Archive for December, 2014

Le tonnerre de Dieu

December 30, 2014

27-12-2014 09:12 – Le tonnerre de Dieu

Le tonnerre de DieuMohamed Hanefi – Ecraser une fourmi. Y-a-t-il souci plus sot que de s’inquiéter pour avoir écrasé une fourmi.

Je me suis pourtant, souvent demandé qu’adviendrait-il si un homme, après avoir mine de rien écrasé cet insecte, voit tout de suite après le Seigneur de la fourmi le jeter dans les affres de tortures insoutenables, lui disant : “reconstruit ce que tu viens de détruire et tes tourments prendront fin.”L’homme a-t-il une fois considéré la difficile tache de réparer une vie qu’il prend?

Quelque part au environ de 1989 j’avais une vieille 2cv Citroën. Je roulais aux environ de trente à quarante kilomètres à l’heure vue la vétusté de mon bolide. C’était à la fin de l’hivernage. Cette année là Allah avait comme d’habitude comblé la Mauritanie de pluies diluviennes.

La terre s’était parée de ses plus beaux atours et les tapis verts, qui n’avaient rien de politique s’étendaient à perte de vue épousant les courbes et les méandres du merveilleux paysage de ce beau pays.

Je pensais à tout sauf à la distance. Arriver à Nouakchott au crépuscule ou tard dans la nuit m’était complètement égal. La sécurité régnait. Mon esprit bédouin était occupé à se régaler de la beauté féérique de cette belle nature et des grâces que le Seigneur de cet univers immense octroyait a qui il veut et quand il le veut sans contrepartie. Gratuitement.

Toutes les créatures en cette période étaient comblées par la nature. Homme, bêtes et bestioles. Les nantis mangeaient quand ils voulaient. Les pauvres quand ils pouvaient. Mais tout le monde était satisfait de sa condition. Quelque part au environ de Mbalal, mon attention fut subitement attiré par une scène insolite et cauchemardesque.

Un tableau infernal et insoutenable. Une foule agglutinée autour d’un arbre sur le tronc duquel était ligoté un chien. L’animal pendu par la gorge et les pattes de devant avait le reste du corps gigotant dans le vide. Une meute de chiens le déchiquetaient littéralement sous les cris perçants et les huées excitées de cette foule de l’enfer. Le chien supplicié complètement à la merci de cette foule pervertie et après avoir tournoyé en vain dans le vide, s’était a demi résigné. Sa résistance se limitait dans un ultime effort à pousser de petites plaintes de plus en plus faibles à chaque assaut de ses agresseurs. Les femmes et des enfants jubilaient de bonheur. Bonheur de quoi? Allez savoir.

A quelque pas de la foule deux hommes les pans de boubous maintenus derrière le dos un grand cure-dent dans la bouche, observaient benoitement la scène et se contentaient de temps en temps de cracher par terre. La bête n’était plus agréable à voir. Et en m’approchant de cette scène horrible, d’un crime gratuit, je ne pouvais m’empêcher de penser aux services que cet animal a rendus à ces bourreaux. Qui était son maitre? Quel degré de la déraison peut justifier la livraison de ce vie a de telles atrocités et devant tout un monde que la miséricorde semble avoir fuit?

L’atmosphère satanique du lieu était électrifiée, me semblait-il par l’âme de cet animal, qui ne voulait pas s’en aller. Elle s’accrochait obstinément au corps comme s’accrochaient ces longues lanières de peau et de ligament qui descendaient en lianes ensanglantées de la pauvre anatomie meurtrie par une violence qu’elle ne comprenait certainement pas.

Une pensée effleura mon esprit : Les chiens avaient ils une âme? Une raison? Entre la victime et l’assistance, qui était le plus “chien”? Le chien remue la queue en signe de paix et l’homme remue la langue pour faire le mal. Bien sur il est facile plus tard d’être miséricordieux et compatissant. Quand il sera trop tard.

La crainte de Dieu est un peigne que la vie donne à l’humain quand il devient complètement chauve de toute pitié et de toute raison. Mes yeux croisèrent ceux du pauvre animal et je senti une piqure entre les cotes. Juste au niveau du cœur. Je compris que pour lui c’était finit. Ses organes vitaux entamés profondément par les crocs les griffes des chiens et les pierres de la meute humaine, en disaient long sur sa mort imminente.

Poussé subitement par un courage douloureux et immoral, j’ouvris précipitamment la portière de la 2cv et pris une barre de fer. Rapidement et avec une violence que je ne me connaissais pas, j’assenai des coups redoublés sur le pauvre crane meurtri. Il mourut tout de suite.

Ses yeux s’immobilisèrent pour l’éternité et les miens s’embuèrent de larmes. Le misérable criminel d’occasion que j’étais, confus et défait, repris son siège dans sa misérable carcasse de bagnole et s’apprêta à continuer sur Nouakchott quand Soudain comme sorti des entrailles du ciel le tonnerre gronda.

Ce n’était pas la première fois que j’entendais le tonnerre, mais ce tonnerre là n’était pas comme les autres tonnerres. Une sorte de rugissements alternatifs qui secouaient les entrailles et glaçaient le sang dans les veines. Un sentiment diffus d’une crainte qui fuse de l’âme et secoue douloureusement les ficelles de la conscience. Quelle conscience? Y a-t-il encore des consciences sur cette terre?? J’eus juste le temps de voir que la foule sous l’arbre se dispersait dans tous les sens, affolée par ces terribles grondements qui semblaient sortir d’une bouche du ciel qui voulait engloutir les habitants de la terre.

Je ne sais pourquoi une peur innommable s’empara de moi, une inquiétude diffuse paralysa mon esprit et pour un moment je fus convaincu que les interdits du Dieu des mondes y compris celui des chiens, ont été transgressés. Cette profanation de la vie à laquelle je viens d’assister a réveillé quelque part quelque chose de terrible. La colère de Celui dont l’une des extraordinaires œuvres venait d’être détruite, par ceux qui n’en peuvent même pas comprendre le mécanisme.

Je me dépêchais de quitter ce lieu sinistre, qui semble attirer la colère divine. Je ne pus m’empêcher de penser à un adage de mon village: “Quand ta force t’incite à écraser plus faible que toi, rappelle toi toujours la puissance d’Allah à te réduire au néant.” Ce chien réputé être l’animal le plus fidèle à l’homme venait d’être assassiné, réduit au néant par tous ces humains réunis, aidés en cela par ses propres frères de race. Ses yeux imploraient un secours, une compassion qui avait déménagé de ces cœurs desséchés par une méchanceté inexplicable, féroce et immorale. Le coté sombre de l’homme.

Pourquoi les hommes sont ils si méchants?

Je me souvins d’avoir entendu tout a l’heure une bouche parler de l’impureté de cette bête. Je repensais au chien des gens de la caverne, cité dans le livre sacré. Des jeunes figés dans le temps et dont le chien par fidélité innée restera toute cette longue période, dans sa demi mort les pattes allongées devant la caverne pour garder leur repos malgré son inexistence.

C’est à partir de cette année, soit que quelque chose en moi fut détruit ou déséquilibré, soit que la colère de Dieu en de multiples formes et sous de multiples cieux m’apparaitra à chaque fois simultanément avec les yeux de ce chien que je voyais toujours comme un œil de Caen accusateur de la cruauté humaine. EnMauritanie, au Sénégal, au Mali, en Afghanistan, au Pakistan, au Koweït, en Irak, en Syrie, en Egypte, en Lybie, au Soudan… partout où le tort et l’injustice s’installaient, des corps humains étaient déchiquetés, écrasés, détruits. Des tonnes de viandes dilapidées et qui ne sont même pas utiles à la consommation. Des pertes et des pertes humaines à perte de vue.

Une nuit j’eus une peur bleue, quand dans un avion entre Paris et Rome, j’eus l’impression à travers le hublot du Boeing, de voir cette image infernale de mon chien fixant avec un sourire narquois le silence astral des hautes sphères. Je fus convaincu que quelque chose allait arriver. Au lieu de passer l’habituelle heure de transit à l’aéroport de Rome, nous fumes acheminée vers un hôtel. Motif le pilote a eu une crise cardiaque. Il fallait attendre un autre pilote qui viendra de Madrid.

Le matin de l’Aïd el Kabîr, sortant d’une mosquée où je venais d’accomplir la prière de la fête, je me précipitais vers la maison pour faire le sacrifice rituel. Au moment de trancher la gorge de mon mouton, une voisine somalienne sortie de nulle part, m’annonça: “Ils viennent de faire le sacrifice avec Saddam Hussein. Dhabahouh (Ils l’ont égorgé pour un mauritanien)”

Ma main flancha et j’eus l’impression d’égorger un être humain. La seule fête de ma vie où je ne pus manger la viande.

Allah a dit dans le coran: “Et seul Ton Dieu connait la nature de ses soldats.” Plus les hommes cherchent à étancher leur soif de sang, plus leur sang coulera et étanchera la soif d’autres hommes.

Faire le tort est facile, quand on est puissant. Mais l’homme oublie souvent que toute la puissance, la vraie puissance est concentrée entre les mains du Maitre de l’univers. Un Maitre qui s’est interdit la tyrannie avant de l’interdire à ses créatures. Un Maitre duquel le prophète (psl) a dit “Méfiez vous de l’invocation de l’opprimé. Elle va directement auprès d’Allah.”

Votre finesse et votre intelligence à faire le mal à abreuver l’autre de la coupe de l’humiliation, est une recette que vous donnez à d’autres pour vous traiter par la même, le jour où vous serez en position de celui qui sera écrasé. La Puissance de Dieu est la seule force qui dure.

Mohamed Hanefi. Koweït.

Advertisements

Aziz et les azizophiles

December 30, 2014

Je voudrais commencer cet écrit par “Il était une fois un officier audacieux…”Tellement cet homme a marqué l’histoire récente de la Mauritanie par sa témérité et souvent son courage.

Depuis le jour ou cet homme investi ou auto investi de la tunique de la magistrature suprême a arpenté les ruelles étroites des bidonvilles pour prêter allégeance aux plus pauvres, quelque chose de pas ordinaire a commencé à rythmer la vie du pays.

Il avait l’air de quelqu’un qui avait l’intention solide d’éclairer quelque chose de sombre dans l’un des nombreux recoins de cette société ou l’exclusion constitue l’une des règles fondamentales de l’échelonnement social. Ceux qui pensaient qu’allumer une bougie vaut mieux que de passer sa vie a maudire l’obscurité furent enivrés de joie mêlée d’espoir.

Le sauveur est en fin apparu. Un fils du pays, qui bien que ne versant pas dans l’érudition ou l’intellectualité, savait ou le bas blesse et était déterminé à le soigner. Redresser cette tour de Pise qu’était la Mauritanie était le rêve secret de bien des citoyens.

L’homme prit tout de suite, et sans en craindre les conséquences, le plus féroce des taureaux par les cornes : Le colosse de la gabegie. Et a l’image de l’entrée du prophète a la Mecque, les idoles commencèrent à s’écrouler l’une après l’autre.

Aziz, le mauritanien, téméraire s’attaqua a tout ce qui pouvait écorcher la sensibilité nationale. Allant jusqu’à chasser de façon brutale et expéditive “L’ennemi sioniste” ce slogan cher aux mauritaniens, qui veulent toujours être plus royalistes que le roi et porter sur leurs dos déjà surchargés de soucis, les peines des autres. L’histoire et la géographie des autres. Le passé des autres. L’authenticité des autres. Un peuple qui sacrifie ses propres intérêts pour que d’autres intérêts prospèrent.

Aziz, infatigable, et toujours avec son bâton de pèlerin, va jumeler le redressement national, trop tordu, a la construction d’infrastructures, qui ne voulaient pas naitre. Une césarienne douloureuse mais salutaire fut entamée. Jusqu’à présent la Mauritanieavait échoué sur beaucoup de plans, mais apparemment avec cette homme, elle se remettait sur pieds et de ses souffrances, résolument.

Le secret de la réussite a été découvert : un fils du pays audacieux et qui n’hésite pas a taper dans ces fourmilières qui ont nidifié pour des décennies dans le corps social, pour désagréger son énergie, hypothéquer son avenir, diviser ses citoyens et dilapider ses biens.

Vive le président Aziz!

Un slogan qui sera repris chanté et fredonné par des milliers de bouches. Des bouches qui ont l’habitude de répéter ces slogans. Des bouches qui disent des dires, qui contredisent les actes.

On ne peut deviner, ni évaluer les intentions sincères ou pas de Mohamed ould Abd al Aziz. En apparences son intention est irréprochable. Le prophète a commandé de prendre par les apparences, Allah se chargera des choses invisibles. Ce qui est clair, cependant, c’est que bien que tout le monde ait suivi, applaudit et soutenu le président, les actes n’ont pas changé.

C’est à croire que l’hypocrisie traditionnelle, voudrait dans de noirs desseins pousser le président Mohamed ould abd al Aziz à être un autre Saddam Hussein. Une victime qu’on offre lâchement a la vindicte internationale. Il est visible à l’ œil nu que tout le monde aime Aziz, tous supportent Aziz, tous sont partisans de Aziz, tous courent derrière Aziz. Une azizophilie nationale qui laisserait croire au profane que le pays s’est engagé définitivement dans la voie de la cohésion, du progrès et du développement. Derrière les coulisses, la réalité peut déroger aux apparences.

Aziz a crie haut et fort que l’esclavage ne sera plus toléré sur ce territoire banni a jamais. Pourquoi alors les tribus, qui ont, se rappelle t ont entamé ces épiques“Moubadarates” pour le soutenir. Qui lui ont crié fidélité et soutient “indéfectible”, n’ont elles pas œuvré honnêtement et de façon qui ne laisse pas de place au doute a montrer que derrière le guide, il y a des hommes de bonne foi, qui ne tergiversent pas sur les intérêts supérieurs de la nation? Pourquoi ce jeu de cache-cache qui consiste à voler avec les voleurs et dépister avec les investigateurs?

Pensent ils être forts ceux qui pensent pouvoir garder ce pays sous la domination du faux?

Le fort n’est pas celui qui gagne les batailles à tous les coups, mais celui qui perd la paix à chaque occasion. Pensent ils être rusés ceux qui veulent cacher les réalités amères qui menacent l’existence de ce peuple paisible? Allah n’aime pas les infidèles. Et aucune infidélité n’est plus abominable que celle de trahir son pays.

La paix ne s’obtient pas par l’orgueil et l’arrogance, mais par le dialogue et la compréhension de l’autre. Si ce travail accompli en grande pompe ces sommes faramineuses, pour les “villes anciennes” et la résurrection de la “résistance” avait été consacre a une action solide, une propagande virulente contre les vestiges de l’esclavage, IRA El HOR, SOS esclaves et j’en passe, auront-elles a se distinguer des autres mauritaniens pour un combat qui ne peut être que celui de toute la nation? On ne peut pas tricher avec sa propre maison.

En combattant les tares sociales par l’ignorance, on ne fait, en réalité que les faire prospérer et proliférer d’avantage. Les imams qui chantent les réalisations religieuses de Aziz, pourquoi attendent-ils d’être sollicités pour prêcher contre l’injustice? N’ont-ils pas lu qu’Allah s’est interdit le tort, avant de l’interdire a ses créatures? Y-a-t-il soutient au président plus urgent que de l’aider à se débarrasser de cette gangrène qui freine tout développement et toute entente dans ce pays? Du moins pour ceux qui attendent qu’on leur intime un ordre humain pour appliquer l’ordre divin.

Ceux qui dépensent sans rechigner les millions pour les campagnes électorales, pourquoi ont-ils la dent si dure quand il s’agit d’aider des concitoyens à se redresser d’une misère dont ils sont en partie responsables?

Ces sommes colossales ne sont elles en réalité que des démonstrations d’une allégeance momentanée au prince, pour avoir ensuite les coudées franches pour fourbir ses coffres plus tard, sur le dos de la populace impuissante? Aziz prône une administration proche du citoyen. Notre administration actuelle est elle proche des citoyens?

Cette administration dont chaque fonctionnaire accroche religieusement le portrait du président au dessus de sa matière grise, comme elle a accroché ceux, d’autres avant lui, est elle convaincu du leitmotiv sacro saint de son chef?

Il y a deux ans un riche personnage me proposa une arborisation de la zone de la Chamama ou habitent mes parents, appuyé par un autre fils du pays, très bien placé dans ce domaine de l’environnement, je déposai un papier d’une organisation (ONG) pour légaliser cette action qui pouvait colmater une brèche dans notre environnement étriqué. Dieu sait que ces papiers sont encore dans les tiroirs du ministère de l’intérieur. Pourtant je ne suis ni politique, ni tribu, ni clan, ni rien. Pourquoi? Et combien de fois le pays a perdu pareille occasion? Tout simplement parce que l’essentiel est autre que l’intérêt national. Le pays c’est un peu comme la religion. Quand on n’y croit pas du fond du cœur, on essaie de tromper Dieu et les hommes.

Qui par ses gaffes a donné au parlement européen un bâton pour malmener laMauritanie devant les yeux et sur les oreilles du monde? Tous ces conseillers, ces administrateurs, ces courtisans, ces partisans, n’ont pas assez de perspicacité, de sagesse et de prévision pour éviter au pays de toujours se retrouver indexé par les autres, pour des problèmes qui ne devaient même pas suinter de la frontière du pays?

Jeter les abolitionnistes de l’IRA en prison était une fausse solution. Le meilleur était de précéder IRA a quelques encablures a l’est de Rosso, rétablir la justice, s’il y en a à rétablir et selon la loi de Dieu. Ainsi IRA n’aura rien à dénoncer dans cette zone, ni une autre formation d’ailleurs. Un fils dit à son père “Papa l’homme de la poubelle est à la porte” et le père de lui répondre “Mon fils, lui, c’est l’homme de la propreté. Les hommes de la poubelle c’est nous. Lui est venu pour nous en débarrasser.” Qu’est ce qui a changé? La forme je crois.

Wallahi, personnellement je ne peux mettre en doute la bonne foi du présidentMohamed ould abd al Aziz. Je mange d’un autre budget. D’un émir que je connais de vue et qui ne me connait pas. Mais chez lequel je sens la paix. Je sais que le président Aziz d’après ce que nous avons vu est un citoyen nationaliste qui veut faire quelque chose pour ce pays (Allah sait ses arrières pensées), mais je peux témoigner que nous ne voulons pas changer. Nous sommes allergiques au changement. Pire, nous avons une capacité surhumaine à faire semblant d’être ce que nous ne sommes pas. Le double face, n’est pas bien devant Allah.

Allah qui a dit “O! Vous les croyants. Pourquoi dites-vous le contraire de ce que vous faites? C’est une grande abomination auprès de Dieu de dire ce que vous ne faites pas.”.

Je crois que Aziz n’a pas besoin d’applaudissements, ni de titres. Un grand homme n’a pas besoin de titre, son nom suffit. Mais notre peuple, lui, a besoin d’être franc avec Dieu et avec lui-même. Celui qui veut faire triompher le faux engage un bras de fer inégal avec Dieu. Il est vaincu d’avance.

A force de s’attacher a des valeurs passées et désuètes, on risque tous simplement de perdre avec elles notre présent et le futur de nos enfants. On peut aimer modérément ce qui était sans assassiner ce qui est et ce qui sera. Seulement, avec la seule bonne parole, tous les problèmes du pays pouvaient être résolus. La bonne parole est un passeport pour les cœurs et un baume pour les blessures. Pourquoi ne pas l’avoir compris des le début? Imaginez le rendement de notre radio et notre télévision nationales. Des centaines d’heures à raconter ce qui ne sert ni ce monde ci ni l’autre. Vous comprendrez aisément cette volonté à peine cachée de confiner le bas peuple dans une ignorance suicidaire. Celui qui commet une faute est un humain, mais celui qui persiste et signe sa faute est un Satan.

La Mauritanie doit savoir que la force de la chaine, se mesure par la résistance de son plus faible maillon.

Le laisser pour compte sera toujours une faiblesse, une défaillance, une rupture, tant que tout le pays n’a pas décidé de marcher ensemble, guidé par des convictions nationales dans lesquelles se reconnaissent tous les fils du pays. Supporter le guide, c’est lui dire la vérité, toute la vérité et rien que la vérité, comme on fait jurer celui qui comparait devant une cour de justice. Les politiques de clivages et d’exclusivité, ne donneront que ce qu’elles viennent de donner au Pakistan : des dizaines d’enfants innocents, supposés être les fils de l’élite et isolés dans leur écoles militaire “propre et exclusive” (pour gouverner plus tard après leurs pères), furent massacrés par ceux dans les cœurs desquels ils ont semé la haine et la rancune.

(Dieu nous préserve des dissensions). Un homme seul ne changera pas un pays, s’il n’est entouré et soutenu par des volontés sincères et intègres ni ont les yeux fixés sur l’avenir sacré de leur nation. Des hommes capables de souffrir quand un arbre est coupé ou qu’un lapin est tué par un braconnier.

Aziz n’est qu’un homme, précédé par d’autres guides et à qui succéderont bien d’autres, si Allah prescrit à ce pays de perdurer. Les biens matériels sont éphémères. La vie aussi. La vie messieurs est la seule chose qui diminue en augmentant. Resteront les fautes et les péchés pour l’histoire et pour l’éternité.

Naguère ce pays était pauvre, mais fier et heureux. Vous l’avez perverti par votre course effrénée derrière les biens matériels. Vous ne vous rassasierez jamais. Car celui qui coure derrière ce genre de satisfactions dans ce monde ne pourra avoir les yeux comblés que quand les graines de poussière s’incrusteront définitivement dans ses orbites dans la tombe.

L’argent est un bon esclave mais un mauvais maitre. Satan peut paraitre en ange. Le nain peut paraitre un géant. L’obscurité, peut se prétendre lumière. Mais seulement pour les naïfs et les imbéciles.

Mohamed Hanefi. Koweït.

Féodaux et fées aux dalles.

December 1, 2014

Dieu m’est témoin, mes propos ne sont contre personne.
La noblesse chez nous est une distinction gratuite, parfois imméritée.la vraie noblesse a ses signes et ses comportement. La noblesse n’est pas un titre, mais un style à principes, un code de vie et de mort aussi.
Ce qui se dit doit faire un effort pour s’accorder avec ce qui se fait et s’entend.
J’ai déposé ma femme, totalement mauresque, âgée alors de 17 ans avec ma mère, totalement peule, au bord de la Chamama en 1984.
Je n’ai pas grandi dans la région, mon père n’ayant jamais accepté que j’y vive. J’ai compris plus tard pourquoi.
Encore enivré par la prétention et l’idéalisme de la jeunesse, je pensai que j’allais changer les conditions extrêmement précaires de ces démunis. Force est de constater aujourd’hui que ma prétention avait dépassé les bornes de ses limites.
Mais je suis fier de moi, quand même; de mon épouse et de mes enfants. Nous avons fait ce qui était en notre pouvoir.
Je me permets donc de me tapoter l’épaule et de dire, comme disait une ancienne amie canadienne: “Je me félicite.”
Je me demande ce qui a empêché le président Mohamed ould abd el Aziz de confier le projet “Tadamoun” à Biram ould Dah ould Abeid. Comme je ne cesse de m’interroger depuis ces 30 ans, sur ce que veut la Mauritanie et pourquoi elle entretient les conditions et les ingrédients de sa perte et de sa dislocation.
Dans cette région de la Chamama, nous avons les populations les plus laborieuses, les plus courageuse et les plus intègres. Pourquoi le pays n’en profite pas?
La féodalité est dominante ici. Cette allégeance religieuse prend l’allure d’un troupeau manipulé religieusement, économiquement et socialement.
C’est un système. C’est Le Système. Tous nos problèmes ici, se transforment en système ou en parti politique. D’ailleurs parmi les familles dominantes ici, j’ai rencontré beaucoup qui sont humain et responsables. Pas tous. Tout le monde ne peut être sous la même étiquette.
Invoquer ces graves dépassement ne rime à rien et constitue juste un mauvais acte, en cette période ou notre devoir est de verser l’eau et non l’huile sur le feu. (Allah éloigne les incendies de notre maison)
J’ai été temoin de beaucoup de choses qui à mon avis n’étaient pas digne de la dignité légendaire de notre pays. Ce n’était pas “épais”, comme on dit en Hassanya pour les choses pas très nobles. J’ai gardé beaucoup de documents d’histoires, de témoignages en photos ou en vidéos, que je conserverai dans un sarcophage, par amateurisme, et non pour preuves. Car, moi j’ai honte de ce qui fait honte a ma société. Beaucoup d’ONG, des amis de différents pays, témoigneront de cette terrible période, dont je refuse de parler.
Biram n’a fait que soulever la poussière, que nous devons secouer pour en débarrasser notre image nationale.
Personnellement je suis contre la façon intempestive et violente avec laquelle s’expriment les militants d’IRA. Elle ne fait pas partie de notre culture, fondée sur la politesse. Mais je les comprends. Nous devons les comprendre dans la mesure et seulement dans la mesure ou ils luttent pour soigner un déséquilibre national qui nous menace et qui les écrase.
Pourquoi ne pas leur confier la tache de remettre ces Adwabas sur les rails du pays et au diapason du monde?
Ces adwabas ne seront redressés vraiment que par leur sang, leurs fils. Les autres l’auraient fait depuis longtemps. Il ne l’ont pas fait. Quelqu’un disait l’autre soir sur la chaine Essahel que dans chaque Edebaye il y a un dispensaire, une école,.. wallahi il doit dire estaqviroullah, avant que Dieu ne le prenne par ses paroles. Seulement dans le lieu que je connais, les enfants de 5 ou 6 Edebaye font jusqu’à plus de 15 kms par jour pour aller a l’école. Et jamais un n’en est sorti avec un diplôme ou une fonction. Et beaucoup d’autres choses!!!
Le gouvernement n’a qu’une vue topographique aérienne, du problème, assaisonnée de quelques rapports souvent falsifiés et de mauvaise foi. Personne ne peut nier que le gouvernement actuel déploie des efforts. Mais ou vont-ils ces effort? Là est la question.
Il ne faut pas que comme devant la présidence à Nouakchott, il y ait éternellement ces rassemblements pitoyables qui viennent quémander un regard de compassion du chef.
La Mauritanie doit grandir et se faire plus de confiance dans une volonté collective de se développer et de bâtir ensemble une nation, comme disait Moctar ould Daddah, qu’Allah lui accorde sa miséricorde et son Paradis.
Il y-a toi le responsable. Qu’est ce que tu fais? Qu’est ce que tu as fait? As-tu conscience des conséquences de ton inaction? Tu es responsable de ceux qui souffrent de ceux qui continuent de souffrir de ceux qui ont éternellement souffert dans ce pays.
Qui es tu??? Je ne sais pas. Tu t’appelle l’intérieur, le gouvernorat, la présidence, la sureté. Je ne sais pas. Ce qui est sur, c’est que vu le tableau actuel qui continue a dominer et caractériser le ciel de cette terre, un responsable quelque part ne s’est pas acquitté de ses responsabilité. Ce peuple n’est pas un gâteau, mais une responsabilité qu’il faut assumer.
Peut être que certain ont plus peur d’un président, d’un roi ou d’un prince, que de Dieu. ils s’aplatissent à toute occasion pour louer le chef et se font plus téméraires devant les interdits de Dieu. On verra.
Peut être que certain, ne se rassasiant jamais des considérations et des privilèges d’une domination éhontée, continuent à tisser des toiles d’araignée, pour perpétuer les torts du passé. Ceci est grave. C’est un défi à Allah. Faire un tort est une faute. Exceller dans le tort et perfectionner le faux, est une abomination. Personne n’a droit de conserver des êtres dans l’ignorance pour les exploiter.
Je respecte tous les cheikhs et les cheikhesses, les féodaux et les fées aux dalles de Mauritanie et d’ailleurs; mais de grâce, acceptez que ce qui n’a pas été donné au prophète (psl), ne peut vous être accordé. De grâce dites aux gens que vous ne pouvez pas dormir à Nouakchott et prier à la Mecque. Que vous ne savez pas les secrets du mystère, car Allah a dit: “Le connaisseur de l’invisible. Ce qu’Il a d’invisible, Il ne le fait paraitre a personne.”.
Comment peut on affirmer le contraire de ce qu’Allah a affirmé? C’est très grave!!
Etre grand c’est tout d’abord s’entourer de gens qui se sentent grands et non pas naniser des populations pour être grand au milieu de rien. Il vaut mieux être important dans un groupe humain qu’être extraordinaire au sein d’un troupeau qui ne sait même pas les règles fondamentales de sa prière.
Ce ne sont pas vos fautes. Ce sont les responsabilités d’une autre époque. De grâce déliez les esprits enchainés par ces charlataneries, qui j’espère sont originaires d’un autre pays que le notre.
Les esprits se sont réveillés. Sabah al khair! Ouvrons d’autres pages, sans regarder vers le coté hideux et mécréant du passé.
Comme a fait mon épouse, Dieu l’en récompense, allez servir les anciens serfs, prodiguez leur les soins, servez leur les repas, enseignez leur la liberté, la noblesse d’être mauritanien, pas esclave. Aimez-les pour leur montrer que dans vos poitrines, il y a un cœur qui bat et une foi qui unit. La couleur n’a d’importance que dans la mesure ou elle embellit notre arc en ciel.
Pour les “Ira-iens”. Un mot : “Ne brusquez pas le pays. Donnez un temps au changement. Quand on veut trop vite redresser un corps trop sec, sans lui donner le temps de s’humidifier, pour s’étendre, on le casse.”
Allez à l’intérêt supérieur du peuple mauritanien et tout le monde IRA avec vous. Ce que vous dénoncez et combattez est un autre état d’une autre époque. Les reliques de résistance qu’il présente sont les soubresauts d’un système qui contrairement à ce qui l’entoure ignore que son système a cassé ses engrenages à tout jamais.
Mohamed Hanefi. Koweit.

Bouddah un prêche du fond de la tombe.

December 1, 2014

C’était bien lui, tel que je l’ai connu pendant les prières des fêtes du Fitr et de l’Ad-ha. Devant l’assemblée des prieurs et les membres du gouvernement. Bouddah donnait ses leçons gratuitement à Moctar ould Daddah et aux responsables de cette république. Il parlait selon les dires de Dieu et les explications du prophète. Si seulement ce peuple avait voulu l’écouter. Si seulement ils avaient appliqué ses sages conseils.
Son turban enroulé a la mauritanienne. Aucune volonté d’imiter une autre forme de turbans d’orient ou d’occident. Bouddah offrait le visage de l’Islam selon chez nous. Un islam véridique et bienfaiteur, qui ne veut de mal a personne.
Comme je le voyais toujours la silhouette découpée dans le ciel limpide et bleu de Nouakchott, surplombant et dominant les devant de l’assistance par son auréole de modestie et de piété. Une distinction façonnée par le Dieu du monde.
C’était avant le temps des poubelles et des discours politiques. C’était avant que notre serment de rester fidèles a nos valeurs et a nos principes soient sévèrement mis à l’épreuve.
Sur l’espace-est de l’ancienne mosquée, à laquelle on ne voulu même pas donner son nom, un nom qui pourtant ne mérite pas l’oubli, Bouddah prêchait.
Ce passé là s’insinue dans ma mémoire, comme si c’était hier. Mais le monde est traitre. Le monde est en constant mouvement. Ce monde change et change plus mal que bien.
Aujourd’hui j’écoutais Bouddah. Mais cette fois de derrière les secrets de la tombe. Son portrait, blanc de piété se découpait sur l’écran de la chaine Al Mahdara. Le ciel a tenu à lui constituer, comme d’habitude un fond d’écran, pour isoler cette image sainte des débris du monde. Il retransmettait son message aux mauritaniens, après sa mort, comme il leur parlait dans sa vie.
Comme s’il avait eu vent de tous les drames survenus sur cette terre après son départ, il les citait un à un et les traitait l’un après l’autre selon la volonté d’Allah et le message de son prophète. Un maitre inquiet des dangers dans lesquels la mauvaise assimilation de ses élèves les poussait inexorablement.
Ses paroles étaient autant de reproches qui laissaient très peu de chances aux maigres excuses, aux alibis dérisoires, que ce mauvais auditoire pouvait avancer au Gouverneur de l’univers, le jour de la rétribution.
Ah si seulement les mauritaniens avaient écouté ce saint homme avec des oreilles attentives. Cet érudit qui n’a pas voulu par son érudition, ni poste politique, ni profit matériel, ni même une présence au devant de cette scène de turbulences qui a désaxé ce peuple et qui l’a plongé dans les contradictions et l’inconstance.
Dans sa bouche, la piété mauritanienne authentique cinglait avec le fouet de la vérité, l’ordre établi par les faussaires et les commerçants de religion.
Bouddah parlait du “Takafoul” social. Le droit de tous à bénéficier du soutient de tous. Le respect de l’homme par l’homme. Le droit à la dignité, à la liberté, au logement à la considération. Il parlait de l’égalité entre les citoyens du droit de chacun à la protection par le groupe et du droit du groupe a impliquer les individus dans la paix et la sécurité collectives.
Le maitre Bouddah ould el Bousseyri parlait. Je l’écoutais, les yeux pleins de larmes.
Voila un homme que je ne connais pas. Je ne les vu que deux fois par an, par derrière les gardes corps du président et de sa cour, mais qui a laissé beaucoup d’influence sur ma personne et a profondément marque ma pensée.
Autrefois ses discours me paraissaient longs et ennuyeux. C’était au temps ou à l’âge de dix ou onze ans, je pensais plus à me libérer de cet océan de savoir et ces flots de sagesse, pour me précipiter à travers les rues de la ville, montrer mon boubou neuf aux amis et me goinfrer du mouton de la fête, qui ne pouvait être sacrifié qu’après la fin du prêche.
Aujourd’hui, après m’être rassasié des dizaines de fois de moutons, de mensonges et de ce que les hommes ont fait par rapports a ce qu’ils écoutaient et disaient, j’écoutais ce saint homme avec l’esprit qui a vérifié, La raison qui a analysé et compris, la tête de l’homme qui a vu et entendu. Je ne peux dire plus. Je ne fais que dire ce que j’ai vécu. A chacun son fardeau.
Je ne pu m’empêcher de revoir des tas de personnes. Des morts des vivants, ceux qui attendent pour un temps. Seulement pour un temps.
Comme les hommes ont changé et mal changé!!! De vulgaires mutations dans lesquelles s’est perdu notre peuple candide et bon.
La réalité exprime ostensiblement ce que ces prêches ont laissé comme impacts dans le cœur et l’esprit de ces hommes auxquels ces paroles ont toujours voulu éviter le pire dans l’au de-ci et dans l’au delà. C’est-à-dire pas grand-chose.
L’Imam de Nouakchott, l’imam avec un I majuscule a énoncé dans ses premiers prêches, ce qu’il répète aujourd’hui d’une voix d’outre-tombe : Les droits du musulman en général et du mauritanien en particulier.
Les conditions divinement sociales, pour que cette société vive dans la justice, l’entente, le respect et la fraternité.
Il est devenu aujourd’hui évident que les prêches de cet homme de Dieu finissaient dans le vide. Les oreilles écoutaient et les cadenas scellaient les cœurs.
Aujourd’hui, le prêche de Bouddah, l’eut-il voulu, ne peut atteindre des oreilles qui ne veulent plus écouter que les voix de la division, de la haine et du mensonge. Des volontés bien suspectes se sont mises en branle, pour que les trames constituent la règle et que les manipulations de toutes sortes régissent le destin de ce pays.
Je ne voudrais penser ainsi, ni dire ceci, mais comment puis-je récuser ce que ma carcasse de personne a vécu dans ses os et dans sa chair?
Après les premiers espoirs de cette jeune nation, les événements ont été riches en contradictions, en conflits et en violences.
Chocs qui ne pouvaient avoir d’explication que par la boulimie des hommes à phagocyter leurs frères et la dureté des tympans a écouter la voix de Dieu. La voix de la raison de la justice et de la vérité
Depuis les massacres de Zouerate, le pays a inauguré la “Halalisation” d’autrui. Leur sang, leur dignité et leurs biens. Exactement le contraire de ce que le prophète (psl), avait prohibé des siècles avant Bouddah. Une inviolabilité qui engendrera bien des remords. Les bouches disent et les actes contredisent. Beaucoup de petits ont grandi. Beaucoup de grands ont disparu. Les massacres de Zouerate et leurs bourreaux se retrouvent inévitablement de l’autre coté. Du coté ou l’imam Bouddah, qu’Allah l’englobe par sa vaste et infinie miséricorde sera témoin.
Et d’autres et d’autres encore…le train ne s’arrête pas.
Deux voies seulement sont devant les hommes: une délégation vers le Paradis et des fournées pour l’Enfer.
Aux suivants…
Qu’on le veuille ou non, dominera la Volonté de Celui dont seule la Volonté compte…
Rahimallah Bouddah ould Al Bouseyri. Son passage sur cette terre n’a laissé que le bien… Et son âme pure, peine à quitter ce lieu qu’il a passé sa vie à vouloir garder sur le bon chemin..
Mohamed Hanefi. Koweït.

Le 28 novembre de tous les 28 novembre

December 1, 2014

C’était le 28 novembre. Depuis plusieurs jours, nous vivions un climat hors de l’ordinaire. Les familles les plus pauvres, avaient sorti toutes leurs économies pour l’occasion.
Les instituteurs, qui ces jours là avaient tous, la mine réjouie et le sourire aux lèvres, nous avaient dit, d’acheter chacun un long “Sirwal” noir, et une chemise blanche.
En ces temps là, le noir et le blanc en Mauritanie, symbolisaient l’harmonie et la beauté d’un peuple.
Au lieu de ces ennuyeuses séances de classe, nous passions le temps à nous entraîner, dans la cour de l’école, à la marche militaire.

Mon Sirwal, que nous appelions “less-toumbé”, dépassait mes chevilles et me posait quelques problèmes dans la marche.
Mais ce n’était pas grave.
Je riais d’entendre mes amis m’appeler “le pantalon de Moriba”.
Le temps était à la gaieté et je n’avais qu’à rouler un peu mon pantalon au niveau de la ceinture pour obtenir la taille qu’il fallait…la longueur de la chemise se chargera de cacher mon subterfuge.

Un…deux…. Un …deux…marquez le pas…notre maître Labat ne manquait pas de zèle.

A l’acharnement qu’il mettait à parfaire notre défilé, nous devinions que l’événement était d’une importance capitale.
Il avait, lui aussi sorti son boubou des grandes occasions et ses babouches jaunes, témoins de la noblesse de sa lignée et de l’authenticité de ses coutumes.
J’avais l’impression pendant ces journées de répétitions qu’il était devenu un autre homme.
Il avait le front plus brillant, la mine épanouie et il semblait que son nez était devenu un peu plus long que d’ordinaire.

A cette occasion, nous avons entendu que Ahmed Lemtarnech avait fait un don pour l’achat des habits, pour tous les élèves de notre école “marché”, la seule école du pays naissant, après l’école “justice”…qu’Allah multiplie les grâces pour cet homme généreux, qui ne cesse de semer le bien autour de lui.

Les mannes du ciel étaient descendues sur notre école.
Des femmes étaient là, à la porte de l’école, pour assurer notre boisson en eau fraîche, zrig, bissap et notre casse-croûte en pain et chocolat.
Notre fournisseur, “Mohamed Mbourou chocolat” était au chômage. En ces jours bénis la nourriture était gratuite.
Les fils du désert, que nous étions, ignoraient l’existence de cette délicieuse matière qu’on nommait chocolat et que nous prononcions “Shi kla.”
Il ne fallait surtout pas dire Shi kla à coté des grandes personnes, parce que ce mot que les français ont choisi, pour nommer cette délicieuse chose, voulait dire chez nous “Quelque chose de testicules.”
Il parait qu’un vieux boutiquier, dont les cheveux blancs attestaient et imposaient le respect, s’était emporté violement quand une jeune fille de rien du tout s’était plantée devant sa boutique, une miche de pain à la main et lui avait demandé “est ce qu’il avait du chocolat”, dans notre langue bien sûr.

D’ailleurs il n’était pas indispensable de le nommer. Le manger était largement suffisant… Les papilles gustatives, comprendront à la place des tympans.

C’était donc le grand jour, et très tôt le matin, nous étions tous dans l’enceinte de notre école.
Mais au lieu de former les rangs devant les portes des classes; Nous étions face à la grande sortie vers cette fameuse place de l’indépendance, que nous avions pendant de longs jours imaginée, sous toutes formes féeriques possibles.

En avant marche…
Les petites files s’ébranlèrent lentement vers la sortie.
Jamais je n’avais senti une joie aussi profonde.
Mon cœur battait la chamade, tant j’étais heureux.
Quand nous abordâmes la grande avenue, je faillis manquer de souffle : la ville n’était plus elle-même.
Des drapeaux verts, frappés d’un croissant et d’une étoile d’or s’étendaient à perte de vue…ils étaient alignés de façon impeccable et se perdaient dans les tresses de l’infini. Le vent battait leur cadence. Les ailes nerveuses de cette marrée verte et dorée chantaient l’hymne national…l’hymne de mon pays…le pays des hommes du boubou et du turban. Les braves du désert, les hommes d’entre les hommes et les fiers d’entre les fiers.
La Mauritanie, la grande Mauritanie battait la cadence de tout l’univers. Mes poumons étaient au bord de l’éclatement. Je tremblait de tout mon corps, et ne savais pourquoi.
Des véhicules militaires nous croisaient. Tous ces soldats en tenue treillis étaient des enfants de mon pays. Ils avaient tous, une auréole de fierté autour du visage. Ils chantaient la liberté, la témérité, la grandeur, la gloire et le courage de ceux qui étaient prêts à tout donner pour leur patrie, sans rien demander en échange.
Au niveau de la banque centrale, nous nous arrêtâmes.
Nous étions, devant la présidence et nous attendions le coup de départ, pour entamer la marche vers la tribune officielle, de l’autre coté ou était assis le président de la république et les dignitaires du pays.

Toutes les formations ouvrières étaient là. Chaque groupe avait porté les tenues exprimant la nature de ce qu’il faisait. La Mauritanie laborieuse s’était parée de ses plus beaux atours.
Un avion passa, presque au raz du sol.
J’entendis l’un des instituteurs dire :
“C’est un Le nord”. J’en déduisis que chacun des quatre points cardinaux avait son type d’avion. Celui-ci avait la queue en rectangle et je ne pus m’empêcher de penser que la surface d’un rectangle était la longueur multipliée par la largeur.
L’oubli de cette maudite règle de géométrie m’avait par deux fois coûté une bosse au sommet du crâne.
Il parait que cette après midi des hommes, des “Paras”, venus de Jreida, vont sauter de ces hauteurs vertigineuses. Fantastique!!! Sauter du ciel pour célébrer les joies de la terre quelle merveille!!
Les gosses piaillaient et s’aventuraient de temps en temps, de sortir un peu des rangs pour s’approcher un peu plus, par curiosité, des groupes de travailleurs qui avoisinaient le groupe des élèves. Ils se taquinaient et se faisaient des grimaces, sous l’œil vigilant, mais complice des instituteurs, qui tenaient à afficher dans ce lieu public, “une personnalité intellectuelle” au- dessus de la mêlée.

Il était dix heures sonnantes, quand l’interminable défilé s’ébranla en direction de la tribune officielle.
Soudain les visages étaient devenus plus sérieux. Les instituteurs allaient et venaient de la tête à la queue du défilé.
Ils organisaient les élèves de façon à ce que l’alignement reste impeccable et homogène.

Les organisateurs de la fête avaient décidé de nous mettre à la tête de la marche pour nous éviter une longue attente sous le soleil. Mais c’était surtout l’occasion pour nous une fois la tribune officielle dépassée de nous aligner au bord de la route pour contempler le reste de la longue procession.

Je martelais le sol très fort. Je ne sentais plus mes pieds.
Tout ce qui comptait à mes yeux c’était de bien accomplir mon rôle.
Les pieds de cette multitude, sonnant lourdement sur la route asphaltée, exaltaient mes sens et stimulaient mes efforts.
Quelque part, sous les arbres qui jouxtaient la rue, une femme poussa des you-you stridents qui couvrirent la rumeur générale. Une chair de poule collective fit frissonner toute l’assistance et galvanisa toutes les volontés.
Le martèlement devint plus sourd et la terre trembla sous les pieds et la volonté de toute une nation en marche. Une nation qui souffle ensemble et avec force dans l’utérus de l’existence, la dignité et la volonté de sa raison d’être.
La Mauritanie, torse bombé et le front brillant annonçait a la terre au ciel et aux étoiles, qu’elle était libre et unie.
Les you-you pour le mauritanien racontent une longue histoire de bravoure, de dignité d’honneur et de courage.
Aucun citoyen de chez nous ne peut entendre un you-you sans avoir la chair de poule. A ce moment il peut aussi bien donner toute sa fortune, qu’entrer au milieu d’un groupe d’ennemis sans aucune hésitation, ni regrets pour laisser sa vie.
Halte!!
Nous étions maintenant, juste, en face de la tribune officielle.
Le président était là. Il était très beau dans son costume national notre président
Quand nous nous sommes arrêtés à son niveau, il s’est levé pour nous applaudir, imité en cela par tous ceux qui l’entouraient dans la tribune…qu’il était beau notre président!! Je ne pouvais me lasser de le regarder.
Une étoile de cheveux blancs, brillait au-dessus de son front, comme une médaille accrochée là, par la main du Seigneur.
L’une des institutrices qui nous accompagnaient entonna le chant de l’hymne national, que nous répétions après elle.
Chacun de nous avait un petit drapeau vert dans la main et que nous agitions devant l’assemblée.
Le président applaudissait très fort. Il était visiblement très touché de voir toutes ces petites têtes candidates demain pour porter la responsabilité du pays.
A un moment, il descendit les marches et caressa quelques visages.
Ah ! Combien j’aurais voulu être dans les rangs du côté de la tribune pour être touché par cette main blanche du chef de l’Etat. Ça portait certainement bonheur d’être touché par la main de cet homme qui, à lui seul, a tiré le pays des griffes de la colonisation.
Pourquoi n’ai-je pas été au bon moment à la bonne place pour être béni par la main de celui qu’on nommait déjà le père de la nation !
Mon cœur était serré par l’émotion et la colère de ma malchance.

Dans la tribune, j’ai remarqué aussi la présence de Ahmed Lemtarnech. Il applaudissait aussi et semblait très ému par ce tableau national émouvant.
Il y avait aussi des officiers blancs, qui portaient toutes les étoiles de notre galaxie sur les épaules et les poitrines.
D’autres personnalités qui avaient toutes, un profond air de respect et de dignité.
Puis vint le tour des forces armées et de sécurité
Les you-you fusèrent de plus belle et de toutes part.
La foule était en liesse. C’était le délire de toute une nation qui respirait pour la première fois l’air de la liberté.
Les différents corps, chacun distingué par une tenue militaire différente, défilèrent devant nous, dans une apothéose collective, indescriptibles.
Ces centaines de jeunes de notre pays dans leurs belles tenues militaires, martelaient le sol avec leurs rangers toutes neuves. Les points fermés par une noble détermination, ils donnaient un sentiment de sécurité et de fierté que je n’oublierai jamais.
L’avion “Le nord”, pris d’une folie subite, couvrait maintenant tous les bruits et surgissait de toutes les directions.
Les yeux se levaient à chacun des passages de l’oiseau métallique, qui planait dans le ciel, et qui donnait une preuve éclatante de la toute puissance de l’architecte de l’univers.
Puis vint le tour des agents de la fonction publique, puis les jardiniers, avec leurs chapeaux façonnés de légumes et de fruits.
Les griots passèrent ensuite, portant leurs instruments traditionnels : des tidinits, des ardines, des nayfaras des rbab, des tam-tam…
Ils chantaient tous ensembles la passion et la gloire de la jeune nation.
Les forgerons présentèrent des objets d’art, témoins d’un génie et d’une intelligence extraordinaire, qui ferait envie aux génies de l’univers.
Ces artisans du désert, n’ont rien à envier aux meilleurs ingénieurs du monde contemporain. Ils ont réussi à partir de rien à créer toutes les choses dont la société avait besoin pour sa vie quotidienne.
Des formations de toutes les branches actives du pays passèrent sous nos yeux, enchantés par tant de gaieté contagieuse et collective
Au début de l’après midi, nous retournâmes à l’école, séduits par toutes ces magnificences
On nous distribua des boites de jus d’ananas et des biscuits sucrés. Ce sont les “langues de chat”, nous a dit madame Zenabou l’une de nos institutrices. Quel nom alors!!! “langue de chat” Bof !!! Pensais-je, langue de chat ou langue de chien c’était vraiment délicieux.
C’était un cadeau de madame la présidente de la république. Il parait qu’elle s’appelle Mariam treize. Pourquoi ce treize?. Le président ne peut en avoir eu douze avant elle!! Peut importe! Elle était gentille de penser à nous en cette journée de tous les bonheurs. Qu’Allah lui accorde longue vie et treize demeures au Paradis.

Nous étions très heureux et déjà, au retour à la maison, je demandai à madame Mariem, l’institutrice du CP2, quand sera la prochaine fête de l’indépendance…
Je ne pouvais savoir que les 28 novembre vont se succéder des années et des années encore, que la cadence nationale allait perdre beaucoup de sa cohésion pour secouer les mêmes chemins, mais dans un désordre triste, irrégulier et contradictoire. La descendance a trahit le pacte initial de l’ascendance.
Allah m’a accordé cette vie pour en être témoin, mais aucune indépendance ne m’a autant accroché que celle durant laquelle j’ai senti que toute la Mauritanie de haut en bas, respirait par son 28 novembre en même temps et a la même cadence.
Mohamed Hanefi. Koweït.

Décidez chef!! C’est votre travail.

December 1, 2014

Vous voyez grand chef! Il n’est pas facile d’être président d’un pays comme le notre. Je vous l’avais prédit. Vous avez oublié. Ce n’est pas grave. Je vous rappelle. Allah dit “Rappelle! Le rappel profite aux croyants.”
Votre ennemi intime Biram ould Dah ould Abeid est en prison. Beaucoup de ceux qui apparemment se dressent contre le système qui vous revendique, comme étant son chef, sont arrêtés. Pas la peine chef. Je sais que vous n’êtes pas leur chef. Vous avez été confisqué pour une cause qui n’est pas la votre. Je sais que vous êtes plus proche de Biram que de tout autre mauritanien. Vous avez en commun une volonté vraie ou fausse d’aider les opprimés, de libérer les esclaves, les misérables et les laissés pour compte de notre société.
Là ce ne sont plus mes compétences. Seul le Grand, Grand Patron vous départagera.
Chef avez-vous pensé une fois que l’unité nationale n’a jamais été absente de chez nous? Et que ce sont plutôt ces unités, ces escadrons et ces garnisons de “désunités”, de malversation, qui s’acharnent sous prétexte de vouloir nous importer une unité de la lune ou de la planète Mars, à nous désunir. Ils agissent tous selon “un besoin dans l’âme de Jacob.” Cela va sans dire.
En 1989, devant ma maison à coté de la mosquée marocaine, je donnai un peu de “hach” à ma brebis, qui venait de mettre bas, quand des cris attirèrent mon attention. Pourtant la journée s’annonçait très belle et le climat était très doux. Je sorti pour voir de quoi il tournait. Des hommes et des femmes courraient dans tous les sens.
Beaucoup d’hommes et beaucoup de femmes déferlaient de partout. Au même moment, et poussés par les mêmes mobiles des foules semblables sillonnaient les rues et les routes du Sénégal. Plus rapide que l’éclair, Satan venait de remporter l’une de ses sanglantes victoires. Des frères des deux parties d’une frontière qui n’en a jamais été une, se tranchaient les gorges, en plein ramadan, au lieu de s’inviter a prendre le Foutour ensemble.
Aujourd’hui de bien mauvais bourgeons se rassemblent autour de vous. Les mêmes recettes qui à chaque fois, sous des prétextes fallacieux et criminels, ont jeté des hommes sur des hommes, ont tranché des gorges innocentes, avant de s’évanouir dans l’anonymat de causes passe- partout. Toujours tapis à l’ombre, à travers les siècles et les espaces pour justifier les crimes et les malheurs.
Chef! J’espère que vous réalisez pleinement que ce n’est pas pour s’amuser qu’Allah vous a donné un pouvoir. Ou plus précisément vous a prêté un pouvoir. Car comme dit l’adage: “S’il devait durer entre les mains de dirigeants avant vous, il ne serait pas tombé entre vos mains.”
Vous voyez toutes ces formations perverses qui se coagulent autour de vous, pour assassiner ce pauvre peuple. Vous êtes le premier responsable, devant le Grand Responsable.
Il y a celui qui s’est embusqué derrière la religion pour se substituer à la volonté divine, dans le but bien apparent de trôner par ce statut sur les autres fidèles.
Je me souviens d’un verset.
“Ceux qui troquent a vil prix les versets d’Allah” At-tawba-9
Nous avons plus besoin d’appliquer ce que nous savons que d’aller à la recherche de ce que nous ne savons pas.
Il y-a aussi celui qui a pris de l’ethnie son cheval de bataille pour découper le corps social en morceaux, dans le but bien mesquin d’avoir un bien, une autorité ou un privilège.
Il y a les manipulateurs de la tribu, qui graissent éternellement ces mécanismes rouillés du tort de l’injustice et de la dislocation sociale. Ceux qui volent ce qui ne leur appartient pas, le droit des autres par l’influence de la tribu. Sachant parfaitement qu’Allah a dit : “O! vous les croyants! Que les uns d’entre vous ne mangent pas le bien des autres illégalement.” Ennissa-29.
Il y a ceux qui comme des nuages, ou des essaims d’abeilles, s’amoncellent en formation politique, jeunesse vieillesse, femmes, comité, rassemblement etc., dès qu’ils sentent que cette coalition peut leur apporter quelques biens subtilisés au peuple ou leur confère quelque autorité pour asseoir leurs privilèges.
Devant vos yeux chef!
Il y a ceux qui défendent le prophète pour faire avaler la pilule de leur intolérance religieuse à travers la bonté légendaire et la miséricorde sans limites, de l’envoyé (psl).
Il ya ceux qui ont déterré l’imam Khalil, pour justifier certain nœuds nichés dans leurs âmes déséquilibrées.
Il y a et le grave devient plus grave ceux qui appellent a des formations belliqueuses, pour défendre (entendez pour agresser) les noirs ou les maures ou ceux qui sont entre les deux.
Devant vous!!!
Vous qui avez pris le pouvoir de votre propre chef. Vous qui répondrez de ces situations devant le Seigneur des mondes.
Il y a un peuple, qui est, ce qu’il est. Qui a ses bons et ses mauvais cotés, mais qui est manipulé par des dizaines de groupes ou groupuscules. Des formations qui essaiment sur son corps et qui ont pris les décisions sombres et traitresses de le sacrifier pour réaliser leurs caprices propres ou leurs folies congénitales.
Ou est le chef????
Si un homme ou une femme ayant sorti une arme dans l’intention de tuer une autre personne est puni pour “tentative de meurtre”. Que doit être la punition pour ceux qui tirent à boulets rouges et à bout portant sur tout un peuple pour le pousser au pogrom et au génocide?
Peut être allez vous croire que je vous pousse à sévir! Non vous vous tromperiez à le penser.
Je pense simplement et sans arrière pensée, que vous êtes le problème, comme vous êtes la solution.
Ecoutez!!! Essayez ceci. Tout de suite, et a l’occasion de l’indépendance nationale, sortez Biram de prison. Discutez avec lui. Confier lui l’un des objectifs que vous avez dit avoir fixé pour l’émancipation des pauvres et des opprimés. Et jugez par vous-même de son action.
Ceux qui disent qu’il a des relations avec Israël le prouvent. S’ils ont raison qu’il soit puni. S’ils diffament qu’ils soient punis par la loi. Seulement la force de la loi. Votez une loi dans le parlement pour criminaliser et punir sévèrement tout ce qui est instrumentalisation de la religion, de l’ethnie, de la race, de la tribu etc…
Que les imams se consacrent à ce à quoi, Allah les a destinés : “Commander le bien et prohiber le mal” par “La sagesse et la bonne parole” dans leurs mosquées, comme Allah a dit.
Allah a dit:
“Eh bien rappelle! Tu n’es qu’un rappeleur. Et tu n’es pas un dominateur sur eux. Sauf celui qui tourne le dos et ne croit pas, alors Allah le châtiera du plus grand châtiment.” Al Qashiya 21-24.
C’est Allah qui punit le mécréant.
Que ces termes de Bidhani, Hartani, Kori, soit interdits et que nous nous limitions uniquement à “mauritanien”.
Si certain vous disent que du coté des pauvres tout va bien. C’est faux. Assurez vous de ce qu’on vous rapporte. Vérifiez. Il y a encore beaucoup de tort sur notre sol national. Ceci ne sied pas a un peuple qui lève l’étendard de Dieu. Et si vous avez suivi mes postings sur Cridem. J’ai essayé chaque fois avec des gants de velours, pour ne citer ni ne blesser personne, de vous dire que quelque part il ya des choses qui fâchent le Créateur sur notre territoire. C’est-à-dire sous votre responsabilité Et vous en êtes réellement le premier responsable devant celui qui vous a confié les droits de ce peuple.
Moi je ne passe qu’un mois de vacances au pays. Mais je me fais toujours le devoir de vous informer dans un vocabulaire qui ne peut échapper à personne. C’est ce que je dirai a Allah, quand nous serons là bas.
Wallahi si quelqu’un vous dit que jamais j’ai été dans une majorité ou une opposition, il vous ment effrontément. Je vous adresse une bouteille jetée à la mer, comme tous ceux qui essayent de vous aider, pour vous dire : “Entre les voix de Satan et la voie d’Allah n’hésitez pas et ne craignez rien. Car Allah fortifie celui qui défend Sa Vérité.”
Approchez ceux que vous pensez être vos ennemis. Ils sont vos frères. Soit ils ont été profondément blessés et votre devoir de guide, est de les aider; de panser leurs blessures et de leur tendre la perche, avant de leur tendre la main. Soit ce sont des citoyens égarés et votre devoir de chef, est de leur montrer le bon chemin, qui ne peut être que celui de la cohésion et de l’unité.
Le reste est une affaire de justice. Ce qui tient les pays, c’est la justice. Mais une vraie justice.
Une autorité assise sur la paix et l’entente est plus en équilibre qu’une autre perchée sur les dissensions et les conflits.
Je ne sais pas est ce qu’une fois vous avez pensé a combien nous sommes dérisoires devant les défis et les dangers de ce siècle.
Si des pays de dizaines de millions de citoyens se sont volatilisés comme paille au vent, qu’en serait il de trois pauvres millions de mauritaniens qui tiennent encore a dépenser leur faible énergie a se quereller pour des dérisions ou à se partager en formes et en couleurs?
Ceux qui détruisent le pays ne sont pas plus, ceux qui s’y acharnent, que ceux qui les observent en dilettantes sans bouger le petit doigt pour les arrêter.
Je vous souhaite une bonne fête de l’indépendance, ainsi qu’à toute mauritanienne et a tout mauritanien qui a comprit que ce pays est plus cher que tous les petits calculs et qui soit prêt a tout mettre en œuvre pour le sauver des danger du Akhirou-ezzemane”.
Mohamed Hanefi. Koweït.