Archive for January, 2015

Légitimité par voix aux râles.

January 25, 2015

Le terme “urnes” ne m’a jamais inspiré confiance. Dans ma conception bizarre des choses on “urne” sur quelque chose, pas “pour” quelque chose. Sauf dans cette situation particulière et singulièrement anti-islamique ou les “urnes”, gâtent la prière ou empêchent de toucher le livre sacré.

J’ai toujours imagine que ces petites boites, qu’on se tue à rendre transparentes, sont autant d’espace exigües, étroits et ridicules ou on force toute une population à s’entasser, comme dans une tirelire. J’imagine ces cranes brillants d’innocence et de lisses de naïveté qu’on force dans ces petits cubes à transformer les vérités en mensonges.

Des paquets entiers d’être humains, étiquetés selon qu’ils soient manufacturés par un chef de tribu, un maitre, libre de ses exactions, un fonctionnaire fin et diplomate ayant réussi comme font les reines des abeilles à se faire grossir par une ruche d’ignorants et d’ignares qui le suivent pour que la tribu ne soit pas “derrière” les autres tribus.

Parfois des groupes compactes de miséreux rassemblés par 20 ou trente mille ouguiyas, sous une tente pour soutenir…soutenir qui? Aucune importance!! L’essentiel est que pendant quelques nuits le thé, la dance et les veillées nocturnes seront le bonheur d’un instant. Quand on ouvre la main on peut tout obtenir.

Apres les youyous, les poèmes et les klaxons, viendra le temps des râles. Les chefs tous puissants ont été trôné là ou ils cherchaient à être. Sonne l’heure de récupérer les sommes, appâts qui ont drainé les poissons vers ces fameuses urnes.

Le peuple vient ainsi et pour la énième fois de célébrer un mariage avec “la vieille”. Chez nous tout le monde sait qu’on épouse aisément la vieille, mais que pour la divorcer c’est une toute autre histoire.

Le chef des chefs, naguère baignant dans les foules tièdes et caracolant dans les masses en liesse, va s’enfermer dans sa tour d’ivoire. Impossible d’y voir une brèche. Zone hermétique, qui cependant, ces dernières années, telle un mur des lamentations, va permettre aux chers citoyens de venir se recueillir et verser une larme sur les espoirs perdus.

Les députés, bien callés dans leurs fauteuils importés de pays civilisés vont se balancer discuter, se taquiner en aparté.

Pendant ce temps et en même temps, celui “à qui le tour”, commence à débiter des litanies s’efforçant d’être de bonne foi, pour rassurer les foies desséchés de ceux qui ont accroché sur sa nomination tous leurs espoirs. Il sait que dans la salle personne ne l’écoute. A part peut-être le président obligé de surveiller le chronomètre pour garantir l’allure sérieuse des interventions.

Les maires sont plus stricts surtout pour la collecte des impôts. Impôts sur ce que vous avez, ce que vous n’avez pas encore, ce que vous auriez du avoir et bien sur, ce qu’il vous était possible d’avoir et que vous n’avez pas eu. Pour l’effort communal en vue d’améliorer l’hygiène des citoyens, par exemple, ce n’est pas urgent. On s’en occupera en temps du. D’autres s’en occuperont poussés par la gêne. N’a-t-on pas vu le chef de l’état balayer les rues?

Tous ces responsables oublient souvent que la prospérité d’un peuple constitue la harpe de ses dirigeants. On ne peut perfectionner la symphonie d’un peuple sur des cordes cassées ou des fausses notes.

Aujourd’hui encore, nous revenons à une autre case, parmi les nombreuses cases de nos faux départs. L’opposition légitime, veut discuter avec le gouvernement légitime, pour sortir une légitimité, légitime de gouverner ce peuple.

Nous n’avons même pas le droit de penser à la légitime défense. Nous sommes éternellement ces voix qui par la voie de ceux qui accordent ou discordent nos voix, votons pour ne jamais être. Nous sommes condamnés à ne jamais rien être. Nos fils, par lesquels nous avons espéré lever le visage au ciel, comme tous les peuples de la terre, ont préféré faire de nous une matière première modelable à la mesure de leurs caprices insatiables et de leurs ambitions inhumaines.

Tous, ont trouvé une raison de nous pétrir à leurs convenances. Qui par la tribu, qui par la religion, qui par la politique, qui par le présent, qui par l’histoire. Un slogan unanime: “Tu me suis, je t’essuie”. Tu n’existe que par moi, pour moi. Ne pense pas, ne comprends pas. Pourquoi chercherais-tu à comprendre? Si tu prie pour Allah, passe par ma façon de voir de concevoir. L’essentiel est que tu reste remorqué à mes sens. Les tiens n’ont ni sens ni importance. C’est ainsi que le ciel en a décidé et que la loi stipule.

Nous avons froid, nous avons faim, nous avons besoin de médicaments de protection contre les menaces effrayantes de cette fin des temps. Des menaces, chaque jour plus précises et plus meurtrières. Nous avons besoin d’un avenir pour nos enfants qui nous ont couté tout ce que nous avons eu. Nous avons besoin de sentir que comme les habitants de la terre, nous avons une dignité, une fierté, un espoir. Une protection dans les draps de chez nous; et non chez les autres.

Que nous apporte que l’opposition et le gouvernement soient d’accords? D’accord pour quoi? Et sur quels accords? Si c’est pour légitimer en double notre consommation, inutile. Nous préférons rester avec ceux qui ont déjà commencé. Eux au moins, sont plus ou moins rassasiés. Les morsures seront moins douloureuses. Nous n’avons pas assez de chair, pour la férocité de nouveaux prédateurs.

Ce peuple vous supplie de ne pas en faire la risée du monde. Nous sommes une nation pour laquelle les humiliations, la honte  et échecs sont mortels.

Gouverne qui pourra et qui voudra. L’essentiel est que vous réalisez que ces jeux de tiraillements affectueux ne trompent plus personne dans ce pays.

Essayez d’être les étoiles que nous avons toujours rêvé que vous serez, pour éclairer le ciel de ce pays de 3 millions de paisibles citoyens; ou éclipsez vous. Personne ne vous pleurera.

Vous étiez notre rendez-vous avec l’avenir. Vous avez manqué, pour ne pas dire trahi le rendez-vous.

Aux fronts luisant de fierté et de prospérité de nos mères de nos sœurs, de nos épouses, vous avez préféré de vous bousculer, toutes canines dehors, pour l’argent et le pouvoir.

Pourquoi cherchez-vous l’esclavage ou les séquelles d’esclavage dans les jupes du passé ? Dans l’ancien temps l’esclave était nourri, défendu, presque respecte. Le vrai esclavage est celui de tenir un peuple en laisse pour le tourner et le retourner sans cesse dans les marres du mépris du sous développement, de la pauvreté de la discorde et du besoin.

Une culture, une intelligence, une puissance, toutes utilisées à mauvais escient. Il est vrai que “science sans conscience n’est que ruine de l’âme”

Pensez aux termes “légitimité”, “dictature”, “tricherie” et faites vos jeux. Quelque part, vous êtes responsables de quelque chose. Si ce n’est pas devant les hommes et devant l’histoire, obligatoirement devant Dieu, vous comparaitrez et rendrez compte.

Ces partis, ces coalisions, c’est tendances, ces alliances tribales, sont ils pour le peuple ou pour s’imposer au peuple? Franchement être responsable chez nous c’est pour servir ou se servir?

Soyons francs. Entre membres de la famille on ne se cache rien. Sauf qu’il faut dire a qui veut ou ne veut pas entendre que se sculpter une prospérité sur le squelette de son peuple n’apportera jamais une sérénité des âmes. “Allah n’aime pas les infidèles” (et ici infidèles aux leurs.)

Cherchez votre intérêt peut aller en symbiose avec le dévouement a ce peuple. Nous ne mangeons plus les paroles. Nous ne mangerons plus les paroles. Ce que nous cherchons au delà de l’horizon, c’est une lueur d’espoir que ce pays cette année soit mieux que l’année passée et que l’année prochaine, nos enfants après avoir laissé leurs plumes sur les bancs des universités, ne vont pas végéter a Nouakchott, pour compter les poteaux électriques, ou être jetés en proie au terrorisme ou a la dépravation. Ceci est d’autant plus douloureux que des vieillards qui ne peuvent plus se tenir debout, s’accrochent à une viande fraiche, qu’ils n’ont même plus de dents pour dévorer.

Nous voulons que quelque chose, de toutes ces choses, soit consacré aux soins pour nos vieillards, que nos mères et nos femmes accouchent dans un lieu décent, que nos citoyens dorment en sécurité.

Ce peuple n’a été affaibli que le jour ou sa division en mille morceaux, a été nécessaire aux justificatifs de leaderships de certains de ses fils en mal de pouvoir et de richesses.

C’est a partir de ce moment que le précieux a été sacrifié pour le futile et que les enfants sont perdus.

Regardez le miroir du peuple. Il vous reflète la réalité de votre conscience et le résultat chancelant de vos efforts.

Discutez ou ne discutez pas. Nous ne mangeons plus les paroles. Nous ne mangerons plus la parole. Vous avez beaucoup parlé. Faites quelque chose maintenant. Allah vous observe ainsi que les voix aux râles, que vous entendez quelquefois, par les nuits tièdes de Nouakchott, quand un enfant a le ventre vide, qu’un vieillard, malade grelotte, loin d’un hôpital, qui n’a plus d’hôpital que le nom; ou qu’un jeune, le front soucieux, les larmes aux yeux, la dignité perdue, scrute le ciel se demandant quel péché il a bien pu commettre, pour naitre au milieu d’une telle indifférence.

Sachez que même la manière de traiter vos animaux sera retenue contre vous et pèsera lourdement dans la balance de la quiétude que vous cherchez fébrilement.

Vous n’obtiendrez la paix que par le triomphe des principes et la force de la droiture. Tous les mensonges du monde ne valent pas une seule vérité.

Mohamed Hanefi. Koweït.

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L’Islam n’est ni exclusion, ni exclusivité

January 18, 2015

Au retour au livre sacré, force est d’accepter que l’Islam n’est ni exclusion ni exclusivité

Islam pour qui et contre qui?

A ce stade d’une confusion qui sème le doute, la zizanie et la haine au sein de notre communauté religieuse, force est de réfléchir sur ce méli-mélo d’autorités autoproclamées au milieu desquelles on cherche de bonne ou de mauvaise foi a faire jouer un rôle flou et déséquilibré a la religion islamique.

Les partisans d’IRA qui se sont affronté par la parole avec l’imam Cheikh Ahmedou o Lemrabott avaient commis une grande erreur. Une erreur plus grave encore était celle de distiller dans toutes les interventions pro-ira que la religion islamique favorise une “classe de maures” etc.

L’islam n’appartient à personne et ne “favorise” personne au détriment de personne. A priori; Ceux qui l’ont “nationalisé”, pour en faire un bien personnel se sont saisi d’un bien commun et n’ont ni le droit de l’instrumentaliser à des fins tribalistes, racistes, esclavagistes ou autre, ni de se l’accaparer comment bien propre ou gourdin pour assommer les réticences à leurs désirs. C’est une trahison manifeste de la parole de Dieu et une usurpation claire et limpide de la justice divine, qui a établi l’égalité entre les fidèles et ne donne de supériorité que par la force de la foi.

Je ne pense, d’ailleurs pas qu’un seul de nos hommes de Dieu sensé et averti ne peut raisonner de la sorte.

La vérité est que des groupes champignons veulent se former et pousser sur le corps de la religion pour se doter d’une base solide et fiable en vue de visées diverses et qui n’ont rien à voir avec la religion, proprement interprétée et comprise.

Nous n’avons jamais été constitués en groupes religieux antagonistes. Certes il y avait les tribus, les ethnies, mais jamais ces regroupements humains n’ont atteint ce haut degré de menaces que constituent ces ilots spirituels et politiques qui défrayent la chronique dans notre pays. En ces jours de confusion; et qui s’imposent a nos vies, nos consciences, nos enfants, notre économie notre sécurité, notre prière, notre veille et notre sommeil, nous sommes dans la nécessité absolue de méditer sur ce qui nous arrive.

La sagesse ultime serait de ne joindre aucun groupe ou groupuscule.

Vous ne pouvez imaginer ce qui roule et se déroule dans le cerveau d’un désespéré, d’un malade mental ou d’un fou du pouvoir.

Initier ou encourager ces voies risque de plonger le pays dans des situations dramatiques auxquelles on ne s’attendait pas et aux conséquences désastreuses.

Je vois des manipulations tenaces, pour nous pousser dans les camps des “antisémites” ou “anti-autre chose.”

Nous ne sommes “anti” rien du tout.

Les vendeurs de rêves peuvent mener très loin. Ils perdent et ont perdu beaucoup de gens.

La Mauritanie a longtemps vécu dans le juste milieu. Son peuple a toujours adoré Dieu, sans déranger la quiétude sociale, ni offusquer les hommes, qu’ils soient croyants ou non. La religion la vraie consiste à garder ses rapports avec le Seigneur, entre soi et le Seigneur. Ceux qui ont étalé leur foi en public l’ont fait avec mauvaise foi. Allah n’aime pas les ardeurs ostentatoires. Et il l’a dit, s’adressant aux hypocrites dans la sourate Ennissa : ” Oui les hypocrites cherchent à tromper Dieu quand c’est Lui qui les trompe.”

Au contraire notre vie a toujours été rythmé par les préceptes d’un islam modéré et paisible, dont les dogmes coulent dans les veines de chacun d’entre nous et dont les rayonnements illuminent nos chemins sans jamais causer de tort ou de préjudice à personne.

L’esclavage est un autre problème. Un problème universel. Et si certain mauritaniens ont profité de l’accès qu’Allah leur fit au fleuve du savoir pour déphaser l’équilibre qu’Allah a instauré entre les fidèles, ceci n’engagent qu’eux. Et pour sur ils en rendront des comptes à l’Omniscient. “Allah donne des délais, mais   ne néglige jamais.”

Il existe des gens désignés depuis des siècles dans le livre et desquels Allah dit : ” Et parmi les gens, il y en a dont la parole dans ce monde ci te plait. Et il prend Dieu à témoin de ce qu’il a dans le cœur. Tandis que c’est le plus invétéré des querelleurs. Et dès qu’il tourne le dos, il parcourt la terre pour y semer le désordre et saccager culture et bétail. Allah n’aime pas le désordre.” La Vache.204-205.

Ce n’est ni un phénomène “typiquement” maure, ni “typiquement noir”. C’est un délit de falsification, prévu par la justice divine et punit par elle.

Des centaines de milliers de maures ont été exploités jusqu’à l’os par ces interprétations religieuses. Des explications plus qu’intéressées, souvent erronées. Des centaines de milliers d’autres maures croupissent aujourd’hui dans les affres de la famine, de l’exclusion et le désespoir total. Ils sont esclaves d’un ordre établi et personne ne “lutte” pour leur libération ou pour “alléger” les séquelles de leur esclavage.

La question n’est pas donc une question d’ethnie tyrannique, qui se veut supérieure en mettant à l’avant le privilège de naissance, mais bien une question de profit pur et simple. De vantardise humaine, pour que celui qui est, décide et écrase celui n’est pas. Que celui qui a empêche celui qui n’a pas d’avoir.

Le plus grave est quand celui qui sait, constitue un rideau opaque entre les créatures et les paroles du Créateur.

L’un des hadiths du prophète (psl), dit que ce dernier viendra le jour de la rétribution avec un mors de feu dans la bouche.

Si certain savants se sont érigés en senseurs de l’humanité et se sont donné le rôle d’arbitres pour faire rouler la vie dans le sens qui leur plait et qui leur parait le meilleur, une autre catégorie d’individus, non moins fautive  a choisi de faire de la religion un clou de Jouha, pour y accrocher toutes les saletés de ses fantasmes “révolutionnaires”. A tel point que le non averti penserait que tous les problèmes de ce pays sont générés par la religion.

Je sais d’avance que je recevrai les coups des deux parties. Tant pis.

La religion n’oppresse personne, ne tyrannise personne. C’est une guidée de Dieu qui a dit dans le coran: “La vérité est de Ton Seigneur. Celui qui veut croire et celui qui veut ne pas croire.”. Y-a-t-il liberté plus grande?

L’islam ne s’impose a quiconque et ne veut du mal pour quiconque. Il est venu résoudre certaines des petites misères devant lesquelles nous sommes impuissants et perdus.

Nos vénérables savants doivent rendosser leurs mentaux de piété de sobriété devant les tentations trompeuses du monde et le respect profond que leur voue l’ensemble de cette communauté.

Ils ne doivent en aucun cas entrer en polémique avec quiconque. Car ils savent que parmi les élus de Dieu il y en a qui quand ils sont interpellés par les ignorants, disent “Salam”. Paix. Ils ne doivent point aller au-delà de ce seuil

Ils doivent savoir que leur rôle fondamental, celui par la preuve duquel ils peuvent se prétendre héritiers des prophètes, c’est d’enseigner par la sagesse et la bonne parole. Etre les apôtres du bien et non les détonateurs du mal. Ils sont et doivent être beaucoup plus saints que cela.

Ils doivent penser à la place des gens, voir leurs conditions, analyser leurs problèmes comprendre leur anxiété déchiffrer leurs mentalités, et leurs inquiétude, avant de leur tendre la main pour les sortir de leur peur et de leur colère. C’est ainsi que doit être un savant.

Si le prophète (psl) a dit: “Celui qui croit en Allah et au jour de la résurrection doit dire le bien ou se taire.”, ceci ne peut vouloir dire qu’une chose: “De la bouche du savant, il ne peut sortir qu’un bien.”

Les forces qui s’affrontent depuis quelques vendredis en plein air et à ciel ouvert sur les ondes, ne représentent pas le commun des mauritaniens, mais bien deux tendances intéressées et dangereuses, qui présentent des réalités qui ne représentent pas notre réalité.

Ceux qui confondent la volonté de Dieu avec la leur propre; qui veulent placer les autres sous leur dictat, et ceux qui veulent ternir l’image de la religion en la trainant dans les sillages de la saleté des hommes.

La religion islamique respecte l’être humain, plus que les anges. Allah a ordonné aux anges de se prosterner devant le grand père des hommes Adam. De tous les hommes.

Vouloir humilier des humains au nom de cette noble religion, venue pour les honorer est une trahison du message divin.

Je vois sur facebook que beaucoup tiennent à justifier l’esclavage par la religion en invoquant par exemple l’Aya qui dit: “Le noble par le noble et l’esclave par l’esclave.” Ces “érudits du dimanche” n’ont absolument rien compris au livre.

L’islam est fondamentalement contre l’esclavage et contre l’exploitation de l’homme par l’homme. Il prône la liberté, la dignité et le respect de toute âme.

De l’autre cote des extrêmes, ceux qui athées ou autre qui s’attaquent a cette religion, qui a apporté et continue d’apporter les solutions les plus efficaces a toutes les misères et a tous les malheurs qui secouent la planète, font un très sale travail.

Ils essayent de déraciner le bien pour planter le mal et d’incinérer la morale et la vertu pour propager la malversation et la turpitude. Et quel mauvais apport a l’équilibre humain.

Quand on déploie tant d’acharnement à détruire un équilibre, on doit au moins réfléchir a quoi on va mettre a sa place.

Avec les religions et freinés par la crainte du jour de la rétribution, les hommes ont fait tout ce mal a la surface de la terre, qu’en serait il le jour ou ils ne craindront plus rien? Ils regretteront d’avoir existé simplement.

Mohamed Hanefi. Koweït.

Combien coute un être humain?

January 18, 2015

Un mouton de tabaski, en Mauritanie a la veille de la fête passée a couté quatre vingt mille de nos ouguiyas. C’est connu.

Mais la question qui se pose plus crucialement en ce début du vingt unième siècle, c’est de savoir combien coute une âme humaine.

Déjà les sociétés d’assurances, qui ne demandaient l’avis de personne pour imposer leurs services et définir leurs cotisations avaient quand même donné un prix pour blanchir les criminels de la route. Un prix dérisoire, mais un prix quand même. Quelque chose de matériel.

La dernière guerre contre ce qu’il est convenu d’appeler “L’état islamique” et qu’on a résumé, a sa plus simple dénomination, au sobriquet de “L’état” sur la demande impérieuse et insistante de ceux qui veulent s’en démarquer, d’autres points d’interrogation s’imposent.

Une assemblée d’otages, partis de chez eux pour respirer un peu d’air ou chercher une raison d’être dans ce vaste et sombre monde, sont parqués devant l’antichambre de la mort, puis égorgés l’un âpres l’autre. Une procédure minutieuse et calculée pour que les hommes qui respirent encore à la surface de cette vallée des larmes sentent chaque milligramme de la douleur lancinante de ces carotides tranchées pour absoudre la bêtise internationale.

A quelques encablures de mes enfants, à Cobane, sur le territoire irakien, en Syrie au Yémen et partout, la chair humaine est broyée par la puissante machine de guerre de ceux a qui Dieu a donné la puissance. Des pilotes a trente mille pieds au dessus du sol, bombardent des vies, qu’ils jamais eu l’occasion de connaitre, ni de voir. Insensibles au fait que ces humains auraient pu être des frères, des sœurs, une cousine en labeur pour donner naissance a une petite âme, qui ne verra jamais la lumière.

Des hommes, des femmes, des enfants, des vieillards, qui ressemblent a s’y méprendre a ceux qu’ils ont laissés chez eux, a la maison.

Loin de se soucier ou de regretter l’intensité et parfois l’inefficacité de ce combat a distance, les commerçants de la guerre les mécènes de la mort et de l’hégémonie sur la race humaine, s’évertuent à calculer le cout des bombes qu’on larguait. Cinq millions de dollars à la minute, pour les missiles, les missiles Cruz, les Tomahawks, les ravitaillements dans l’air… l’arsenal impitoyable et aveugle du trépas est de beaucoup plus précieux que les milliers de vies innocentes qu’il enfouissait dans un silence astral sous les strates silencieuses de la terre.

Très loin de la, a la surface du sol, d’autres hommes animés de la même volonté de massacrer anéantissent tout sur leur passage.

Chacun des deux Lucifers, prétend défendre et sauver l’humanité de la terreur du terrorisme et de la destruction de l’autre.

Chacun a ses raisons que la raison s’est longtemps tuée à essayer de comprendre.

Toutes les raisons sont valables. Tandis que les uns défendent la démocratie la liberté et les droits de l’homme, pour ne pas dire des suppliciés, les autres, brandissant la terrible arme d’une religion, qui n’a plus le droit de se défendre, tuent pour purifier les hommes de leur ignorance et de la trop longue période qu’ils ont passée, loin de leur hégémonie. Une fugue qu’il faut laver dans le sang.

Dans les deux cas, les capitaux sont là pour donner une raison, si on peine à en trouver une. Les pays du Golfe, doivent payer. Nul n’est assez bête, pour dépenser tant d’énergie pour l’amour et l’eau fraiche.

Tout le monde revendique la légitimité du carnage qu’il charrie à la surface de la planète. Tout le monde est beau, tout le monde est gentil.

Les troubadours de l’obscurité ne sont pas en reste. N’est ce pas là le seul milieu infect, ou ils peuvent glorieusement évoluer et distiller leur venin béni dans les sociétés et les cœurs. Les prêches religieux, d’occident et d’orient, en symbiose et en une symphonie macabre, vont accompagner la musique.

L’humanité se meurt. L’humanité est morte. Vive l’humanité. L’essentiel est que ces fosses singulières ou communes, soient ensevelies au nom de Dieu, de la démocratie, ou au nom de la sauvegarde de la race contre les armes de destruction massives.

C’est a peine si certain ne vont pas jusqu’à affirmer, dogmes a l’appui, que Dieu à créer l’homme, pour l’anéantir.

Grisés par ce pagaille inespérée et jusque là impunie par le gouverneur de l’univers, les troubadours de sadisme, du sang de la destruction et du carnage, ont trouvé de beaux jours devant eux.

Un américain, un anglais, un français, ou un allemand sont brutalement assassinés. L’émotion est grande, le crime est relayé sur tous les espaces médiatiques du monde. Ils appartiennent à de fortes puissances et ont le droit, si l’on peut appeler ça un droit, de “porter plainte” aux consciences de ceux qui en ont encore gardé quelques miettes.

Mais avez-vous un instant imaginé la réduction brutale au néant de ces mères de famille en train de préparer un repas aux ingrédients difficilement arrachés à la traitrise d’un monde qui ne donne plus aux faibles le droit de vivre? Avez-vous pensé à tous ces bébés, morts à l’orée d’une matrice maternelle qui se préparait à les offrir comme le plus beau cadeau d’une création, que personne ne respecte plus? Avez-vous pensé à ces cortèges de vieillards, déchiquetés dans une mosquée ou une église, les mains tendues vers le ciel, pour implorer le Seigneur d’accorder le salut des hommes? Avez-vous pensé à ces familles, entièrement décimées et donc les racines de l’arbre généalogique sont desséchés à jamais?

Ces pères, ces mères, ces enfants, ces vieillards, ces artistes, ces poètes, ces mendiants, tous engloutis par les deux machines infernales de la boulimie mercantile et la folie religieuse. Combien coutent toutes ces âmes? Et qui paye?

Des hommes tirés a quatre épingles sillonnent les espaces diplomatiques dans des avions confortables pour édifier échafauder et consolider des coalisions implacables. Pas par solidarité dans le bien, mais pour les renforcer les forces de frappes de ceux qui seuls en disposent contre ceux qui n’ont que se frapper des fronts abasourdis par ce qui leur tombe sur la tête.

Conférences de presse, actes de menace, d’intimidation, carnages, charniers, discours, boucheries héroïques…ou va l’humanité?

Ceux qui se sont saisi des différents messages divins, en ont-ils pigé quelque chose?

Ceux qui président aux gestions des politiques du monde ont-ils gardé un brin de morale de pitié ou de miséricorde?

Sommes nous entrés dans l’ère de “Si tu n’as pas de vergogne, fais ce que tu veux” ?

Ou nous conduisent ceux qui nous gouvernent, malgré nous?

Pourquoi ces milliards, dépensés pour les armements, tandis-que sur certaines partis du globe des citoyens de la terre n’ont accès ni à l’eau, ni a l’électricité, ni même aux moyens les plus rudimentaires pour cultiver leur sol?

Pourquoi ces prêches à ciel ouvert qui ne s’arrêtent qu’au seuil de “mange tes frères”?

Un “héro” de l’une de nos vaillantes forces de changement n’a-t-il pas d’ailleurs dévoré le cœur palpitant de son concitoyen après l’avoir arraché d’une poitrine encore gigotant et avant de se publier sur youtube?

Pouvons-nous bientôt légaliser cette anthropophagie nouvelle, pour nous exempter de ces viandes de moutons de plus en plus chères? La viande tendre d’enfants serait-elle bientôt une alternative alimentaire contre la famine qui gagne le monde?

Madame Christine Lagarde aurait moins de soucis concernant la famine dans le monde.

Pourquoi ces peuples, laissés inconsciemment aux caprices de l’explosion démographiques, aux griffes de l’ignorance au sadisme des fous des religions, à l’ignorance endémique, pour les prendre ensuite comme cibles et cobayes bon marché, pour affuter ses prouesses de guerre étaler une bien triste bravoure et montrer à qui peut posséder un téléviseur le courage combien exaltant de ses pilotes de guerre?

Pourquoi ces “dialogues interreligieux”, ne sont-ils éternellement qu’une poudre jetée aux yeux de la naïve humanité pour faire montre d’un semblant de sérieux et agir ensuite en parallèle contre la compréhension et l’entente entre les hommes?

Avons-nous un droit de vivre sur cette terre? Ou bien les gladiateurs de Satan, enivrés par leur puissance ici-bas, ont-ils décidé de nettoyer cette foule de lamentations que représentent les fils de la race humaine?

Des millions de morts, de blessés, de refugiés, de sans abris, d’ handicapés, d’orphelins, de veuves, de prisonniers, de mutilés, de traumatisés, de larmes de pleurs de malheurs

Combien de quartiers de viande humaine est-il suffisant pour que les hommes comprennent que le problème sur cette planète n’est autre qu’eux-mêmes; et personne d’autre?

Qui sème le dialogue et la tolérance, récolte la paix et la bonne entente.

Combien coute une vie humaine aux yeux d’un être inhumain de nos jours?

Apres avoir décimé la faune et la flore, nos concitoyens sur cette terre, après avoir pollué l’environnement et l’espace, les hommes ont-ils gardé un minimum de valeur et de considération pour leurs semblables?

J’en doute.

Le feu se consume lui-même, quand il n’a plus rien à consumer.

Cette équation se continue dans le temps et dans l’espace.

Ce qui est sur c’est que le mouton de tabaski a Nouakchott coute quatre vingt mille ouguiyas sonnantes et trébuchantes et que les millions de vie à des centaines de lieues à la ronde autour du lieu ou je me trouve, et dans beaucoup d’endroit de ce monde, ne coute absolument, plus rien.

Vers Dieu le retour et à Lui le jugement.

Mohamed Hanefi Koweït.

Je t’aime mon frère, mais je te méprise.

January 18, 2015

Le mépris est souvent réciproque.

Un homme dit a El Moutenebi “Je t’ai vu de loin et j’ai cru que tu étais une femme.” Et le poète de lui répondre : “Moi aussi je t’ai vu de loin et j’ai pensé que tu étais un homme.”

Il en va de même pour les couleurs en Mauritanie.

Tout le monde pense ce qu’il veut de tout le monde.

Jusqu’au milieu des années soixante dix, le mauritanien était un, et indivisible. A part quelques petites revendications isolées et négligeables, personne ne se souciait de catégoriser personne.

Avec l’avènement des forces armées et le coup d’état contre maitre Moctar ould Daddah, les choses vont dramatiquement  et rapidement changer.

La malédiction du vieux marabout a frappé, et frappé fort. Comme tirés d’un sommeil profond, d’une longue léthargie, les hommes, puis les femmes après eux, vont réactiver cette vieille et perverse loi du fusil, du groupe contre la société, de la capacité ostentatoire de la force  et surtout de l’égoïsme cru et nu.

C’est à croire que c’est a partir de ce 10 juillet 1978, que le fruit interdit a été bouffé par la nation, pour que la nudité collective soit dévoilée aux yeux de tous les pervers, de tous les manipulateurs et de tous les va t en guerre du pays.

Les frères de naguères se voient séparés par un clivage tribal tranchant et sans vergogne. Les anciennes castes “inferieures”, comme les harratins, les forgerons les griots et mêmes ceux, qui, confiants au lien incassable d’une multi relation avec plusieurs sources tribales, avaient mis de coté leurs origines d’origine, vont se retrouver tout simplement isolés sur leur ilot de déceptions, d’incrédulité et de consternation.

Tout redevient militaire. Les concours militaires, les écoles militaires, la dignité tribalo-militaire, la supériorité militaro-tribale, les décisions militaires, les villas militaires, les orientations toutes au service du militaire, de la tribu omniprésente et le tout rythmé et orchestré par une symphonie féodale, qui couve sous les apparences démocratiques et rectifie la respiration nationale selon la convenance de ses poumons.

Le savoir, la sagesse et la mesure vont s’en ressentir cruellement.

La jeunesse du pays n’aura à partir de cette date fatidique, qu’un seul rêve: porter une tenue militaire. Tenue qui d’ailleurs ne sera plus a la portée de qui veut, mais de qui en a le strict privilège. Le rêve secret de tous étant bien sur d’arriver un jour à prendre le pouvoir. Un moyen pas très compliqué ni trop couteux de se retrouver a la tête de cette vieille manne que sont les ressources nationales et les décisions de ce pays en dérive. Se réveiller a l’aube, une arme a la main. Bouter celui qui était la. Un communique numéro un et le tour est joué. On se retrouve au sommet dans coup férir.

Ce n’est pas pour diminuer l’importance de nos forces armées et de sécurité, qui au contraire sont l’objet de notre fierté et les garants de la sécurité de notre pays, mais pour signaler a qui de droit que la force armée est une réserve de dignité et d’assurance nationale, qui ne doit en aucun cas servir d’étalage pour impressionner ou intimider surtout pas les citoyens. Le soldat est trop chargé de l’honneur du pays, pour servir la trahison ou l’injustice.

La Corée du nord et les armées décimées dans le Moyen orient et ailleurs sont autant d’exemples qui incitent a la réflexion a la modestie et a la discrétion.

Pour revenir au sujet réel de mon propos, je vous invite à considérer la situation d’un pays ou les citoyens se catapultent les injures et les animosités, pour simple cause de différence de la peau, ou de volonté étrange de s’affirmer supérieur a ses concitoyens, par simple privilège d’une naissance ou par appartenance a une tribu.

Le prophète Ibrahim (psl) a voulu anoblir son père par la foi cela ne lui a pas été accordé. L’envoyé Nouh (psl) a voulu privilégier son fils par la noblesse de la religion, il n’a pas pu. Mohamed (psl) a voulu hisser son oncle devant Dieu par la foi, il n’a pu le faire.

Aucun prophète n’a eu à privilégier les siens par la simple loi de la lignée ou de la naissance.

Quelle est, donc, cette distinction que nous nous distribuons a tour de bras, par le simple phénomène de la simple évolution d’un spermatozoïde à l’état d’humain?

Enclenchés, par une prémonition qui couvait sous un épiderme social allergique a la simplicité et a la modestie, les groupes tribaux vont se distinguer et se coaliser pour offrir une face l’hégémonique des plus forts, des plus nobles, et des plus a même de faire le plus de bruit pour contraindre le décideurs a compter avec eux. Les contraindre à réfléchir par deux fois avant de les exclure ou de les marginaliser.

Dans quel siècle sommes-nous chers compatriotes? Nous sommes nous résignés vraiment à être la risée du monde?

La dernière victime de cette horrible mutation illogique n’est autre que cette frange qui constitue la pupille de notre société et la force de nos bras: les harratins, que beaucoup s’amusent de nos jours à tourner en dérision par le sobriquet arrogant et impoli de “Harnos”.

Ils sont pourtant le symbole de la bravoure et le titre de l’endurance dans ce pays.

Difficile, dans une situation désespérée de ne pas avoir recours à un harratin ou une hartaniya. Que ce soit en saison sèche ou froide, ces citoyens, fierté de notre citoyenneté, qui ont bravé les difficultés et les rigueurs de la nature pour que cette société vive et prospère. Ceux qui ont fait offrande à la société de leurs propres corps la sueur de leurs fronts nobles et purs. Ils ont dompté la terre aride et les bêtes féroces pour que le reste de leurs concitoyens baignent dans l’opulence et la luxure.

La rugosité de leurs mains et les fissures de leurs pieds sont au contraire, autant de preuves vivantes de la générosité et de l’altruisme d’une frange de la population mauritanienne qui se dépense sans compter pour que les autres dépensent sans les compter. Malheureusement, et à quel incroyable degré d’ingratitude et de relation immorale.

Les critères de la distinction chez nous ont perdu tous les sens du bon sens et de l’équité.

Ce sont ces braves d’entre les braves, qui méritaient d’être décorés aux jours de fêtes nationales. Mais les volontés politiques sont souvent allées dans un sens qui n’est pas le notre.

Est il un critère de noblesse, que contre le lait, le miel et le mil qu’ils tirent de l’impossible pour nous abreuver et nous nourrir, nous leur offrons le mépris, l’ingratitude et l’arrogance.

Face à ce déséquilibre ingrat et malhonnête, la colère de Dieu doit être terrible.

Un croyant véritable ne peut être aussi ingrat, ni agir de façon aussi effronté et aussi mesquine. Il sait que l’univers a un Maitre et que ce Maitre s’est interdit l’injustice avant de l’interdire aux êtres.

Il est vrai que dans le passé les structures sociales, qui n’ont demandé son avis à personne, présentaient des diagrammes de déséquilibres, qui pouvaient appartenir à tout sauf à la raison ou a la justice. C’était un autre monde. Une autre situation et d’autres paramètres qui ne doivent nullement nous servir de critères, étant devenus périmés et contre nature, par la force de la raison et de l’évolution.

Mais la bonne foi de nos jours, si bonne foi il y a, doit s’atteler immédiatement a corriger énergiquement ces graves déséquilibres vite et fort.

La nature urgente de la plaie ne permet pas de trainer le processus, ni de remuer les doigts dans la blessure.

Si les âmes sont réellement pures, rien n’est impossible. Et ceci ne constitue qu’un des nombreux obstacles auxquels font face les peuples.

C’est le genre d’obstacles qui détruit les peuples de mauvaise volonté mais qui se maitrise facilement par ceux qui sont animés de bonne foi.

Si emprisonner était une bonne solution, l’Afrique du sud ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui.

Si le racisme présentait un quelconque intérêt, ou le plus maigre bénéfice réel, le pays le plus capitaliste et le plus puissant du monde ne serait pas aujourd’hui gouverné par un noir.

Si la force pouvait maintenir des peuples sous la contrainte de l’injustice, le monde serait gouverné par l’un des nombreux tyrans, qui tous ont été relégués dans les fins fonds des oubliettes des poubelles de l’histoire.

Si la course aux fortunes illégales et aux fauteuils du pouvoir, rendait un peuple heureux, notre présent n’aurait pas le front courbé de honte devant la simplicité et la modestie de notre passé.

Si le faux pouvait triompher, Allah n’aurait pas dit : “Dis! Et voici venu le vrai et disparu le faux. Le faux finit toujours par disparaitre.” Coran.

Au nom du segment de maure qui est en moi, je dis:

La frange la plus lésée par ce nouvel ordre mauritanien n’est autre que les maures eux-mêmes. Ceux qui agissent, ou ont agi mal en notre nom, nous ont porte un très grand préjudice. Nous sommes une société à l’ origine sobre, hospitalière et digne. Une société qui, très récemment encore, n’accordait aucune importance a l’amoncèlement des fortunes. Surtout les fortunes illégales. Les harratins ne sont pas nos frères, ils sont nous-mêmes. Chacun de nous porte en lui dans son sang et ses chromosomes, une grande part de cette noble frange de notre société.

Si dans le passé leur statut social a souffert d’une dévaluation malheureuse; ceci relève uniquement de la mentalité rétrograde d’une époque révolue, et qui n’est pas la notre. Nous regrettons amèrement cette anomalie de l’histoire.

Nous les maures qui n’avons pas accès aux chaines de TV, ni aux décisions ou discours politiques. Nous qui n’accordons aucune espèce d’importance a la couleur de la peau. Nous qui ne pouvons imaginer la Mauritanie diminué d’un seul de ses noble fils.

Nous demandons au gouvernement mauritanien de prendre le taureau par les cornes, tout de suite. De rétablir nos frères dans leurs droits, de panser leurs blessures actuelles ou historiques; de frapper d’une main de fer, tous ceux qui parmi nous, parmi les opportunistes de tout bord, les racistes, parmi les féodaux opiniâtres, quiconque entreprend une quelconque action, ou prononce le moindre mot susceptible de nous diviser ou de souffler le vent de la haine entre nous.

Demandons au gouvernement de notre pays d’instaurer la justice dans le pays, pour que le visage de notre fonction publique, les rangs de notre armée nationale, les différents rouages étatiques de la Mauritanie soient une traduction fidele de nos composantes nationales qui toutes, nous sont aussi chères  qu’indispensables.

Nous demandons aux responsables d’agir en sorte que chaque citoyen de la république se sente bien dans sa peau, dans son sang. Et qu’il se convainc d’appartenir à un pays qui le respecte et l’aime. Un pays qui protège ses droits, tout en l’encadrant dans l’accomplissement de ses devoirs.

Nous savons que sans justice pour tous, le rêve d’une Mauritanie digne et prospère, qui a animé nos espoirs depuis les indépendances, s’arrête avec ceux qui en répondront devant Dieu.

Enfin nous demandons à tous les frères qui a un moment ou un autre se sont vu affectés par ces douloureuses secousses qui ont perturbé le cours normal de notre évolution nationale, de traiter les problèmes, tous les problèmes, sans passion et dans la volonté première de corriger sans détruire et de redresser sans blesser.

Nous avons tellement souffert qu’augmenter les souffrances relève du crime.

Donner à ce pays la chance de se repentir de se ressaisir et de se rectifier dans la paix.

Et sachez qu’Allah (swat) a dit dans le livre qui est entre vos mains : “Et dis il ne nous arrivera que ce qui nous a été prescrit par Allah, il est notre Patron et a Dieu les croyants doivent faire confiance” Coran Etewba-51. (Le repentir).

Mohamed Hanefi. Koweït.

Mauritaniens lâchez la banane.

January 18, 2015

Dans certaines contrées africaines, on raconte que pour attraper les petits singes, on pose une cage au fond de laquelle on place une banane attachée à une corde qui commande la fermeture du piège. Quand le petit animal se saisit de la banane, la porte du piège se referme. Désormais la libération de l’animal dépendra de sa décision de lâcher la banane. Ce qu’a priori, la gourmandise aidant, il ne fera jamais.

Quel rapport entre le piège d’un animal quelque part en Afrique et celui dans lequel se démène notre pays? C’est ce que je vais essayer de vous expliquer.

Quel mauvais sort condamne notre pays aujourd’hui à porter le lourd fardeau qu’il traine comme un boulet au pied? Comment ce pays naguère, terre d’hospitalité, de tolérance, de poésie et de savoir, s’est il transformé du jour au lendemain en référence de tout ce qui est humainement condamnable? : Fer de lance des pays esclavagistes, mauvais élève des droits de l’homme, sanctuaire de la gabegie et de l’injustice. La Mauritanie mérite t elle un tel sort?

Non.

Quelque part quelque chose a mal tourné dans l’histoire de notre pays. Un appât qui ressemblerait à s’y méprendre a cette banane du petit singe, auquel nous nous accrochons et qui nous détruit.

Chacun de nous s’accroche à sa banane.

L’esclave s’accroche à son calvaire et ne veut en sortir. Sortir du giron du maitre est une aventure qui l’effraie. Il a peur de faire un pas dans une liberté que Dieu lui a donnée à l’origine. Il a oublié, ou on lui a fait oublier que le maitre de lui-même est plus fort que le maitre de ceux qui l’entourent.

Le forgeron veut sortir de son état de forgeron. Pourquoi? La question est que lui aussi s’est accroché a sa banane: il veut être l’autre. Celui qui l’a méprisé pendant des générations, celui qui refuse de prier derrière un forgeron. Si seulement ce forgeron savait que parmi les prophètes, il y avait un forgeron. Forgeron, tu ne t’es pas dit que tout ce que nous sommes résulte de nos pensées et que nous sommes ce que nous nous donnons comme valeur? Sais-tu que l’humain ne peut être ce qu’il veut en restant ce qu’il est. Quel imbécile aurait le culot de refuser aujourd’hui de prier derrière le prophète David (psl)? Pourtant il était forgeron.

Le forgeron s’est-il seulement demandé une fois quel honneur il a, à être l’égal de celui qui n’a pas respecté l’égalité des croyants ordonné par Allah ?

N’est-il pas plus simple de lâcher sa banane et de refuser de prier derrière celui qui refuse de prier devant soi? De lui refuser ma fille s’il me refuse la sienne? Traitez les  gens comme ils vous traitent.

Le féodal est parmi les “bananiers”, celui qui s’accroche le plus à la banane de sa perte.

Seul le changement est constant. Quand une époque a tourné le dos, s’accrocher a ses règles et a ses lois relève sinon du suicide, du moins d’une folie mortelle. Cet être n’est petit que par la folie des grandeurs qu’il veut entretenir. Il pense grandir par l’affiche d’un orgueil qui le rapetisse aux yeux de ceux qui l’entourent. Sa valeur est tellement négligeable, qu’elle ne dépasse guère les limites de sa vanité et les vapeurs d’une arrogance qui l’auréole d’un dégout qui en repousse ses concitoyens. En mal exploitant sa priorité aujourd’hui, il prépare sa destruction et celle de sa descendance demain. Dans la société, on peut le designer par celui qui perdra en ayant voulu trop gagner. Le “donner” permet toujours de gagner, mieux que le “recevoir”.

Les pauvres dirigeants de chez nous sont affublés d’une banane plus costaude, plus indigeste et plus encombrante que toutes les autres. Ils s’accrochent de toute l’énergie du désespoir aux tribus, aux féodaux, aux choses qu’Allah a spécifiquement interdit : le tort et l’injustice. Si tout le monde “soutient” le prophète et brandit “l’Islam”, nous tiendront toujours a rappeler et (le rappel profite aux croyants), que celui qui se range aux cotés de Dieu, doit avant tout se plier a ses ordres. “Allah ordonne la justice et la bienfaisance” “et quand vous arbitrez entre les gens, faites le avec équité.”. Des ordres clairs de Celui dont l’enfreinte des ordres, conduit a la perdition éternelle. Si les péchés étaient visibles à l’œil nu, beaucoup d’entre nous ne pourraient jamais s’afficher en public, ni se regarder dans un miroir. Un gouvernement soutenu par Allah et par les prières de ceux qui n’ont que les prières, est beaucoup plus fort, plus juste et plus équilibré qu’un autre qui s’équilibre sur les déséquilibres, les torts et les malédictions des opprimés.

Mais celui qui a les mains scellées à sa banane est plus que tout autre, celui qui demande aux hommes, ce qui ne peut être obtenu que du Seigneur des hommes. Se tourner vers Allah est une force inégalable. Si Allah a dit “Et quand mes serviteurs te demandent à propos de moi…Alors je suis tout proche: Je réponds à l’appel de celui Me prie, quand il Me prie. Qu’ils répondent à mon appel, et qu’ils croient en Moi, afin qu’ils soient bien guidés.”2-186.

Celui qui se tourne vers les hommes pour forcer le destin ou dévoiler les secrets des mystères est un “Mushrik”, un associateur. C’est le seul péché qu’Allah ne pardonne pas. “Certes Allah ne pardonne pas qu’on Lui associe et il pardonne ce qui est en deçà pour qui Il veut.” Coran. D’ailleurs y a-t-il perte et sottise plus flagrantes que celui qui s’adresse aux hommes quand son Seigneur et Maitre lui a dit” Je suis a coté et je réponds a tes prières.”?

Il n’est pas logique que tous les citoyens soient égaux. Allah a dit : “Et nous avions privilégié certain d’entre vous sur d’autres.”

Il ya cependant une grande différence entre l’illégalité dans la légalité et la non égalité dans l’illégalité.

Quand le dirigeant après s’être rassasié estime qu’il a quand même laissé 75% des biens au peuple, il oublie que le sous chef n’a laissé que 50% et le sous, sous chef 25%, le sous fifre 5%… arrive une étape de cette distribution immorale des ressources d’un peuple, ou le citoyen a la base ne reçoit plus que les odeurs de cette richesse qui en principe appartient a tout le monde. Ce sont ces relents de l’injustice qui crée la haine et l’animosité entre le sommet et la base. Cette banane là est avariée et bien mauvaise pour l’avenir d’un peuple.

Je répète que la religion ne peut s’accommoder ni de cinéma ni de politique malhonnête.

Il est vital pour l’équilibre d’une nation de mettre les minorités en confiance, de respecter le droit du faible. L’histoire montre qu’à chaque fois ou par une position de force, on force les interdit de Dieu, Il envoie une force au dessus de cette force, pour rappeler qu’Il est le maitre de la force et du partage. Il est clairement mentionné dans le livre: “Allah défend les croyants” Les exclusions illégales sont autant de bombes à retardements qui exploseront inévitablement au visage de celui qui défit les normes de la justice divine.

Enfin beaucoup de Foukaha, sont gênés de dire certaines vérités. Ils pensent ainsi respecter une certaine image de leur société, une certaine allégeance a certaines valeurs, pas en conformité avec les ordres de Dieu. Leur rôle pourtant, et ils le savent est de dire ce qui plait a Dieu. La vérité. Cette banane là est sacrilège, car “Nul ne doit jamais faire plaisir aux humains avec ce qui excite le courroux du seigneur des mondes.” Un Alem ne va pas vers les autorités. Ce sont elles qui viennent à lui. Sa bouche ne doit dire que ce qui plait a Celui qui l’a élevé par l’honneur du savoir.

S’accrocher aux privilèges par tous les manèges et toutes les injustices est une bien mauvaise chose. On ne doit pas écarter les enfants du pays pour leurs origines ou leurs opinions. Nous sommes un “tout”. Et Allah a prédestiné chacun de nous à un rôle bien précis sur terre nationale. Quand on force les choses pour mettre quelqu’un là ou il ne mérite pas d’être, nous nous affaiblissons par notre propre volonté. Nous aurons des officiers de police qui fuiront devant les bandits, des médecins, assassins qui nourriront les cimetières, des enseignants commerçants qui formeront les générations de la honte et de l’ignorance etc. il fut un passé très proche ou ces graves manquement a la logique, n’affectaient pas notre peuple.

Si le pouvoir doit absolument fonctionner par la bénédiction tribale et que la notion de compétence et de savoir ne représentent plus rien dans le pays, alors il vaut mieux supprimer les slogans creux d’égalité, de justice, de citoyenneté. Dans l’histoire d’autre l’ont fait. Je suis en position de force, je dis  m… au droit. Allah tranchera. Il le fera surement. Il l’a garanti.

Quand on décide d’entasser les parias de l’autre coté avec la ferme volonté de les y maintenir, on construit son présent et son avenir sur une pente raide et abrupte, de laquelle on glissera inévitablement un jour dans les soucis sans fin.

Quel bonheur potable peut on espérer d’ailleurs au dessus de masses humaines humiliées, écartées, méprisées confinées dans le désespoir de ne jamais espérer un espoir?

Y a-t-il un déséquilibre plus précaire ou plus dangereux?

La Mauritanie est plus grande que cela.

Le mauritanien a toujours sacrifié ses biens et sa force pour sa dignité et son honneur. L’inverse est immoral.

L’inverse ouvre la porte a des interventions de non mauritaniens qui ne cherchent pas forcement l’intérêt de chez nous, mais le leur propre et ils ont raison. Si pendant toute cette période de l’indépendance, nous n’avons pas pu mesurer ces richesses qu’Allah nous a donné sans peine, a leur juste valeur; Si nous n’ en avons fait que de mauvaises utilisations et si elles ne nous ont apporté que turbulence et perversion, surement nous les perdrons et nous nous perdront avec.

Ceux qui ne font que parler de l’Islam, doivent agir en fonction des préceptes et des recommandations de cette religion. Ceux qui fouillent fébrilement le passé pour relater les épopées de combattants mauritaniens, doivent agir en sorte de mériter d’être les descendants de ces hommes de l’histoire. Si la résistance, Dieu l’accueille en son paradis, a “vaincu” le colon français, essayons a notre tour de “vaincre” nos petitesses et nos déséquilibres immoraux. Sinon inutile de chercher une quelconque relation avec ces héros. Nous risquons de ternir leur image par l’obscurité de nos agissements de peu de gloire.

Lâchez la banane. On ne peut être ce qu’on souhaite être en restant ce qu’on est. Les consciences se sont éveillées. Il est difficile de vendre ses rêves ou ses cauchemars. La Mauritanie est beaucoup plus grande que ces petits calculs.

Inutile d’emprisonner les abolitionnistes, plus ou moins deux ans. Eux même doivent lâcher leur banane. La haine ne casse pas la haine. La haine n’est vaincue que par l’amour et le mépris n’est terrassé que par le respect rendu en retour. L’important est de se convaincre soi même que personne n’est au dessus de nous et que nous ne voulons être au dessus de personne. Cote à cote, ensemble. Aucun au dessus de l’autre. La supériorité de l’autre commence dans les couloirs timides de votre pensée. S’il vous refuse son respect, alors respectueusement privez-le du votre. Dans ce monde il sera éclaboussé par l’incongruité de son acte et dans l’au-delà et d’après le messager d’Allah: “Nul n’entrera au Paradis et qui a dans le cœur un atome d’arrogance.”. Mais aidez-le en lâchant la banane des préjugés de la haine et du communautarisme répugnant. Quand la bonne foi s’installe, la prison disparaitra d’elle-même.

La Mauritanie doit lâcher prise. Les temps ont changé. Il est plus profitable de s’enrichir des progrès de l’humanité, que de vouloir entretenir des inégalités, contraire aux enseignements de notre religion. Tort dangereux pour la cohésion de notre peuple, repoussant aux yeux de la communauté mondiale. Une structure unique en son genre qui n’existe que chez nous. Preuve irréfutable de son caractère illogique et destructeur. Vous êtes vous demandé quelquefois que les Abid, les harratins, les forgerons, les znagas, les griots n’existe que chez nous?

Vous êtes vous rendu compte que les peuples autour de nous et qui ne possèdent pas le un millième de nos ressources sont devenu notre exemple à suivre en matière de développement? Avez-vous constaté que nous n’avons plus envie d’envoyer nos enfants a l’école, après nous être heurté a une barrière beaucoup plus forte que le savoir, le tribalisme, l’interventionnisme et l’injustice? C’est une offense à Allah qui a dit: “Allah élève ceux parmi vous qui ont cru et ceux ont eu le savoir à de hauts degrés.” Le savoir a-t-il aujourd’hui une quelconque espèce d’importance chez nous? Conséquences à méditer, et graves responsabilités à endosser.

Avez-vous noté le pourcentage de votre vie que vous passez aujourd’hui à vous faire mal les uns aux autres?

En tout cas ce que je nous conseille, a nous tous c’est encore une fois de lâcher la banane, elle est en train de pourrir et de se décomposer, pour éclabousser notre visage et notre destin.

La force est l’arme de ceux qui ont tort. La haine est une machine à victimes. Et celui n’entend pas la vérité, n’a rien compris au sens de la vie.

Mohamed Hanefi. Koweït.

Les dix cours de la méthode.

January 18, 2015

Si monsieur Descartes s’est essoré les méninges à produire ce livre improductif du discours de la méthode, nous, nous n’avons fait qu’un effort plus que minime pour canoniser nos dix cours de la méthode. Une méthode productive, qui produit sans efforts. Des subtilités secrètes, qui élèvent sans ascenseur apparent. N’a-t-il pas dit ce Descartes que “Le bon sens est la chose au monde la mieux partagée.” ?

Quel peuple, autre que nous  peut vivre aux dépends des autres sans lever le petit doigt pour mériter une supériorité très supérieure, qui ne dépend ni ne relève que de notre propre évaluation.

Les peuples de la terre crèvent a produire leur subsistance, tant dis que nous avons la notre en simplement jugeant, en parlant, en nous invectivant et en disséquant notre société en formes et en couleur.

Les autres parlent de physique de technique nouvelles de science de médecine, d’agriculture. De mécanique, d’industries “de pointes”. Quelle pointe? Ils perdent leur temps. On peut bien vivre de façon moins ardue moins contraignante et plus confortable. Ils produisent l’internet. Nous en profitons au même titre qu’eux. Leur Facebook, nous le “facebou-cons” aussi. Nous “likons”, partageons, “tagons”. Leur Google, leur tweeter, nous savons quoi en faire. Nous y ajoutons ce qu’ils n’ont pu inventer, et le leur rendons selon nos principes et nos conditions.

Nous nous distinguons le face book halal de celui qui est haram.

Il faudrait bien qu’au milieu de ce méli-mélo de découvertes folles, et de profusion de progrès, il y ait quelqu’un qui définisse le halal du haram entre le facebook et le face-oumak. C’est le noble rôle que nous nous sommes assigné et que nous accomplirons, les châssis bien calées devant un PC et “facebookant”  nos vieilles chimères aux quatre coins de la terre comme tous les “face-bouc-cœurs” du monde.

Le premier des dix cours de notre méthode était celui de faire une retro course vers le passé pour puiser une potion de gloire, qui servirait le présent et donnerait une certaine distinction de ceux parmi nos concitoyens, enivrés par cette nouvelle maudite démocratie, qui a mélangé le Habil avec le Nabil.

Le seul problème que nous avons rencontré était que si nos ancêtres ont eu une gloire, ou ont marqué les épopées du passé, la progéniture, elle, a versé dans la luxure, la gabegie et la paresse. Elle s’est contenté de dilapider les ressources qu’Allah avait enfoui dans les entrailles de cette terre, pour la prospérité des habitants de cette terre y compris ceux qui sont encore conjugués au futur. Résultat: le résultat a disparu. Les principes, les valeurs, il fallait s’en débarrasser. Nous l’avons fait. Al hamdoulillah. Mais qui peut le prouver? Ne dit on pas que “a beau mentir qui vient de loin”?  Qu’y a-t-il de plus loin que le lointain passé?

Quand aux naïfs qui prétendent que “Inne el fata men yaqoulou ha-anadha, leyssel fata men yaqoulou kana abi”. Ce ne sont que de pauvre diables, qui n’ont rien pigé au premier des dix cours de la méthode: “Celui qui t’a précédé d’une loueyle (une nuitée), te vaincra toujours par une houeyle (une petite méthode.)”.

L’idéologie féodale a ses raisons que la raison ne connait pas.

Mon ancêtre m’a laissé ce qu’il m’a laissé et ton ancêtre t’a laissé ce qu’il t’a laissé. Ne cherche pas plus loin. Ton problème se situe donc au niveau de tes chromosomes et de tes complexes innés. Je t’ai toujours piétiné. Ça n’a jamais fait mal à personne. Pourquoi chercher du Tiebou dien à Birmoughren ou des dattes Tijeb à Seylibabi?

Quand tu n’invoqueras plus un autre qu’Allah, seul, le ciel sera au dessus de ta tête.

Le deuxième des dix cours de notre sacrée méthode des discours de la méthode, consiste à se ranger toujours du coté de celui qui détient le pouvoir. Sans pour autant ôter ses chaussures. Il faut être prêt à détaler à chaque minute. Car dès que le chef quitte, (toujours en paix inchallah), il faut être prompt a vider les lieux et les esprits avec. Laisser la place à la nouvelle autorité et préparer de nouvelles convictions. Ceci donne l’avantage de toujours avoir pignon sur rue et être constamment du coté du plus fort. “El mouminou el qawiyyou ehabbou ille Allahi mine el moumini a dda-if”. (Le croyant fort est plus aimé de Dieu que le croyant faible). Il faut dire entre parenthèses que nous avons très mal interprété ce hadith. Car la force ici est celle de la foi et non la capacité à manger ce qui ne nous appartient pas.

Le troisième cours de notre méthode infaillible est de se trouver une raison de combat. Un morceau de la société à manipuler. Soyez griot, harratins, syndicaliste chevronné, forgeron, wolof, Puular soninké, l’atmosphère est propice. Ne ratez pas l’occasion de vous démarquer du reste de la société. Créez et manipulez votre groupe. Faites vos jeux. Criez gesticulez ne laissez aucune place ou la langue passe ou repasse.. La seule façon sure et certaine de recouvrer vos droits et votre poids national est d’imiter la grenouille de Lafontaine. Faites vous aussi gros que le bœuf. “Ils” vous prendront en compte. Il parait que ceux qui dirigent aiment ça. Faites vous un matelas humain de démunis, brandissez la menace de révolte, d’étaler les hontes de la maison sur les ondes de la planète,  et le tour est joué. N’hésitez surtout pas à crier fort, dérangez, terrorisez. C’est important pour la réussite de la recette. Rappelez vous les indiens d’Amérique. Les Sioux, les Mohicans, les apaches, les enfants de hiboux lugubre. Menacez de scalper tous les visages pales. Ca marchera. Sauf si ca ne marche pas. De toutes les façons a quoi sert de marcher ou de ramper quand a force de marcher les uns sur les autres il ne restera pas une occasion de marcher pour quiconque.

Le quatrième cours de nos dix cours de la méthode. Travaillez des mains et des pieds pour que personne d’autre que votre enfant ne vous succède. Ceci est vital. Cette position est familiale. Et ce qui est familiale doit rester strictement au sein de la famille. L’égalité des chances est dangereuse.

Le cinquième cours. Allah a dit dans le coran que ses Ayats, ont été révélées dans un style clair pour toutes ses créatures Djinns et humains. Le coran qui est Sa Parole a été traduit dans toutes les langues du monde. Quand même essayons de nous placer entre le Créateur et les créatures. Ceci rapporte.

Le sixième, le septième et le huitième cours de nos dix cours de notre méthode, vous les connaissez. Je ne les cite pas pour qu’au moins un petit quelque chose de secret reste dans la famille. Sinon il n’y aura plus de linge à l’intérieur. Il faut garder un peu de sous vêtements pour que quelque chose cache un quelque chose de notre nudité.

Ya les mauritaniens arrêtez vous un moment pour considérer les remous que vous faites dans votre sillage. Des remous à l’air passagers, mais qui se métamorphosent de plus en plus en tsunami qui risque de vous emporter a jamais. Zola dit qu’à force d’agiter l’éventail, on en fait un monstre.”

Nous avons vu ce que je n’ai pas besoin de rappeler et qui a emporté des peuples auxquels nous ne sommes même pas comparable, en nombre d’habitants, en puissance militaire, en connaissances scientifiques. Tous disparus comme ont disparu les Qawm Ad et Thamoud. Beaucoup de menaces planent sur vos têtes et que vous n’êtes même pas en mesure de distinguer. Occupés que vous êtes à vous toiser et a vous invectiver les uns les autres. Il est normal que ceux qui se sentent opprimés s’expriment. Mais s’expriment dans la paix, la sérénité et la responsabilité. Ceux qui vous écoutent ont peur de vos menaces, de la violence que vous brandissez. Vous ne leur laissez alors comme choix que se mettre sur la défensive (rappelez-vous le cas Ould Ahmed aicha.), et bien d’autres qui n’ont plus à la bouche que les insultes, les malédictions, les caricatures. Est-ce là la bonne solution pour recouvrer ses droits et sa dignité? J’en doute fort.

Il est plus que nécessaire que ceux qui se sont trouvés en position d’exploitant de leurs frères, même s’ils n’avaient pas conscience de leur grave faute, se rétractent en toute vitesse.

Ceux qui pensent qu’ils ont encore quelque privilège à défendre dans la persistance de l’ancien système féodal, se trompent. Ils cultivent une bien mauvaise herbe pour leurs enfants. Ceux des harratins qui nient l’existence d’un mécontentement manifeste qui sourd dans cette respectable frange de notre peuple, offrent un cadeau empoisonné à la Mauritanie. Nous n’avons pas honte d’avoir une plaie infectée et douloureuses, legs indésirables des inégalités du passé. Mais nous n’avons pas honte de désinfecter nos blessures, de les panser et de les guérir. Nous le pouvons. La viande ne pourrit que quand elle est roulée dans un lieu qui la prive d’air.

Il n’existe pas de mauvais peuple. Mais il existe un peuple qui vit dans les chimères et qui se complait à y rester.

Comme disait notre ancien premier ministre Moulay M. Laqdaf à la respectable Kadiata Malik Diallo : “le monde a changé, il faut changer avec.”

Je crois que s’il ya certain maures qui usent et abusent de propos racistes, ils ne le font qu’à leur nom et à leur risque et péril. Le peuple est consterné par la découverte de cette inégalité qui l’empoisonne et que les paramètres du passé, lui ont fait paraitre comme juste et naturelle.

Ceci est valable pour nos autres ethnies. Le peuple veut la paix, la concorde et la cohésion. Nous sommes trop fragiles pour vouloir autre chose. Un changement se fait ensemble et dans la paix. C’est mieux et plus sur pour tous.

S’il n’ya pas quelque part quelque chose que je ne comprends pas, je crois que ces efforts déployés pour les villes anciennes, et autres choses, pas de moindre importance peut être, mais de moindre urgence, on peut dépenser ces sommes à éclairer les lanternes de ceux qui vivent encore de l’autre coté du vingt unième siècle.

Les harratins, excédés qui se laissent parfois aller à certaines exactions verbales, on peut vous comprendre. Nous pouvons même et c’est ce qui se doit partager votre souffrance. Mais ressaisissez-vous. On ne peut pas guérir le mal par le mal. Le temps joue en votre faveur et vos soucis ne sont en réalité qu’une question de l’assimilation de votre société traditionnelle pour des données qui n’étaient pas les siennes et qui ont brutalement inversé ses valeurs.

Cette anomalie dont vous êtes victime, n’a aucune espèce de relation avec la religion, bien comprise. Ici, là ou a vécu l’envoyé (psl), les sahabas et la plupart des tabiines, il n’ ya ni forgerons, ni griots, ni harratins, ni znagas. Les couleurs passent inaperçues et la plupart des émirs et seigneurs sont noirs comme la nuit. Aucun complexe. Sauf bien sur celui de sentir le poids de ses sous.

Le prophète Mohamed (psl), est sorti de ce monde sans Dirhem ni Dinar. Ceux qui le défendent (et il n’en a pas besoin car Dieu l’a préservé de ses ennemis a l’origine), doivent se comporter de façon a traduire fidèlement son message ou au moins le laisser tranquille.

“Certes, un messager parmi vous, est venu a vous auquel pèsent lourd les difficultés que vous subissez. Il est plein de sollicitude pour vous. Il est compatissant et miséricordieux envers les croyants.” At-toba-128.

Ces inventions sont celles d’une société, Allah lui pardonne, qui a inventé ses médailles pour s’entre exploiter. Ceci est voué à une disparition rapide et certaine.

Le président s’il veut échapper a la colère du Grand Président doit se prononcer sur ces choses. Une phrase a la radio, le matin par exemple du genre “N’invoquez jamais un autre que Dieu. C’est lui qui donne et celui qui prive.”, “La Mauritanie aura honte de vous si vous vous courbez devant un humain.” “Vous êtes tous des citoyens égaux.” Juste un mot, une devise, un principe. Les simples citoyens prêtent l’oreille au président plus qu’à l’imam. Ne serait ce que pour la raison que c’est lui qui augmente un salaire ou baisse le prix du carburant. Essayez ca coute beaucoup moins que Tadamoun et ça libérera beaucoup d’esprits entravés par les mauvaises traditions et encore maintenant en laisse, par leurs séquelles, pour ne pas dire leurs tentacules encore vivaces.

Ne laissons pas les inconscients établir un cimetière pour nos intérêts et nos valeurs.

Essayons de nous mettre dans le dictionnaire national qu’il n’y a plus d’exploitants, ni d’opprimés, mais un pays qu’il faut construire de toute urgence ensemble. Créons l’espoir. L’un a coté de l’autre. Ensemble. Au lieu de nous tuer à étouffer la plainte du “sans espoir”.

Allah n’oubliera pas la Mauritanie inchallah et ses fils peuvent trébucher, mais ne tomberont pas.

Bonne année a toute la Mauritanie. Y compris ses animaux et sa flore. Et qu’Allah nous protège. Amine.

Mohamed Hanefi. Koweït.

Au pays ou les abcès ne crèvent jamais.

January 18, 2015

Cette fois-ci, c’est dans la mosquée que cela se passe. Un vendredi, jour sacré, ou la communauté est appelée a se réunir pour manifester sa volonté de rester ensemble, de ne point se disperser et de célébrer les grâces de Dieu en communion.

Un imam a dit…je ne sais pas ce qu’il a dit!

Un abolitionniste, aux nerfs chauffés à blanc par les propos de l’érudit, s’est dressé et a dit. Je sais que d’après ce qu’on a dit, il a dit que l’imam a dit que Biram ould Dah doit être sanctionné pour sa témérité et son audace à réclamer une liberté qu’une certaine interprétation du livre de Khlil, lui refuse, ou lui dispute.

Faut-il tourner le dos aux paroles d’Allah et de son prophète, pour fouiller dans les siècles antérieurs. Espoir de détecter un sujet de polémique ou un espace offrant une marge vierge pour les ajouts et les interprétations?

Retour a l’histoire: Ould Abd al Aziz a promis aux manifestants de sanctionner “durement” l’apostat Biram. Il s’est ravisé, ou Allah lui a ouvert les yeux.

Le chef de TPM, Wane Birane est reçu par une instance des affaires étrangères françaises pour discuter du problème endémique des noirs en Mauritanie.

Une délégation d’une autre instance américaine, discute avec Biram des problèmes concernant Biram et les concitoyens de Biram.

Au sein des instances de droit de l’homme, les délégations mauritaniennes, des droits de l’homme et celles des droits des droits de l’homme, faisant fi des couts des transports, se transportent avec tous leurs dossiers et leurs talents, pour exhiber les hontes du pays au marché des surenchères et de l’impudeur.

Quelque part sur facebook, un quidam, ayant certainement eu un bon diner gras se fait photographier manipulant une arme automatique, un Rambo, certainement oublié par les metteurs en scène. Un autre bachibouzouk, comme dirait le capitaine Haddock, déclare qu’il se prépare au cas ou… entendez par là: ” Au cas ou je serais amené à trucider quelques dizaines de mes frères.”

Certains parlent de “Bokoharamisation” de la Mauritanie.

Pour “Boko”, je ne sais pas, mais la “haramisation” est entamée depuis belle lurette.

Les forgerons crient à la trahison. Pendant des décennies ils ont été rabaissés au niveau le plus dégradant et le plus défavorisant dans la société; au profit d’une classe maure qui s’est amplement servi du  verbe de Dieu, pour conjuguer les phrases de sa supériorité a tous les temps et a tout les modes.

Les étudiants parqués dans des ghettos, qui reçoivent tout sauf les fils de patrons, attendent les Etats généraux de l’enseignement, qui piétinent depuis des décennies dans le grade de caporaux du ” Désenseignement institutionnel”

La poubelle tend ses tentacules vers l’intérieur du pays. L’association des mères de familles peine à faire accepter que ses familles sont des sans familles et sans protection.

Les populations longtemps habituées à vivre en sécurité, allant parfois jusqu’à dormir du sommeil du juste, même aux portes des maisons, se voient du jour au lendemain terrorisées par des crimes successifs, qui feraient dresser les cheveux sur la tête de Dracula, lui-même.

Ou va ce pays? Qui guide ce pays? Vers ou va finir ce carnaval de décadence de pagaille et de déchéance? Ces irresponsabilités inouïes qui ont tant défié la patience du Seigneur et usé les cordes du suspens?

Qui donne à  ces hommes le droit de nous acheminer vers tant de catastrophes et en toute légalité?

Les mauritaniens seraient-ils incapables de voir alentour, comment finissent les pays qui ont pris l’arrogance comme mode de vie et l’insouciance comme politique?

De quel droit ces dioulas de la politique sont-ils en train de nous brader à tous les marchés de puces internationaux? Et de quel droit ceux qui pensent qu’ils ont été les seuls guidés par Allah hypothèquent-ils notre devenir, notre liberté et notre sécurité?

Pourquoi nos problèmes ne trouvent-ils jamais de solutions? N’est ce pas là, la preuve irréfutable que ces problèmes et ces dissensions éternelles ne sont, en réalité qu’un gagne pain pour ceux qui méprisent notre peuple et n’en font qu’un misérable moyen d’asseoir et de consolider leurs empires?

Le gouvernement est-il réellement incapable de voir ces plaies géantes qui font gémir les populations asservies depuis l’indépendance à nos jours? N’est ce pas là un aveu de complicité que de conserver ces injustices, dont les protubérances malsaines ne sont plus un secret pour personne?

Peut-on soigner ces blessures du fond des temps en se limitant dans les conseils de ministres à nommer, dénommer surnommer des responsables, qui ne sont en fait que des sangsues supplémentaires sur le dos des populations?

Si le gouvernement pense réellement que certaines familles certaines ethnies, ou certaines races mauritaniennes sont supérieures à d’autres, pourquoi ne pas le proclamer dans la constitution et donner a tous ces braillards l’occasion de se taire?

Sinon, les problèmes sont là, à narguer la cohésion sociale, le développement et la paix du pays, pourquoi restent-ils toujours et tels qu’ils sont comme au premier jour?

Dans l’intérêt de qui les problèmes mauritaniens sont-ils interdits de solution?

Il est clair que dans notre situation, il y-a quelque chose qui boite et il est plus clair encore qu’une volonté non amie de notre bien se tapit derrière ce statuquo.

Pourquoi les mauritaniens sont-ils incapables d’apprendre à être les maitres de leur propre destin? Sans recourir aux ingérences des autres.

Et pourquoi leur première décision n’est-elle pas de recenser leurs maladies, avant de les désinfecter et de les incinérer à tout jamais?

N’est-il pas embarrassant de voir que les larmes que nous faisons couler sur les joues de nos frères, sont effacées par des mains étrangères qui n’agissent pas forcement dans le sens de l’intérêt supérieur de notre nation?

Nous sommes prompts à nous investir en toute entreprise, pourvu qu’elle ne soit pas la notre.

Les problèmes de Gaza ou du Bruma nous enflamment, alors que les nôtres propres nous laissent de marbre.

Nous sommes un peuple bien curieux, parfois bien naïf. Toutes ces sirènes d’alarmes déclenchées par une situation anachronique, illogique, et immorale nous laissent indifférents. Tous ces coups de sommation d’un avenir à l’œil rouge et menaçant, nous font a peine lever une paupière ensommeillée, avant de replonger dans notre torpeur morbide.

Pourquoi a t on, je veux dire ont-ils, je veux dire les politiques ont commencé à nous diviser en noir maure forgeron etc.? Pourquoi maintenant? N’avons-nous pas assez souffert de système tribal, nauséabond, selon les propres termes du prophète (psl), dont nous ne comprenons les hadiths que dans la mesure où ils nous “apportent” quelque bénéfice?

Que coute t il de demander pardon pour le passé, redresser le présent et espérer en l’avenir?

Au contraire on continu à encourager ceux qui chantent la gloire de leurs fautes et plongent par là, la nation toute entière dans l’incertitude du mal.

C’est le pire genre de criminels. Ceux qui soufflent sur les brasiers pour réduire en cendre toute une nation.

Mauritaniens avez-vous songé à vous comparer au reste du monde?

Avez-vous pesé combien ce temps perdu, une fois consacré au savoir, peut vous apporter de bénéfices? Ou à l’agriculture de plats vitaminés et succulents?

Les peuples ont créé les vaisseaux spatiaux qui frayent leurs chemins tels des cortèges royaux, dans les infinités de l’espace.

Observez l’effet de l’électricité sur vos ménages. C’est le fruit d’une découverte d’un humain qui n’a pas perdu son temps à analyser la pigmentation de sa peau ou à se comparer à l’autre.

Méditez sur les miracles que réalisent ces chirurgiens, pour redonner vie à des organes défectueux. Ce sont des humains qui ne perdent pas leur temps à savoir si les intestins ou le cœur d’un bidhani ressemblent ou ont la même constitution que ceux d’un forgeron d’un kori ou d’un griot.

Visitez vos cimetières et méditez sur les raisons désuètes de votre orgueil et de votre arrogance.

Sous la peau, vous n’êtes tous, qu’une anatomie fragile, presque ridicule.

Allah vous dit, si vous écoutez sincèrement ce qu’IL vous dit: “Que l’être humain considère de quelle substance il a été crée.”

La religion n’appartient à personne. La rectification des fautes du passé est le devoir de tous les mauritaniens.

Celui cherche à se faire une personnalité politique, se cultiver une certaine considération, avoir certains privilèges, ne doit pas se servir de ces faiblesses dans la société pour se hisser sur nos corps endoloris vers ses ambitions égoïstes et criminels.

Ceux qui ont fauté dans le passé, doivent se repentir, sans honte. La faute, la vraie faute, c’est de continuer à entretenir ses fautes. Ce jeu, là est terminé. D’ailleurs il est peu glorieux et n’en vaut pas la chandelle. Fermer une plaie après l’avoir désinfectée, n’a jamais été une mauvaise chose.

Les marchands ambulants de la politique doivent savoir que le peuple mauritanien, toutes ethnies confondues ne leur appartient pas. Ils n’ont aucun droit de le précipiter dans les  bras de ces horreurs que nous observons autour de nous et qui ont décimé et continuent à décimer des peuples. Des peuples beaucoup plus puissants et plus instruits que le notre.

De toutes les façons Allah a dit et réfléchissez-y bien, “Tout ce qui vous atteint de malheur est fruit de ce que vos mains ont fait.”

Mohamed Hanefi. Koweït.

L’occident achève ses victimes de sang froid.

January 18, 2015

“Et dis polémiquez-vous avec nous au sujet d’Allah, alors qu’Il est notre Seigneur et le votre. Nous sommes responsables (devant lui) de nos actes, comme vous êtes responsables des vôtres.” Coran 1-139.

Et là, le problème serait de trouver ou réside le problème.

Pourquoi les frère kouachi et le jeune koulibaly ont été abattus? Et que vient faire l’Islam, quand la république française, mère des arts, des armes et des lois fut incapable de protéger ses enfants contre les pièges qu’elle a dressés ou collaborer à dresser ailleurs? La bravoure et le courage de ces enfants auraient pu être dépensée a des actes beaucoup plus humains et beaucoup plus logiques que l’assassinat de pauvres dessinateurs, qui a leur tour pouvaient orienter leur talent certes génial a des causes qui serviraient la fraternité humaine et le rapprochement entre les civilisations et les religions du monde.

Que ces âmes, toutes victimes de l’hypocrisie et de la méchanceté humaine, reposent en paix.

Le jihad est une création de l’occident qui l’a initié surtout en Afghanistan, pour contrer les russes et exorciser une peur maladive qui habite exactement ceux qui ont pensé que la stratégie humaine pouvait remplacer la protection de Dieu.

Peu de personne se soucient aujourd’hui de la vraie signification du “jihad”

L’islam ne contraint personne et ne condamne personne ici bas. Allah a dit a son envoyé Mohamed: “Ton rôle est de délivrer le message et le Notre est de juger.”   Le tonnerre-40.

Ce dimanche 11 janvier 2015 beaucoup de grandes personnalités viendront manifester à Paris contre “La peur islamique”. Ce sont ces mêmes personnalités qui ont crée cette terreur. Abass au coté de Natanyahou!! Les dirigeants arabes, américains, chinois etc.…des Oulémas qui condamnent les assassins des Charlie Hebdo, tout en continuant dans leurs prêches distillés par les puissants amplificateurs Hi Fi, made in Japan in china et ailleurs, à pousser de pauvres enfants dans la gueule béante de cette mort, qui ne se rassasie jamais. Combien sont morts, pensant être accueillis après la douleur de la déflagration par des houris en robes blanches? Quel enfant, aujourd’hui est à l’ abri de cette machine infernale, alimentée de deux cotés par des fanatiques qui ont pris la religion en otage et se sont octroyé tous les droits y compris ceux de la vie et de la mort sur ceux qui tombent sous leurs mains; et ceux qui pour amuser leurs peuples et camoufler l’immoralité de leur convoitise, croisent le fer avec les premiers?

Curieux! Quand même! Ceux qui poussent ces enfants vers la gueule du trépas fleuri, n’y vont jamais eux-mêmes.

Ne pas y aller. Mais y faire basculer les gosses. Une viande fraiche pour le crime et le suicide.

On peut même dire sans risque de se tromper, que plus on vieilli, plus on s’attache a la vie. Surtout aux petits délices de hamburgers, des pizzas et autres mets raffinés.

Peut on imaginer la perfidie des deux bourreaux, qui font semblant de s’affronter, quand ils accomplissent en même temps la même sale besogne : La destruction des humains et tout ce en quoi croient les humains.

L’occident soutient les malheurs et non les malheureux de l’autre monde. Je veux dire le monde de ceux qui n’ont pas eu accès à la technologie moderne. Il a toujours supporté les dictatures et les exactions religieuses ou autres. Il y trouvait ses comptes. Et quand le compte y est, religion et morale disparaissent.

Je me suis toujours demandé ces derniers temps, pourquoi, toute ma vie durant, les personnes qui m’étaient le plus proches étaient des prêtres, des religieuses, que j’ai aimés plus que des frères. Que je continue et continuerai à aimer, et qui me le rendent bien.

Ils priaient dans l’église, je priais dans la mosquée. Nous nous sommes souvent retrouvés dans des actions de bienfaisance comme recommandées dans la thora, l’Evangile et le coran. Nous avions chacun nos appellations spécifiques et Dieu restait le Même.

Tout simplement a chacun de nous, le Seigneur a parlé dans le langage propre à son milieu, ses conditions et sa civilisation.

Pourquoi chercher ailleurs ce qui ne relève pas de nos compétences?

Le coran dit : “Le messager a cru en ce qu’on a fait descendre vers lui venant de son Seigneur, ainsi que les croyants. Tous ont cru en Allah, en ses anges, a ses livres, et en ses messagers (en disant) : “Nous ne faisons aucune distinction entre ses messagers.”.”

Le vrai musulman n’exclut personne. Comme Allah n’exclut personne. Il est important et vital dans le livre de faire la part des choses. Certaines “Ayat” s’adressent à notre époque. D’autres a d’autres époques et dans d’autres conditions. L’astuce que les amalgameurs ont trouvée, était de sortir les règles d’un passé révolu au beau milieu du vingt unième siècle. Pour cela il va falloir bien sur revenir à l’époque ou on enterrait les petites filles vivantes en Arabie. Le temps de la Jizia ou des esclaves (licites à tout caprice.). Histoire de sortir la religion islamique sous cet habit archaïque, qu’on veut lui faire porter aujourd’hui.

L’Islam comme l’Evangile a traité les problèmes en fonction de leurs époques.

Hier seulement une petite femme, torse nu, profanait, avant de la bruler, une copie du coran. Sur son torse nu, elle avait écrit “Fuck Quran”.

Ma fille tu ne “Fuckeras” rien du tout. Le coran est ailleurs. Dieu l’a gravé dans ton propre corps et dans le vaste univers. Allah te dit “En vérité dans la création des cieux et de la terre, et dans l’alternance de la nuit et du jour, il y a certes des signes pour les doués d’intelligence.”

Coran 3-190.

“Parmi ses signes il vous a crée de terre, puis vous voila des hommes qui se dispersant dans le monde.”

“Et parmi ses signes la création des cieux et de la terre, et la variétés de vos idiomes et de vos couleurs. Il y a en cela des preuves pour les savants.”

“Et parmi ses signes votre sommeil la nuit et le jour, et aussi votre quête de sa grâce. Il y a en cela des preuves pour les gens qui entendent.”

“Et parmi ses signes Il vous montre l’éclair avec crainte (de la foudre) et espoir (de la pluie) et fait descendre du ciel une eau avec laquelle Il redonne la vie a la terre après sa mort. Il y a en cela des preuves pour des gens qui raisonnent.” Les romains.

Tu vois ma fille. On risque tout simplement de s’écarteler en voulant “Fucker” les signes de Dieu.

Cependant ma petite, je te comprends. Ce qui est parvenu à tes oreilles est loin de la religion telle que nous l’avions comprise interprétée et appliquée à notre vie. Pas a la tienne.

Nous ne sommes pas les monstres qu’on t’a présentés.

Les vrais musulmans, ceux qui ne parlent pas, ne sont pas tes ennemis. Ni les ennemis de personne d’ailleurs.

Seulement les gens de chez toi. Les hommes et les femmes de chez toi. Les savants et les grandes découvertes de chez toi, au lieu de nous tendre la main, pour que l’humanité toute entière grandisse dans le bonheur et la prospérité de la diversité que le Seigneur des mondes a choisit pour elle, ont préféré développer nos cancers. A leurs yeux fatigués par la recherche des biens et la domination du monde, notre faiblesse aussi bien économique que religieuse était une garantie de leur supériorité. Supériorité par rapport a quoi? À rien. Car ils nous ont réduits au néant. Ils ont soutenu nos dictateurs et nos faux dévots, nos malades mentaux, nos pyromanes, nos psychopathes et nos pharaons.

Est-ce un crime prémédité? C’est sur! Allah vous a doué d’intelligence.

Aujourd’hui. Le feu qu’ils attisaient partout chez nous a brulé chez eux. Ils cherchent à éliminer des monstres qu’ils ont au minimum aidé à produire.

Pour nous détruire, ils ont laissé un travail inachevé partout ou leur machines de guerre sont passés. Un calcul minutieux pour que le sal travail se perpétue par d’autres mains que les leurs.

Ils n’ont pas prévu que la planète est devenue si petite que laisser une partie du globe en feu risque d’incinérer l’humanité toute entière.

L’occident avec toute la grandeur de son intelligence, qui a conquis l’espace et les atomes, n’a pu réaliser que le prix du un centième des bombes qu’il a fracassé sur les cranes d’enfants de l’humanité, pouvait servir à baigner tout le globe dans la félicité et le bonheur. Il n’a pu comprendre qu’au lieu de développer des services d’espionnage qui sillonnent la planète et sèment la discorde, il pouvait utiliser cette énergie que Dieu lui a confié à lutter contre les “explosions” démographiques qui font réellement trembler la terre et l’ignorance qui a fait que certain de ses enfants lui tirent dessus sans sourciller.

Pauvre occident dans sa richesse, il n’a pas compris que la vraie richesse se cache dans les âmes et les consciences.

Pauvres occident. Il n’a pas compris que les larmes d’un orphelin dans une nuit obscure en Irak, ou en Lybie, coulent directement devant le Bon Dieu. et que la colère de Dieu est terrible.

Pauvre occident qui n’a pas compris que sa grandeur, sa vraie grandeur était de guider le monde vers la fraternité et le bonheur de tous les enfants du monde.

Le sourire d’un enfant rapproche du Seigneur des mondes plus que ses pleurs désespérés.

Paris va marcher. Obama soutient. Les leaders arabes (soutenus par l’occident) et qui parlent deux langues selon qu’ils soient en face de l’occident ou de leurs peuples, vont condamner et se solidariser avec la civilisation. Contre qui? Quel ennemi se trouve en face? Des enfants du Bon Dieu que vous avez abêti, pour avoir le droit de leur tirer dessus, tout en gardant bonne conscience. Vous êtes le feu, nous sommes la paille. Mais rappelez-vous: le feu se consume quand il n’a plus rien à consommer. Que vous soyez musulmans, chrétiens, juifs ou autres sachez que l’œil du Seigneur ne dort pas. Même s’il vous semble qu’Il n’est pas là.

Mohamed Hanefi. Koweït.

C’est une autre histoire d’un autre islam.

January 18, 2015

Le vingt unième siècle est une période critique pour l’humanité en général, mais pour le monde musulman en particulier. Une catastrophe générale et généralisée pour tout celui qui croyait en une inoffensive spiritualité, qu’il n’y a de Dieu qu’Allah et que Mohamed est son prophète.

Pourtant ces valeurs morales et spirituelles, tout en aidant à régler certains problèmes cruciaux relatifs aux déséquilibres inhérents a la personnalité perverse de la nature humaine, ne faisaient de mal a personne.

L’islam, avant les “lisses lames”, qui l’ont déchiré en lanières, et tel que descendu d’Allah sur le prophète par l’intermédiaire de l’ange Gabriel, ne voulait de mal a personne.

On peut, pour ne pas dire, qu’on doit se demander pourquoi cette religion, descendue d’un Dieu unique, par un ange choisi parmi ses anges pour sa fidélité, sur un prophète choisi parmi tant d’humains pour sa véracité et son honnêteté, a été scindée en presque plusieurs religions, qui se maudissent et se traitent mutuellement de mécréance.

Parfois l’image de l’envoyé de Dieu (psl) a été éclipsée volontairement ou involontairement par des personnages de siècles antérieurs, a tel point qu’on en est arrivé à les citer avant le prophète et avant Allah. Une “déification” des érudits, qui a jeté un rideau d’ombre sur les origines sacrées et immuables.

Il est devenu tout à fait banal de vous citer un hadith, non authentifié pour contrer une Aya, parole de Dieu, qu’Il s’est engagé à préserver, ou de vous fermer la bouche par la parole d’un tel cheikh, pour laisser de coté une parole certifiée de l’envoyé de Dieu.

Les Jaferites qualifient les sunnites de mécréance et n’hésitent pas au passage de vilipender de façon cruelle et indécente Aicha (Rad), l’épouse du prophète (psl) et mère des croyants.

Les pôles d’attractions prolifèrent, créant des énormités d’erreurs et des torrents d’intolérance, qui de la simple invective, ont atteint le très inquiétant seuil de ravir la vie des humains dans un chaos ou le fidèle, n’a même plus le droit de réfléchir.

Des multitudes de fatwas, qui fusent de partout et de n’importe qui, se donnant le plein droit au nom de Dieu d’instaurer la loi de Satan. Et le pire est que dans ce désordre indescriptible, le croyant ne sait plus à quel Satan se vouer.

Depuis la mort du prophète, les musulmans n’ont cessé de rouler vers un désastre. Et comme si c’était prévu depuis le début de la révélation, à chaque fois qu’ils atteignent un seuil d’aveuglement, ils se rendent compte qu’une Aya du coran avait prévu cet écart : “Ils ont oublié Allah (Allah) leur fit oublier leurs propres personnes; ceux là sont les pervers.” Al Hashr-19.

On peut, ou plutôt on doit se demander est ce que cette pléthore de formations religieuses et cette nébuleuse du libre “Istinbat”, ont conduit le fidele vers le meilleure ou vers le pire ?

Surtout quand on sait qu’Allah a ordonné aux musulmans de s’unir par la corde de Dieu et de ne pas se disperser.

Un rideau opaque de ridicule, de vanité et d’ignorance, pour cacher les paroles du Très Haut, qui sont venues, rien que pour sortir les hommes des ténèbres vers la lumière.

Le message islamique, bien traduit et bien compris est d’une extrême miséricorde et d’une tolérance à la mesure de la grandeur de son objectif : établir un contact direct et exclusif entre le Créateur Tout puissant et la créature perdue dans les fleuves de questions métaphysiques qui la dépassent. Le coran permet le doute et l’hésitation. Le meilleur exemple de cet exemplaire droit de choix et d’analyse, se résume dans l’attitude inquiète du prophète Ibrahim (psl) dans sa recherche fébrile de son Créateur. N’a-t-il pas dit que les étoiles, la lune, le soleil étaient chacun son créateur? Allah l’a-t-il punit ou chassé de sa miséricorde qui englobe toute chose ? Au contraire il l’a protégé du bucher de son peuple et en a fait le père des prophètes. “Khaliloullah”. L’ami d’Allah.

Ceux qui cherchent à refondre cette miséricorde divine ou la réadapter a la mesure de leurs âmes malades et haineuses, sont les véritables ennemies de cette religion de la tolerence. Les autres, des autres religions révélées sont plutôt des concurrents.

A eux leur croyances et a nous les nôtres. Comme notre Dieu nous a enseignés

Si Allah, par la toute puissance de son verbe a dit qu’ “Allah pardonne tous les péchés.” Et s’Il a dit : “Celui qui se repend, Allah l’absout de ses péchés.” Par quel pouvoir et sur la base de quelle logique les hommes peuvent-ils cultiver l’intolérance et la haine au nom de Dieu?

Ce phénomène a été observé dans toutes les religions. Au nom de jésus (psl) qui prônait l’amour et le pardon, on a édifié des buchers pour bruler les créatures de Dieu. Au nom de Dieu.

Au nom de Mohamed (psl) qui a dit dans un hadith authentifié dans les “Sahiheyn”, les deux certifiés, “Quand deux musulmans se rencontrent par le glaive, le tueur et le tué sont tous les deux en Enfer.”. Aujourd’hui toutes les victimes sont musulmanes et les bourreaux aussi. Nous avions oublié que la Géhenne a besoin de beaucoup de combustible. Et qu’a chaque fois qu’Allah lui demandera est tu pleine, elle répliquera y-a-t-il plus?

Nous ne sommes pas dupes. Les tartuffes prolifèrent à la surface du globe. Ils ont perverti les messages divins et nanisé les dogmes au profit du culte de leurs propres personnalités ou par appui de leurs propres intérêts.

Tels des firmes comme Toyota, Mercedes ou Lexus, ils ont compris que leur entreprise rapporte et ne veulent pas en démordre. L’enjeu est de taille, même si en contrepartie l’humanité toute entière, longtemps régie par des lois célestes qui commandent le bien et prohibent le blâmables, est en train de se perdre. Le tabou est banalisé a tel point que le sacré des sacré pour Dieu, la vie humaine ne vaut plus celle d’un lapin.

Dieu n’a rien crée sur base de désordre. Regardez ces millions d’étoiles, d’astres et de corps célestes, comment à l’abri de la manipulation humaine, ils évoluent dans l’ordre le plus complet sans jamais créer de chaos dans l’immensité des cieux qu’ils sillonnent sans répit. “Le soleil ne peut rattraper la lune, ni la nuit devancer le jour, et chacun vogue dans une orbite.” Ya-Sin-40.

La sommité de la philosophie, Socrate a eu le mérite de limiter la vanité humaine, en avouant “Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien.” Qui peut savoir? Les théoriciens les plus fertiles ne peuvent aller plus loin que le bout de leurs sens.

Théoriquement on peut calculer les distances en années lumières, mais jusqu’ou vont ces années lumières, demeure une exclusivité de l’Omniscient, l’Omnipotent, qui ne partage les secrets de son mystère avec personne. Le prophète Mohamed, l’homme le plus important de l’humanité a dit dans le coran: ” Si je connaissais l’inconnaissable, j’aurais eu des biens en abondance et aucun mal ne m’aurait touché. Je ne suis pour les gens qui croient qu’un avertisseur et un annonciateur.” Al’A’raaf-188.

Pourtant beaucoup d’hommes aujourd’hui prétendent percer les secrets du mystère. Nous avons naturellement compris que c’est l’une des possibilités d’avoir des biens en abondance. Ce qui reste difficile a nous prouver c’est cette faveur qu’on refuse au meilleur des hommes et qu’on attribue a des commerçants de la fin des temps.

En Mauritanie et jusqu’à une période très récente, nous adorions Allah. Notre religion, havre de paix et de justice, nous permettait, ou plutôt nous intimait de remercier Dieu pour ses grâces, faire le bien. En priorité pour les proches, les pauvres, les miséreux; de respecter le voisin, le plus âgé et l’homme de foi. Nous attestons qu’il n’ya de divinité qu’Allah, que Mohamed est son prophète. Nous accomplissions l’office de la prière sans fard, ni ostentation. Nous jeunons donnons la Zakat et ceux qui, parmi nous étaient les moins pauvre allaient en pèlerinage en avion. D’autres par conviction extrême allaient de l’occident à l’orient à pieds pour s’acquitter de l’obligation du pèlerinage. Nous avions les yeux fixés sur nos actes et non sur ceux des autres.  Nous savions parfaitement que les jugements sont un attribut du Grand juge et que nos défauts, nous suffisent comme inquiétude, pour ne pas aller nous immiscer dans ceux des autres.

Un dévot est un être modeste et craintif du châtiment divin. En général sa personnalité se caractérise par un effacement complet et une pauvreté extrême. Son signe le plus caractéristique est un désintéressement total de la vie ici bas et une méprise de son importance. Il n’irait pas rivaliser avec Dieu ou son prophète en opposant les dires de ces derniers temps aux paroles de l’envoyé ou d’Allah. Il ne peut être cause du malheur d’un fidele, ni de sa tristesse. Il sait que le Seigneur est paix, pardon et espoir. Il ne peut pousser les créatures de Dieu à s’entretuer ou exhorter les foules à écraser les plus faibles. Dieu “Al Adl”, est justice.

“Ton Seigneur ne fais de tort à personne.”

Quand je vois les créatures éphémères faire le mal au nom de Dieu et de son prophète. Quand je vois les hommes de Dieu voltiger d’hôtel en hôtel, rouler dans les voitures rutilantes, habillés en princes. Quand je vois que quand vous dites Allah a dit on vous oppose “Voulane” a conclu. Quand je vois les hommes porter l’habit de la religion, pour en éloigner ceux qui cherchaient le bon chemin. Je dis tout simplement voilà une autre histoire d’un autre islam.

Mohamed sallalahou aleyhi wassalam est un grand homme, un humain dans toute la grandeur de sa création. Quand Ammar ibn Yasser a été contraint de l’insulter par les mécréants et qu’il a prononcé le mot de la mécréance, il s’en est confié au prophète dans une extrême tristesse et un extrême désespoir d’être perdu a jamais. Et l’envoyé de lui demander et ton cœur comment il réagissait. Mon cœur ne peut me dicter que la foi répondit-il. Et le messager de Dieu de lui dire : “S’ils recommencent, recommence.”

Allah!!!

Mohamed ordonne a l’un de ses Sahabas de médire de lui pour sauver sa vie, sachant qu’il a agit sous la contrainte. Et aujourd’hui quand vous rappelez aux hommes qu’Allah pardonne tous les péchés sauf l’association, ils vous répondent que non! Un tel rapporte qu’un tel a dit.

Celui qui ne peut agir a l’image de la clémence Mohamedienne, n’a, non plus, aucun droit de sévir sauvagement et sans pitié au nom de ce prophète duquel Allah (SWT) a dit “Et nous ne t’avons envoyé qu’en miséricorde pour l’humanité toute entière.”

Si Mohamed a dit aux croyants” N’insultez pas le Dieu des mécréants, pour qu’ils n’insultent pas le votre.” Quelle serait la sentence de ceux qui poussent les gens à médire de l’envoyé (psl) par leurs comportements, ou qui les repoussent de la foi par leurs actes et par le faux habillé en dogmes divins et en foi qu’ils leur présentent?

C’est la mentalité désuète de ceux qui poursuivent la pierre et oublient celui qui l’a lancée.

Je dis ce qu’Allah a dit: “Et sachez qu’Allah sait ce qu’il y a dans vos âmes. Prenez donc garde à Lui.” Al Baqarah-235.

La vie et ses délices passent très vite et les actes sont consignés pour un jour terrible : “Et ne pense pas qu’Allah soit inattentif a ce que font les injustes. Il leur accordera un délai jusqu’au jour ou leurs regards se figeront.” Abraham-42.

Mohamed Hanefi. Koweït.