Archive for December, 2015

Voix de haute tension pour intentions de basse fréquence.

December 29, 2015

Pourquoi crier quand on est à coté de l’autre? Voilà une anomalie nationale, qui ne s’explique que par la raison évidente, que les oreilles n’ont plus la faculté d’entendre. Les vérités sont entendues par les cœurs. Or les cœurs ont opté pour ne pas entendre.

Les ténors des troupeaux élèvent la voix pour couvrir la voix de l’autre, pour ne pas l’entendre.

Y a-t-il une seule cause nationale qui rassemble tous les mauritaniens? “Peut-être, le jour ou un âne blanc braira dans le ciel”.

La politique, les intérêts, facebook, tweeter, et compagnie, en voulant rapprocher les gens ont dévoilé la face jusque là cachée, de beaucoup de vilenie que l’homme aurait du ignorer pour sauver la face de nombre de personnes insalubres.

Les langues de quelques centimètres, ont traversé les océans et les déserts pour dévoiler ce qui ne devait jamais l’être: la fausseté de l’homme.

Ceux qui ont fait du savoir un cheval pour se rendre licite le sang, les biens et la dignité des citoyens, commercèrent jusqu’aux paroles divines et excellèrent dans la tartufferie et les innovations juteuses. Ils ont trouvé le Diable plutôt sympathique et allèrent de l’avant dans leur aventure.

D’autres trouvèrent dans les farfouilles des différences des hommes une source intarissable d’importance et de raison de brasser les conflits et les dissensions.

Les petites taupes du mal, souvent cachées derrière les lunettes du pseudonyme, ou le flou de la distance, agitent les étendards de la haine, de l’envie et l’insipidité d’âmes malades. Longtemps enchainées par les limites de leurs cordes vocales et de l’enclavement de leur société ils sortent, comme une horde de rats pour barbouiller les toiles d’insultes de grossièretés et d’âneries.

Les déchets de l’esprit humain, qui n’ont à la bouche que le mal,  la hargne contre tous, et chacun. Ils puent la haine et dégoulinent de mauvaises intentions. Leurs génies maléfiques leur susurrent à l’oreille qu’ils sont quelque chose, quelqu’un…Le malheur c’est qu’ils finissent par y croire.

Ils sont ceux de qui le livre a dit: “Ceux qui commettent les mauvaises actions s’imaginent-ils pouvoir nous échapper? Quel mauvais jugement que le leur.”C-29-4.

Pour ne m’adresser qu’aux compatriotes. Quelle idée avez-vous de Dieu? Savez vous que: “S’Il veut, Il peut vous faire disparaitre et vous remplacer par qui il Lui plaira, comme Il vous a naguère fait engendrer par la descendance d’autres peuples.”C-6-133.

Si ce sont les biens de ce monde qui vous propulsent si violement les uns contres les autres et vous font pervertir les ordres divins. Avez-vous réfléchi à leur relative importance et à leur courte durée?

Dans votre vie, la vie d’ici bas les hommes sont importants par la richesse, l’élégance, l’influence, la beauté. Il y a les riches, les pauvres, les forts, les faibles, les rusés, les stupides. Ces valeurs humaines n’ont pas très grande importance auprès du Seigneur des mondes. Chez Lui deux valeurs restent la piété et le savoir. C’est tout. Pourquoi vous agglutinez-vous et vous dérangez-vous au point de l’étranglement pour des choses si dérisoires et si relatives?

Qarroun serait vraiment déçu et ébahi, lui dont les clés  des trésors, demandaient plusieurs hommes pour les porter de voir nos cartes de visa, mille fois plus efficaces et plus légères. Imaginez combien ces roitelets entourés d’esclaves pour les ventiler avec les plumes d’autruches, seraient jaloux de nos climatiseurs.

Imaginez combien Jules César, serait jaloux de savoir que le fauteuil sur lequel je suis assis est plus confortable que son trône.

Ces guerriers qui caracolaient sur leur chevaux pour canaliser et terroriser les paisibles gens, que penseraient-ils aujourd’hui de nos avions super soniques ou nos drones téléguidés?

Pensez-vous que Firaoun Dhi Lewtaad, tiendrait encore sa thèse de “Je suis votre Dieu supérieur”, s’il faisait aujourd’hui un petit tour dans l’espace sidéral, à bord d’une navette de la NASA?

Pour plagier un peu notre ancien premier ministre Moulaye Mohamed Lagdaf, s’adressant à ma sœur Khadiata malik Diallo, je dirais: “Le monde a grandi, grandissez avec.”

Vous roulez dans la zone rouge de la dislocation et vous ne savez pas malheureusement.

Compatriotes! Vous avez déjà commencé à vous entre-tuer. Les moyens diffèrent et la mort reste la même. “Quiconque tue intentionnellement un croyant. Sa rétribution alors sera l’enfer, pour y demeurer éternellement. Allah l’a frappé de sa colère, l’a maudit et lui a préparé un énorme châtiment.”c-4-93.

Alors est-il un crime intentionnel de tuer par incitation à la haine?

Est-il un crime de tuer le mendiant privé de tout et laissés à la merci du froid et de la faim?

Est-il un crime de tuer l’étudiant, exclu de tout travail, jeté dans les bras, toujours ouverts de la débauche, du crime et de la dépravation?

Est-il un crime de pousser les malades, privés de soins et traités comme des non-humains vers les cimetières ?

N’avons pas des villas, habitées par deux à trois personnes qui peuvent servir amplement d’hôpitaux ou de dispensaires ?

N’est-il pas un crime, doublé de suicide de mourir de colique, quand le compatriote et voisin crève de froid et d’inanition?

N’est-il pas un crime de cuisiner les mensonges, refugié derrière un clavier pour assassiner les germes de la paix?

N’est-il pas un crime de se servir des tv, ou autres moyens, pour tuer l’autre, le priver de sa dignité de son droit de vivre, de célébrer les grâces que le Bon Dieu lui a donné sur cette terre?

Est-il moins qu’un crime de bruler les potentialités de vie et d’existence de générations de ce pays qui n’ont pas encore vu le jour.

Est-il un crime ou non de se proclamer musulman sur tous les toits et de mépriser les autres. L’envoyé (psl), n’a-t-il pas dit que : “Le summum de la méchanceté chez un être est de mépriser son frère en islam.”

N’est ce pas une formule malhonnête et une forme machiavélique de tuer l’autre?

Ou est l’Islam? Pensez vous qu’il suffit de crier qu’on est musulman, par les bouches, tout en valsant dans le mal avec les pieds pour plaire à Dieu?

Ou est la Zakat? Ou est l’Ihsane? Ou est la miséricorde entre les croyants? Ou est la justice? Ou est le respect, la solidarité entre ces musulmans “alignés comme des briques compactes et solidaires.”? Ou est la parole de Dieu : “O vous les croyants qu’un groupe ne se moque pas d’un autre groupe. Ceux-ci sont peut-être meilleurs qu’eux.” C-49-11.

Ou? Ou? Ou tout ça?

Que vous serviront les biens et les fastes d’un monde agité et éphémère et qui ne vaut même pas l’aile d’un moucheron dans les paramètres de Dieu?

Combien de mort de croyants? Et combien d’Enfers sont nécessaires pour punir tous ces crimes et en  bruler les auteurs?

Ô vous qui avez cru! Pourquoi dites vous ce que vous ne faites pas? C’est une grande abomination auprès d’Allah de dire ce que vous ne faites pas.”c-61-2.

Malheur à l’homme!! Qu’y-a-t-il après les villas, les faux discours, le parle et ment, les partis politiques, les nominations, les bras longs et les jambes courtes, les hystéries de foules, et les soupes aux pauvres que la mort? Que dira l’histoire de son passage infectieux sur cette terre? Et que répondra t-il au Maitre de l’univers? Pourquoi tous ces cris et toutes ces vociférations pour signer sa culpabilité et son inculpation devant un Juge chez Lequel il ne peut ni falsifier les procès, ni s’accorder un sursis.

Quand un Imam discoure de choses de la communauté, ce doit être selon les préceptes de Dieu et non pour satisfaire les hommes ou pour flatter une vanité indécente. Les Fatwas portent de lourdes conséquences.

“Le plus hardi d’entre vous pour délivrer les fatwas, sont les plus hardis vers l’Enfer.” Hadith. Le Faqih, doit être la lumière de la vérité sur terre et non le défenseur des obscurités et des torts. Il ne doit ouvrir la bouche que pour dire ce qui satisfait Allah. Quelles que soient les conséquences.

Un député, ayant prêté moult serments de défendre les intérêts de ses électeurs, et qui finit dans la ruée vers les enrichissements au détriment du pays, a manqué de fidélité. La fidélité est partie intégrante de la foi. Son image, loin de devoir être celle de cet “arrivé”, qui se meurt dans l’exhibition de riches vêtements, affichant la fraicheur de la félicité, sur fond de la misère du peuple, doit traduire ses promesses. C’est une trahison du pacte avec les électeurs et ” Certes Allah n’aime pas les félons.”c-8-58.

Le gouvernant qui tient le pouvoir doit respecter les ordres de Dieu. “Certes Allah commande la justice et la bienfaisance.” “Et quand vous gouvernez entre les gens faites le avec équité”Coran.

Celui parle au nom d’une communauté doit le faire avec sagesse et conscience. Poussez les siens vers le conflit est un crime.

Nous devons toujours avoir au cœur que les portes de Dieu ne se ferment pas. Quels dommages vous feraient les portes fermées des hommes, quand les portes de Dieu vous sont ouvertes? Et en quoi vous attristerait l’éloignement du ciel, quand vos invocations sont exposées, pardessus ces cieux, directement devant le Maitre de toutes chose? C’est Lui qui décide et c’est Lui qui change les états des choses plus vite que le battement des cils. Dis: “O! Allah Maitre de l’autorité absolue. Tu donnes l’autorité à qui Tu veux, et Tu arraches l’autorité à qui Tu veux, et Tu donnes la puissance à qui Tu veux, et Tu humilies qui Tu veux. Le bien est en Ta main et Tu es Omnipotent.”C-3-26.

Ne regardez pas que le mauvais coté des choses. Vous avez l’ouïe, la vue, votre corps est sain. Vous avez les deux pieds d’autres ont été amputés des membres. Vous n’avez pas un crime ou un lourd péché sur la conscience. Dites Al Hamdulillal. C’est déjà une grâce précieuse du Seigneur des mondes. Peut-être que vous êtes de loin meilleurs que ceux dont vous convoitez la place. Ne vous accrochez pas trop à ce que vous avez perdu au détriment de ce que vous avez déjà et sachez qu’Allah n’est pas inattentif à ce que nous faisons.

Je ne suis pas un “moralisateur”, comme me le reprochent souvent certain facebookeurs et certain navigateurs sur l’internet. Mais je ne suis pas le même chemin que ceux qui “Quand Dieu est mentionné Seul, (sans associés), les cœurs de ceux qui ne croient pas en l’au-delà se crispent et quand on mentionne ceux qui sont en dehors de Lui, les voilà qui se réjouissent.”C-39-45.

Les voix qui nous parviennent du pays ne sont pas de bon augure. Elles couvrent lugubrement les hymnes de la paix de la fraternité, de la justice et de la coexistence pacifique d’un peuple qui est trainé, malgré lui, derrière des guides, des leaders des chefs de files et des files de chefs, qui ne lui veulent pas le bien.

A Dieu nous sommes et vers Lui le retour.

Mohamed Hanefi. Koweït.

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Qui démembre le 28 novembre.

December 29, 2015

A tous les mauritaniens et a toutes les mauritaniennes. Je vous dis: bonne fête.

A tous les dirigeants et a toutes les dirigeantes, présents, passés et à venir de ce pays. Je vous exprime mon soutient conditionnel. Je vous prête mon humble allégeance, si et seulement si vous et moi, sommes d’accord sur ce que je vais vous dire.

Ne me dites pas que mon soutient vaut son pesant d’air. C’est-à-dire dérisoire et sans conséquence réelle. Je le sais déjà.

Voila. Le 28 novembre s’est inséré dans nos croyances, comme étant une journée pas comme les autres. Un événement sacré et exceptionnel que nous attendons chaque année, avec impatience et joie, comme le sceptre commun de notre raison d’exister. Il symbolise notre droit a la dignité au sein de l’organisation cosmique de ce vaste univers. Il faut juste nous rappeler que le soleil, notre gigantesque étoile, ne représente qu’un atome de poussière dans la voie lactée. Et que cette dernière est perdue dans des milliards d’autres étoiles qui flottent dans cette création merveilleuse qui chante en silence la grandeur, la puissance et la gloire du Tout Puissant. Des billions de nuages d’étoiles, qui évoluent en symbiose avec une loi divine, sans jamais dévier.

“Le soleil ne peut rattraper la lune, ni la nuit devancer le jour, et chacun vogue dans une orbite.” Ya-Sin-40.

Ces créatures démesurées, ces chefs d’œuvres grandioses, ces énormités illimitées, n’ont jamais dévié ne serai ce que d’un iota de l’orbite tracé à l’ origine par le Maitre des l’univers.

Les milliards de comètes, comme celle de Halley qui ne passe que tous les soixante seize ans et qui ont assez de temps et d’espace pour se permettre un petit caprice, un petit écart une petite déviation, sont resté fidèles aux ordres initiaux de l’architecte de la création.

Comment un petit peuple de trois millions de graines de poussières, perdu dans le labyrinthe de l’immensité démesurée du cosmos, sur une planète qui a l’échelle de ces merveilles ne représenterait guère l’envergure de la planète du petit prince de Saint-Exupéry, veut-il combler la création par des démonstrations d’un autre âge ???!!!

Qu’est ce qu’une vie humaine en comparaison à des milliards de billions de kilomètres? Des milliards de milliards d’années lumière? Les espaces insondables de la Création divine? Un infiniment rien.

Aucune nation ne survivrait en mettant derrière le dos l’ordre et la justice du Tout puissant.

L’ignorance et sa sœur l’intolérance ne peuvent conduire nulle part ailleurs que vers les catastrophes. Eloignez-vous en.

Voilà la première remarque.

Tous, nous sommes pensionnaire pour une période plus que négligeable sur le dos de cet frêle ilot qu’est la planète terre. Notre meilleure définition : “Une petite bulle pensante entre deux néants: le jour de la naissance et l’échéance de la mort.”

Cette existence ridicule, dans ce monde éphémère, nous l’avons peuplée de plaintes, d’injustices et de douleurs. Rien que pour de sombres et curieuses raisons. Les raisons de ceux qui n’ont pas raison et qui persistent à se torturer par l’entretient de l’élément de leurs peines.

Qui nous oblige à ne pas changer? Certainement notre entêtement à défendre ce qui ne peut l’être.

Notre décroissance annuelle est manifeste. Car nous l’avons voulu. Nous n’avons aucune boussole qui nous oriente vers un quelconque avenir fiable pour nos enfants. Nous l’avons voulu et fait de nos mains. Nous sommes un petit peuple divisé, craquelé, morcelé, découpé en ethnies et en tribus. Nous l’avons voulu. Nous vivons d’importations d’illusions, de crédits et dilapidons, sans compter les moyens suffisants que le Seigneur des mondes a mis à notre disposition pour peupler la terre. Nous l’avons voulu.

Qui nous force à mal gérer honnêtement la seule possibilité de vivres dignes et indépendants? Nous mêmes.

Voilà une autre remarque.

Nous refusons d’être un peuple naturellement pluriculturel, comme Allah l’a voulu et décidé. Avons-nous la prétention de pouvoir changer des paramètres sculptés par la main de l’Omniscient? Voilà un péché qui ferait trembler les cieux et la terre.

Allah n’a demandé a personne, s’il voulait naitre blanc ou noir. Ceci ne relève que de ses attributs, Lui.

Nous interdisons l’esclavage et le ségrégationnisme abject, mais tolérons, voire cultivons le vocabulaire, les mœurs, les valeurs et le comportement d’ordre raciste et ethnocentrique. Là encore nous l’avons voulu, nous le voulons. C’est une grave entorse au respect de la création et une ingérence illégale dans la valorisation de l’autre.

Nous refusons, tout recadrement social et tout accord sur un contrat raisonnable et juste de coexistence entre les franges sœurs de ce peuple endormi. Ce n’est rien moins qu’un crime de non assistance à personnes en danger.

Nous dépensons nos potentialités dans le secondaire et négligeons l’essentiel. Qui en a décidé à notre place? Et que dirons-nous au Créateur, le jour où Allah héritera de la terre et de ce qui est au dessus d’elle? Pas grand-chose.

“On vous demandera compte des richesses.” Attakathour-8.

Ceci n’est rien moins qu’une dilapidation systématique de la pitance d’un peuple sinistré. Un vol pur et simple.

Nous devons nous reprendre. Voilà une autre remarque.

Mon peuple mauritanien, que j’aime plus que tout autre peuple. “Il t’encourage à commettre un acte, celui qui ne te portera aucun secours, le jour de la difficulté.”. “Ecoute les paroles de celui qui te fait pleurer, plutôt que celui qui te fait rire pour t’entrainer vers ta perte.”

Nous portons en nous, dans les plis de notre sagesse populaire, la substance de notre salut. Profitons-en.

Vous avez tout ce que les autres ont. Sauf la volonté, l’honnêteté avec vous-mêmes et avec Dieu.

Vous vivez et décidez, comme si tout vous était permis. C’est une dance dangereuse sur les cils du trépas sommeillant.

Vous faites semblant d’accompagner l’évolution du monde, tout en marquant le pas sur place. Mais votre “faire semblant” ne trompe personne. On peut mentir aux autres, s’ils s’y laissent prendre, mais nous ne pouvons mentir à nous-mêmes. Revenons aux valeurs et à la morale qui de tout temps ont fait que des hommes et des femmes ont vécu frugalement sur cette terre sans être les risées du monde.

Parmi les noms de Dieu, “Al Haq” et “Al Adl.”. La vérité et la justice, sont les deux piliers du “processus” solide et sérieux vers la destinée positive. Aucune autre contorsion ne pourra vous faire avancer, que vers l’échec et avec lui la disparition.

Consultez les boites noires du passé auquel vous vous accrochez comme a une Boué de sauvetage. C’est un autre système conçu par le créateur pour d’autres peuples, qui ont vécu une autre aventure éphémère, mais jugés selon les critères et le segment  de leur époque. Une parenthèse de vie, sur cette station de la terre.

Ces générations, leurs parchemins sous le bras, sont allés sans retour, rendre compte de l’examen passé ici bas, en l’espace étriquée d’une vie.

“Si Tu les châties ils sont tes serviteurs et si Tu leur pardonne, Tu es le Pardonneur, le Tout Miséricordieux “Al Ma-ida.118.

Ces générations là, n’avaient pas l’ONU, l’internet, le whatsapp, Genève, Lahey, les greffes d’organes, les satellites, les journaux, les télévisions, les machines à laver, à broyer les graines, le gaz de cuisine.

Ils avaient d’autres soucis et d’autres impératifs, auxquels ils ont fait face par d’autres moyens. Licites ou illicites. Allah en décidera.

 

Leur ciel n’était pas lié à la terre, et l’anatomie humaine leur était presque inconnue. Peut-être ont-ils leur excuse. Ce n’est plus ni notre problème, ni les paramètres de notre existence.

Nous savons maintenant que la terre n’est pas plate, que les hommes ne sont que des humains, comme ils l’ont toujours été d’ailleurs. Seul Allah a la connaissance du mystère et Seul, Lui fait vivre et fait mourir.

Inutile de nous réunir, experts allemands et experts de Word vision à l’appui, pour promulguer une “fatwa” contre l’esclavage. C’est à Dieu que nous devons rendre compte, en premier chef et en dernier lieu.

“Les redoutez-vous? C’est Dieu qui est plus digne de votre crainte si vous êtes croyants.” La repentir-13.

“Ne les craignez donc pas mais craignez Moi pour que Je parachève Mon bienfait pour vous et que vous soyez bien guidés.”Al Baqara. 150.

Un crime impardonnable, est de voir de jeune malades mentaux, adulés harangués et encouragés par une frange perdue de notre vieillesse nationale, en mal d’épopées, puiser dans les puits profonds et insondables de ces époques révolues, pour donner de notre société la triste affiche que le monde entier nous colle aujourd’hui.

Le devoir d’un dirigeant est de stopper ces maniaques illuminés par l’acte, avant les lois. C’est la plus grande menace pour notre peuple. Ce ne sont pas les faibles qu’il faut faire taire. Ils subissent un mal. Commencer par le puissant est plus moral. Car personne ne l’oblige. Personne ne le contraint. Il distribue le mal et menace la paix.

Si les chrétiens et les autres ont pu par la morale et la religion établir un équilibre juste et humain pour leurs fideles, pourquoi en sommes-nous incapables? Pourquoi devons nous recourir à l’arbitrage des autres pour établir une justice chez nous? Et qu’est ce qui nous empêche, comme ces créatures gigantesques citées plus haut de respecter l’ordre divin, qui a sacralisé l’être humain et en a fait le vicaire de Dieu sur terre?

Les droits, donc doivent être proportionnels à la citoyenneté, non à l’influence ou “la grandeur de la tente”

Sans diaboliser, ni dramatiser, ni affronter ou confondre quiconque, retaillons et réajustons toutes nos tentes, pour qu’elles ne soient pas déchiquetées par les ouragans violents de la nouvelle ère. La ségrégation académique et les fédérations du séparatisme, les cultures éprouvette de la méfiance et de la haine, ne vont dans l’intérêt de personne. Surtout de ceux qui pensent en tirer profit. Une perte fracassante, aux conséquences irréversibles,  est à l’affut. Dieu nous en préserve inchalla.

Avouons que quelque chose cloche dans notre comportement.

Il est indéniable, voire visible à l’œil nu qu’une certain volonté œuvre pour redresser les choses. Mais la timidité de l’acte est encore risible devant l’ampleur de la faute.

La plaie doit être traitée en profondeur, pas en surface. Les surfaces comme les apparences sont souvent tricheuses et trompeuses.

Nous nous préparons inconsciemment à recevoir tout l’univers sur la figure. Et c’est dommage pour un peuple qui se proclame pieux, intelligeant et sage.

Pour soutenir un guide. Nous avons besoin de sentir la confiance dans ses démarches et la vigueur dans ses décisions. Une fermeté et une conviction dans sa volonté à faire triompher le vrai, le juste et de frapper vite et fort tout ce qui peut compromettre la sérénité sociale ou démembrer la cohésion nationale.

L’indépendance, la vraie indépendance c’est quand tout mauritanien, quelle que soit sa couleur, sa situation sociale, sa force ou sa faiblesse, sente que derrière lui il y-a un état qui le protège. Un gouvernement qui lui assure la santé, l’éducation, la dignité, la sécurité. Un peuple de d’amour enlacé par un état de droit qui n’érige aucune différence entre aucun de ses citoyens.

La fois ou Dieu a voulu donner un ordre directe et sans équivoque à ses créatures, Il a dit : ” Allah ordonne la justice et la bienfaisance.”, “Et quand il vous est donné de juger entre les gens, faites le avec justice.”

Espérons que cette fois notre 55ème anniversaire de l’indépendance, nous apporte la réconciliation, la paix la justice, la prospérité pour tous les mauritaniens et qu’il trait les mamelles de la miséricorde entre nous. Amine.

Mohamed Hanefi. Koweït.

Journée internationale de la “tollé-rance.”

December 29, 2015

Aujourd’hui est la journée internationale de la tolérance. Avez-vous entendu parler de la journée internationale de la tolérance? Il n’est pas tard. Entendez maintenant.

La tolérance la compassion et le pardon, sont les trois colliers de la grandeur d’âme et de la générosité.

Si l’on comprend bien, nous sommes donc tolérants, quelque part.

C’est pourquoi les journées mondiales de quelque chose de bon se succèdent. Elles se succèdent naturellement et d’après beaucoup d’observateurs dont je fais partie, sans laisser de trace. Ne me dites pas que les quelques dizaines de français qui  viennent de rendre l’âme de la façon la plus violente, ou les quelques centaines bébés qui meurent chaque jour, sous les bombardements héroïques, ou la longue liste de veuves et d’orphelins qui peuplent l’Irak d’aujourd’hui, les mutilés de partout, nous privent de notre droit d’être tolérants, ne serait ce que pour une journée. Nous avons quand même alloué trois cent soixante quatorze jours pour l’intolérance.

Cette astuce humainement compréhensible, ferait ravaler à Pangloss, lui-même sa théorie désuète du meilleur des mondes possible.

Le subterfuge est bien simple. L’interminable chapelet langoureux de nos journées mondiales de bonnes choses, non seulement nous permet de nous donner bonne conscience, mais en même temps, il cache ces interminables wagons d’êtres para-humains. Ces damnés de la terre, sans grande importance dont nous devons délester cette montgolfière qu’est la terre.

Il ne s’agit que d’une simple équation de calcul de résultat confortable, qui fait que les bouchent et les artistes avec chantent la paix et que les actes et la puissance avec distribuent le mal.

Nos journées internationales comme des flashes de caméras, illuminent le ciel du malheur humain, pour aveugler les yeux inquisiteurs de ceux qui pensent et anesthésier les âmes de ceux qui ne doivent rien sentir et rien voir arriver.

Nous avons la journée internationale de l’amour, qui par la force des choses a produit sa coéquipière la journée internationale du SIDA, elle-même est venue avec sa consœur la journée internationale du lavage des mains, comme si nous présentions un repas chaud à ces cibles de la faim et de la misère.

Hélas des journées internationales de soupe d’air, qui n’engraissent de corps, ni ne soulage d’une faim.

Une journée internationale du Sida. C’est bien. Mais n’est-il pas plus urgent de décréter et de mettre en marche “Une journée internationale de remplir ces petits ventres secs, lovés dans ces squelettes chétifs, qui, jetés aux griffes de la famine et de la mort, vous scrutent faiblement, avant d’emporter la malédiction de l’humanité dans leurs petites tombes improvisées?

Combien coute une bombe? Un avion de combat? Un missile intercontinental? Un tank? Le déplacement d’une armée d’un bout de la terre à l’autre pour semer la terreur et la mort? Ces foudres du ciel pour lesquelles vous dépensez des billions pour massacrer vos frères. Est-ce là la tolérance, à laquelle nous avons assigné une journée internationale?

Le prix de ces tonnerres qui font trembler la planète. Combien peut-il cultiver de terre, nourrir d’enfants, organiser de fêtes collectives, pour que les humains se rencontrent et sachent que partout ou ils sont quelle que soit leur apparence, leur couleur, et d’où qu’ils viennent, ils ne sont qu’une copie fac simulé, les uns des autres. Que les religions ont été révélées en miséricorde, non en malédictions.

Pour revenir à notre “journée internationale de la tolérance.”

Qu’est ce qui sera “toléré” demain? Le 17 novembre.

La liste de ceux qui ne verront pas le coucher du soleil demain est déjà dressé par des mains et des esprits qui ne peuvent comprendre ni la compassion, ni le pardon, ni la pitié, ni la tolérance. Demain beaucoup ne profiteront pas de cette tolérance d’aujourd’hui. Ils partiront. On les fera partir dans la violence. Beaucoup d’innocentes âmes disparaitront malgré elles.

Pourtant la moins couteuse de toutes les tolérances est de s’accorder la paix, d’avoir l’obligeance de laisser l’autre adorer Dieu dans la langue et de la façon que le Gouverneur de l’univers a choisi pour lui. De vivre Sa Vie, comme il l’entend.

Est-ce si difficile?

Pourquoi le Paradis ou le bonheur de chacun doit-il nécessairement passer sur un pont de cadavres, d’orphelinats, de veuvage, de douleurs, de plaintes  et de désolations?

Est-on sur vraiment d’aller dans ce paradis, plutôt que de bifurquer ou d’être bifurqué vers une demeure moins confortable, pour payer la facture?

La tolérance, c’est aussi accepter que les autres profitent de la pitance créée par le Tout puissant pour le bonheur de ses créatures.

La Création est tellement parfaite, que les tares comme la faim, la misère, le dénuement total, n’ont pas de place.

Les fourmis, les rats, les termites, les reptiles, ne connaissent pas la famine collective, du fait que chaque bête ne consomme que pour sa suffisance.

Au delà dans le domaine végétal, l’organisation de la main du Très Généreux, le Vrai tolèrent, n’a pas laissé place à l’erreur.

Si vous avez le droit d’amasser les capitaux, ceci ne vous donne guère le droit moralement d’user de votre puissance pour fermer toutes les vannes de la subsistance aux êtres qui coexistent avec vous sur cette planète.

Tous ces jeunes engloutis par des nuits sombres et froides dans les profondeurs abyssales des océans, toute cette chair humaine, palpitante de diplômes et d’énergie, livrée aux dents acérées des requins, pourquoi courent-elle sans discontinuer vers les autres continents?

Ils suivent instinctivement ce qu’on leur a pris par la ruse, la force ou la politique. Rien de plus.

En cette bénite journée internationale de la tolérance, ayez la bonté de permettre et d’aider à ce que le germe de développement se met en marche chez eux aussi. Ceci est mieux pour votre avenir et le leur. Ils ne sont autre chose que vos frères et qui sait, votre soutient un jour contre les soubresauts imprévisibles du temps.

L’opacité mortelle de ces désespoirs jettera sans cesse sur vos berges ces pauvres corps que vous avez au minimum contribué à dénuer de toute dignité humaine.

Les courges, les betteraves, les citrouilles ne sont jamais allées jusqu’à aspirer toute la sève et les sels minéraux nutritifs de la terre pour dessécher les fruits avoisinants. Seules les mauvaises plantes sont vulgaires et dénaturalisent l’équilibre de la Création.

Dans la religion de l’Islam, qui respecte et reconnait toutes les religions célestes, on nous dit “Si ta puissance t’incite à écraser plus faible que toi, pense à la capacité du Tout Puissant à te réduire en poussière.”

De toutes les façons et jusqu’à la limite de ce qui peut être, l’œil sera dans la tombe et persécutera Caen.

On peut naturellement penser que ces propos s’adressent à une partie des hommes. Ce n’est pas mon intention, je m’adresse à tous ceux qui par un acte ou un autre, une déformation de ce qui doit-être ou une autre, ont contribué à nous nourrir de douleur et de deuil. Je suis sur que ce ne peut être la raison pour laquelle Dieu a crée le monde.

Mohamed Hanefi. Koweït.

Voix de haute tension pour intentions de basse fréquence.

December 29, 2015

Pourquoi crier quand on est à coté de l’autre? Voilà une anomalie nationale, qui ne s’explique que par la raison évidente, que les oreilles n’ont plus la faculté d’entendre. Les vérités sont entendues par les cœurs. Or les cœurs ont opté pour ne pas entendre.

Les ténors des troupeaux élèvent la voix pour couvrir la voix de l’autre, pour ne pas l’entendre.

Y a-t-il une seule cause nationale qui rassemble tous les mauritaniens? “Peut-être, le jour ou un âne blanc braira dans le ciel”.

La politique, les intérêts, facebook, tweeter, et compagnie, en voulant rapprocher les gens ont dévoilé la face jusque là cachée, de beaucoup de vilenie que l’homme aurait du ignorer pour sauver la face de nombre de personnes insalubres.

Les langues de quelques centimètres, ont traversé les océans et les déserts pour dévoiler ce qui ne devait jamais l’être: la fausseté de l’homme.

Ceux qui ont fait du savoir un cheval pour se rendre licite le sang, les biens et la dignité des citoyens, commercèrent jusqu’aux paroles divines et excellèrent dans la tartufferie et les innovations juteuses. Ils ont trouvé le Diable plutôt sympathique et allèrent de l’avant dans leur aventure.

D’autres trouvèrent dans les farfouilles des différences des hommes une source intarissable d’importance et de raison de brasser les conflits et les dissensions.

Les petites taupes du mal, souvent cachées derrière les lunettes du pseudonyme, ou le flou de la distance, agitent les étendards de la haine, de l’envie et l’insipidité d’âmes malades. Longtemps enchainées par les limites de leurs cordes vocales et de l’enclavement de leur société ils sortent, comme une horde de rats pour barbouiller les toiles d’insultes de grossièretés et d’âneries.

Les déchets de l’esprit humain, qui n’ont à la bouche que le mal,  la hargne contre tous, et chacun. Ils puent la haine et dégoulinent de mauvaises intentions. Leurs génies maléfiques leur susurrent à l’oreille qu’ils sont quelque chose, quelqu’un…Le malheur c’est qu’ils finissent par y croire.

Ils sont ceux de qui le livre a dit: “Ceux qui commettent les mauvaises actions s’imaginent-ils pouvoir nous échapper? Quel mauvais jugement que le leur.”C-29-4.

Pour ne m’adresser qu’aux compatriotes. Quelle idée avez-vous de Dieu? Savez vous que: “S’Il veut, Il peut vous faire disparaitre et vous remplacer par qui il Lui plaira, comme Il vous a naguère fait engendrer par la descendance d’autres peuples.”C-6-133.

Si ce sont les biens de ce monde qui vous propulsent si violement les uns contres les autres et vous font pervertir les ordres divins. Avez-vous réfléchi à leur relative importance et à leur courte durée?

Dans votre vie, la vie d’ici bas les hommes sont importants par la richesse, l’élégance, l’influence, la beauté. Il y a les riches, les pauvres, les forts, les faibles, les rusés, les stupides. Ces valeurs humaines n’ont pas très grande importance auprès du Seigneur des mondes. Chez Lui deux valeurs restent la piété et le savoir. C’est tout. Pourquoi vous agglutinez-vous et vous dérangez-vous au point de l’étranglement pour des choses si dérisoires et si relatives?

Qarroun serait vraiment déçu et ébahi, lui dont les clés  des trésors, demandaient plusieurs hommes pour les porter de voir nos cartes de visa, mille fois plus efficaces et plus légères. Imaginez combien ces roitelets entourés d’esclaves pour les ventiler avec les plumes d’autruches, seraient jaloux de nos climatiseurs.

Imaginez combien Jules César, serait jaloux de savoir que le fauteuil sur lequel je suis assis est plus confortable que son trône.

Ces guerriers qui caracolaient sur leur chevaux pour canaliser et terroriser les paisibles gens, que penseraient-ils aujourd’hui de nos avions super soniques ou nos drones téléguidés?

Pensez-vous que Firaoun Dhi Lewtaad, tiendrait encore sa thèse de “Je suis votre Dieu supérieur”, s’il faisait aujourd’hui un petit tour dans l’espace sidéral, à bord d’une navette de la NASA?

Pour plagier un peu notre ancien premier ministre Moulaye Mohamed Lagdaf, s’adressant à ma sœur Khadiata malik Diallo, je dirais: “Le monde a grandi, grandissez avec.”

Vous roulez dans la zone rouge de la dislocation et vous ne savez pas malheureusement.

Compatriotes! Vous avez déjà commencé à vous entre-tuer. Les moyens diffèrent et la mort reste la même. “Quiconque tue intentionnellement un croyant. Sa rétribution alors sera l’enfer, pour y demeurer éternellement. Allah l’a frappé de sa colère, l’a maudit et lui a préparé un énorme châtiment.”c-4-93.

Alors est-il un crime intentionnel de tuer par incitation à la haine?

Est-il un crime de tuer le mendiant privé de tout et laissés à la merci du froid et de la faim?

Est-il un crime de tuer l’étudiant, exclu de tout travail, jeté dans les bras, toujours ouverts de la débauche, du crime et de la dépravation?

Est-il un crime de pousser les malades, privés de soins et traités comme des non-humains vers les cimetières ?

N’avons pas des villas, habitées par deux à trois personnes qui peuvent servir amplement d’hôpitaux ou de dispensaires ?

N’est-il pas un crime, doublé de suicide de mourir de colique, quand le compatriote et voisin crève de froid et d’inanition?

N’est-il pas un crime de cuisiner les mensonges, refugié derrière un clavier pour assassiner les germes de la paix?

N’est-il pas un crime de se servir des tv, ou autres moyens, pour tuer l’autre, le priver de sa dignité de son droit de vivre, de célébrer les grâces que le Bon Dieu lui a donné sur cette terre?

Est-il moins qu’un crime de bruler les potentialités de vie et d’existence de générations de ce pays qui n’ont pas encore vu le jour.

Est-il un crime ou non de se proclamer musulman sur tous les toits et de mépriser les autres. L’envoyé (psl), n’a-t-il pas dit que : “Le summum de la méchanceté chez un être est de mépriser son frère en islam.”

N’est ce pas une formule malhonnête et une forme machiavélique de tuer l’autre?

Ou est l’Islam? Pensez vous qu’il suffit de crier qu’on est musulman, par les bouches, tout en valsant dans le mal avec les pieds pour plaire à Dieu?

Ou est la Zakat? Ou est l’Ihsane? Ou est la miséricorde entre les croyants? Ou est la justice? Ou est le respect, la solidarité entre ces musulmans “alignés comme des briques compactes et solidaires.”? Ou est la parole de Dieu : “O vous les croyants qu’un groupe ne se moque pas d’un autre groupe. Ceux-ci sont peut-être meilleurs qu’eux.” C-49-11.

Ou? Ou? Ou tout ça?

Que vous serviront les biens et les fastes d’un monde agité et éphémère et qui ne vaut même pas l’aile d’un moucheron dans les paramètres de Dieu?

Combien de mort de croyants? Et combien d’Enfers sont nécessaires pour punir tous ces crimes et en  bruler les auteurs?

Ô vous qui avez cru! Pourquoi dites vous ce que vous ne faites pas? C’est une grande abomination auprès d’Allah de dire ce que vous ne faites pas.”c-61-2.

Malheur à l’homme!! Qu’y-a-t-il après les villas, les faux discours, le parle et ment, les partis politiques, les nominations, les bras longs et les jambes courtes, les hystéries de foules, et les soupes aux pauvres que la mort? Que dira l’histoire de son passage infectieux sur cette terre? Et que répondra t-il au Maitre de l’univers? Pourquoi tous ces cris et toutes ces vociférations pour signer sa culpabilité et son inculpation devant un Juge chez Lequel il ne peut ni falsifier les procès, ni s’accorder un sursis.

Quand un Imam discoure de choses de la communauté, ce doit être selon les préceptes de Dieu et non pour satisfaire les hommes ou pour flatter une vanité indécente. Les Fatwas portent de lourdes conséquences.

“Le plus hardi d’entre vous pour délivrer les fatwas, sont les plus hardis vers l’Enfer.” Hadith. Le Faqih, doit être la lumière de la vérité sur terre et non le défenseur des obscurités et des torts. Il ne doit ouvrir la bouche que pour dire ce qui satisfait Allah. Quelles que soient les conséquences.

Un député, ayant prêté moult serments de défendre les intérêts de ses électeurs, et qui finit dans la ruée vers les enrichissements au détriment du pays, a manqué de fidélité. La fidélité est partie intégrante de la foi. Son image, loin de devoir être celle de cet “arrivé”, qui se meurt dans l’exhibition de riches vêtements, affichant la fraicheur de la félicité, sur fond de la misère du peuple, doit traduire ses promesses. C’est une trahison du pacte avec les électeurs et ” Certes Allah n’aime pas les félons.”c-8-58.

Le gouvernant qui tient le pouvoir doit respecter les ordres de Dieu. “Certes Allah commande la justice et la bienfaisance.” “Et quand vous gouvernez entre les gens faites le avec équité”Coran.

Celui parle au nom d’une communauté doit le faire avec sagesse et conscience. Poussez les siens vers le conflit est un crime.

Nous devons toujours avoir au cœur que les portes de Dieu ne se ferment pas. Quels dommages vous feraient les portes fermées des hommes, quand les portes de Dieu vous sont ouvertes? Et en quoi vous attristerait l’éloignement du ciel, quand vos invocations sont exposées, pardessus ces cieux, directement devant le Maitre de toutes chose? C’est Lui qui décide et c’est Lui qui change les états des choses plus vite que le battement des cils. Dis: “O! Allah Maitre de l’autorité absolue. Tu donnes l’autorité à qui Tu veux, et Tu arraches l’autorité à qui Tu veux, et Tu donnes la puissance à qui Tu veux, et Tu humilies qui Tu veux. Le bien est en Ta main et Tu es Omnipotent.”C-3-26.

Ne regardez pas que le mauvais coté des choses. Vous avez l’ouïe, la vue, votre corps est sain. Vous avez les deux pieds d’autres ont été amputés des membres. Vous n’avez pas un crime ou un lourd péché sur la conscience. Dites Al Hamdulillal. C’est déjà une grâce précieuse du Seigneur des mondes. Peut-être que vous êtes de loin meilleurs que ceux dont vous convoitez la place. Ne vous accrochez pas trop à ce que vous avez perdu au détriment de ce que vous avez déjà et sachez qu’Allah n’est pas inattentif à ce que nous faisons.

Je ne suis pas un “moralisateur”, comme me le reprochent souvent certain facebookeurs et certain navigateurs sur l’internet. Mais je ne suis pas le même chemin que ceux qui “Quand Dieu est mentionné Seul, (sans associés), les cœurs de ceux qui ne croient pas en l’au-delà se crispent et quand on mentionne ceux qui sont en dehors de Lui, les voilà qui se réjouissent.”C-39-45.

Les voix qui nous parviennent du pays ne sont pas de bon augure. Elles couvrent lugubrement les hymnes de la paix de la fraternité, de la justice et de la coexistence pacifique d’un peuple qui est trainé, malgré lui, derrière des guides, des leaders des chefs de files et des files de chefs, qui ne lui veulent pas le bien.

A Dieu nous sommes et vers Lui le retour.

Mohamed Hanefi. Koweït.

Justice

December 29, 2015

“Nous avons proposé aux cieux, à la terre et aux montagnes la responsabilité, Al Amana (De porter les charges de faire le bien et d’éviter le mal). Ils ont refusé de la porter et en ont eu peur, alors, l’Homme s’en est chargé, car il est très injuste et très ignorant.” Coran. Les coalisés-72.

Ne cherchez pas d’autres causes. Toutes vos maladies physiques, mentales sociales, politiques et spirituelles, présentes, passées et à venir, sont le fruit des injustices que vous développez autour de vous.

Un marchand prospère, dont tous les mouvements se résumaient entre sa demeure et le lieu de son commerce, entendit un jour des coups de feu. Intrigué, il sorti la tête pour savoir de quoi il retournait. Une balle lui traversa la colonne vertébrale et le paralysa à vie. Il se demanda intérieurement: “Ou est la justice de Dieu?”. Pourquoi m’a-t-il fait cela?

Il en refera à l’auguste érudit Rateb Enabulsi, venu lui rendre visite.

Pourtant, lui a-t-il dit travailler pour gagner sa pitance à la sueur de son front est une piété, une adoration. Pourquoi Allah le Juste m’a-t-il affligé de cet handicap?

N’ayant aucune réponse, le dévot s’en alla pensif. Il savait parfaitement que Dieu, le Juste ne faisait de tort à personne. “Ton Seigneur ne fait de tort à personne”, a dit Allah dans le coran.

Nabulsi s’arrêta devant une maison pour saluer son propriétaire, qui était une vieille connaissance. Ce dernier raconta: “Maitre, il s’est passé une chose étrange aujourd’hui. La maison d’en haut est habité par un voisin de longue date. Son frère en mourant a laissé quelques deniers pour ses enfants. Mais l’oncle refusa de la leur donner. Ils se plaignirent au cadi, qui leur dit: “Votre oncle est un riche commerçant, vous ne pourrez rien contre lui devant notre justice déjà assez corrompue. Plaignez-vous au Juste. Il vous entendra. Aujourd’hui le verdict et la sentence sont tombés simultanément.

Subhanallah dit le dévot, et il continua son chemin.

Il savait, comme il l’avait toujours su que l’invocation de l’opprimé est exposée sans intermédiaire, sur la table du grand Juge. Le Juge des juges, qui donne les délais, mais ne néglige jamais une plainte.

Pour jouir de liberté, de sécurité, de justice et de prospérité, il faut absolument permettre aux autres d’en jouir également.

Quand on lutte pour le droit des autres, on lutte en fait, pour le sien propre.

Tous nos problèmes en ce siècle, ont pour moteur l’injustice.

L’injustice est mécréante et abominable. Elle est l’artisan principal des dissensions, de la haine et de la division au sein des peuples.

Avons-nous seulement, médité sur les adages que nous avons  quotidiennement sur les langues, comme “dormir du sommeil du juste” ?

Le juste peut dormir, car sa conscience le lui permet. C’est une grâce de Dieu, mais aussi une récompense pour ceux qui ont suivi ses commandements. Ceux qui ne visent sur terre ni turpitude, ni supériorité. Allah a dit dans un hadith qudsi: “Je me suis interdit le tort et j’en ai fait une interdiction pour vous entre vous. Ne vous faites pas de tort.” L’injuste se permet en fait ce que Dieu, l’Exalté s’est interdit à lui-même. Il est perdu par son aveuglement et son arrogance, au point de se rendre licite, ce que le Créateur a commencé par s’interdire avant de le prohiber à ses créatures. Il est allé trop loin en transgressant les limites interdites de Dieu. Il devient ainsi doublement mécréant.

L’injuste et l’oppresseur ne dorment pas. Ils ne peuvent dormir.

Comme le malade, il ne peuvent trouver le sommeil. Le créateur, qui a façonné ses créatures de la manière qu’Il veut a placé en eux les gènes de leur trouble et les facteurs de leur déséquilibre.

C’est une usurpation de s’accaparer ou de convoiter ce qui appartient aux autres. Tout le problème est là. Tous nos problèmes et nos maux se cachent dans cette équation. Quand chacun a son du et s’acquitte de ses devoirs. La société sera en bonne santé et la cohésion ne s’en porterait que mieux.

L’ordre de Dieu est clair et n’a pas besoin d’un livre de Tavsir pour être compris. Cet ordre est venu explicitement sous la forme impérative: ” Allah ordonne la justice et la bienfaisance.” “Et quand vous jugez entre les gens faites le avec justice.” Coran.

Je ne veux pas parler ici d’un cas particulier. Mais j’invite ceux qui liront ce texte à méditer sur la question suivante : “Quelle relation, qui saute aux yeux lie les problèmes, tous les problèmes de notre société et l’absence de justice.” ?

Nous ne sommes pas pires que les autres. La seule différence résidera dans la rapidité à se repentir et à se pardonner.

Se repentir est une noblesse et pardonner une grandeur.

Ne pas avoir les yeux rivés constamment sur le passé. Trop lorgner sur les déboires et les mésaventures du passé mène a faire demi-tour, ou pire foncer en marche arrière.

Nous sommes déjà trop restés sur les traces de l’humanité.

Une autre justice consiste à se faire justice à soi-même. Donner une image répugnante de soi est un tort fait à soi-même et de très mauvais legs laissés à nos enfants. C’est le plus mauvais de tous les investissements.

Quand on porte un beau boubou, qu’on achète une belle voiture ou qu’on construit une belle villa, c’est essentiellement une exhibition pour être admiré des autres. Qu’adviendrait-il alors, quand tous les autres, tous ceux qui vous entourent, vous envient, vous détestent, vous méprisent et vous veulent du mal, pensant, souvent à raison, que vos fastes sont le fruit du vol de leurs droits spoliés? Votre effort serait vain alors , votre “lumière” ternie et vous récolterez le contraire de l’effet escompté.

Ceci nous amène à une autre forme de justice commandé par Dieu et son messager “Celui qui croit en Dieu et au jour du jugement doit faire largesse de ses bien à son voisin.”

Il est immoral et inhumain de verser des carcasses grillées de moutons dans les poubelles, quand à votre porte des frères en humanité se tordent d’inanition.

Quand la sécurité, les services d’eau et d’électricité, les routes et les infrastructures sont accordés en priorité, pour ne pas dire en exclusivité aux quartiers de riches et que dans les quartiers pauvres, les ânes n’ont pas un chemin déblayé décemment pour ravitailler les foyers pauvres en eau, ou acheminer des femmes malades, on est bien loin de l’exemple de Omar ibn Al Khattab.

Si Omar dormait c’est bien à cause du célèbre mot qui lui a été adressé par un prince ennemi, qui l’ayant trouvé endormi au pied d’une montagne et n’ayant comme coussin qu’une pierre, il lui dit : “Tu as gouverné, tu as été juste, tu as dormi.”

Ceci est d’autant plus important que les richesses, la santé et les luxes de ce bas monde ne sont durables pour personne. Beaucoup de riches deviennent quotidiennement pauvres et beaucoup de pauvres font le mouvement inverse.

“Si les trésors du monde devaient s’éterniser pour d’autres, elles ne seraient pas tombés entre vos mains.”

Justice dans le respect du gouvernant, mais justice également du gouvernant à traiter tous les citoyens sur le même pied d’égalité. Il est immoral, voire un péché grave de mal partager les subsistances naturelles offertes gratuitement par le Seigneurs des mondes visibles et du mystère entre ses créatures.

Si tout le monde est tenu de se procurer une carte d’identité nationale, si tout le monde doit répondre aux impératifs et à la défense de la nation, il est aussi juste que tout le monde goute les fruits de cette patrie. De sa patrie.

Le socle du pays se poserait ainsi sur l’équilibre satisfait et satisfaisant de la satisfaction convaincue de tous ses citoyens.

Ce monde est tellement éphémère et ses plaisirs sont si trompeurs qu’il ne faut pas tellement s’y fier.

Tout le monde finira dans un trou sombre à la merci des vers et de la vermine.

Même le nom s’en ira. Nous porterons tous le nom de dépouille, de défunt, ou plus vulgairement de macchabée.

Personne n’emportera une ouguiya dans la tombe. Par contre on vous demandera compte de toute fortune et de tout centime tombés entre vos mains.

Le jeu en vaut-il la chandelle?

Donner procure plus de plaisir que recevoir. Voir tous ses frères le sourire aux lèvres, les âmes satisfaites de la protection affective, sincère et juste de la mère patrie, les bras tendus en dans le ciel pour lever très haut la dignité des siens et le triomphe de son territoire, est une image qui vaut tous les trésors du monde.

Mohamed Hanefi. Koweït.

Entre corbeaux et renards

December 29, 2015

Il fallait bien inverser les rôles, une fois, ne serait ce que pour briser la monotonie des règles ennuyeuses.

Lafontaine est mort. Heureusement. Car il aurait eu du mal à inverser le contenu de son enseignement: les animaux auraient sans doute refusé, les leçons dispensées par les humains.

En ce début du vingt unième siècle, l’abêtissement des hommes a surpassé en quantité comme en qualité la morale animale. La politique est venue tout ternir. Mais ne bougeons d’où nous sommes, plutôt applaudir que s’instruire, ainsi est devenue la devise des hommes.

Les valeurs et les vertus, désuètes, périmées et polluantes, ont rendu l’âme, sans regret. Dégoutées par le parc naturel d’êtres humains qui a envahi, dénaturé et infesté la planète. Ces vestiges de principes dépassés ont trouvé refuge dans le musée refroidi et dérisoire de quelques vieilles cervelles qui glissent lentement derrière l’horizon mouvant de l’oubli et de l’histoire.

L’ère de l’escroquerie et des hypocrites a commencé depuis cette époque. Les hommes, dans les pays comme le notre, lestés de tous ces fardeaux qui retenaient prisonniers, dans les non dits, de ce besoin impérieux de l’homme à immerger, corps et âme dans les sites de la tricherie et de l’interdit.

Le monde ne sera plus qu’un fromage, ça et là serré dans les bouches de renards, qui ne sont pas prêts de lâcher prise, en face d’un deuxième groupe, ou la congrégation des corbeaux, prétendant fallacieusement défendre les droits de ceux qui n’ont pas droit au droit.

Ils vont donc croasser sans relâche, pour faire lâcher prise au groupe duquel ils convoitent la place et les privilèges.

Ceux qui sont dupes aujourd’hui, sont seulement ceux qui veulent, pour une raison ou pour une autre mâcher un morceau de pain rance, à la porte d’un restaurant, tout en imaginant déguster un beefsteak.

Ne soyez jamais surpris, d’entendre qu’il n’existe ni opposition, ni, majorité, ni mouvement des noirs, ou harratines ou forgerons ou wolofs, ou “pro” noirs ou “pro” maures. Ou jeunes ou femmes. Tout le monde de la façon la plus scientifique possible, avec les armes les plus sournoises et la maitrise de l’hypocrisie la plus parfaite, est “PRO” soi-même.

Pourtant ce théorème crève les yeux. La “majorité”, elle est majoritaire dans le festin des moustiques, les arènes de la maladie, les centres de la faim, les clubs de l’exclusion, l’union internationale des ignorants, le garage des diplômes creux et vides et sans valeur, les chaussures usées et sales des imposables, la coalition extraordinaire, ni plaine ni potentiaire du mépris, les réserves inépuisables des applaudisseurs naïfs et imbéciles. En somme une chair à canon décharnée, pour encaisser par procuration les boulets rouges que s’envoient les corbeaux et les renards, pour que la loi décrétée par le seigneur de la félonie et de l’usurpation, maitre Satan, reste toujours en vigueur et s’applique sur tout et sur tous.

Qu’ils discutent, se concertent ou se toisent, quel changement consistant pour les dindons de la farce? Quelque chose a-t-il jamais changé? L’équation reste toujours la même: briguer un mandat pour occuper un fauteuil. Et occuper le fauteuil pour gérer le troupeau.

Il demeure néanmoins, qu’il n’est pas très honorable d’être un chef de moutons, ou le dirigeant de fauves affamés.

Si un recensement biométrique s’est effectué chez nous, sans aucune forme de contestation et avec un accord quasi unanime, ce ne peut être que le passeport délivré au faux et à la technique avancée de l’hypocrisie. Voilà deux cartes d’identités que nous avons délivrées dans notre société et adaptées à toutes nos ( dé )-valeurs.

Qui peut se tromper ou faire semblant de se tromper devant les manèges pour le moins criminels auxquels s’adonnent tous ceux qui s’imposent et s’auto-investissent pour nous représenter, réfléchir à la place de notre cerveau, parler à la place de notre langue et plus profondément déguster notre pitance à la place de nos estomacs creux et bruyants? Nos ventres vides et affamés?

Combien sont allés dans le Golfe arabique et ailleurs demander la charité en notre nom pour venir nous écraser un peu plus douloureusement, de leur arrogance et de leur honneur astiqué sur le chemin d’un retour infamant?

Combien sont allés prêcher le racisme, pour revenir avec les semences de la haine et la division? Combien dilapident les biens de cette nation, pour que nos malades continuent à affluer vers les lits d’hôpital du Sénégal, de la Tunisie, du Maroc ou de la France? Avons-nous vraiment une intégrité?

Nous ne cherchons, pourtant qu’une cause à défendre ou une patrie pour laquelle, la tête haute, nous pouvons nous battre.

Nous voulons seulement, croire en quelque chose. Voir quelque chose en quoi croire. Nous sommes une république islamique. Comment se fait-il que nous négligeons la première recommandation d’Allah? “Lis au Nom de ton Seigneur.”

Pourquoi nos enfants, les enfants de “Chinguitt”, sont-ils devenus des escadrons d’ignorants qui ne savent plus ni lire ni écrire?

Comment toute cette jeunesse, toute cette vieillesse, toute cette gente féminine, tous ces enfants, peuvent-ils aimer et se sacrifier pour un système qui les exclus, qui les maintient dans le néant du non-être?

Nous ne voulons pas d’un gouvernement ou le drainage des biens et des postes est conçu de façon telle, que seuls, ceux qui sont en haut profitent exclusivement de tout, avant de le léguer à leurs enfants. Même pas un os pour le chien?

Ne dit-on pas que le chien du roi est le roi des chiens?

Et puis à quoi bon se bourrer le corps de cette graisse jaune qui fondra inévitablement et sans possibilité d’y échapper dans une tombe obscure pour nourrir la vermine?

Sortir dans les arènes internationales poursuivi par les gémissements d’un peuple dont l’état dit long sur les conditions, ne doit pas être une chose honorable.

Ceux qui croient en Dieu n’agiraient jamais ainsi. “Allah commende la justice et la bienfaisance.”

Nous ne voulons pas d’érudits qui parlent à longueur de Tv des conditions légales et optimales de mariages ou des abc de rapports conjugaux. C’est incroyable et insoutenable, quand des problèmes beaucoup plus pressants et des millions de fois plus menaçants, pèsent sur l’existence du pays. En somme un médecin qui se tue à traiter le bout des orteils, quand c’est la tête qui se tord de souffrances. N’est ce pas le signe d’un berger qui croit ferme que ses moutons, doivent rester des moutons.

Nous ne voulons pas d’une IRA, qui sous prétexte de libérer les esclaves, met le pays à feu et à sang. Dans ce cas ce n’est plus le peuple qui vous intéresse, mais un leadership, qui finalement ne régnera sur rien. Parce que dans la situation que vous prêchez, avec le discours que certain d’entre vous véhiculent, il n’y-aura plus personne à gérer.

Si je pouvais tolérer une goutte de sang laudateur, j’aurais loué le calme et la patience de monsieur Thiam. Mais monsieur Thiam, nous sommes contre toute division du pays. Personnellement je le clame, parce que je ne peux, ainsi que beaucoup de métis, me diviser en deux. Nous voulons que nos parents paternels et maternels restent soudés, jusqu’au jour de la rétribution. Exactement comme Allah l’a fait et l’a voulu. Les injustices ne peuvent durer. C’est Dieu qui l’a dit. “Voici venu le vrai et disparu le faux. Le faux fini toujours par disparaitre.” Qu’il disparaisse, le malheureux, mais sans emporter avec lui des siècles de parenté et de cohésion, même si elle est branlante.

Nous ne voulons pas de ces racistes, qui sautent sur toute occasion qui bouge, tout événement national, pour sortir leur tribu leurs “moubadarats” et leurs ancêtres. Tous les gens se valent et n’ont aucune noblesse, si ce n’est par la piété. Les racistes sont les enfants de Satan.

Satan fut le fondateur du racisme, quand il rétorqua au Seigneur des monde, faisant allusion à d’Adam: ” Je suis plus noble que lui. Tu m’as crée de feu et tu l’as façonné de boue.” Le malin. Il n’a même pas réfléchi à ce qu’il avançait. Il n’a pas compris que c’est dans la boue que poussent les graines et que toute la subsistance de la terre y est enfouie. Alors que le feu est artisan de destruction et de malheurs.

Depuis cet avènement, Allah a maudit Satan mais ses adeptes ont continué, pour un temps, à diviser les êtres et à semer le mépris et la méprise de leurs semblables.

Aujourd’hui les secousses tectoniques d’une division sans précédent, secouent la tente nationale.

Ceux qui continuent à se voiler la face, s’écraseront dans un ravin profond, qu’ils auraient contribué à l’avance à mettre sur le chemin de ce peuple. Personne n’en profitera. Personne n’en sortira vainqueur. Personne ne laissera à ses enfants autre choses que quelques récits de mauvaise qualité, contant la fin d’un peuple victime de ses rapaces et de sa bêtise.

Un pays est un peu comme un corps vivant. Tant que quelque part une gangrène ronge les tissus, tout le reste est menacé de mort.

Certaine personnes rappellent étrangement une espèce de moustique, qui une fois le bec planté dans le sang, ne peut plus s’arrêter de sucer. Et une fois le ventre rempli, le sang coulant par derrière, se coagule et le prend au piège de sa gourmandise.

Comme toutes les races de la terre, nous avons des bons et des mauvais, des sobres et des boulimiques. Mais le bon sens veut qu’il y-ait un intérêt national suprême, qui freine les appétits quelquefois, pour que quelque chose se réalise.

On ne peut prétendre avoir la foi, quand on ne laisse rien aux petits. Allah n’accepte pas la prière de celui qui ne donne aucune zakat. Elles vont de pair et chacune est nulle par l’absence de l’autre.

Le sujet ne peut être épuisé. Ceux qui n’ont pas été cités peuvent plonger dans leur être profond pour voir si leur action vis-à-vis de ce peuple se classe dans les actes pour Allah ou l’obéissance aux insufflations sataniques du Malin.

Il est bon cependant de méditer cette menace du Seigneur des mondes : ”

” A ceux qui thésaurisent l’or et l’argent et ne les dépensent pas dans le sentier de Dieu annonce un châtiment douloureux. Le jour ou ces trésors seront portés à l’incandescence dans le feu de l’Enfer et qu’ils en seront cautérisés, front flanc et dos. Voici ce que vous avez thésaurisé pour vous-mêmes. Goutez de ce que vous thésaurisiez.” La repentance.

Mohamed Hanefi. Koweït.

Ne soyez pas les poubelles du mal.

December 29, 2015

Louange à Dieu, Le Seigneur des mondes et que la paix soit sur ses messagers, ses sages et ses doués de raison.

Citoyen raisonnable. Je voudrais t’inviter à réfléchir sur un phénomène, qui nous envahit, sous une anesthésie généralisée. Chaque jour que Dieu fait, nous sommes soumis à une invasion médiatique sans filtre, qui nous transforme graduellement en d’autres personnes que nous-mêmes. Ces informations-déluges, exercent une pression néfaste et dangereuse sur tous les aspects de notre vie. Elles nous dévêtent insensiblement de notre âme humaine.

-Vlane est condamné à mort.

-Une femme est décapitée en présence de ses enfants.

-Des centaines de morts et de blessés jonchent les rues.

-Les ambulances sont debordées.

-Un viol collectif sur une petite fille de deux ans.

-Un homme atteint d’un cancer généralisé lutte contre la mort.

-Monsieur un tel trahit sa femme avec un haut responsable. Affaire à suivre…

-Un camion de dix tonne écrase la tête d’un enfant. (Voir NOTRE photo).

-Un ours furieux croque les cuisses d’une femme et ce qu’il y a avec, devant les spectateurs médusés.

-VIVE tension entre les Abares et les Barbares.

-Une haute personnalité surprise en flagrant délit d’adultère, se suicide.

-Toute une famille incinérée dans un ENFER à …..

-Attention âmes sensibles s’abstenir….

-restez avec nous. Nous vous transmettrons l’événement minute par minute.

-Ceci est diffusé EXCLUSIVEMENT sur notre chaine.

-Avec nous vous suivez cet événement dramatique, comme si vous étiez. (Nous ne voulons pas y être. Qui vous dit que nous voulons y être ?).

Ou allons-nous?

Même lors d’une visite aux vieilles personnes, on ne prend même plus la peine de faire preuve de décence. Ce sont toujours les :

-Tu connais vlane ton ancien ami? Il vient de mourir.

-Tu te rappelle du voisin avec qui tu prenais le thé le matin. Il a divorcé son épouse.

-Ton ami…est mort. Alhamdulillah, il a vécu quatre vint ans.

Quel intelligent réconfort nous apportons à ces personnes au crépuscule de leur vie!!!

Nous vivons le règne du mal et de la mal-information.

Nos oreilles, nos cerveaux, notre jugement, nos rapports sont devenus des poubelles pour ces sadiques personnes, qui peinent à cacher la délectation maladive, qui les anime devant le malheur humain. C’est une contagion irrésistible, qui fait partie désormais du repas de midi ou du diner. Brouter son repas au rythme des catastrophes.

Les journaux parlés et télévisés ne sont plus attirants sans ce lot macabre de souffrances et de ruines.

Les cris de détresse, les cadavres, les appels au secours sont désormais une épice indispensable pour la digestion.

Assis confortablement le postérieur callé dans un fauteuil moelleux, l’homme moderne aiguise sa vanité, son importance  et son semblant d’intelligence en feuilletant les tripes, les débris humains, la détresse des enfants emprisonnés sous les décombres et les femmes échevelées et livides, le regard perdu et affolé, fouillant les ruines d’un immeuble à la recherche d’un corps ou d’un reste de corps des siens.

Il est vrai que l’homme doit être au courant de ce qu’endurent les autres. Mais à ce degré l’objectif est devenu tout autre.

Il est clair désormais que toutes les ressources de l’humanité, confiées pour un temps, à ceux qui pensent être les puissants de ce monde, sont consacrées à la destruction de la Création.

Les hommes se sont tournés résolument vers le mal. Ils l’ont sanctifié, célébré, vénéré. Ils auront le temps, tout le temps de le regretter. C’est sûr.

Cette forme de sadisme améliorée de tuer, de mutiler et d’humilier, s’accompagne de nos jours d’une consœur machiavélique: qui consiste à faire goutter à ceux qui sont encore hors des champs des massacres héroïques, les relents enivrants de cette puissance satanique à mutiler la dignité des êtres.

Ceci a contribué graduellement à banaliser le sacré et à vulgariser l’illicite. Comme une brise qui effleure les sens, le sang humain versé à flot ne provoque plus de répulsion chez les spectateurs.

Ces mauvaises nouvelles, ces atrocités célébrées dans l’allégresse de chaines de télévisions feutrées et chamarrées de toutes les couleurs douces, transforment les auditeurs en poubelles consentantes et souvent émerveillées devant le déclin de la morale, de la compassion et de la miséricorde.

Entre une bouchée de riz et une pincée de salade assaisonnée de vinaigrette, on croque distraitement en réalité le droit de cet enfant brunis par le sang et la poussière des bombes, qui vient de perdre ses parents, à la foi, réduite à sa plus simple valeur : la pitié et La compassion.

Vous préparez vos enfants assis à coté de vous à être des criminels sans âme. N’y avez-vous pas réfléchi?

L’humanité se dénature. Et elle médiatise sa dénaturation.

Un moindre effort consiste à ne pas servir de porte parole ou de poubelle pour ces sadiques.

La nouvelle vous parviendra de toute façon.

Les humains ont décidé de bruler ce que le Seigneur des mondes a sacralisé. Mal leur en prendra.

Aujourd’hui la force avale la faiblesse. Mais demain la puissance détruira la puissance. Car le feu se consume, quand il n’a plus rien à consumer.

Ou que nous allions, la fin nous attend, les bras croisés, l’air narquois et sûr, à la FIN de toutes les fins.

Mohamed Hanefi. Koweït.

Sidi Mohamed Boubacar.

December 29, 2015

Quand une mère meurt, l’univers tout entier perd ses couleurs.

Comme des étoiles surprises par l’intrusion trop brusque d’un matin clair, nos mamans se sont éteint l’une après l’autre. Elles sont parties vers le royaume de l’éternité, laissant derrière elles ce qu’elles ont pu produire de mieux, pour que le meilleur survive.

Souvent dans les constellations célestes, dans ces caravanes interminables de nuages, qui sillonnent le ciel et dessinent toutes les silhouettes des êtres, je crois déceler ces âmes furtives qui scrutent le résultat fantastique de leur passage ici bas.

“L’essentiel est invisible.” A dit Saint-Exupéry.

La main du très Haut n’a rien laissé au hasard. Les bonnes gens se perpétuent à travers leur descendance.

Et quelle que soit l’interprétation que l’on puisse faire, les grandes œuvres sont accomplies par de grands hommes.

Puis ces époques et leurs peuples disparurent, comme des rêves insistants, qui restent après le réveil.

Les pages suivantes seront tournées inévitablement. C’est ainsi que se feuillette l’histoire.

Parmi ces multitudes, aux paumes blanches et au cœur pur. Ces femmes de générosité de vertu et de piété, l’image d’une sainte. Une noble femme qui a accompagné les premiers moments de notre indépendance, aux coté de l’un des premiers mauritaniens qui “tombaient” du ciel, pour signer notre fierté sur la terre, le parachutiste Boubacar ould Boussalif.

Fatimetou mint Bakr Mbarek, notre maman, notre tante, mais surtout une donatrice généreuse. Une combattante courageuse, qui n’a pas quitté ce monde avant de laisser ses traces.

Elle a laissé à la Mauritanie, l’un de ses fils les plus discrètement performant et le plus fermement engagé pour les causes nationales et la propreté de l’action.

Pour les autres Sidi Mohamed ould Boubacar. Et pour nous Ahmed Louleid…une très longue histoire. Que je ne conterai pas ici.

Je dirai simplement, que cet homme symbolise notre satisfaction sacrée de ne jamais avoir trahi ce pays, ni lui prendre ce qui ne nous appartient pas.

Les mots : intègre, juste, patriote, discret dans les services rendus, ont été si fréquemment utilisés et réutilisés, par tous et pour tous, que je les laisserais volontiers, pour ceux qui cherchent dans ce monde les hauteurs, ou les apparences.

Nous ne baignons pas dans ces lieux communs ou souvent on fait avaler au lecteur, l’appât, la ligne et l’hameçon avec.

Dans ma vie je n’avais jamais parlé de ce cadre, qui pourtant est fils de ma tante doublé d’un ami intime. Mais le devoir de témoignage, me pousse à dire ces mots que j’essayerai de rendre brefs et dénués de toute flatterie.

Je sais que quand un arbre tombe dans un désert sans êtres doués d’ouïe, parler de bruit est une chose inutile et une assertion difficile à prouver ou à commenter.

Nous sommes tous des branches de cette meute d’enfants, qui  pour la première fois, a rempli les rues de Nouakchott, naissante de ses cris de ses gambades folles dans tous les sens.

Je pense à beaucoup de frères et d’amis que le destin a distribués dans les méandres de la vie nationale, et qui tous, me sont aujourd’hui un objet de fierté et de sentiment d’honneur.

Sidi Moctar Cheiguer, notre ami et frère Mohamed Meguett, notre très cher ami, son excellence Hamadi Meimou, notre regretté frère Hamzatta Amar (Au Paradis inchallah), nos frères les enfants de feu Dadou Kane, nos amis adorés les enfants de feu Gandega Samba et de notre mère à tous, sa respectable épouse Mariem sall. Le fils de ma tante et ami intime Yeslem ould Cheikh ould El Weli, (qu’Allah le loge dans le Firdaous supérieur). Et m’a dit un ami, son excellence, notre président actuel Mohamed ould Abd Aziz. Je ne me suis pas souvenu de lui, ni dans le quartier de la médina “R” ni dans les groupes rivaux de la médina “3”Ce qui ne diminue en rien le respect que je lui porte .Et bien d’autres encore.

Des souvenirs diffus et insistants que je ne peux complètement ignorer aujourd’hui. La vie d’un monde inséré dans ma mémoire, comme dans l’histoire du pays, et qui jette ses jalons sur les tableaux de notre tableau d’aujourd’hui.

Ahmed Louleid, ou Sidi Mohamed, comme vous voulez a été dès son jeune âge, un garçon, qui jouissait d’un caractère si singulier et si différent de nous, ses camarades, que j’ai gardé une phrase de feu le capitaine Soueidatt ould Weddad, qui nous a lancé, un jour de sa jeep militaire : “Heh! Les affreux, faites comme votre ami. Il a un livre dans la main.”

Ahmed ne mentait jamais, ne participait jamais à nos mauvaises actions. Ces petites misères auxquelles s’adonnent, avec un malin plaisir tous les garnements de la terre.

Louleid a donc été élevé selon les enseignements rigoureux d’un père issu de l’une des plus nobles tribus de la Mauritanie et qui n’acceptaient pas les basses choses ou les petitesses du nouveau monde. Et une mère douce et généreuse, qui distillait paisiblement, mais surement les abc de la vertu dans ces cœurs puérils qui l’entourait. Un seul regard de reproche de cette femme, qui pourtant ne se fâchait que rarement, fouettait nos jeunes consciences plus douloureusement que la pire des cravaches.

Il s’en est le plus inspiré et en a le plus profité.

Plus tard, quand je lui rendis visite dans les différents services de l’état qu’il a occupé, je ne pu m’empêcher d’admirer sa fidélité a ces principes qui nous avaient été soigneusement inculqués par des personnes qui ne sont plus de ce monde.

Directeur du budget, ministre des finances, premiers ministres, ambassadeur en Egypte, représentant du pays à l’ONU, Ahmed était resté Ahmed.

Ses passages sont clairs, comme la voie lactée, par une nuit de ciel étoilé.

Il a accompli une mission, dans laquelle beaucoup d’autres ont lamentablement échoué : un fils du pays, qui n’a pas trahi les attentes de sa nation.

Et aujourd’hui, de la façon, la plus tristement banale, je lis dans l’un des sites électroniques, que je lis le moins: “Essirage”, qu’il est allé à la retraite…Comme tout le monde fera.

Pourtant le pays pouvait dans l’un de ces interminables tête-à-tête, qui infestent nos télévisions nationales, applaudir, ne serait-ce que par un mot, les grandes vertus d’un grand patriote, qui a tout donné à son peuple et qui est sorti de ces lourdes responsabilités, les mains blanches, comme le terrain du jugement, le jour de la rétribution.

Ceci peut au minimum servir d’exemple à nos futures générations.

Les peuples et les gouvernements sont piètres et dérisoires, quand en voyant, ils ne voient pas et en attendant, ils n’entendent ni ne comprennent.

Quand celui qui a le mieux fait, est égal à celui qui a le mieux détruit, attendez la fin des temps.

Un mot dédié aux âmes nobles et fidèles est la meilleure leçon qu’on peut laisser comme enseignement à la postérité.

Mohamed Hanefi. Koweït.

Les tamboureurs de la guerre

December 29, 2015

Nul ne peut calculer, combien des paroles inopportunes, ou enflammées, peuvent cacher de cadavres, de mutilations et de débris humains.

Un incendie est à l’affut de cette terre. Ses initiateurs son armés d’outils plus performants que des flammes.

D’un coté une clique d’amateurs de vieilles mentalités, qui veulent s’adjuger la supériorité d’une noblesse “naturelle”, qui ne demande aucune qualité particulière pour asseoir ses honneurs et sa légitimité. La perspective de ceux qui puisent leur témérité dans les ravins opaques du passé et de victoire assumées par d’autres hommes, qui n’existent plus.

Une vanité empoisonnée, dont on ne peut mesurer ni l’envergure, ni les conséquences.

Des hommes qui pensent, avec une  naïveté pitoyable, que les grâces de Dieu, leur sont exclusives et qu’ils peuvent bâtir un pays avec les “Il était une fois, seul, mon père avait accès a la grandeur et à la gloire.”

Cette secte se démène fiévreusement pour raviver des récits plus ou moins vérifiables, et qui seront indubitablement contestés un jour. Car tout le monde a sa propre résistance. Même s’il n’a pas tué Capolani. Ce cher Capolani, qui nous a donné l’occasion d’être résistants et héros. Héros sur quoi et par quoi? Allez savoir.

Dans ces diatribes interminables, le nom de Capolani est souvent cité des centaines de fois plus que celui du prophète (pl.). Quelle aberration!!!!! Et quelle perte!!!!!

Je vois des têtes, qui ne pouvaient obtenir quatre sur vingt en histoire et qui miraculeusement se réveillent à citer des événements avec une précision mathématiques et des preuves irréfutables. Un tel était à tel endroit et avait telle habitude. Ces chevronnés ne pensent même pas qu’à force de creuser les secrets de l’histoire, ils risquent de se retrouver arrières petits fils de Fir-aoune Dhi Lawtad de Néron, de Nemrod, ou tout simplement d’un dinosaure.

“Et nous pensions que ni les humains ni les djinns ne sauraient jamais proférer de mensonges contres Allah.” Les djinns-5.

N’est-il pas plus glorieux, et plus juste pour le pays de remettre le “Harratin” et le “Kori” à leur véritable place dans le pays pour pouvoir faire face à nos difficultés, plutôt que de commercer ce système tribal raciste, séparatiste et désuet?

Quelle idée de vouloir à si grand effort déterrer les morts quand c’est pour rapetisser les autres et semer la désunion entre les vivants.

On se demande souvent si ces bucheurs d’histoire sont intéressés par le patrimoine du pays ou plutôt par les ingrédients de l’influence. Influence dont les us et abus nous ont jetés là ou nous sommes.

Leur sous-groupe, de ceux qui usent et abusent de la religion, qui détournent les créatures de la voie initiale, je leur répète simplement ce qu’Allah a dit dans la Sourate An-Nahl-25 : “Ainsi porteront-ils, le Jour de la résurrection, la totalité des fardeaux de leurs forfaits ainsi que les charges de ceux qu’ils ont égarés par ignorance. Quelle détestable charge qu’est la leur.”

La Mauritanie est brave et courageuse. Elle n’a nulle besoin de ces longues litanies forcées, pour être ce qu’elle est. Elle a résisté contre la faim, la sécheresse, les maladies, les complots, le sous développement, les dents acérées et voraces de ceux qui devaient la fortifier. Aucun pays ne peut jamais égaler la résistance de ce pays. On peut se demander, à juste titre comment ce pays peut-il encore tenir debout.

Ce ne sont pas les prouesses enrobées d’individualisme ou la mort d’un Capolani, qui vont la grandir. Surtout quand la chaine de TV, ou celui qui s’évertue à débiter ces longues épopées, tient a ponctuer ses discours de mots français, et quoi que l’auditoire soit exclusivement arabophone.

Une façon difficilement camouflable de prêter subrepticement allégeance à la métropole qu’il veut dresser comme un ennemi virtuel, pour asseoir ses victoires. “Comme je te déteste Oh! Cheikh, mais comme le lait de tes brebis m’est agréable.”

Tout le patrimoine culturel, artistique et social a voyagé au Maroc. Les tribus qui ont rallié le Sahara ont été plus fidèles à l’héritage. Elles l’ont emporté avec elles.

On ne réveille pas les morts pour diviser les vivants.

L’homme du Fouta se sent exclu de cette manne historique, les peuls, les harratins. Je ne parle pas des griots, des znagas et des castes “inferieures” En général.

Pourtant s’il faut exclusivement faire l’apologie d’un mauritanien qui a plié les obstacles de la nature pour servir ses concitoyens, c’est bien le forgeron ou l’esclave.

Combien de bravoure et de témérité, ont été dissipé dans la négligence collective. Pour simple raison que l’auteur n’était pas fils de “grande tente”

N’est ce pas la manière la plus sournoise de diviser injustement le pays, Et de distribuer l’injustice?

L’histoire est celle de tout le pays. Parlez-en complètement ou laissez à d’autre le soin de la relater en n’oubliant personne.

Vous divisez le pays pour flatter votre vanité. Et à propos, l’envoyé (psl) a dit : “Personne ne rentrera au Paradis et qui a un grain de vanité dans le cœur. Alors bonjour l’autre porte.

Ce sont les insufflations de Satan. ” Ils apprennent auprès d’eux ce qui sème la désunion entre l’homme et son épouse.” Al-Baqara-105

Ce genre de passions chantées à tue-tête, tend plus vers le ridicule, que vers la glorification de notre passé. Un passé duquel nous n’avons pas honte d’ailleurs, mais dont l’utilisation à des fins séparatistes, nous fait mal…très mal messieurs.

Il est indéniable que de grands hommes ont peuplé cette terre. Ils ont bravé en silence les rigueurs d’une nature hostile et inhospitalière. Ils ont dompté et défriché des terres infestées de fauves et de brigands. Ils ont partagé en toute modestie et sans jamais le crier sur les toits le repas frugal de “Aich” ou  de”bassi” avec tous ceux qui les entouraient. Ils ont fait “énergiquement leur longue et lourde tache, puis après” leurs pères et leurs grands pères, ont rejoins le Très Haut pour cueillir ou endurer le résultat de l’examen.

Cette terre a des droits sur vous. Ne la trahissez pas. Ne la brulez pas. “D’elle Nous vous avons crées, en elle, Nous vous retournerons et d’elle Nous vous ferons sortir une nouvelle fois.” Taha-55.

Je sais que vous êtes tous, de “grandes familles”, mais les grands sont ceux autour desquels tout le monde est grand. Non ceux qui pour grandir, doivent placer tout l’entourage sous un microscope, pour se taper des rêves. Des rêves qui risquent de tendre vers le cauchemar. Laqaddara-llah.

Tous les mauritaniens sont vos frères, votre honneur et votre dignité. Votre gloire diminue d’un cran à chaque fois que l’un d’eux est méprisé.

Avec vous ils ont souffert les années de crise, les joies, les tristesses, la sécheresse. Ils  sont mort à vos cotés dans la guerre du Sahara occidentale.

Vous respirez, par individu environ, quatorze mètres cubes d’oxygène chaque jour. Pourtant ce gaz vital n’a diminué, ni fait défaut à personne. La raison simple est qu’Allah ne vous a pas chargé de sa distribution.

La deuxième dose mortelle dans notre corps social, est injectée par ceux qui nous “défendent”. Les cavaliers de la liberté. Entendez par là, les commerçants de la chair nationale.

Ils partagent avec le premier spécimen, un égoïsme biologique et un racisme épidermique, qu’ils s’évertuent à camoufler sous les beaux principes, les discours incendiaires et les menaces de renverser l’ordre social du ciel et de la terre.

Ce sont ces intellectuels, ces personnes “Tché Guevara”, ces va-t-en guerre. Dont la théorie est de dépecer les sociétés, pour découper leurs peaux à leur mesure.

Un drapeau national sur tous les réseaux sociaux éclaboussé de sang. Le 28 novembre. Voilà un acte trop méchant.

Qu’est ce que le drapeau a fait comme crime, à part flotter pour essayer de cacher nos nudités rebelles?

Est-il un acte de foi de gifler votre mère parce que vos frères vous ont fait mal?

Voilà une façon de lutter bien singulière pour “défendre” sa patrie. Des courses folles vers toutes les instances internationales, pour chanter fièrement que la Mauritanie est un pays de criminels, de racistes, de gens sauvages, hypocrites, sales, mesquins et que vous êtes les anges de la liberté qui volent au secours des esclaves, des pendus, des miséreux, des otages du système foncier… Vous utilisez toutes les armes possibles et imaginables, pour souiller à jamais le visage, la crédibilité et l’honneur de votre mère-patrie. Vous dressez les ethnies, les une contre les autres. Même si vous ne manquez jamais de brandir cet étendard de “lutte pacifique.”

Un jour vous hériterez d’un pays que vous auriez au préalable souillé a jamais.

Mais qu’est ce que vous avez laissé pour la paix ???

ne dit-on pas chez nous que les intestins se chamaillent dans le ventre, mais que leurs rixes restent internes?

Si la Mauritanie a compté des assassins, c’est à la Mauritanie de se laver de ce grave péché et de rendre justice. Si ce n’est aujourd’hui, ce sera demain. De toutes les façons Dieu s’en chargera tôt ou tard.

Tout vrai mauritanien humain, pleure ces drames et les regrette. Mais laissons-lui une main libre pour essuyer ses larmes. Une voie possible de recouvrer la convalescence.

Aujourd’hui et avec le climat sulfureux qui s’est installé par les soins de l’inconscience et des appétits politiques,  chaque jour porte son lot d’ assassinats, de vols et de viols à Nouakchott, à Nouadhibou, comme à Kaédi ou à Sélibabi.

Au lieu d’y faire face, nous portons à bout de bras toutes nos frasques de haine pour tympaniser le monde.

Combien étaient nos morts? Combien étaient nos criminels? Combien faisaient-ils au total?

Vous voulez amputer toute la Mauritanie, pour un drame dont les acteurs n’égalent même pas, en nombre, le un cinquième d’un quartier de l’un de nos petits villages.

Le crime existe, les batailles, les victimes, les bourreaux, les assassins, les sadiques, les masochistes etc.… l’homme a les moyens de les juger. Il DOIT le faire. Dieu le fera. Nous devons y croire. Si nous avons la foi.

Si Allah a dit : “Dieu défend les croyants.” Qui peut vous défendre ou vous rendre vos droits mieux que Lui?

Quelque soit l’étendue d’une catastrophe, nous devons éviter de couper toute issue vers l’espoir.

J’aime bien cette prière :

“Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix.
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.”

“Qui pourrait désespérer de la miséricorde du Seigneur, sinon les hommes égarés?” Al Hijr-56.

Abel fut assassiné par son frère Caen, par simple jalousie.

Joseph, fut jeté par ses frères dans le puits.

Abraham fut jeté pieds et points lié dans le bucher par sa propre communauté…les crimes odieux des hommes ne datent pas d’aujourd’hui. Mais en tout temps et en tout lieu, la justice de Dieu et l’amour des hommes ont eu raison de ceux qui, pris aux mailles de Satan, ont voulu déchirer la tente du bien et de la fraternité.

Luttez! C’est légitime. Votre devoir est de lutter pour vos droits. Soyez un Samba Thiam, que je ne cesse d’admirer pour son calme et sa détermination. Je suis sur qu’il aura gain de cause un jour.

Soyez un Boubacar Messaoud, qui sans relâches, remue les consciences et sème le trouble et la honte dans le cœur de tous ceux qui peuvent encore penser à l’esclavage. Voilà les cavaliers de la justice, jumelée avec la paix. Les haines ne mènent que vers plus de haine.

La justice viendra de Dieu, avec ou sans votre coopération.

La Mauritanie change…La Mauritanie changera.

Notre pays est profondément meurtri. Il a violement souffert. Certes il besoin d’une intervention chirurgicale.

Mais avec un bistouri entre de bonnes mains, pas avec les haches ou les coupecoupes.

“Chacun sera rétribué selon le degré de son action et ton Seigneur n’est pas inattentif à ce que les hommes font.”Al-An’am-132.

Tous vos bras portent la Mauritanie. Poussez-la vers l’hymne de la paix ou vers les tambours de la guerre. A vous de choisir dans quel décors, vous voulez placer vos enfants.

Mohamed Hanefi. Koweït.

Au nom de Dieu de la justice et de la patrie. (suite et fin)

December 29, 2015

Un homme croisa le calife Omar et lui demanda:

-O prince des croyants! Je porte ma mère sur mon dos, je la nourris de mes mains et je lave ses mains et ses pieds. Crois-tu que je me suis acquitté de ses droits ?”.

-Wallahi! Répondit le calife tu ne t’es pas acquitté de ses droits.

Tu fais ce que tu fais attendant qu’elle meure. Et elle faisait ce que tu fais en espérant que tu vives.

N’est ce pas notre situation avec notre mère patrie aujourd’hui?

Les esclaves ont existé, peut-être qu’ils existent encore. Mais le puzzle inextricable, ce sont les défenseurs des esclaves, et les conservateurs de l’ancien système d’esclavage. Je ne peux oublier les défenseurs des morts, des vivants de tous ceux qui respirent sur cette terre, et de ceux qui naitront dans l’avenir. Défendre est devenu source de profit et de revenu. Comme les défenseurs de la religion. Personne ne cherche à défendre quoi que ce soit à part une autorisation licite pour être tuteur d’une entité humaine donnée.

J’ai vécu dans une société, ou chaque famille avait ses esclaves. Même les Harratins avaient les leurs. Mais je peux dire, en prenant Dieu à témoin que cet esclavage là est totalement différent de l’image qu’on en fait aujourd’hui. Ce n’était pas les chaines autour du cou, les galères, les transferts vers le Portugal, l’Espagne ou les Etats-Unis d’Amérique. Ce n’était pas les plantations de cannes à sucre, ou les corvées inhumaines. Loin de là. Il y avait l’esclavage en Mauritanie. Un esclavage injuste, honni et criminel. Mais un esclavage familial, fruit d’une société archaïque, bédouine et imbibée d’une interprétation religieuse, souvent opérée par des soit disant “connaisseurs”, ayant l’œil fixé plus sur le profit que vers la volonté divine. Des tribus vivant de razzias et de démonstration d’une force relative au plus faible et au plus rusé.

Qu’est ce qui n’a pas injuste dans ce monde?

Puis-je me référer incessamment au temps ou en Arabie les pères enterraient leurs petites filles vivantes, pour éviter le déshonneur, pour juger les arabes de nos jours?

L’humanité évolue. Et chaque époque maudit sa précédente. Les humains sont mauvais de nature. C’est la seule espèce ou l’on tue par plaisir.

Regardez les fourmis et les abeilles. Des sociétés desquelles nous devons apprendre beaucoup de chose. Il y a la reine de la ruche, les soldats, les travailleurs et les guerriers etc. tout le monde a sa place et personne ne conteste le rôle de personne. La reine ne refuse de féconder les œufs d’aucun membre de la colonie.

Il n’y-aura jamais une société ou tout le monde sont égaux. Allah a donné plus de santé à certain, plus d’argent à d’autres, plus de belles femmes, d’enfants mieux éduqués, une meilleure santé etc.

Ce qui en revanche est important et vital pour un groupe humain c’est le respect des droits de chacun. Un gouvernement doit avoir assez de sagesse de force et de justice pour veiller à ce que toute personne ou qu’elle soit sur son territoire et quelle que soit sa position sociale ait ses droits. En premier lieu son droit à la différence. Nous ne sommes pas des stéréotypes. Ceux qui veulent frapper les autres à leur image propre sont des gens de mauvaise foi. Ils cherchent à créer exactement, les conditions de ce “tutorat”, dont j’ai parlé plus haut, pour avoir non seulement le droit de vie et de mort sur les autres, mais surtout, pour trôner sur le fauteuil combien convoité de la chefferie du privilège et de la priorité sur les autres.

Que veut dire vider une personne de tout ce qu’elle a d’authentique?

Quand Allah nous a crée, Il a choisi de nous faire différents. Nous n’aimons pas la même nourriture, nous ne portons pas les mêmes vêtements, nous ne parlons pas le même dialecte, nous n’avons pas les mêmes coutumes, ni les mêmes façons de nous marier d’élever nos enfants etc.…Pourtant, si Dieu avait voulu, il aurait fait de nous une seule communauté. C’est Lui qui veut et c’est Lui qui décide. Cette différence est une richesse, que nous n’avons pas su exploiter. Pourtant ce sont ces diversités qui ont fait la grandeur de L’Amérique, du Canada, qui est en passe de donner le plus bel exemple de richesse culturelle à l’humanité toute entière, et bien sur de l’Australie.

Non!! C’est nous et seulement NOUS, qui devons imposer ces comportements anachroniques à la raison et à l’entendement.

Comme si nous n’avions pas une constitution. Aucune garantie de liberté ou même du droit à être fier de son pays et confiant en lui.

Chacun voyageur de chez nous, scrute le monde et revient portant des règles et des coutumes que nous ne savions pas, que nos pères et nos grands pères ne savaient pas, et avec la bénédiction de notre gouvernement commence à imposer ce qu’il veut au citoyens de ce peuple orphelin.

Si Biram Abeid ou Boubacar Messoud, continuent à “déterrer” les esclaves de partout, ou est le rôle du ministère de l’intérieur? Celui de l’administration territoriale?

Et si ces hommes colportent de fausses accusations, pourquoi personne n’ose les contredire?

Pourquoi notre gouvernement ne parle t-il jamais?

Pourquoi les responsables de ce dossier n’ouvrent-ils la bouche qu’à Bruxelles  à Genève ou à l’ONU? Je ne demande pas de réponse. Je la sais. Tous vos efforts sont tournés vers la consolidation de votre crédibilité et vos relations  internationales. Alors que “l’internationale”, habite au milieu de vos tentes. Aujourd’hui les satellites donnent avec une précision inouïe, la couleur d’un ballon de tennis à partir du ciel. Ne soyons pas si naïfs et si ridicules.

La Mauritanie n’est pas plus étouffée par un poids autre que vos concurrences invétérées, pour partager son pauvre corps.

Si le sort des esclaves vous intéresse, pourquoi n’êtes-vous jamais au milieu de ces esclaves? Pourquoi à quelques occasions au moins; comme le Ramadan ou les fêtes religieuses ou nationales, vous ne fournissez aucune aide à ces esclaves. Ne souriez pas. J’ai obligé mes enfants à vivre et à servir les esclaves et les oubliés de la terre. J’en suis fier et j’en ai la conscience tranquille.

La triste réalité, mes frères perdus par la convoitise des biens périssables de cette terre, est que vous avez trouvé dans le sort de ces misérables, le moyen de dormir dans les hôtels de luxe et de convoler en noces avec les ennemis de votre pays dans toutes les arènes internationales. Avec tout mon respect pour ces dernières.

Les esclaves n’existent pas comme a dit Mohamed ould Abd Al Aziz. Mais il existe des sous-hommes enchainés par un baratin fixé depuis longtemps dans les cerveaux, Trop longtemps pour comme puisse le casser facilement. Le statut-quo est maintenu sur ces oubliés de la république, pour des raisons matérielles et électorales. Ils constituent des réserves pour tous les charlatans de la politiques, qui tremblent de les voir se regarder réellement dans le miroir de la liberté et de l’égalité entre citoyens et humains. Le gouvernement se tait de peur de perdre le soutient du notable. Le notable se tait de peur de perdre son poids putride et honteux et l’esclave se tait de peur de perdre une protection misérablement gratuite de l’ancien maitre et nouveau “démocratiquement” ancien maitre. Voilà la vérité.

Cette vérité là, serait restée indéfiniment dans les poubelles du secret, si de nouveaux acteurs n’avaient pas découvert le filon de cette mine d’un Eldorado à bon marché.

Tout le monde a peut-être de bonnes intentions, mais toutes les grandes guerres étaient faites à base de bonnes intentions. Des peuples entiers et naguère prospères ont été décimés par de bonnes intentions. Les Khawarij voyaient qu’Othman n’est pas comme Omar. Ils voulaient destituer le gouvernant pour changer le système, ils ont fait sauter le gouvernant et tout le pays avec lui.

Vous n’avez jamais médité sur les grâces d’une nuit calme!!

Nous sommes en droit de nous demander à quoi servent tous ces efforts de la part du gouvernement, des abolitionnistes et de tous ceux qui, sur le net gravitent autour de ces problèmes.

Pour libérer ces hommes et ces femmes, parqués dans les Adwabas, je vous propose une petite solution, qui ne coutera pas cher : envoyez des hommes et des femmes de “bonne”, bonne foi, habiter avec eux pour les instruire positivement de ce qu’ils sont. De leurs droits, leurs devoirs. Leur apprendre que se tourner vers un homme pour en faire un dieu est un “Shirk” et qu’Allah a dit “Certes Allah ne pardonne pas qu’on lui associe une autre divinité et il pardonne ce qui est en deçà”. Que le Moushrik est destiné à la fournaise. Donner leur, leur part de ce butin national que tout le monde convoite. Donnez-leur des dispensaires, des écoles. Le reste ils le feront eux-mêmes. Je les ai côtoyés pour une longue période et je peux vous assurer qu’aucun  mauritanien n’est plus laborieux, plus courageux, plus hospitalier ou plus honnête qu’eux. Ils constituent par leur état la plus grande perte que ce pays n’a jamais subi. Malheureusement.

Ainsi nous économiserions notre encre et nos salives. Nous garderions nos langues à chaud. Rien ne détruit mieux que les langues. C’est pourquoi l’envoyé (psl) vous dit : “Le musulman est celui qui a épargné aux autres le mal de sa langue et sa main.”

Pour conserver le bonheur, il faut le partager avec les autres.

Faites de vos expériences passées une provision pour vous prémunir contre Satan, ses insufflations et contre vous-mêmes.

Réparez ce qui est réparable et amorcer le vol vers des avenirs plus justes, mais surtout plus francs et plus sincères avec vos frères.

Allah donne des délais, mais ne néglige rien. Ses soldats sont inconnus sauf de Lui. Ils peuvent être des maladies incurables, des enfants perdus et criminels, des maisons emportées par des eaux qui surgissent de partout et de nulle part, des famines atroces, des hypertensions mortelles, un diabète, des tumeurs malignes embusquées dans des parties de votre corps et que vous aurez honte de dévoiler. Retournez à Dieu.

Les nationalités, ne voulant pas être arabes sont libres d’être ce qu’elles sont. Un simple concours semestriel ou annuel assaisonné de prix conséquents, poussera tout le monde à faire la course effrénée pour apprendre la langue de tout le monde. Parlez aux mauritaniens dans un langage qu’ils comprennent. Parlez-leur de leurs problèmes. Éclairez-les ou suggérez les solutions. Voila ce que ceux qui veulent vraiment le bien doivent faire. Ceci ne veut pas dire que la moindre toux nationale, doit impérativement traduite dans toutes les langues nationales. Imaginer combien de temps un imam va passer de temps à réciter sa Fatiha en wolof, puular, en soninké et en hassanya. C’est ridicule. J’ai vu des africains en Europe, de tous les pays et de toutes les ethnies africaines, mais qui se comprennent parfaitement. Mais nous, nous sommes particuliers. Nous couvons nos chers problèmes. Tout simplement parce que sans eux, nous n’aurons aucun sujet autour de nos séances de thé, ni raison d’être importants.

A quoi sert de passer les journées entières à farfouiller dans les dictionnaires de l’antiquité, pour étaler ses muscles sur un peuple dont la plupart ne savent ni lire ni écrire? Si vous tenez à parler dans la langue de la période préislamique, faites-le. Mais dans la place adéquate et devant les personnes qualifiées pour cela. Mais quand vous vous adressez à des paysans qui récitent à peine la Fatiha, descendez un peu sur terre, pour qu’ils comprennent l’essentiel de votre érudition.

Ceci est aussi bien valable pour les fans de Molière et de Montesquieu.

 

Pensez à la mort, elle vous aidera à tempérer vos ardeurs négatives, morigénera vos appétits insatiables et vous protégera contre les tares de l’arrogance et de la vanité.

Une bonne initiative est de nommer tous les défenseurs, bons et mauvais des droits de l’homme, dans des postes de droit de l’homme. Nous aurons ainsi la possibilité de mettre leur bonne foi à l’épreuve; et de séparer la graine de l’ivraie.

Les griots, les forgerons et les autres. Qui vous oblige à “être inférieurs” sinon vous-mêmes? Celui qui vous méprise, méprisez-le. Celui qui refuse le mariage avec vos fils, refusez lui le mariage avec vos filles. Tout le monde a raison, quand il a confiance en sa raison. Vous êtes la crème de l’intelligence dans cette société. Profitez-en. Inutile de faire des coalisions qui disloquent le tissu social. Traitez vos frères comme ils vous traitent, si vous êtes inaptes à pardonner. C’est bien simple.

Un dernier mot : Mauritaniens, parlez vous en toute franchise, plutôt que de franchir la frontière pour vous barbouiller les visages de tourbes et de dévaluer à jamais votre pays. Cette mère qui vous avez tout donné et à laquelle vous avez tout pris. Y compris le pagne qui cache sa nudité. Ne croyez surtout pas que Dieu soit inattentif à vos actions et à vos exactions.

J’ai mis en garde! Mon Dieu soit témoin.

Mohamed Hanefi. Koweït.