Archive for May, 2015

Mensonges rouges au Koweït.

May 23, 2015

Avez-vous trouvé la clé de l’énigme? Pourquoi les révolutions arabes ne réussissent-elles jamais? Eh! Bien je vous la livre: parce que la rue est toujours pire que les gouvernements.

Que vient faire “L’esclavage administratif” dans l’ambassade de Mauritanie au Koweït? Et pourquoi les jeunes mauritaniens, comme les vieux d’ailleurs ne perdent-ils plus une occasion, vraie ou fausse de salir le visage de leur pays? Pourquoi cette histoire de Toumane, converti a la hâte en “Mohamed ould Ali”, sonne t-elle une alarme, qui fait peur?

J’ai été surpris et plus que choqué par cet écrit que CRIDEM a traduit d Essirage, largement médiatisé sur les réseaux sociaux et qui, apparemment, et en manœuvre de mauvaise foi,  vise à “badigeonner” l’image des ambassadeurs au Koweït. Mais le zoom, pécheur, s’est arrêté en gros et en gras sur notre ancien ambassadeur et mon ami d’enfance Hamady ou Meimou. L’homme avec qui nous avons senti que la Mauritanie dans cette partie du monde avait un honneur et une dignité, accusé d’être un “calvaire”.

Au temps ou certain compatriotes présentaient le pays comme une réserve sinistre ou les hommes ne mangeaient la viande qu’une fois tous les cinq ans. Façon de gagner un pécule.

Je  ne réagis pas parce que cet homme est un ami de longue date, mais et surtout parce que souvent je l’ai poussé (Dieu me pardonne), à s’investir dans les intérêts alors inexistant de cette communauté du Koweït. Même vers les choses, qui ne constituent pas forcement les priorités d’un ambassadeur. Depuis lors j’ai appris à rester dans ma maison.

Cet homme, Toumane est venu un soir dans mon appartement à Abraq Khaytane et m’a demandé de lui rédiger une lettre adressée à son excellence l’ambassadeur de Mauritanie au Koweït, alors son excellence Hamady ould Meimou. Et comme l’homme était plus qu’un frère je décidai plutôt, d’aller lui parler directement du problème de celui que je peux appeler sans risque de me tromper, notre frère Toumane.

Je trouvai que son excellence avait déjà fait du problème une affaire personnelle.

Aujourd’hui on dit en plein air que Hamady a refusé le renouvèlement du passeport de Toumane!!!

Interrogez Toumane, au lieu d’inventer.

Alors écoutez le témoignage d’un présent à tout ce qui s’est passé.

Et heureusement que Toumane est là et qu’il peut affirmer mes dires.

Ces écrit d’hier sur Essirage, constitue un amalgame, qui apparemment n’avait qu’un but celui de porter atteinte à l’image de Hamady.

Comme employé à l’ambassade Toumane a vu son salaire doublé avec ould Meimou, comme d’ailleurs c’était le cas de tout le personnel local. Toumane avait une assurance maladie annuelle. Il n’était l’esclave de personne, mais le frère de tout le monde. C’était un garçon sympathique et avenant qu’on était obligé d’aimer dès le premier contact.

Mais a l’étranger et en réalité le mauritanien est esclave d’une mentalité désuète et ridicule, qui fait toujours que ses premières victimes ne sont autres que ses frères.

Il pense toujours en fonction de cette supériorité fictive qu’il meurt a entretenir sur ses frères. Pour les autres il est prêt a s’aplatir ou a chanter a tue tête que son pays est misérable et arriéré. Question de ramasser quelques aumônes.

Chaque tribu veut, à partir de là ou elle est, faire entendre à ceux qui sont resté là bas, qu’elle est la seule qui existe. C’est le vrai esprit de racisme et d’esclavage, mais comme mentionné dans le coran, “La plupart des gens sont dans des errements manifeste.”

Quand Hamady est venu au Koweït, il n’était pas autorisé à renouveler les cartes de séjour de ceux qui prétendaient travailler à l’ambassade, alors que ce n’était pas le cas. Leur mission était tout autre.

N’est ce pas que la réglementation mauritanienne interdit ce genre de pratiques?

Ceci ne l’a pas empêché de se porter volontaire pour être le “Kevil”, le garant de l’épouse de Toumane à sa demande. Ce qui permit à l’honorable dame de renouveler sa carte de séjour. Une avance de trois mois de salaire fut octroyé à Toumane et autorisation lui fut donnée d’aller faire son passeport à Nouakchott. Il y a rencontré l’ambassadeur en cette période. Pourquoi il n’a pas régularisé ses papiers? Allah seul sait.

Par ailleurs, atteint de cette maladie, qu’Allah l’en guérisse, son séjour au Koweït est complètement terminé. Au regard de la réglementation koweitienne bien sur. Quand les examens médicaux parlent le verdict est prononcé: Il faut être rapatrié tout de suite.

Je sais que moi-même je fus contraint à rompre mon travail en février pour aller chercher le nouveau passeport biométrique. Et n’eut été l’intervention de mon frère, le général Mohamed ould Meguett, j’aurais complètement perdu mon travail dans les labyrinthes administratifs qui commençaient à quatre heure du matin, pour ne se terminer qu’à la tombée de la nuit.

C’était à l’époque de cette “bio métrisation” du pays, qui a mélangé les pédales à plus d’un expatrié mauritanien aux quatre coins du monde.

Je savais étant présent et étant très proche de l’homme, que Hamadi ould Meimou regrettait beaucoup de choses mais ne pouvait rien faire.

J’ai honte de faire les éloges de quelqu’un. Surtout d’un ami ou d’un frère. Mais je me sens révolté devant ces attaques, ou les armes sont dirigées vers là ou il ne faut pas.

Si le citoyen a des droits dans le pays, ce dernier a aussi ses droits.

Le droit du pays est qu’il ne soit pas salit en toute occasion avec les grands titres mensongers comme “Esclavage administratif dans l’ambassade mauritanienne au Koweït.” Ceux qui commettent ce genre de crimes ne peuvent évaluer combien ils réduisent le citoyen mauritanien à moins que rien devant les autres citoyens du monde.

Nous avons nos problèmes. Traitons-les dans le calme et l’honnêteté.

Quand on détruit tout, on ne régnera sur rien. Si ce ne sont que ces fauteuils rugueux et ingrats qui vous intéressent.

Badigeonner le pays d’opprobre, pour gagner un petit quelque chose. C’est ce que Hamady ould Meimou a refusé.

Aujourd’hui encore, j’ai envie de reculer mon clavier, prendre une pause et lui applaudir.

Ceux qui sont ici, se souviennent que le jour ou l’hymne national a été entonné dans le plus grand hôtel de Koweït city, et en présence des plus hautes autorités koweitiennes des affaires étrangères, fut quand Ould Meimou était là.

C’était, il était une fois…

Je ne dirais rien de plus. Sauf si on m’y oblige.

Il n’y a donc, pas de fautes de Hamady ou d’un autre ambassadeur mauritanien, mais de nos mentalités qui nous précipitent vers l’inconnu.

Si nous avons des problèmes d’esclavages ou autres, les laboratoires de traitement de nos problèmes, se sont érigés en montagnes de problèmes, qui dépassent tous les problèmes en longueur, en largeur et en profondeur.

Craignez Dieu. Vous avancez un sacrifice bien grand, contre des bénéfices bien maigres.

Et espérons que les destinations prises par les mauritaniens vers les points cardinaux de l’étranger, ne se mettent pas à parler un jour.

Mohamed Hanefi. Koweït.

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L’Afrique ou la dé-valeur.

May 15, 2015

C’était la première fois que je quittais la maison, pour si loin. J’avais le cœur serré et une boule asphyxiante m’obstruait la gorge. Je ne savais exactement si c’était de joie, d’inquiétude ou de peur.

Ma mère depuis la veille mystérieusement silencieuse, me surveillait du coin de l’œil, comme si elle voulait fixer quelque chose de moi, dont elle ne voulait pas se séparer.

Le matin du départ, restée, un peu à l’arrière, elle marmonnait quelque chose que je ne pouvais deviner. Peut-être des versets de coran, ou quelques secrets du fond de ses origines que je ne pouvais comprendre, ni ne pouvait entendre.

Je marchais comme dans un rêve. Mes pas esquissaient un mouvement à l’avant et mes yeux restaient attachés à la porte du logis.

Enfin mon père me poussa délicatement, mais fermement vers le seuil de l’avenir.

En un éclair, je vis ma mère se pencher et de l’une de mes empreintes prendre une poignée de terre.

Ce cordon ombilical, tissé par ce geste et qui me liera à cette terre de mon enfance, aura une influence indélébile sur le restant de ma vie.

Ce lien-éclair que ma mère avait attaché furtivement à l’abri des regards et de la cérémonie des adieux, me fera office toute ma vie durant, de jauge efficace pour mesurer l’allégeance que mes compatriotes mauritaniens ou africains prêtent à leurs origines et aux valeurs ancestrales, sans lesquelles ils ne sont et ne seront, absolument rien du tout.

Quand plus tard j’ai observé les yeux rivés au sol de mes compatriotes africains quand ils parlaient à un blanc, les deux mains tendues humblement pour en serrer une seule, j’ai compris que nos frères avaient mal assimilé le transfert des ancêtres.

Notre pauvreté, n’est pas effectivement matérielle, mais profondément génétique.

Nous avons les quarante neuvième chromosomes de la pauvreté mentale. La misère de la confiance en soi. L’auto-dévalorisation de ce que nous avons de plus cher et de plus sacré. Un complexe d’infériorité mortel qui freine en nous toute émancipation.

Je sais que beaucoup de citoyens de ce continent qui est l’origine du monde, n’ont comme capital que la peau et les os. Mais ce sont ceux là et seulement ceux là qui ont gardé le pacte.

Ils sont détestés par les cupides et méprisés par les arrogants, mais leurs convictions intrinsèques et leur sobriété vaccinée contre tout égoïsme, font d’eux les derniers vestiges de ce qui fut propre sur ce continent.

Si, même les Djinns, ont poussés des protestations contre le tort fait à l’Afrique et aux africains, par les affres de la colonisation, la part de responsabilité de la jeunesse et des classes politiques de cette partie du monde, reste autant de crimes qui blanchissent les têtes de nouveau-nés et font frissonner les squelettes au fond des tombes.

Quand un continent si riche, offre ces images de pauvreté si extrême et de misère gangréneuse, c’est que le défaut provient du cavalier et non de la monture.

Ces images honteuses de responsables bedonnants, dont les boutons de vestes sautent comme des projectiles, sous la poussée d’un ventre gonflé à l’éclatement par les portions volées de pauvres.

Ces statistiques, ces chiffres, ces études, ces tables rondes, ces évaluations, tous ces manèges dressés pour justifier des semblants de bonheurs, battis sur les drames humains.

Ces vieillards qui se permettent de multiples épouses, qu’ils n’ont même plus la force d’entretenir, alors que des jeunes dans la force de l’âge désespérés de se faire une vie sociale se jettent dans la drogue et les profondeurs de la déchéance.

Ces tableaux de frêles embarcations, bondées de misérables et confiées aux caprices des vagues vers un devenir à visage d’incertitude et d’horreur. Des jeunes dépouillés de tout, même de leur dignité, qui se jette dans les bras d’un monde qui déploie le maximum de son énergie, pour les repousser vers les cavernes de leurs supplices. Un monde à qui, tels des spectres, ils font peur.

Des intellectuels qui arrivés aux rives amères de la déception et des limites du désespoir, errent dans les vapeurs de souhaits qu’ils savent impossibles d’avance.

Des jeunes filles, laissées aux heurts violents des soubresauts du temps, qui vont battre les macadams du monde, pour nourrir les maisons closes et  servir de viande fraichement sans défense, et gratuitement livrée pour qui en veut. Des offrandes aux sadismes du monde. De la matière première, façonnée dans de profondes racines de valeurs humaines, qu’on offre gracieusement aux proxénètes de la déchéance, si ce n’est, aux gueules affamées des requins, par les nuits sombres des océans.

Des populations qui meurent de faim sur des terres fertiles, qui feraient pousser assez de récoltes, pour nourrir l’humanité toute entière.

Une civilisation noble et humaine, dévaluée dans un monde de perfidie et de dépravation.

Pour qu’une classe de vieillards gâteux ou de tyrans malades prospèrent.

Comment une conscience seine peut-elle bâtir son bonheur sur de tels drames?

Afrique! Comme tu a souffert! Et comme tes responsables ne te méritent pas.

Le plus grand hold-up de tous les temps! Le vol de tout un continent.

Un continent berceau de l’humanité! Le parchemin du secret de la vie, un continent, source principale de toutes les matières premières du monde, sacrifié pour remplir quelques bedaines rembourrées de graisse jaune, qui finira par fondre dans quelques tombes et empester l’atmosphère.

Mon appel à tous les jeunes d’Afrique. Ne vous jetez plus dans la mer. Vous n’êtes pas des bouteilles. Dieu a choisi de vous créer et de vous faire vivre ici et non là bas. Là bas appartient à une autre jeunesse. Chez eux est insuffisant pour eux, même si parfois ils viennent puiser chez nous.

Nous n’avons pas coutume de prendre ce qui ne nous appartient pas, ni montrer notre faiblesse aux autres. Beaucoup de nos grands pères, frugalement nourris de haricots ou d’ignames, ont opté pour mourir debout, plutôt que de tendre la main aux autres.

Ici ce sont nos racines, les you-yous stridents de nos mères et de nos sœurs enivrées de nous voir le soir rentrant des champs, le front luisant de fierté d’indépendance et de noblesse.

Ici nous devons être. Vivre ou mourir.

Ici nos ancêtres ont accompli les miracles et dompté les difficultés. Ici nos pères et nos grands pères ont dressé les fauves et domestiqué les forêts. C’est ici que nous devons vivre forts et mourir dignement.

Retroussez les manches les jeunes. La difficulté n’a jamais effrayé un africain.

Vous verrez souvent la terre sourire, quand une mère attache les pas de son fils en gardant un peu de la poussière de sous ses empreintes.

Quand la terre écarte les lèvres et sourit, c’est toujours pour réchauffer l’un de ses fils dans la chaleur de sa poitrine généreuse, ou pour comprimer, à lui briser les cotes, le squelette d’un tyran.

Mohamed Hanefi. Koweït.

Lettre aux orphelins de Teyba, l’idiote.

May 9, 2015

Kaédi a dit quelque chose. Kaédi a fait quelque chose. Trahir les espoirs de Kaédi serait une terrible chose.

Peut être un espoir. Personnellement j’ai admiré le courage du président Aziz. Ce bain de foule d’un homme malade, qui offrait une cible facile pour n’importe quel tireur, dissimulé dans ce chaos humain, montre, peut-être, et Allah est l’Omniscient et l’Omnipotent, que cet homme a une volonté d’arriver à quelque chose. C’est peut-être aussi l’occasion de dire qu’il faut laisser aux “choses” le temps de se cicatriser.

Kaédi a parlé à toute la Mauritanie: “Au lieu de pleurer le passé, soigner le présent avant qu’il ne se transforme en passé.”

Au temps de ces terribles événements Kaédi a perdu certain de ses meilleurs fils. Ce sont les grands et les hommes glorieux qui peuvent et savent pardonner. La rancune et la vengeance sont l’attribut des faibles.

Comme disait un écrivain, dont j’ai oublié le nom : “Il faut craindre de tomber d’une erreur dans son contraire, parce que la vérité n’est pas le contraire de l’erreur.”

Cette ville authentique et noble, a mis un grand fardeau sur les épaules du président Mohamed ould Abd Al Aziz.

“Allah n’aime pas ceux qui trahissent.” Coran.

Avant toute la Mauritanie, ces citoyens, ces hommes, ces femmes, ces enfants, déçus et meurtris, qui sont allés jusqu’à demander leur autonomie, leur détachement de la mère patrie, doivent sentir qu’ils sont objet de l’intérêt supérieur de la nation et qu’ils sont réellement le noir de l’œil mauritanien, sans lequel le pays est aveugle et handicapé.

Sans théâtre, ni hypocrisie. La seule constante dans ce monde c’est le changement.

Quand on veut avancer, on doit nécessairement cesser de regarder en arrière.

Ça c’est pour monsieur le président.

Pour ceux qui l’accompagnent.

Ils sont séparables en deux groupes antinomiques, bien distincts: – Ceux qui voient en l’homme une perche de salut pour sortir le pays de 50 ans de mensonges et d’injustice. Ceux là, petit nombre, sont les gens de bien.

-Ceux qui par tradition manipulent le pays, pensant se bien rendre service, alors qu’ils se détruisent et détruisent avec eux l’avenir du pays et par là de leurs propres enfants.

Ceux qui croient avec une foi inébranlable qu’ils sont supérieurs aux autres, qu’ils sont meilleurs que le reste des citoyens. Ils pensent que de part leur situation sociale, tribale, claniques, ou parce que hypocrisie et l’ostentation aidant, ils peuvent être par les portes grandes ouvertes de l’ignorance, au dessus des autres. Nous leur disons:

Ne soyez pas comme Teyba, l’idiote, qui pour soulager son bébé, lui a percé la boite crânienne encore fragile.

L’origine et la fortune, sont trompeuses. La première est menteuse, car venant de loin et la deuxième est traitresse et mauvaise maitresse, car chaque jour elle quitte un amant, pour se jeter dans les bras d’un autre. Vous devez diminuer les doses de rêveries et rectifier vos rapports avec l’autorité et le peuple dans le bon sens.

Applaudir toute les actions bonnes ou mauvaises d’un gouvernement, ne peut lui être bénéfique. Surtout quand l’autorité dévie du bon chemin qui fait sa légalité et la stabilité réelle du pays.

L’aristocratie de la courtisanerie est plus foudroyante que les foudres de toutes les tribus réunies.

La patrie ne peut supporter les conséquences de ces idioties sans fin. Vous devez vous retirer ou vous taire, ne serait ce que le temps de donner à ce pays le temps d’être et de se réaliser.

En ces jours, l’autorité a besoin de conseils sincères et désintéressés. A haute voix. Même si elle se bouche les oreilles de ses dix doigts, et se bande les yeux avec toutes les banderoles qui se dressent sur le chemin.

Les décideurs ont en cette période le moins besoin de clowns et de mimes qui découvrent et étalent sans vergogne l’insolence  tenace de la suprématie de ceux qui se courbent pour mieux mal faire.

Des zombies sans âmes qui ne respectent aucun principe ni aucune règle. Ceux là qui sans état d’âme ont plongé notre pays dans la situation embarrassante ou il se débat aujourd’hui.  Des tribalistes, qui ne respectent l’honneur de la tribu que dans la mesure où ils vont l’exploiter a leurs fins peu glorieuse et peu patriotique.

Ces chasseurs de cameras qui, comme des djinns, se retrouvent partout ou un guide peu les voir, armés d’éloge et de flatteries applicables à quiconque en tout lieu et en tout temps.

Leur devise: “Quand l’argent parle, la vérité se tait.” Ne trompe plus les populations exténuées et meurtries.

L’état a besoin de voir. Obstruer sa vue peut s’avérer mortelle pour un petit pays en voie de développement comme le notre.

Il est une mauvaise politique de bâtir ses positions sur les épines et les échardes

Les sévices de la loi se sont insurgé contre une infinité d’abus à caractère criminel, tels que l’abus sexuel, l’abus physique, l’abus de confiance l’abus d’autorité, l’abus d’influence etc.… il demeure, cependant un abus qui reste impuni, voire encouragé par certaine société, dont la notre et qui peut être qualifié du père des abus et le seigneur de tous les crimes et de toutes les dépravations. Un mal doucereux et apparemment inoffensif, qui a fait et continue à faire tant de mal et tant de malheureux sur cette terre. Il s’agit de l’abus psychologique.

L’abus psychologique dans le domaine de la politique consiste à droguer les masses compactes par les mensonges, les belles promesses, les harengs enflammés, pour ensuite les dominer par le faux. Les rassembler au besoin comme des moutons et les disperser ensuite comme des pintades.

Ceci ne peut être qualifié de moins qu’un crime prémédité, ou un grave abus programmé et ourdi en toute lucidité.

Celui qui est incapable de bien se conduire, ne doit pas postuler à conduire les autres. Ce serait tout simplement donner ou proposer ce qu’on ne possède pas.

Enfin ces visites de monsieur le président, A quoi servent elles sinon a drainer ces masses compactes de courtisans qui vont esquinter les pauvres moyens de populations déjà rudement mise a l’épreuve.

Un président n’a pas vraiment besoin de se déplacer avec cette magnitude.

Il est sur et certain qu’il sait ou il va, ce qu’il y a ou il va et ce qu’on va maquiller, travestir et tapoter le temps de sa visite, pour revenir au point de départ. C’est-à-dire vers la situation qu’il savait très bien avant d’aller ou il va.

Une situation figée, qu’on ramone d’époque en époque, lors de la visite d’un président. Ensuite les choses sont momifiées jusqu’à la prochaine visite du prochain chef.

Le président n’a pas besoin de découvrir de nouveaux problèmes dans les fins fonds du pays. Il a besoin de regarder ces problèmes qui s’imposent à l’œil avec un regard nouveau, une détermination sans faille, qui permettra de dire : le président a désengourdi ce corps social, ankylosé par la lourdeur et la mauvaise foi de ses fils.

Ne dit on pas d’ailleurs que “L’oreille du sultan est longue.” ?

Il n’a pas besoin de tendre le cou pour saisir les gémissements de ceux qui n’ayant que les bidons vides comme moyens d’expression, lui ont signifié, au milieu des klaxons et des poèmes, que Dieu a placé une lourde responsabilité sur ses épaules.

Cette femme qui quelque part sur son chemin lui demande deux ou trois zincs pour se protéger contre le soleil, ne lui a-t-elle pas suggérer en même temps de réfléchir sur la dis-proportionnalité vertigineuse entre les milliards de milliards de trésors qui ont été extrait des entrailles de cette terre et la misère qui fend l’âme de ses citoyens. En tout cas pour l’âme de qui a peur de la colère d’Allah.

Mohamed Hanefi. Koweït.

Honneur? Fraternité? Justice?

May 9, 2015

Il fut un temps ou “bismillahi” était aussi une incitation, généreuse, au nom de Dieu, pour exhorter quelqu’un à partager votre repas. Je sais qu’on ne prend même plus la peine de formuler cette basmala avant de se nourrir.

Mais comme le plat pour lequel je vous invite, aujourd’hui a une surface de plus d’un million trois cent mille kilomètre carrés, je peux faire preuve de générosité. D’autant plus que le met auquel je vous convie appartient, apparemment à tous ceux qui en veulent. Le festin de la Mauritanie.

Un peu comme si quelqu’un invite ses proches et ses moins proches, à casse croûter sa mère ou sa tante, je vous convie à cette douloureuse orgie. D’ailleurs avez-vous attendu mon appel pour entamer ce qui pouvait l’être?

Un pays qui ne se programme pas pour son développement, se planifie pour son échec.

Ce n’est pas le véritable problème.

Ce, sur quoi je voudrais essayer d’attirer les attentions aujourd’hui, c’est le pourquoi ce pays, que tout prédestinait à la paix et au succès,  se résume aujourd’hui en une nuée de plus ou moins petits groupuscules, qui, les canines acérées, enfoncées dans les lèvres, sous l’intensité de l’effort, tirent de toutes leurs forces, non seulement pour être, mais pour que l’autre ne soit pas.

Rectificatif, Shakespeare, “être ou ne pas être C’est bien là, la question, en Mauritanie”

Quand Allah a voulu punir Adam et Eve, Il leur fit découvrir leur nudité. Exactement comme nous sommes en train de prendre conscience de la notre en ces jours.

Il dit ensuite dans le coran: “O vous, les croyants, ne chercher pas à découvrir des choses, qui si elles vous sont dévoilées, vous répugnent.”.

Dans ce pays les citoyens se sont trouvé une vocation subite de découvrir toutes les nudités de ce qui est de ce qui fut, et de ce qui n’a jamais été, mais qui pouvait avoir été.

Lassés de pouvoir tirer les lambeaux de décence qui couvraient leurs parties cachées, ils se mirent en devoir de demander le secours d’autrui, pour se faire violence et avoir des raisons valables de courber la tête toujours un plus bas.

Les hommes au passage desquels les femmes poussaient les youyous et pour lesquels on étalait les beaux tapis de Turquie, symbole de profond respect et de profonde admiration, les hommes, qui fier et digne se drapaient d’orgueil, le front tourné vers le ciel, dégoulinant de piété et de dignité, se sont subitement trouvés, par un malheureux coup du sort, rampant comme des reptiles pour les biens du monde et les postes politiques.

Les hommes qui savaient la signification profonde de ce qui doit être et de ce qui ne doit pas se faire, les hommes qui dépensaient, les biens, la vie et le temps et les moyens, rien que pour que le pacte de gloire et de dignité avec les ancêtres ne soient pas rompus; ces hommes là s’affichent en ces temps de perdition,  rampant au raz du sol pour se disputer des carcasses de misère rien que pour la raison du ventre.

Nous qui avions honte de parler de nourriture.

Voilà ce que l’on peut appeler, sans risque de se tromper une trahison de ce que ce pays avait de plus précieux.

Un manque de foi qui a fait que les hommes “ont oublié Dieu, et Il leur fit oublier leurs propres personnes.” Comme mentionné dans le livre.

Il est difficile de comprendre pourquoi ces hommes vont très loin pour avoir les preuves de l’humiliation nationale.

Pourquoi par exemple, on induit dans nos erreurs un pauvre député français. Qu’il soit un ma mère ou un mon père, il reste un étranger, devant lequel nous ne devions pas en principe étaler nos parties intimes. Internationaliser notre poubelle nationale, pour témoigner de la perversité ou la non perversité du chef de la tribu?

Et pourquoi entraine t on des italiens à peindre en détails notre passé esclavagiste? Un passé duquel nous n’avons honte que parce que nous avons peur de ce que les autres, aiguillonnés par une partie de nous-mêmes, vont penser ou vont entreprendre!!

Incapables de lécher nos plaies loin des yeux d’autrui!

Pourquoi nos émissaires, peu soucieux de la dépense faramineuse de leurs cabales à travers le vaste globe, vont se bousculer sur les plateaux de l’ONU pour se donner des coups de griffes et s’offrir en spectacles humiliants et très petits, pour un petit peuple qui se croyait au sommet des vertus et de la décence?

Ou est l’honneur?

Nos jeunes harratins qui se réunissent à Dakar, comme si la surface de la Mauritanie s’était étriquée au point qu’il faille aller chercher une place chez les voisins. Indisposer les autres par notre gêne nationale maladive et insane.

Est-il possible que tous ces mouvements soient inspirés par le fauteuil et les intestins?

Ou est la foi?

Chaque groupe veut fermer les portes de la miséricorde d’Allah au nez des autres: les journalistes mettent en garde contre les intrus: “Ne peut être journaliste que celui qui est déjà journaliste.” Les savants se réservent le droit et le privilège de la proximité de Dieu. Seuls habilités à entrer dans la grâce d’Allah. Les courtisans du président font des pieds et de la tête, pour que personne d’autre ne l’approche. Les médecins barricadés derrière les portes insonorisées de leurs cliniques, font ce qu’ils veulent de qui ils veulent, au prix qu’ils veulent.

Les familles  privilégiées par le destin de l’aube des indépendances maintiennent un filtre réglé et programmé de façon telle que seuls leurs enfants accèdent aux bourses, aux commandes de l’état et aux comptes en banque.

Ou est la justice?

Le prophète auquel croient tous les mauritaniens, en tout cas en apparence, n’a-t-il pas dit que: “si vous vous en remettez à Allah à la mesure de ce qui se doit, vous serez comme l’oiseau, qui sort de son nid le matin le ventre vide et revient le soir le gosier plein.”.

Ce n’est pas une période qui est morte, mais tout ce en quoi croyait un peuple qui a disparu.

Un peuple qui n’existe que par l’apparence désormais. Un peuple qui passe son temps à se palper pour trouver les raisons de ses différences, Un permis pour manger l’autre. Des motifs pour ses querelles : qui est esclave? Qui est forgeron?, qui est maure? Qui est noir? Qui bouffe? Qui est bouffé?

Comment peut-on s’acharner à se manifester même au prix fort de bassesses qui faisait frémir les montagnes et qui ne secouent plus la conscience de personne?

De nouveau filons ont été découverts et exploités a ciel ouvert: l’athéisme, le sunnisme, les chiismes…Et ça vient…

Nous sommes un peuple commerçant par excellence. Mais cette fois-ci, nous ne nous sommes pas rendu compte qu’un vendant tout, on perd tout et on n’obtient plus rien.

Le monde est fatigué de nos cœurs portés en écharpe par monts et par vaux pour des raisons étroitement égoïstes ou communautaristes. Un tourisme intéressé sans vergogne. Une existence vidée de sens, qui ne vaut pas la peine d’être vécue.

Chers citoyens. Mieux vaut faire envie que pitié.

Le monde est devenu si transparent, que certaine feintes ne génèrent plus que le ridicule.

Ceux qui suivent ou prêtent une oreille attentive, à nos plaintes interminables, ne s’y prêtent pas, par soutient ou par compassion, mais pour des visées beaucoup plus sombres et un destin beaucoup plus effrayant.

Ce sont des “soutiens” “gorges”, qui quand ils prennent aux gorges, ne lâchent plus.

Attention. Et ré-attention.

Mauritaniens réveillez-vous, avant que ce ne soit en sursaut.

Le pays doit se “formater”. Il faut absolument changer le système. Un pays sans système fiable et juste, est un pays ou personne n’a ses droits. Une arène ou celui peut, fait ce qu’il veut. Une poudrière ou ceux qui pensent être “bien assis”, sauteront bien avant ceux sur qui ils siègent

Si tous ces aéronefs, que vous voyez, au dessus de vos têtes, planent en sécurité dans les airs, c’est qu’un système rigoureux y a été installé de façon, à ce que la défaillance ou le crash n’aient pas lieu.

Ce n’est pas une question de fatalité mais de système établie depuis les origines.

Les vérités divines ne peuvent entrer en contradiction avec les constantes scientifiques. C’est une erreur, une aberration de le soutenir. Rien de faux ne peut venir de Dieu. Allah ne se trompe jamais et ne fait de tort à personne.

La philosophie adéquate, la sage décision est de rééditer le changement sur de bonnes bases.

Au lieu de claironner en direction de l’extérieur, informez l’intérieur. Apprenez aux gens qu’ils sont libres et égaux. Dites leur qu’Allah aime celui qui aime son pays, sa patrie, après avoir aimé son frère. Dites leur que les fils d’Adam sont tous issus de terre, qu’ils y retourneront et que d’elle ils seront une nouvelle fois ressuscités. Dites leur que l’arrogance est haram. Dites leur que les noirs les blancs, les maures, les harratins, les znagas ne sont différents que par l’ignorance que la cupidité et la vanité humaines ont semés dans les esprits, pour exploiter les corps.

Ou était la fraternité?

Dites leur les vérités. Les quatre mille quatre cent cinquante cinq vérités que vous leur cachez pour les maintenir dans l’asservissement. Le vrai esclavage qui pèse aussi bien sur la peau noire que sur la peau blanche, n’est autre que celui là.

Parmi vous il y en a encore certain qui, goguenards disent à leurs concitoyens : “Ils se moquent de vous, en vous disant qu’ils sont allés sur la lune.” !!! Quelle mauvaise foi!!

Quand des sondes spatiales font leur chemin depuis des décennies vers les profondeurs mystérieuses de l’espace. Certain continuent à abêtir leurs frères pour mieux les exploiter.

Que reste t-il pour la honte?

Libérez les esprits et corrigez les anomalies plantées dans ces pauvres âmes. Ces bêtises qu’on cultive et entretient aujourd’hui, rien que pour dire qu’on représente “une frange opprimée” ou un savoir exclusif.

Pourquoi opprimer votre peuple et l’animaliser, quand vous savez que vous êtes et sans le savoir en train de ronger le tapis qui vous retient de tomber dans les abysses du regret et des remords?

Celui qui néglige l’intérêt général, pour se réserver le privilège de la vie, à lui tout seul, a l’esprit bien étroit et le calcul faussé d’avance.

Vos pères ont tracé les principes d’un pacte à l’aube de la naissance de ce pays pour le maintenir en vie. Qu’en avez-vous fait?

Ou est l’honneur? Ou est la fraternité? Ou est la justice?

Mourir est obligatoire, mais la bassesse ne l’est pas. Pauvre calculateurs et piètres mathématiciens.

Mohamed Hanefi. Koweït.

Qui achète un esclave?

May 9, 2015

Sur la place publique! Oui! Une vente aux enchères sur la place publique!!!

Nous avons trouvé la solution du problème épineux, et inextricable de l’esclavage en Mauritanie. Comment n’y  avoir pas pensé un peu plus tôt?

Au lieu de ces tiraillements stériles, incapables de donner le moindre résultat, la méthode Beta.

C’est en écoutant notre chaine nationale “Wataniya”, que je salue au passage, que j’ai découvert l’incroyable “Fatwa” de l’un de nos “érudits”!

Nous sommes tous des érudits, à partir du moment où nous récitons par cœur un certain nombre de pages et que nous nous auto-investissons de ce titre.

Il reste cependant un droit et une liberté de poser une question fondamentale: “A quoi sert une foi sans intelligence ?” et jusqu’ou l’homme a-t-il le droit de dénaturer les dogmes de Dieu pour astiquer ses vanités et cajoler ses caprices?

Le grand érudit, qui se réclame d’une famille ayant possédé des esclaves, résume cet épineux problème en ces termes:

La Mauritanie doit recréer, pour ne pas dire ressusciter un “Souk de Nikhassa”, un marché d’esclaves, pour vendre tous ses esclaves, puis les libérer ensuite. Purifiés par ce processus, ils seront alors, vraiment des citoyens “Halalement” égaux avec les autres et la sacralité du “Nessab”, sera conservée.

Je vois déjà la flambée des prix, quand sur l’étalage, nous avons un ancien président du parlement du pays, d’anciens ministres, des officiers qui ont dansé sur les paupières du trépas, sans sourciller, des diables qui n’ont jamais accepté de se prosterner ailleurs que devant Allah.

Combien peut couter Boubacar ould Messoud? Un homme si calme, si valeureux, si sage!!! Il faut certainement mettre la main à la bourse pour acheter un tel trophée.

Combien de fois les gouvernements mauritaniens successifs, doivent-ils prohiber cette horrible pratique, ces mœurs de l’âge de pierre, pour qu’effectivement elle soit un crime? Et combien de libertés ces gouvernements doivent-ils accorder à qui veut étaler ses folies de tribalisme de racisme et d’obscurantisme religieux pour bruler ce que les sécheresses ont épargné de cette terre?

Le pays est en train de se désagréger devant une autorité, qui se contente de suivre le spectacle! Le crime de toute sorte a été tellement banalisé, qu’à n’importe quel moment les choses peuvent échapper au control dans ce pays. S’ils restent quelques restes de  control d’ailleurs.

Allons voir ce qu’on appelle “Nessab”, défendu par certaine tribus qui se disent “musulmanes” et desquelles l’Islam se lave les mains et les pieds.

Remarquons aussi, en passant, combien ceux qui prétendent défendre l’Islam ou “aimer” son prophète, portent un préjudice mortel à cette religion.

Notez ce genre d’exercices modernes, qui crie Dieu et pense Argent.

Notre érudit prend en exemple les Mamelouks d’Egypte qu’un autre érudit, Un certain “El Izz”, soucieux de ce fameux “Nessab”, a du vendre et libérer pour qu’ils aient le droit à l’égalité avec les “Nobles”.

Il faut rappeler que les mamelouks, sont des esclaves blancs, pour la plupart originaires de Turquie, qui ont régné sur l’Egypte et la Syrie entre le milieu du 13ème siècle et jusqu’au 19ème siècle.

Beaucoup, comme moi ne les ont connus qu’à travers ces longs feuilletons du Ramadan avec ces héros légendaires des noms de Qoutous, Baybars, Aqtaay, Chajaratouddour (arbre de perles). Cette beauté de perles là, finira par épouser l’un de ces esclaves “purifiés” par leur vente suivie de leur libération, pour leur donner généreusement leur statut d’homme ou d’humain. La réalité était que “Chajaratouddour”,  n’avait pas le feu vert de sa société sur-féodale, pour gouverner et avait donc besoin d’un male pour gouverner sous ses soins.

Si je suis bien le raisonnement de notre érudit, il faut aussi demander l’aide des pays du Golfe pour acheter nos esclaves et les libérer, comme il a dit. Et ajoute t-il convaincant à l’endroit de son vis-à-vis, l’ancien maire d’Awjeft (pour qui, et par profond, respect, je lève mon chapeau et mon turban.),  tu verras, lui dit-il, que les “chérifs” et les “arabes” viendront se déclarer esclaves pour profiter de cette manne potentielle.

Au passage il suggère de profiter du  statut, qu’on dit juif, de nos forgerons, une frange nationale, d’origine sémite, pour pomper quelques bénéfices du coté d’Israël!!

Nous sommes à vendre… tout est devenu à vendre dans ce pays!!! Qu’est ce qui a été gardé pour la décence et la pudeur?

Si je savais j’aurais profité des dizaines de fois ou des hommes du Golfe m’avaient proposé des fortunes, pour acheter mes frères de mon pays pour absoudre leurs péchés.

Moi qui ai continué à croire jusqu’au crépuscule de ma vie que malgré notre peu de richesses, nous étions le peuple le plus noble de la terre. Quelle déception!!! Khla-enne! Comme disent les maures.

Et c’est un Faqih qui le dit sur l’une des chaines les plus suivi du pays.

Fort heureusement la présence du vis-à-vis Ould Hmein Amar, ce noble fils de l’Adrar, a calmement et en toute modestie, montré que ce pays n’était pas peuplé que de fous.

Le calife Omar disait “Depuis quand avez-vous asservi les hommes, alors que leurs mères les ont mis au monde libres.”

Mohamed (psl), dont certain se présentent comme ses proches, plus proches que le commun des croyants, n’a-t-il pas donné sa cousine Zeyneb bint Jahch, fille de noblesse à un esclave, Zeyd?

Pourtant la mère de Zeyneb n’est autre qu’Omeyya bint Abd Al Mouttalib, la tante paternelle de l’envoyé (psl).

Que devons penser de celui dont la bouche crie la défense du prophète et les actes célèbres les rites de Satan?

Qui ose dire qu’il est plus noble que l’envoyé de Dieu? Avait-il des esclaves? A-t-il purifié ses compagnons en les troquant sur une place publique?

Et avant tout ceci et cela de quel droit les gens se sont-ils constitués maitres des créatures de Dieu et arbitres de la conscience de ses fidèles?

N’était-il pas plus honnête de demander pardon au lieu d’entamer ces fuites en avant qui sont le réel carburant de la “Fitna”, dont les tonnerres grondent depuis quelques temps, dans le ciel de notre pays?

Si tous les Oulémas, l’érudit  Ould Deddew, en tête, ont reconnu que le passé de l’esclavage en Mauritanie, n’était pas légal, sur le plan “Charia”, pourquoi ressortir ces choses sans cesse? Qu’est ce qu’on prépare pour ce pays par Allah?

Devons nous rembobiner d’eternels recommencements pour laver nos graves fautes dans le lac flou du passé, savonné par les détergents de l’ignorance?

Que signifie en islam, “Les croyants sont frères.” ?

Comment on appelle en Islam celui qui dit quelque chose, et agit par son contraire?

Pour amener votre frère à votre “auguste” niveau, vous auriez nécessairement à le vendre comme une vulgaire patate pour le laver des miasmes de votre bêtise?

Misérable raisonnement et piètre noblesse.

Que veut dire le “Nesseb” dans notre religion? L’Islam a-t-il autorisé la “Nessebification” des fidèles?

Que de crimes au nom de Dieu et de la vertu! Et quelle vertu!!!

Qui peut stratifier les hommes sur une échelle de valeur autre que celle qu’Allah a définie en disant: “Le meilleur d’entre vous auprès d’Allah est le plus pieux.” ?

Le cousin de l’envoyé (psl), Ali ibn Abi Talib, ne s’est-il pas écrié quand cette aya a été révélée : “C’est la fin pour le nesseb”? Le nesseb une tradition de la Jahiliya, qui consistait à élever les bandits et les criminels au dessus du reste de la société, par la seule logique du plus fort du plus nombreux ou du plus rusé.

Sinon dites nous qui n’est pas né d’un ovule et d’un spermatozoïde.

Allah a dit: “que l’être humain considère donc et médite ce de quoi il a été crée.”

Est-il logique que les renégats vendent les créatures de Dieu pour les hisser à leur (bas) niveau?

L’islam a dit : “Point de noblesse pour l’arabe sur le non arabe que par la piété.” Pour défendre autre chose, il faudrait un autre prophète, une autre révélation, ou un menteur, sans vergogne qui facture ses mensonges sur le compte du livre d’Allah.

Allah dit : “Regarde comme ils inventent le mensonge à l’encontre d’Allah. Et ça, c’est assez comme péché manifeste.” Coran 5-50.

Citoyens, concitoyens “Ya weylkoum min Moulane.” Les faussaires ont atteint un niveau de témérité dans ce pays qui donne froid dans le dos.

Allah a posé une équation qui demeure et demeurera valable jusqu’ à la fin des temps : ”

“فرعون ذى الأوتاد الذين طغوا في البلاد فأكثروا فيها الفساد فصب عليهم ربك سوط عذاب…إن ربك لبا لمرصاد.”

L’expression “Inna Rabbaka Lebilmirsad” veut dire en arabe: “Car Ton Seigneur reste aux aguets.” Quiconque commettra les mêmes arrogances subira le même châtiment.

En ces temps de perdition ou l’islamophobie est devenu un sport cosmique, rien ne menace cette religion de la paix de la justice et de l’égalité, plus que cette frange de privilégiés de la lecture et de la récitation, qui souquent ferme pour faire avaler aux autres qu’ils sont les seuls guidés par Allah et que l’univers doit se plier à la  volonté fiévreuse de leur désirs et de leurs intérêts.

Je m’arrête ici, mais, ma mise en garde demeure: “Wallahi et wallahi les citoyens de ce pays vont se ressaisir, ou périr.”

Ce ne sont pas les paroles d’un charlatan, mais de quelqu’un qui a vérifié que les paroles de Dieu ne sont pas veines et que Ses promesses sont vérités.

Mohamed Hanefi. Koweït.