vie durant.

Quand il quitta le village et sa jeune femme avec, il était encore jeune et fort. Aujourd’hui après trente et un ans, il revient la peau tannée et ratatinée par la griffe capricieuse de terres lointaines que seule l’imagination villageoise collective, peut peindre.

Sa femme Toutou a bien vieilli, “mais elle était devenu bonne pâtissière” exactement à l’image de la Cunégonde de candide. Encore deux jours de commentaires passionnés et l’affaire sera classée dans les contes mythiques de ces villages momifiés.

Fatma est morte pendant l’accouchement. Elle a été “attrapée par le froid”. Cette grossesse d’ailleurs vient de loin, car le père est mort depuis sept ans et l’enfant “gâté” s’est réfugié trop longtemps dans l’utérus de la maman. Ceci peut être une raison, sinon la principale de la disparition brutale et dramatique de la pauvre veuve.

Mahmoud a disparu aussi. Il a été atteint d’un coup de corne d’un bœuf affolé pendant sa jeunesse. Et “la coupure” dans l’omoplate droite a poursuivi sa tache assassine pendant cinquante cinq ans avant de le terrasser.

Maria a donné naissance au petit Yedda. Le plus simplement du monde maintenue assise sur un mortier par les femmes, sous la Khalva de sa tente, elle s’est séparée de l’enfant. Le nombril tranché par les mains ridées de Minata à l’aide d’un vieux canif rouillé. Les premiers cris du bébé furent couverts par le bruit insolite et nouveau dans ce paysage d’une remorque qui déchirait le rideau de la nuit sur le nouvel axe routier Rosso-Boghé. Si au moins ce serpent de fer laissait quelque chose pour le village.

Les feux colorés du mille-pattes métallique, qui frayait son chemin dans ce néant de civilisation, contrastait tristement avec le frêle groupe de femmes qui disputaient leur sœur profondément affaiblie aux lanières acérées de la mort. Saarra est la “pédiatre” du village et de quelques villages alentour. Aujourd’hui elle doit “remonter la glotte” de l’enfant de la famille Bilal. L’opération consiste à maintenir le bébé le visage sous les mamelles d’une chèvre et de faire gicler le lait avec abondance dans les narines du supplicié. L’enfant commence naturellement par pleurer tant que les poumons inondés peuvent dégager de l’air, puis asphyxié par le liquide blanchâtre il finit par ne plus émettre que des gargouillements et des borborygmes effrayants. Ne pouvant plus respirer que par les yeux et les oreilles, les yeux exorbités par la frayeur, il entame les premiers pas de l’agonie. Le “halg” est soulevé Al hamdoulillah et si Dieu le veut l’enfant survivra.

Une autre opération consiste à chauffer à blanc une crotte de chèvre plantée au bout d’une aiguille, puis d’en cautériser le sommet du crane de l’enfant. Ceci constitue un remède contre le “Sgui'” causé par l’exposition à la chaleur. Ou encore le remède efficace pour l’enfant qui tarde à marcher. Il s’agit pour la vieille femme d’introduire ses doigts avec force sous l’omoplate de l’enfant. A la manière de dépecer un animal. Les cris des patients lors de cette opération sont tout simplement insoutenables.

Cette femme, au visage émacié par les douleurs n’ignore jamais de remède soit le malade est guéri, soit il rejoint le Très Haut par la volonté d’Allah. Depuis un bon bout de temps je contemplais Yarg. Il est en quelque sorte le philosophe, l’intellectuel et le politicien du village.

La main tendu, l’autre main sur le cœur, il me jure que cette main “Qui finira par être rongée par les vers.” a salué le président Mohamed ould Abd al Aziz.

Sa voix altérée par l’émotion narrait l’événement qui a changé sa vie. “Il était debout ici affirme t-il. Il m’a salué. Je peux encore sentir ses doigts croiser les miens. Nous étions une foule nombreuse des villages de Bezoul trois, deux, un, Mbegnik Oulad Imigine, Simou et quelques populations du nouveau village des Rhahla.

Le maire, le chef d’arrondissement et les autorités avait préparé la réception présidentielle à Lexeiba 2. Mais le président ayant constaté que les faibles étaient là rassemblés de coté, avait opté pour se diriger vers nous. C’est ainsi que j’ai eu la chance de lui tendre la main et de toucher la sienne. Par Allah avec cette main qui finira par être rongée par les vers.” Je regardais le visage de cet homme rongé par les affres de la faim et de l’ignorance et je me demandais quel grand bien le fait d’avoir touché la main du président de la république pouvait lui apporter comme changement conséquent dans sa vie de misère.

Il est vrai que Ould Abd al aziz a construit immédiatement une école à la château de Versailles sur ce même lieu. (Voir photo). Une école entre bezoul deux et trois. Peut-être dans l’intention d’obliger ces populations à se rapprocher d’avantage. Une école dans une zone ou les enfants sont obligés de parcourir 12 kms par jour pour assister à un cours là bas à Mouqam Ibrahim chez les Oulad Enahwi. Un calvaire que les enfants doivent endurer en hiver comme en été avant de revenir sur terre et de servir comme apprentis dans un camion ou petit vendeur de chaussures a Nouakchott.

Aucun cadre de l’éducation ne s’est exercé une fois à imaginer ces petits corps frêles et affamés, traverser ces longs espaces grelottant de froid ou desséchés par la canicule.

L’école du président est belle. Comme sont belles toutes ces mosquées alignées scrupuleusement au bord de la route bitumée, comme pour dire aux voyageurs qui ne s’arrêtent jamais “regardez-nous. Nous prions.” Ces mosquées du Qatar, des Emirats du Koweït (bien financées et médiocrement construites) sont de grandes aides pour les fidèles, mais elles seraient beaucoup plus logiques, si après avoir construits deux ou trois mosquées, les auteurs pensent à faire une petite salle de trois mètre sur trois pour qu’une femme puisse accoucher dans l’intimité d’un abri fermé aux vents et aux rigueurs du temps. Une petite salle de classe pour que les tous petits puissent s’alphabétiser à la mesure des capacités de leurs petits corps.

Là bas sur le croisement des routes entre Lexeiba 2, Rkiz, Bogué et Rosso, les chinois après avoir achevé la route Rosso-Bogué, ont laissé des bâtisses, qui pouvaient faire office du plus grand hôpital ou dispensaire de la région, ou d’une grande école.

Les chinois n’ont pas plutôt quitté les lieux que des personnalités influentes se jetèrent sur les bâtisses pour arracher portes, fenêtre et plafonds (voir photos). Pourquoi???

Si nous n’avons pas eu la possibilité de construire une bâtisse pour la santé ou l’éducation, pourquoi ne profiterions-nous pas de ce que le Seigneur des mondes nous a enlevé de la main des chinois ou des cosaques?

Pourquoi la Mauritanie ne se lève telle pas comme un seul homme pour qu’aucun mauritanien ne soit laissé à la merci de l’ignorance et des actes irresponsables? N’avons-nous pas intérêt à ce que ces concitoyens soient forts et instruits pour qu’au moins cette partie de notre cher territoire national soit peuplée par des hommes et non par des bêtes qu’on manipule comme des objets?

Qui a intérêt à affaiblir un muscle du pays? Et pourquoi?

Ce matin les hommes du village sont descendus pour négocier avec l’un de leurs anciens notables le dernier morceau de terre qui leur reste et qu’il voulait vendre. Bientôt ils n’auront plus rien et avec cet affaiblissement presque programmé, la Mauritanie perdra les potentialités agissantes de l’une de ses franges les plus naturellement fidèles et les plus courageusement disponibles. Hélas.

Pourtant monsieur le président, vous auriez pu mieux faire. Avant de construire une école et beaucoup moins cher que de construire une école, vous auriez pu dire : “Je veux que cela cesse.” Et ça cessera. Les gens ont soit peur de vous, soit vous estiment ou soit essayent de vous faire plaisir pour une raison ou pour une autre.

Vous auriez pu utiliser cet outil que le Bon Dieu vous a prêté pour un temps, pour que les femmes de la Chamama n’accouchent plus sous une tente délabrée, pour que les enfants de la Chamama constituent dans l’avenir une armée de citoyens fortifiés, sur lesquels la Mauritanie pourra compter les jours du feu de la fumée et de la poussière. Mais surtout pour que la fierté d’un vieux cultivateur de vous avoir serré la main soit le symbole de votre volonté réelle devant Dieu et les hommes de marquer ce pays par le signe de la justice, du développement et de la confiance entre dirigeants et dirigés Vous auriez pu rencontrer le Très Haut auréolé de l’aura de celui qui refuse le tort, les inégalités et le mépris du citoyen.

Personnellement je vous remercie pour beaucoup de choses que vous avez faites pour le pays. Ceci est indéniable et doit être cité et remercié. Ceux qui disent que vous n’avez rien fait sont de mauvaise foi mais ceux qui disent que vous auriez pu mieux faire, attendaient beaucoup de votre personne. Essayez de ne pas les décevoir.

Mais comme vous luttez contre les détourneurs de deniers publics, vous devez également prévoir un code pour stopper les détourneurs des âmes et des consciences.

Je dois vous dire que pour la deuxième session vous pouvez mieux faire…pour votre salut et votre place dans l’histoire.

Qu’Allah vous aide et vous guide.

Puisse Allah faire que les meilleurs d’entre-nous, soient ceux qui nous gouvernent. Amine.

Mohamed Hanefi.

Cette grandeur là de cette tribu là

November 14, 2016

Mohamed Hanefi – A la fin du conte de ce drame, certainement beaucoup me demanderont : “Qu’est ce qu’elle a fait la petite?”. La réponse surprenante est que son grand père hébergeait et nourrissait tout celui qui, dans le besoin franchissait le seuil de sa maison.

Un homme “noble”, parmi les hommes “nobles”, de cette “noble” tribu là se présenta et demanda sa main à sa famille. Comme de coutume dans pareille occasion, la joie de la famille fut intense et les parents, malgré leur modeste situation sortirent ce qu’ils avaient et ce qu’ils n’avaient pas pour que la cérémonie ne manque d’aucun élément de sa liesse, de sa festivité et de son enchantement.

La jeune épousée après une cérémonie tant attendue et tant souhaitée fut livrée, pieds et poings décorés de henné à son époux. Elle était encore bien jeune la petite nouvelle femme. Mais les parents confiants d’avoir donné leur enfant au sponsor de sa vie de son avenir et de son bonheur, dormirent ce soir là l’esprit tranquille et les âmes en paix.

Ils ne pouvaient ni imaginer ni savoir, les pauvres que les ondes de la fausse baraka, peuvent quelquefois émettre les radiations des malheurs. B…, encore sous l’effet des vapeurs de la réalisation du rêve de ses rêves, prit le chemin, avec son nouveau maitre, vers le “campement” de la tribu.

Elle était belle et polie la petite mariée. Mais elle sentit dès son arrivée qu’elle n’était pas si bienvenue qu’elle ne le pensait. La manipulation du kleenex dans sa main, sa propreté vestimentaire, la clarté de ses gestes semblaient agacer les femmes.

Et les regards des hommes grands et petits qui défilaient pour la soupeser créaient en elle un malaise douloureux qui contrastait avec le fond secret de ses espoirs. Elle s’attirait tous les regards et il était évident que quelque chose de bien sublime la distinguait de tous les autres et de toutes les autres.

Quelque chose de lourd et de malsain tournait cependant autour d’elle. Une décharge d’énergie négative planait autour d’elle et emplissait la tente, à laquelle elle essayait de s’adapter malgré sa naissance citadine et les principes de sa culture plutôt un peu plus “hygiénique”.

Mais son esprit alerte et les rigueurs de son éducation, lui imposait d’autre reflexes. Elle s’appliquait à garder son voile tiré sur le visage, pour ne pas se découvrir devant ses beaux parents, sa “belle” famille. Et les yeux baissés, elle saluait la procession interminable, de sa petite voix fluette.

À travers ses répliques timides, presque inaudibles, elle distillait tous les timbres de politesse et de respect qu’elle pouvait émettre. Elle ne pouvait comprendre que sa faiblesse attirait et émoustillait la tyrannie des autres.

Elle planifiait malgré cette peur taciturne qui la pressait, la prenait à la gorge et dont elle ne pouvait préciser la nature, de transformer sa peur en buts. Elle se promettait de gagner ces cœurs arides et secs, et à servir tout ce monde jusqu’en faire des sœurs, des mères, des pères et des voisins qui l’aimeraient sans limites.

Elle ne pouvait imaginer la petite jusqu’ou peuvent aller la cruauté et l’arrogance de l’homme.

Le lendemain fut un autre jour.

Les femmes et les filles du village qui piaillaient autour d’elle, la regardaient avec un certain mépris et lui adressaient la parole avec une légèreté et un dédain agressifs, qu’elle ne pouvait plus ignorer.

Apeurée, elle chercha des yeux son mari, qui s’était fondu dans le village. Sa mission semblait s’être limitée à amener sa victime sur le lieu de son supplice. Au milieu de la matinée, un vieux se présenta, ou plutôt d’après sa situation physique, on le présenta sous sa tente.

Il regarda la petite, la déchiffra point par point, et virgule par virgule et lui lança entre des dents qui ne semblent jamais avoir été examinées par un dentiste: “J’ai tété les mêmes mamelles que ton père. Tu es une Hartaniya.”

Quelques jeunes assistantes gloussèrent et pouffèrent malicieusement dans de vieux voiles décolorés. Elles regardaient la pauvre avec un mépris insistant, qui lui glaça les veines.

Une Hartaniya…Une Hartaniya…Une Hartaniya… Qu’est ce qu’une Hartaniya? Elle ne pouvait assimiler la lourdeur de ce qualificatif, qui pourtant s’adressait à elle et la confinait dans le seul coin de mépris de cette tente, de ce fils de “grande tente” au milieu de cette tribu de “grandes tentes”. Cet homme qui a traversé des dizaines de kilomètres pour la ravir à la chaleur, la dignité et la fierté familiale.

Une Hartaniya…Qu’est ce qu’une Hartaniya? Qu’a-t-elle de moins que les “non”-Hartaniya?

Tard dans la nuit au milieu de la cacophonie rythmée et endiablée des grillons, les yeux fixés sur le “Hoummar” de sa tente, de cette famille de “grande tente”, les yeux humides et tristes, ouverts dans l’obscurité, le cœur gros de chagrin, elle essayait de comprendre. Pourquoi ces gens n’ont-ils un sens ou une importance que par l’entretient du mépris des autres?

Qui sont-ils et qu’est ce qu’Allah leur a donné de plus qu’elle pour qu’ils dépensent tant de peine et d’effort pour la rabaisser de la sorte? Un youyou lointain déchira le rideau opaque de la nuit. La tribu fêtait sa noblesse et la “pureté” de sa lignée sur fond de larmes d’une pauvre hôte, qui pensait être tombée entre les mains d’être humains, et entrée sous les tentes de la générosité de la piété et de la crainte de Dieu.

Et ils osent parler de changement !!!

Le changement positif se fait de l’intérieur. On ne peut changer un système sans apporter du nouveau. On ne peut changer une société seulement en surface. Quand on ne change qu’en surface, on triche surement dans le fond. “Allah ne change ce qui est en un peuple que si ce peuple change ce qui est dans ses âmes.”

On ne peut attribuer le mal à Dieu. Le mal n’est pas justifiable par la Sagesse Divine. Le prophète (psl) a dit que le summum de la méchanceté pour un individu est de mépriser son frère musulman.

Et même si on faisait abstraction de la foi, il faudrait bien apporter des preuves crédibles et digestibles qui prouvent que certain personnes sont supérieures aux autres, par une naissance sous la khalva d’une tente. Il n’-y-a de supériorité que par la foi. C’est Allah qui le dit.

Etre noble c’est tout d’abord l’être et le vivre dans comportement. Ces agissements d’un autre âge sont tout simplement ridicules et méprisables. Et puis comme Allah, le Meilleur de ceux qui disent a dit ” Si vous vous moquez de nous, alors nous nous moquons de vous comme vous vous moquez.” Houd-38 On ne peut jamais changer dans une continuité ou en innovant dans la ressemblance. Les prophètes sont ce qu’ils sont parce qu’ils ont apporté de véritables changements.

Il faut absolument changer ces modes de vie désuets et honteux. Changer la pensée, les sentiments. Nous devons apprendre comment faire un changement positif réel. Il faut changer les mauvaises croyances, les mauvaises convictions, les mauvaises relations entre groupes sociaux changer les idées qui peuvent nuire aux rapports sociaux.

Changer c’est remplacer un état ou une chose par autre chose et non pas par la même chose travestie. On ne peut jamais agir mal et se proclamer de Dieu. Le mal ne peut être attribué au Seigneur. Le Juste.

Celui qui agit mal au nom d’Allah est un Satan masqué.

B…est revenue chez elle. Une jeune divorcée qui a laissé sa foi en sa société là bas derrière les dunes chez des humains qui prétendent régler le cours de la morale et de l’honneur et de la grandeur.

Elle sait désormais qu’elle est beaucoup plus noble que ces hommes et ces femmes pour qui elle a apporté tout son amour et qui en retour l’ont mutilée et traumatisée avec le souffle fétide d’une haine et d’un racisme duquel l’envoyé (psl) a dit: “éloignez-vous en il est nauséabond.”

Méditez cet épisode, parce que le comprendre permet de comprendre et de déchiffrer l’appareil mental qui menace les fondements cette société. La tribu, les personnages, la victime, je les connais tous. Je connais parfaitement pourquoi ils avaient agi de la sorte. Les citer ne présente aucune importance. Leur compte est auprès d’Allah.

L’essentiel est que tout musulman sache que médire d’un musulman, au vu du Seigneur des mondes équivaut à se repaitre du cadavre de son propre frère décédé. Nous nous débarrasseront de ce mal ou tôt ou tard il se débarrassera de nous. Comme disent les maures “on ne se relève pas de chaque perte de connaissance.”Ceci est une histoire vraie, qui m’a été relatée par les intéressés eux-mêmes ma première nuit sur la terre natale.

Je n’ai pas dormi cette nuit là le cœur essoré par la tristesse.

Mohamed Hanefi. Sur la route d’Aleg.

Libre Expression | Tout en écoutant Saad et Biram par Mohamed Hanef

November 14, 2016

Mohamed Hanefi – Saad ould Louleid a parlé. Il était magnifique et majestueux dans son boubou blanc écarlate.

Ce n’était plus le Saad d’il y-a quelque temps fâché et agressif devant un Ould Ahmed Aicha qui tenait l’autre bout du rideau raciste et ségrégationniste qui s’échine à déchirer la Mauritanie. Sub-hanallah Celui qui change les velléités et les situations.

Beaucoup d’autres ont changé leur vision des choses et la situation des harratins est restée presque la même.

Le seul tort de monsieur Saad est qu’il a ajouté des divisions aux divisions déjà existantes et suffisamment douloureuses et plus que suffisamment encombrantes.

Quelques centaines de kilomètres plus loin.

De l’autre coté, à Dakar, Biram a parlé. Dans son costume neuf, le nœud de la cravate un peu inclinée vers le coté, comme pour marquer la ou les différences, nécessaires à la circonstance “divisionniste” qui doit prévaloir. Il a dit son mot, à son tour.

La prison est finie. Elle a ouvert ses portes pour permettre à une autre prise de position “costumée” de s’étaler à la lumière.

Il était bien visible que l’un et l’autre tenaient un morceau de fromage, subtilisé quelque part du bec d’un corbeau. Chacun avait raisonnablement tort ou “tort-ionnellement” raison.

La cause des harratins en Mauritanie est si douloureusement intense, si intentionnellement douloureuse, qu’on ne peut se hasarder à condamner quiconque y met du sien pour la redresser ou la condamner sans s’attirer les tonnerres et les foudres des cieux et de la terre.

Saad se plaint d’une certaine vente de la cause des noirs, aux noirs embusqués à l’étranger pour voler ce “trésor harratin”. Comme si le harratin a jamais eu quelque chose à voler.

Tout le monde est hors du pays pour cause d’un mécontentement quelconque. Sauf ceux qui, chasseurs de primes, étaient sortis pour gagner des sous. Voilà le mal, ou le pays en entier devait s’arrêter qu’il doit méditer et décider du changement nécessaire à la vie en commun.

Les changements s’opèrent à l’intérieur. L’extérieur c’est pour l’exportation d’une pacotille nationale qui devait être couverte pour le respect et par la pudeur.

Allah ne change ce qui est en une communauté que si elle change (positivement) son fort intérieur.

La témérité, la vraie témérité est, était et restera celle de régler le problème des uns et des autres loin de tout esprit de division de tout esprit de vengeance et de tout piège.

Un peul ou un wolof n’est pas moins mauritanien qu’un maure ou un harratin. C’est la corde sensible d’ailleurs sur laquelle Biram a accordé, semble t-il les cordes de sa guitare avec la chaine Dakar-actu. Et quelque part Biram avait raison. Car il y-a d’autres acteurs dont je n’ai pas parlé encore qui lui donnent raison et qui expliquent son courroux.

Biram a voulu dire que les maures, les arabo-berbères, comme il aime parait-il les désigner, sont des conquérants, des brutes, des tyrans qui sont venus imposer quelque chose de pas potable en Mauritanie.

Il avait raison Biram. Ou en partie raison. Il régnait en Mauritanie une certaine façon de voir de concevoir de percevoir et de traduire les relations sociales et interclasses, qui renfermaient une injustice flagrante et honteuse. Un tort manifeste. Mais pour nous les habitants du vingt unième siècle. Pas pour eux. Ceux dont la vie était réglée et rythmée par ces paramètres de leur temps. Pour eux cette organisation était la “Référence”. Cette communauté là est morte, finie, désamorcée par les griffes du temps. La poursuivre serait comme vouloir échanger des coups de cornes avec le vent.

Le tort de Monsieur Biram ould Dah est qu’il semble condamner à mort son peuple malade au lieu de prodiguer des soins calmes et doux qui assurent une convalescence sereine.

Est-il juste d’appeler la communauté internationale à mettre les embargos et les sanctions économique sur les descendants de ces histoires de l’histoire? Les traiter comme a été traité l’Irak A cause de Saddam Hussein et ses armes de destructions massives qui n’ont jamais existé? Saddam est mort. Mais le peuple irakien lui a-t-il survécu?

La plus grande cause de misère est la volonté têtue de vivre dans le passé. Vous ne pourrez rien contre le passé. Il est révolu, immatériel et donc inchangeable. Quand au futur, Seul Allah en dispose. Mais il dépend grandement de vos actions et de vos intentions.

Il n’est pas utile, voire dangereux de consigner tous les maures ou comme il aime à les nommer “Les arabo-berbères” dans les “20% de la population”. Ni de trop “scandaliser” la condition noire dans ce pays de “l’apartheid” qu’est la Mauritanie comme vous dites.

Il est injuste que monsieur Biram, bien que ce pays a vécu une certaine grande injustice et sur laquelle je reviendrai plus bas, il serait trop grand de le qualifier “d’Apartheid.”. Le châtiment est trop lourd pour la taille et le volume de la faute. Il y-a une grande différence entre le volontaire et le traditionnel. L’un est accompli avec préméditation et l’autre est appliqué suite à une fausse conviction, de faux legs ou une fausse tradition.

Ce monde maure a été programmé à une période ultérieure pour agir comme il le faisait et comme certain continuent à vouloir maintenir la situation du pays, malgré des dangers évidents qui planent dans son ciel et menacent son existence. Les normes décrétées par Dieu pour que cet univers roule comme il faut, font que ceux qui vont contre, font figure de criminels et doivent en subir la conséquence. La Mauritanie l’a compris. Timidement compris, mais compris quand même. Il faut bien admettre que le réveil a été plus que brusque et brutal.

Le maure est de nature paresseux. Il aime le thé, les histoires et la poésie. Parfois c’est heureusement. Regardez comment ils ne parlent jamais de victimes maures de 89. A toute chose malheur est bon. Parfois ne pas aggraver les circonstances malheureuses, évite d’autres circonstances peut-être plus graves ou plus malheureuses.

Mais beaucoup de maures se sont levés en même temps que les harratins et les noirs pour condamner ces injustices et lutter contre elles. Ceci leur a valu à certain, quelque fois le bannissement de leurs communautés.

Ils ne doivent pas se sentir à l’aise aujourd’hui de voir qu’au même titre que toute la “beydanerie”, comme certain se plaisent à leur coller ce sobriquet, condamnés à être des “arabo-berbères”, méchant et anachroniques qui doivent disparaitre.

Mais avant de sauter sur les boucs, occupons nous d’abord de traire les chèvres. Avant d’être arabes, berbères ou autres, essayons d’êtres nous-mêmes: Des Mauritaniens.

Beaucoup de facteurs à bon ou a mauvais escient ont concouru et se sont tendu les mains pour nous embrigader en vue d’être les acteurs convaincus de certaines pensées et de comportements que nous voyons normaux, mais que les autres voient tout autrement. Nous voulons que les mains tendues pour nous sortir des ténèbres vers la lumière, soit des mains secourables et non fossoyeuses de notre destin. Nos fils sont braves et courageux. Surtout ceux qui ont eu le courage de faire face a tous les sévices pour nettoyer le pays de ses cancers. Comme Biram, Saad et tant d’autres. Mais ils doivent agir de sorte à ne pas nettoyer tout le pays avec sa poubelle.

On peut faire une ablation de prostate sans sectionner le reste alentour. Ceux qui se “graissent” aussi sur ce rachitique corps social et qui soulèvent toutes ces poussières dans l’unique but de parvenir doivent savoir que comme les autres ils seront douloureusement rattrapés par la justice implacable de l’histoire.

Ceux qui poussent le pays vers la catastrophe doivent savoir qu’ils ne sont pas à l’abri de leur propre flamme. Déclencher un incendie est facile. L’éteindre est une autre histoire. Qu’Allah nous accorde la paix, la sérénité et la justice. Et qu’il nous fasse diriger par les meilleurs d’entre nous. Certes il y-a encore des personnes malheureusement aveuglées par un gain, un orgueil une méchanceté, ou une vanité et qui continuent à remuer les couteaux dans les plaies nationales. Mais elles s’amenuisent et se ridiculisent chaque jour un peu plus. Elles sont condamnées à laisser place à des générations plus justes, plus intelligentes et plus conscientes des droits de l’humain et de l’égalité des citoyens, de tous les citoyens.

Soyez optimistes et laissez à votre société une petite marge pour changer dans la paix. Elle changera.

Au lieu de maudire l’obscurité, allumez un réverbère. Essayez de régler vos problèmes entre vous. Une rixe interne vaut mieux que mille solutions internationales.

Croyez moi c’est une réalité.

L’autre acteur qui se love dans un silence presque tombal est le décideur politique. L’impression qui se dégage de cet inextricable imbroglio national est que le pouvoir observe et laisse la gangrène de la division, faire son chemin. L’état doit faire son travail et avoir une feuille de route viable et crédible, pour renverser cette situation plus que gênante.

Il ne s’agit pas de distribuer quelque vivre par l’intermédiaire des boutiques d’Emel, mais d’éclairer des citoyens longtemps restés dans l’opacité totale d’un système humainement inacceptable et légalement criminel.

Il faut que le gouvernant dresse un registre annuel pour y consigner graduellement les réussites et les changements opérés. Mais aussi les échecs à faire face à ce fléau qui menace toute la patrie mauritanienne. Même si c’est difficile, la succession des échecs aboutira pour sur, sur la réussite. Il faut prendre des mesures pour que ceux qui continuent sur les réseaux sociaux ou sur le terrain, à chanter le tribalisme, le clanisme ou le racisme, soient sévèrement punis, pour que cela cesse.

Rappelez-vous que parmi les programmations in-sensorielles, figure celle de dresser les gens à respecter les autres et à prendre en considération la valeur humaine. Un peuple qui fait fi de la valeur humaine est un peuple sans principes et sans valeurs.

S’il est urgent d’appeler les abolitionnistes à ne pas souiller la renommée du pays devant les autres, il n’est pas moins urgent de rappeler à ceux qui veulent perpétuer les injustices que pour les injustes, la colère d’Allah est terrible et que le tort peut vivre un moment, mais ne peut continuer pour toujours. Essayez de sortir de vos habitudes maladives et considérez la Mauritanie dans le cercle des environs. Elle est une responsabilité entre vos mains. Faites en sorte que vos mains ne soient pas les mêmes que celles de Abou Lahab. Ne trahissez pas votre patrie, pour une vanité ridicule ou une miche de pain. Tout finira et vous regretterez.”Allah n’aime pas ceux qui trahissent.”

Mohamed Hanefi. Koweït.

Libre Expression. Convictions et controversions | Par Mohamed Hanefi

November 14, 2016

Mohamed Hanefi – Ou s’arrêtent les “bédanes” et ou commencent les “harratines”? Voilà une question qui nécessite une réponse urgente et définitive.

Il parait que les événements se précipitent et bousculent toute réflexion et toute initiative. Mais passer au dessus de cette définition risque de réserver de biens pénibles surprises pour les uns et pour les autres.

Un homme est venu chez le prophète (psl), le front sillonné par la permanence de soucis, qui semblent lui avoir ôté totalement le sommeil. Il dit : “O envoyé d’Allah je souffre douloureusement du comportement de mon voisin, qui semble s’être assigné comme tache principale de me rendre la vie difficile.

L’envoyé lui répondit: “Va et essaye de supporter ses mauvais comportements.” L’homme s’en retourna chez lui et fit ce qu’il pu. Mais les exactions et les infractions du mauvais voisin n’en redoublèrent que d’avantage. Une autre fois l’homme se reporta au prophète et une autre fois ce dernier lui conseilla la patience et le pardon.

A la troisième plainte de l’homme, le messager lui dit: “Va! Prends tes bagages, ta femme et tes enfants et installe-toi dans la rue. Le malheureux s’exécuta. Cette famille insolite attira la curiosité et la sympathie des passants. Et à chaque fois que quelqu’un lui demandait la raison de son expulsion de chez lui, il répondait” Mon voisin me maltraite et me rend la vie difficile.” Et les files interminables de passants de prier les uns après les autres “Qu’Allah le maudisse.”

Le mauvais homme ne tarda pas à constater que les foudres du ciel commençaient à s’abattre sur sa tête, dans les moindres détails de sa famille et de ses affaires. Il comprit sa faute et alla s’excuser auprès de son voisin disant “retourne chez toi. Wallahi je ne te ferai plus aucun mal.” Le locataire de la rue à son tour pardonna pour l’amour de Dieu et ils vécurent voisins et frères.

Ni les maures n’ont été comme le premier, ni les harratins comme le deuxième. Du moins les harratins “virulents” et les maures “rutilants”.

Ces derniers accrochés comme des sangsues à une noblesse, qui frise le ridicule, et à des privilèges qui ne valent pas un cheveu de la patrie, jouent au chat et à la souris avec le destin d’un peuple qui regarde les événements venir en s’en remettant “A la décision de Dieu.”

Ils ne prennent ni la peine de savoir (et malgré qu’ils le répètent chaque moment de leur vie) qu’Allah ne change ce qu’il y-a dans une communauté, que si elle change ce qu’il y-a dans ses profondeurs.”, ni le temps de s’arrêter un moment pour raisonner. Allah aime la raison.

Ils ont vaguement saisi les règles les paramètres et les lois d’un certain ordre établi, qui “vient” des ancêtres : Ils sont nobles. Ils ne prennent jamais la peine de se demander: Noble par rapport à qui depuis quand et en fonction de quoi?

S’il y-a sort pire que celui des harratins aujourd’hui, c’est bien celui du “maure”. Au début il fut manipulé par des forces “intellectuelles” et “militaires”, qui le stratifièrent en classes en castes et en nobles et vassaux. Aujourd’hui, pris en otage par une élite politique et intellectuelle, qui occupe les devant de toutes scènes, à défaut de toute concurrence. Ainsi le maure affichera le visage virtuel patibulaire du raciste, de l’esclavagiste et de la bête à abattre.

Aicha la mère des croyants raconte: J’ai entendu l’envoyé d’Allah (psl), dire: “O mon Dieu que celui qui se charge de la responsabilité des affaires de cette communauté et qui les gère par les tourments et les peines, qu’Allah le torture et le supplicie.

Et que celui qui les traite avec longanimité et indulgence, qu’Allah le traite par la douceur de sa miséricorde.” Rapporté par Muslim.

Rien qu’a suivre certain groupes sur internet, on réalise aisément l’ampleur de ce cancer viscéral, qui consiste à se faire une noblesse, une priorité, une proximité des gouvernants une importance mesquine et honteuse sur le dos d’une population encore endormie et qui anesthésiée par les fautes et les dogmes du passé, ne peut sentir les dents acérées d’un présent qui la condamne et l’exécute sans essayer de la comprendre.

L’essentiel est que politiquement religieusement des élites prospèrent et font figure de représentants de quelque chose.

Les harratins ne sont pas plus chanceux. Ils se réveillent. Ce qui est une bonne chose. Ils ont aussi leurs élites.

L’Amérique, l’Europe, le monde libre et civilise. Les passants qui maudissent le mauvais voisin. Mais…jusqu’au? Derrière l’Irak? A coté de la Syrie?, aux environs de la Palestine? Au-delà de nulle part? Dieu Seul sait.

Qui s’affiche avec la réalité amère de frères qui cherchent avec une vigueur vicieuse à se faire le mal?

Le ramadan est proche. Tout le monde va s’affamer, s’assoiffer, se retrancher dans les limites de Dieu. Tout le monde vivra sa foi dans la plus profonde conviction, drapé dans cette foi colorée et artificielle. Mais tous ces fervents fidèles traverseront avec leurs controversions cette période sainte, pour continuer pour le reste de jours qu’Allah leur accordera à clamer à haute voix les dires du prophète “Aucun de vous ne sera pieux s’il ne souhaite pour son frère ce qu’il souhaite pour lui-même.”, tout en affutant le couteau tranchant pour couper la gorge de son frère.

Allah a dit : “Et quand Nous voulons détruire une cité, Nous ordonnons à ses gens opulents (d’obéir à nos prescriptions.) Mais au contraire ils se livrent à la perversité. Alors la parole prononcée contre elle se réalise et Nous la détruisons entièrement.” 17-16.

Aucun maure n’est fautif de ce que le passé a institué avant qu’il n’en fasse sa cause personnelle et ou perpétue ce tort.

Pourquoi n’avons-nous pas des citoyennes mauresques qui défendent la cause de leurs frères harratins? Pourquoi une italienne, une française ou une belge doit-elle sentir nos peines plus que l’une de nos propres filles?

Pourquoi tous ces mouvements harratins ne descendent-ils jamais dans les Adwabas pour cultiver avec les oubliés de la Mauritanie? Ou simplement leur enseigner les règles d’hygiène?

N’est ce pas exploiter la cause et se démarquer de ces hommes-choses? Aucun harratin ou négro-mauritanien n’a le droit, ni l’intérêt à bruler la maison commune.

Mais aucun non plus n’a le droit de se taire, tant qu’il voit dans son pays une injustice susceptible de diviser les mauritaniens.

Si la circulation nécessite un code de la route pour éviter les accidents, nous avons aussi besoin de discuter ou initier un code de la nation pour éviter les conflits et les haines.

Si la trop grande vitesse sur la route est cause d’accidents. La trop lente lenteur de la vitesse n’est pas moins dangereuse. On ne peut entrer dans une autoroute à trente à l’heure sans générer des confusions et des chocs.

Ceux qui veulent tout changer doivent commencer par changer leur propre intérieur. Et ceux qui ne manquent jamais de nous rappeler les paroles de l’envoyé (psl), sur “facebook”, doivent commencer par se les rappeler eux-mêmes. Nous sommes peuls, maures, harratins, wolofs et soninkés. Devant Allah nous sommes égaux et frères. Ceux qui veulent nous diviser pour nous jeter les uns contre les autres, doivent au préalables nous tracer les lignes indiquant ou commencent les uns et ou finissent les autres.

La vérité de la vérité est que nous ne voyons que des opportunistes qui une fois la bouche pleine deviennent aphones ou des arrogants instruits par leur maitre Iblis qui leur susurre “Tu l’as crée de boue et tu m’a crée de feu.”. Ils pensent comme pense l’âne “Si moi je m’abreuve que le puits s’effondre.”

Faites-en une règle: le bien et le mal ne sont pas comparables.

Le véridique n’est pas comparable au menteur. Ceux qui veulent contrôler par la peur et la suspicion ne peuvent être des bienfaisants. Ceux-là, qui en rependant la haine excitent les susceptibilités et les allergies, prétendent distribuer le secours la liberté et la miséricorde. Ils vous programment tout simplement pour faire de vous ce qu’ils veulent.

Quand on fait une faute, la plus belle des confessions est de demander pardon. Et quand on est sollicité pour pardonner, la plus noble des attitudes est de dire: “Tout est oublié”. L’univers change constamment. Ceux qui ne changent pas sont malhonnêtes et de mauvaise foi.

La vérité n’est pas toujours blessante, comme pensent certains. Le jour ou le mauritanien parlera au mauritanien, les yeux dans les yeux, les cœurs purifiés de toute haine et de toute rancune, il n’y aura plus de place pour les problèmes dans ce pays. Et rappelez-vous: “le bateau ne coule pas à cause des eaux qui le cernent, mais de l’eau qui s’infiltre dans son intérieur.

Mohamed Hanefi. Koweït.

– Le Sénégal signe pour l’Afrique [PhotoReportage]

November 14, 2016

Mohamed Hanefi – Des océans de voitures se déversant de toutes les avenues vers le somptueux hôtel Sheraton, des marées humaines de toutes les couleurs et de toutes les nationalités convergent vers ce lieu de la cérémonie de l’indépendance du Sénégal, ce quatre avril 2016.

Je dû faire trois fois le tour de l’hôtel pour pouvoir garer ma voiture. Comme de coutume ce jour au Koweït est une occasion festive de rencontre pour tous les membres de la communauté africaine et internationale dans ce pays du Moyen Orient.

Celui que je peux appeler sans risque de me tromper, l’ambassadeur des africains dans ce pays son excellence, notre frère et ami Abdou Lahad Mbacke,ambassadeur du Sénégal, doyen du corps diplomatique au Koweït a tenu comme d’habitude aux coté de sa noble épouse, à rassembler la famille africaine sous le toit du somptueux hôtel jouxtant les plages de Shoueikh.

Un homme duquel l’Afrique peut être fière. Personnellement je ne peux oublier les moments difficiles, ou ce frère et ami a été à nos cotés, entièrement à notre disposition, pour prouver s’il en est encore besoin les liens de sang et de fraternité qui lient et qui lieront toujours notre peuple mauritanien au peuple sénégalais frère. Des relations que toutes les turbulences de la politiques et les anomalies de l’histoire ne peuvent ni rompre ni altérer.

Je ne peux oublier l’attention particulière et paternelle qu’il accorde personnellement aux étudiants de l’institut de Qortuba, qu’il entoure de soins individuels.

Le petit fils de cheikh Ahmadou Bamba, m’a encore émerveillé par sa générosité, son sens de l’honneur et de la vertu.

Dans cette partie du monde, éloignée de son pays natal et de son continent, il n’a cessé pendant ces deux décennies ou j’ai eu à le côtoyer au Koweït de montrer au monde entier, que le vrai berceau de la civilisation, et de la responsabilité, est l’Afrique, et non ailleurs.

Il y-a encore de cela, seulement deux semaines et malgré son rang diplomatique et la grande auréole, de respect qui entoure sa personne aussi bien de koweitiens que de non koweitiens, à la tête d’un groupe considérable de ses compatriotes, volontaires, son excellence dans son modeste jogging de sport, dirigeait lui-même une campagne de nettoyage des plages du Golfe.

Une leçon de modestie et un exemple de coopération qui ont très longtemps fait parler d’eux dans ce pays hôte. On peut dire simplement que sur cette terre, son excellence Abdou Lahad Mbacke, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Sénégalau Koweït, doyen du corps diplomatique depuis tant années, peint sans remuer les lèvres, la grandeur, la bonté, la fidélité la fierté et la sagesse de l’Afrique.

Les grands hommes sont ceux qui par l’acte, dans les feux de l’action réalisent les grandes œuvres et laissent des traces lumineuses pour les générations qui suivent. Sans paroles ni arrogance inutile.

L’un de mes jeunes étudiants Nigérien, me confie: “ça fait un mois que je me prépare pour cette rencontre de l’Afrique.” Le “djambar” du Sénégal, comme j’aime à l’appeler continue à donner des leçons d’or aussi bien aux diplomates qu’aux hôtes qui lui vouent un respect très grand et une considération sans limites.

Tant il est vrai que la vraie grandeur vient de l’intérieur de l’âme et non des frasques de l’apparence, et des frou-frou de l’arrogance. Encore une fois cette indépendance du Sénégal a été une raison pour toute cette communauté africaine, ici, de lever la tête et de dire aux autres: ” Parmi nos représentants, il y-a de vrais hommes.”

Qu’Allah multiplie les joies et les fêtes du peuple sénégalais frère et qu’il accorde longue vie, très longue vie à son excellence Abdou Lahad Mbacke, petit fils de cheikh Ahmadou Bamba, ambassadeur de l’Afrique dans ces terres lointaines. Que Dieu lui accorde un séjour agréable dans ce bas monde, entouré de son honorable épouse et de ses enfants. Et qu’Il fasse de ses bonnes actions un chemin éclairé vers le Paradis.

Mohamed Hanefi. Koweït.

Avec Cridem, comme si vous y étiez…

Libre Expression. Né pour être exclu | Par Mohamed Hanefi

November 14, 2016

La justice de l’injustice n’a rien à envier à l’injustice de la justice. Ce sont deux potions extraites de la mixture du même druide. La référence à outrance au passé est le symptôme le plus sûr et le plus fiable de la décadence du présent.

La justice de l’injustice n’est qu’une sœur mutante et perverse de l’injustice de la justice. Tu n’es ni esclave, ni forgeron, ni noir, ni victime des événements de 89. Non mon fils, il y-a un Dieu pour ceux-là.

Toi, tu es né pour autre chose. Tu ne sauras jamais pourquoi le destin t’a réservé ce timbre réservé aux êtres de ton espèce. En tout cas pas dans ce monde. La fausseté des hommes est si opaque, si maligne, si souillée que tu ne verras jamais. Tu ne comprendras jamais pourquoi cela n’arrive qu’à toi et à ceux qui te ressemblent.

Tu t’instruiras. C’est sûr. A défaut d’être instruit par les autres, quelque chose de divin en toi te poussera sans cesse vers les cimes du savoir. Des sommets que tu n’atteindras que par le plus improbable des accidents.

Comme une étoile polaire, tu brilleras au milieu de la médiocrité qui te cerne et te neutralise. Ta lucidité, ton intelligence et ta vertu te distingueront des autres comme l’or se distingue du charbon. Ton essence est pure et ta foi est sincère.

Ton cœur palpitera, comme aucun cœur ne peut le faire pour l’amour de ta patrie et la fierté de ta nation. Ta nation comme tu l’as conçue dans ton esprit limpide et fidèle.

Le jour des jours sombres et effrayants, tu seras sans cesse dans la devanture, en bouclier féroce pour défendre l’honneur et l’intégrité de cet ensemble qui te repousse. Tu ne pensais jamais à une récompense. Tu es simplement galvanisé par l’adoration d’un passé qui te nie et d’une histoire qui te blâme et te condamne sans raison. Sans raison!!! Peut-être et plutôt, sans raison de la raison. La raison est morte au sein d’un monde poussé par l’arrogance jusqu’à défier les lois sacrées du Seigneur de la raison.

Avant la distribution des profits, tu as sans cesse été le premier et le meilleur. Un génie au milieu des Alis Babas. Tu avais confiance. Tu avais de l’amour et de la compassion pour tes frères et tu souhaitais qu’ils se hissent à ton niveau, plus loin que ton niveau. Tu ne connaissais ni l’injustice ni la rancune.

Tu étais toujours à la tête et tu ne savais pourquoi. L’inaccessible origine de toutes les origines seule, peut en donner la raison.

Tu étais toujours à l’avant. Toujours…jusqu’au jour du passage par ce maudit tamis social. Ce géant hideux, cette pieuvre de l’injustice, tapis dans l’ombre, qui déforment les formes et ternissent les couleurs. Cette machine de la perversion, de la perdition et des déséquilibres moraux.

Ce jour là, mon fils tu es tombé sur un champ de bataille qui n’était pas le tien. Ton honneur s’est désintégré sur ce champs du déshonneur ou tu ne pouvais rien. Ligoté par les tiens. Tes valeurs et tes diplômes, dévalorisées à l’extrême par ce mécanisme surpuissant qui valorise et dévalorise qui il veut selon ses normes séculaires, tu es à genoux. Le cœur gros de chagrin, l’âme en peine de désespoir et de déception, tu réaliseras l’impossibilité de ton avancée. Tu n’as pas “Le Visa”.

Tu es la dernière chair pure, fossilisée dans la masse d’un corps social statufié dans son déséquilibre et son ignorance.

Tu es perdu au milieu de nulle part.

Si seulement tu avais été quelque chose de “revendiquable”. Un sujet qui attire l’attention, qui inspire la pitié ou la compassion. Rien. Si au moins tu n’avais rien étudié, rien compris, rien senti…tu serais protégé par la chaleur de ton ignorance et la niaiserie de ce qu’on inculque d’habitude aux exclus de toute espèce.

Longtemps ton cœur a palpité pour ta patrie. Tu aimais chez toi et ton amour pour ton pays pouvait ébranler les montagnes. Tu étais fort par et pour la fidélité à un mode de vie, de penser que tu adorais et dont le visage t’était caché par les lianes du faux et de l’hypocrisie.

Tu ne pouvais savoir que tu vénérais la source de ta faiblesse

Maintenant que tu te retrouves dans la rue, brandissant tes diplômes et tes distinctions au ciel au vent, aux regards des passants, tu portes à bout de bras la preuve irréfutable que tu es l’exclu. Tu es né pour être exclu…Ta famille ferme les portes et les fenêtres à ton nez. Tu n’as plus de doute possible. Tu es toi…ni esclave, ni forgeron, ni noir, ni victime des événements de 89. Non une masse résiduelle qu’une société malade a décidé de confiner à sa base, pour “protéger ses arrières”

Une cour immorale qui propulse qui DEVAIT l’être, ou elle VOULAIT qu’il soit, selon son vouloir. Indépendamment des règles de la justice, de l’équité, de la bien saillance et de la morale, elle brasse le destin des générations.

Tu réaliseras que toi, tu es toi. Ton échec vient du début et non de la fin des épreuves.

Je sais que tous les partages se font ostensiblement sans toi.

Je sais que tu avais rêvé à cet avenir, qui se matérialise aujourd’hui en cauchemar sous nos yeux. Rien ne dure mon fils.

Les rochers de l’injustice ne peuvent empêcher indéfiniment les laves de la vérité d’irriguer le fond de la vallée et de bruler les brindilles des mensonges. Et l’opacité des ténèbres ne peut garder prisonniers les rayons de la lumière.

Mon petit. Je sais que les bras du désespoir, de la déraison, du terrorisme, de la drogue, du crime de la dépravation et de la haine contre chez toi, te seront grands ouverts. Tu ne t’y engouffreras jamais. Tu es grand. L’origine sacrée et secrète des origines a fait de toi un être pur et propre. Rien ne dure. Tout se transforme.

Dieu est avec toi. Que veux-tu de plus? Tu ne perdras rien.

Le pays réévaluera ses fils. Il en a besoin. Il ne peut vivre ou perdurer sans cette réévaluation vitale. Sur cette terre ne subsistera ni clanisme, ni ethnicisés, ni tribalistes, ni favoritisme, ni clientélisme. Sinon tout se refondra dans le moule originel du néant et tu resterais le meilleur. Car toi tu as essuyé la trahison, mais tu ne trahiras jamais.

Mon enfant. Dieu te voit et t’entend.

Ne regrette jamais d’avoir servi ou aimé chez toi, ni d’avoir servi tes concitoyens.

Ne t’offense jamais si personne n’estime ta bonté, ton patriotisme ou ta bonne foi.

Les oiseaux chantent chaque matin, sans que personne ne leur dise jamais merci. Et pourtant, ils continuent à chanter.

Seul Allah qui te voit sur ta réalité est capable d’évaluer tes efforts et de te garantir la récompense. Fait de Lui le but de ton vouloir et le vouloir de ton but. Tu ne perdras jamais mon fils, car ce monde a un Maitre.

Un Gouverneur Puissant et Omniscient, qui a décidé que l’injustice ne fructifiera jamais…Jamais même pour celui qui ne croit pas en Dieu au jour du jugement.

Mohamed Hanefi. Koweït