Archive for October, 2014

Au pays ou les abcès ne crèvent jamais.

October 27, 2014

Cette fois-ci, c’est dans la mosquée que cela se passe. Un vendredi, jour sacré, ou la communauté est appelée a se réunir pour manifester sa volonté de rester ensemble, de ne point se disperser et de célébrer les grâces de Dieu en communion.
Un imam a dit…je ne sais pas ce qu’il a dit!
Un abolitionniste, aux nerfs chauffés à blanc par les propos de l’érudit, s’est dressé et a dit. Je sais que d’après ce qu’on a dit, il a dit que l’imam a dit que Biram ould Dah doit être sanctionné pour sa témérité et son audace à réclamer une liberté qu’une certaine interprétation du livre de Khlil, lui refuse, ou lui dispute.
Faut-il tourner le dos aux paroles d’Allah et de son prophète, pour fouiller dans les siècles antérieurs. Espoir de détecter un sujet de polémique ou un espace offrant une marge vierge pour les ajouts et les interprétations?
Retour a l’histoire: Ould Abd al Aziz a promis aux manifestants de sanctionner “durement” l’apostat Biram. Il s’est ravisé, ou Allah lui a ouvert les yeux.
Le chef de TPM, Wane Birane est reçu par une instance des affaires étrangères françaises pour discuter du problème endémique des noirs en Mauritanie.
Une délégation d’une autre instance américaine, discute avec Biram des problèmes concernant Biram et les concitoyens de Biram.
Au sein des instances de droit de l’homme, les délégations mauritaniennes, des droits de l’homme et celles des droits des droits de l’homme, faisant fi des couts des transports, se transportent avec tous leurs dossiers et leurs talents, pour exhiber les hontes du pays au marché des surenchères et de l’impudeur.
Quelque part sur facebook, un quidam, ayant certainement eu un bon diner gras se fait photographier manipulant une arme automatique, un Rambo, certainement oublié par les metteurs en scène. Un autre bachibouzouk, comme dirait le capitaine Haddock, déclare qu’il se prépare au cas ou… entendez par là: ” Au cas ou je serais amené à trucider quelques dizaines de mes frères.”
Certains parlent de “Bokoharamisation” de la Mauritanie.
Pour “Boko”, je ne sais pas, mais la “haramisation” est entamée depuis belle lurette.
Les forgerons crient à la trahison. Pendant des décennies ils ont été rabaissés au niveau le plus dégradant et le plus défavorisant dans la société; au profit d’une classe maure qui s’est amplement servi du verbe de Dieu, pour conjuguer les phrases de sa supériorité a tous les temps et a tout les modes.
Les étudiants parqués dans des ghettos, qui reçoivent tout sauf les fils de patrons, attendent les Etats généraux de l’enseignement, qui piétinent depuis des décennies dans le grade de caporaux du ” Désenseignement institutionnel”
La poubelle tend ses tentacules vers l’intérieur du pays. L’association des mères de familles peine à faire accepter que ses familles sont des sans familles et sans protection.
Les populations longtemps habituées à vivre en sécurité, allant parfois jusqu’à dormir du sommeil du juste, même aux portes des maisons, se voient du jour au lendemain terrorisées par des crimes successifs, qui feraient dresser les cheveux sur la tête de Dracula, lui-même.
Ou va ce pays? Qui guide ce pays? Vers ou va finir ce carnaval de décadence de pagaille et de déchéance? Ces irresponsabilités inouïes qui ont tant défié la patience du Seigneur et usé les cordes du suspens?
Qui donne à ces hommes le droit de nous acheminer vers tant de catastrophes et en toute légalité?
Les mauritaniens seraient-ils incapables de voir alentour, comment finissent les pays qui ont pris l’arrogance comme mode de vie et l’insouciance comme politique?
De quel droit ces dioulas de la politique sont-ils en train de nous brader à tous les marchés de puces internationaux? Et de quel droit ceux qui pensent qu’ils ont été les seuls guidés par Allah hypothèquent-ils notre devenir, notre liberté et notre sécurité?
Pourquoi nos problèmes ne trouvent-ils jamais de solutions? N’est ce pas là, la preuve irréfutable que ces problèmes et ces dissensions éternelles ne sont, en réalité qu’un gagne pain pour ceux qui méprisent notre peuple et n’en font qu’un misérable moyen d’asseoir et de consolider leurs empires?
Le gouvernement est-il réellement incapable de voir ces plaies géantes qui font gémir les populations asservies depuis l’indépendance à nos jours? N’est ce pas là un aveu de complicité que de conserver ces injustices, dont les protubérances malsaines ne sont plus un secret pour personne?
Peut-on soigner ces blessures du fond des temps en se limitant dans les conseils de ministres à nommer, dénommer surnommer des responsables, qui ne sont en fait que des sangsues supplémentaires sur le dos des populations?
Si le gouvernement pense réellement que certaines familles certaines ethnies, ou certaines races mauritaniennes sont supérieures à d’autres, pourquoi ne pas le proclamer dans la constitution et donner a tous ces braillards l’occasion de se taire?
Sinon, les problèmes sont là, à narguer la cohésion sociale, le développement et la paix du pays, pourquoi restent-ils toujours et tels qu’ils sont comme au premier jour?
Dans l’intérêt de qui les problèmes mauritaniens sont-ils interdits de solution?
Il est clair que dans notre situation, il y-a quelque chose qui boite et il est plus clair encore qu’une volonté non amie de notre bien se tapit derrière ce statuquo.
Pourquoi les mauritaniens sont-ils incapables d’apprendre à être les maitres de leur propre destin? Sans recourir aux ingérences des autres.
Et pourquoi leur première décision n’est-elle pas de recenser leurs maladies, avant de les désinfecter et de les incinérer à tout jamais?
N’est-il pas embarrassant de voir que les larmes que nous faisons couler sur les joues de nos frères, sont effacées par des mains étrangères qui n’agissent pas forcement dans le sens de l’intérêt supérieur de notre nation?
Nous sommes prompts à nous investir en toute entreprise, pourvu qu’elle ne soit pas la notre.
Les problèmes de Gaza ou du Bruma nous enflamment, alors que les nôtres propres nous laissent de marbre.
Nous sommes un peuple bien curieux, parfois bien naïf. Toutes ces sirènes d’alarmes déclenchées par une situation anachronique, illogique, et immorale nous laissent indifférents. Tous ces coups de sommation d’un avenir à l’œil rouge et menaçant, nous font a peine lever une paupière ensommeillée, avant de replonger dans notre torpeur morbide.
Pourquoi a t on, je veux dire ont-ils, je veux dire les politiques ont commencé à nous diviser en noir maure forgeron etc.? Pourquoi maintenant? N’avons-nous pas assez souffert de système tribal, nauséabond, selon les propres termes du prophète (psl), dont nous ne comprenons les hadiths que dans la mesure où ils nous “apportent” quelque bénéfice?
Que coute t il de demander pardon pour le passé, redresser le présent et espérer en l’avenir?
Au contraire on continu à encourager ceux qui chantent la gloire de leurs fautes et plongent par là, la nation toute entière dans l’incertitude du mal.
C’est le pire genre de criminels. Ceux qui soufflent sur les brasiers pour réduire en cendre toute une nation.
Mauritaniens avez-vous songé à vous comparer au reste du monde?
Avez-vous pesé combien ce temps perdu, une fois consacré au savoir, peut vous apporter de bénéfices? Ou à l’agriculture de plats vitaminés et succulents?
Les peuples ont créé les vaisseaux spatiaux qui frayent leurs chemins tels des cortèges royaux, dans les infinités de l’espace.
Observez l’effet de l’électricité sur vos ménages. C’est le fruit d’une découverte d’un humain qui n’a pas perdu son temps à analyser la pigmentation de sa peau ou à se comparer à l’autre.
Méditez sur les miracles que réalisent ces chirurgiens, pour redonner vie à des organes défectueux. Ce sont des humains qui ne perdent pas leur temps à savoir si les intestins ou le cœur d’un bidhani ressemblent ou ont la même constitution que ceux d’un forgeron d’un kori ou d’un griot.
Visitez vos cimetières et méditez sur les raisons désuètes de votre orgueil et de votre arrogance.
Sous la peau, vous n’êtes tous, qu’une anatomie fragile, presque ridicule.
Allah vous dit, si vous écoutez sincèrement ce qu’IL vous dit: “Que l’être humain considère de quelle substance il a été crée.”
La religion n’appartient à personne. La rectification des fautes du passé est le devoir de tous les mauritaniens.
Celui cherche à se faire une personnalité politique, se cultiver une certaine considération, avoir certains privilèges, ne doit pas se servir de ces faiblesses dans la société pour se hisser sur nos corps endoloris vers ses ambitions égoïstes et criminels.
Ceux qui ont fauté dans le passé, doivent se repentir, sans honte. La faute, la vraie faute, c’est de continuer à entretenir ses fautes. Ce jeu, là est terminé. D’ailleurs il est peu glorieux et n’en vaut pas la chandelle. Fermer une plaie après l’avoir désinfectée, n’a jamais été une mauvaise chose.
Les marchands ambulants de la politique doivent savoir que le peuple mauritanien, toutes ethnies confondues ne leur appartient pas. Ils n’ont aucun droit de le précipiter dans les bras de ces horreurs que nous observons autour de nous et qui ont décimé et continuent à décimer des peuples. Des peuples beaucoup plus puissants et plus instruits que le notre.
De toutes les façons Allah a dit et réfléchissez-y bien, “Tout ce qui vous atteint de malheur est fruit de ce que vos mains ont fait.”
Mohamed Hanefi. Koweït.

Lettre à Allah, Seigneur des mondes

October 23, 2014

Lettre à Allah, Seigneur des mondesMohamed Hanefi – Ce sont les gens des “Bezouls” et des villages avoisinants. Une vieille histoire, difficile à raconter, et encore plus difficile à écouter ou à comprendre.

Certain, se sont domptés a se contenter d’un peu de “Aich” et de sel. Le sucre étant devenu denrée très rare, seule les “nantis” pouvait en goûter avec mesure. Les nantis ici, ce sont ceux qui avaient un enfant manœuvre ou boy à Nouakchott et qui reçoivent de temps en temps un “Kouli” de la capitale. Un peu de poisson sec ou de haricot.

J’étais triste et perdu de voir ce tableau persistant, qui ne change jamais. Beaucoup de visages ont disparu dans les couloirs de l’éternité, emportant le secret des causes de leur mort. Les habitants de cette région sont discrets et dignes, même aux portes du trépas.

“L’ancien”, était là. Il avait le même sourire noblement triste, qu’il affichait depuis les temps, ou dans l’armée, il avait servi, corps et âme, un pays qui le laissera plus tard aux griffes de la faim et des privations. Il portait toujours la chemise “Pierre Cardin”, que je lui avais remis, il y-a trois ans.

Les couleurs sont parties, mais la couture est restée tenace, pour défier l’arrogance de ceux qui pensent se réserver le privilège des hautes coutures. Il avait toujours ce reflexe de se mettre au garde à vous pour saluer. Ses dents ont laissé places à quelques échardes dispersées ça et là dans une gencive fatiguée de mastiquer l'”imasticable”, pour apaiser une faim qui a décidé d’élire domicile dans ces estomacs de la persévérance.

Je ne peux jamais m’empêcher de me remplir les yeux de larmes, en imaginant “L’ancien”, encore plus jeune, évoluant dans les rangs de sa garnison, sillonnant les frontières du pays, le sourire toujours aux lèvres dans toutes les circonstances, l’esprit vif et vide de toute politique, mais prêt a laisser la vie, pour l’honneur de la Mauritanie. La patrie, qui, elle n’a que faire de son honneur, ou de celui de ceux qui partagent sa condition.

Z… est morte. A l’apogée de sa beauté, elle avait était l’épouse ou plutôt la “légale”, pour les chefs de ses maîtres. A sa vieillesse, elle fut reléguée, comme les femmes de sa condition au banc d’une société servile, qui avait perdu l’habitude de l’accepter dans ses rangs. Elle est morte dans le “Barzakh”. Les maîtres l’ayant rejeté après avoir consommé ses charmes et les autres l’ayant classée parmi ceux qui vivent de “l’autre coté”.

L’image que je n’ai jamais pu oublier un instant de ma vie, est celle de M… Elle est morte sans jamais comprendre pourquoi les hommes lui faisaient du mal. Elle n’avait qu’un mot passe partout dans la bouche devant les situations douloureuses: “Tey-yalla.”

Je me rendis compte que les bouches qui me saluaient étaient tellement asséchées par le jeun, que leurs salutations sortaient des bouches comme engluées par une colle sèche et visqueuse qui entravait les mots et rendait les idées confuses.

Une pensée soudaine : la glace. Ou puis-je avoir de la glace avant le crépuscule? Je montais dans la voiture et me précipitais vers le bord de la route Boghé-Rosso.

Une voiture, ma main insistante. Il s’arrêta. La malle arrière était bourrée de glace. Je remplissais la mienne et retournais au village. Je n’essayerai même pas de décrire l’effet d’une barre de glace sur les esprits desséchés par les vents chauds de la Chamama et les rigueurs du ramadan.

Un vieillard, benoîtement me déclara : “J’avais une migraine persistante. Mais depuis que j’ai consommé cette glace, je me sens bien.” Sur quoi je lui rétorquai que “Inchallah nous ouvrirons une pharmacie qui vendra de la glace.”

Je m’exerce seulement à méditer combien de responsables s’entraînent à tromper Dieu et les hommes en ce mois béni, ou si les bienfaits sont multipliés, le mal est consigné pour un jour auquel personne n’échappera.

Ou est passée la part de ces pauvres dans les ressources nationales? D’accord avec le monsieur de la glace à seulement 3000 ouguiyas par jour, je contribuais à faire goûter la fraîcheur à des citoyens qui s’abreuvent d’ eaux de puits non désinfectés et d’eaux à la salubrité douteuse. Combien ce geste serait plus général et a un coût plus désuet, pour un président ou un ministre des glaces, des fastes et de la climatisation ?

Bezoul a été divisé en deux. Pour des raisons politiques bien sur. Deux quartiers rivaux qui se regardent en chiens de faïence, et se détestent par intérim. C’est la volonté de ceux qui maintiennent le statu quo par l’ancien nouveau système de diviser pour régner. Séparer pour maîtriser et affaiblir par semer la haine.

La féodalité, habillée en démocratie et l’esclavage déguisé en fraternité exemplaire. Tellement exemplaire, qu’on n’y verrait que du feu. A deux cent mètres de la grande mosquée en béton que j’avais construite aux années 2001-2002, deux mosquées branlantes et fissurées, en zinc ont été construites et scindent désormais Bezoul 1 en deux : Les romains et les gaulois.

Seule la prière du vendredi, ou je faisais office d’imam et de prêcheur, arrivait encore à réunir les frères ennemis malgré eux. Les deux Bezouls, sont un symbole et un résumé de l’histoire de cette région de misère et d’injustice.

La partie “soumise”, cinq ou six tentes, tout au plus, a été dotée d’un sondage d’eau douce, surmonté d’un château d’eau dressé vers le ciel, en phallus décisif et agressif contre ceux qui n’ont pas coopéré. Et a un kilomètre de la, l’autre Bezoul, le Bezoul des “insoumis”, plus d’une centaine de familles, croupi dans les difficultés. Se servant de leurs enfants-charrettes pour s’abreuver d’un puits profond. Tout a été fait et calculé pour que ceux qui acceptent la “Tilit” soient des seigneurs par rapport a ceux qui veulent exprimer un semblant de liberté. Une liberté qui d’ailleurs n’a de liberté que le nom.

Dans cette zone, j’ai toujours l’impression que l’impact du gouvernement est nul. Quelque part un chef d’un arrondissement qui fait un début “administratif”, vite dompté par les astuces d’un système, qui a toujours plus d’un tour dans son sac, pour ramener les acharnés de la loi a plus de raison et les anesthésier contre la répulsion séculaire de l’injustice et de l’inégalité. Imaginez des enfants qui font 18 kilomètres par jour pour fréquenter une école à Mouqam Ibrahim des Oulad enahwi.

Des enfants qui n’auront jamais un diplôme, ni de places au soleil. Durant les élections pour être conséquent, on leur fournit un bus désuet et croulant pour quinze jours. On a satisfait le président par ce soutient forcé et factice, le fameux mini bus a disparu et les rideaux sont retombés sur le secret du drame.

A Bezoul, j’ai toujours senti que j’étais à des milliers d’années lumières de la civilisation. Les indigènes sont bloqués dans un état de stagnation immuable et morbide. Jamais de diplôme, jamais de fonctionnaire, jamais de commerçant, ni même d’agent de sécurité, capable de freiner les exactions de ceux qui, chargés de garantir la sécurité et la sérénité du citoyen, se laissent aller souvent a cet abus, peut être involontaire d’autorité, qui consiste a penser que tous ceux qui sont “dépassés” par les prérogatives de la constitution, sont des gens de moindre valeur, pour ne pas dire de seconde importance, dont la dignité est “Halal” et les sentiments négligeables.

Dans cette région beaucoup de pièges ont été dressés et mis en veilleuse, pour, dans le cas éventuel, dresser les gens contre les autres et gifler le visage insoumis, par ses propres mains. Ainsi les habitants de Ch… sont descendus là, au bord de la Chamama et revendiquent en silence un périmètre, cultivé depuis une trentaine d’années par les Bezoulois.

Il parait que le conseil leur a été donné par une personnalité politique et notable, qui s’est réservé ainsi la possibilité d’équilibrer cette fragile stabilité à sa convenance et selon les intérêts de ses intérêts.

Las d’espérer l’action d’un “président des pauvres”, qui semble plutôt privilégier la compagnie des riches, je me demande qu’attends la clémence du Dieu des pauvres, pour rendre à ces fidèles, qui l’adorent, comme personne au monde ne peut le faire, la fraîcheur de Sa miséricorde et la douceur de Sa clémence. Un regard de Toi, mon Dieu, pour ces hommes et ces femmes, alignés en rang sublime, pour accomplir la sallat de “Tarawih”.

Cette prière longue et pénible, ou la voix fervente et divine d’un imam, qui n’a pas été perverti par les fastes du monde, se mêle aux grondements sourds et discrets des entrailles tannées par la misère et la faim de ceux qui hier n’ont pas mangé pour célébrer ta grandeur et demain resteront le ventre vide, pour Te signifier que les épreuves, même les plus insupportables et les plus atroces, ne peuvent les dévier de Ton obéissance ou des contours de Ton chemin.

Ma requête je l’adresse à Toi, Maître de l’univers, Allah, le Tout Puissant. Tu vois ce que je vois, avant que je ne le voie. Tu peux donner la glace, la viande, les haricots et les poissons séchés à qui Tu veux. Tu es Juste et Tu T’es interdit le tort avant de l’interdire aux hommes. Pourquoi mon Dieu cette situation ne change jamais???

Vingt sept ans mon Dieu, que j’attends un brin de Ton infinie miséricorde sur cette terre de l’incompréhensible et de l’insupportable. Z… est morte humiliée et déçue. M…est morte affamée, mais accrochée à Ton espoir. B… est mort isolé ne sachant ou sont ses enfants et dans quelles conditions ils vivent.

L'”ancien” a les jambes arquées par le poids de cette vie impitoyable. Bil…flanche sous le poids d’une famille, qu’il ne peut nourrir…M… la main en visière scrute les horizons de Ton secours. D’autres ont disparus sans déranger personne, sans laisser de traces.

Tous sont décidés à mourir suspendu à l’espoir de Ta miséricorde immense…Décevoir n’appartient pas au registre de Tes attributs. Un simple regard de Toi et cette zone sombre et effrayante, sera inondée de lumière…

Qu’attends-Tu mon Dieu, Allah, Lumière des lumières et Soutient inconditionnel de ceux qui ont été privés de tout espoir? Qu’attends-tu Maîtres, quand les maîtres ont faussé tes paramètres? Que coûte à Ton royaume immense de faire qu’avant de mourir, je vois ces parias, les visages épanouis par Tes largesses infinies et généreuses? Astaqviroullah!

Je ne sais pas, mais Tu sais Seigneur des seigneurs et gouverneur, juste et Équitable des mondes visibles et du mystère.

Mohamed Ould Hanefi. La nuit d’Al Fitr. Bezoul.

L’incroyable histoire du mauritanien de l’arabe et des dialectes

October 23, 2014

17-09-2014 13:12 –

L'incroyable histoire du mauritanien de l'arabe et des dialectesMohamed Hanefi – On raconte qu’une femme musulmane, d’une extrême nervosité, accusa son époux un jour qu’il privilégiait sa coépouse (ce qui est interdit par l’islam).

Comment? dit-il étonné, je vous traite de façon strictement identique. Dans ta prière, rétorqua la femme excédée, tu cites les noms des enfants de Voulana et tu omets sciemment le nom du mien.

C’est à partir de ce moment sacrilège que le pauvre homme fut obligé de falsifier sa prière en disant : “ceci se trouve certes dans les manuscrits anciens d’Abraham, de Moise et de Demba.”

“Que ton histoire est longue, O lapin poursuivit par les chiens.” Comme disent les maures.

Cette anecdote, me rappelle étrangement cette marmelade linguistique dans laquelle nage notre pays et qui semble ne jamais prendre fin.

D’une part les négro africains qui tiennent à la langue française, à défaut de l’enseignement exhaustif de leurs langues national, et d’autre part le maure qui souque ferme pour imposer “La langue de l’islam, langue du prophète et des gens du paradis.” Une langue, bien sûr qui lui garantit une certaine supériorité et certains avantages sur l’autre.

Une façon de signifier “Tu es obligé de m’affronter sur ce terrain ou je suis le plus fort.” Ce qui naturellement engendre la crainte, la révolte et la répulsion chez l’autre.

Regardez toutes les missions diplomatiques accréditées dans notre pays. Elles recrutent des professeurs pour apprendre le Hassaniya, le wolof, le Puular, le Soninké. Un moyen d’intégrer notre société. Ils payent pour le fond, vous vous déchirez pour la forme. Elles ont opté pour le bénéfice, vous avez choisi l’amalgame.

Quels héros de la cause nationale, vous êtes!!!!!!!!!!!

Des gesticulations politiques qui dénotent d’une convoitise, qui n’est plus un secret pour personne.

A mon humble avis, une grande dose d’hypocrisie, fuse de ces débats stériles qui non seulement ne mèneront nulle part, mais constituent en plus, un préalable malsain, qui n’a que trop duré et qui conduit inévitablement vers une fosse commune, ou seront ensevelies lâchement, la cohésion nationale et la paix entre les citoyens.

Un déluge d’interventions, de débats de vociférations, de tables rondes carrées, triangulaire, hexagonales, qui vise tout sauf l’intérêt de la Mauritanie. Pouvez-vous concevoir un pays ou être médecin requiert la présence de quatre ou cinq traducteurs pour dire à chaque malade de nationalité différente, et qui tient à ne respirer que par sa “langue nationale”, ou “son arabe sacré”, malgré la sacralité duquel il n’est pas pressé d’aller au Paradis, de prendre ses médicaments a des heures régulières, pour ne pas casser la pipe?

Imaginer qu’un imam dans une mosquée, à chaque fois qu’il veut transmettre un message de Dieu, soit obligé de faire cette longue et pénible gymnastique ” Allah a dit.” “Alla nène” “Alla owi”, “Ghalallahou”. Ça vous prendrait une éternité pour accomplir une prière.

Soyons lucides et sérieux. Arrêtons de nous tancer mutuellement pour des vérités par lesquelles on veut instaurer des mensonges.

Les maures ne sont ni les gardes chiourmes de l’arabe, ni les maîtres exclusifs de l’islam. Les Ba, par exemple, fondateurs des écoles “Al Fallah”, qui ont inondé ce territoire de sagesse de bonnes paroles et de préceptes religieux dénués de toutes falsification, et purifiés de toute velléité tyrannique, ne sont pas des arabes. Ils ont enseigné l’arabe aux arabes dans ce pays arabe. Ils ont étayé l’exégèse aux exégètes dans cette république islamique. L’arabe n’appartient à personne et l’Islam est la religion de tout mauritanien qui l’adopte.

Au temps du prophète (psl) ceux qui ont porté très haut l’étendard de la nouvelle religion n’étaient pas essentiellement des arabes. Abou Mous-ab arroumi, comme son nom l’indique était romain. Bilal ben Rabah était abyssinien (actuelle Ethiopie.), Selmane al Varissi était perse.

Parmi les tabiines ceux qui ont fait la fierté de l’islam en même temps que celle de l’arabe, n’était pas arabe.

Al Boukhari était un indien, Al albani, un albanais.

Au niveau de la langue arabe elle-même, l’exemple des exemples que nous suivons en matière de grammaire et de syntaxe, arabe, Sibeweyhi était perse. Et bien d’autres : Ibn Sina, plus connu chez les européens par le nom d’Avicenne, Al Khawarizmi, Al Bayrouni ibn Baytar.

L’empire Ottoman, de Turquie a fait prospérer la religion islamique, plus que tous les arabes réunis.

Je pense sincèrement et de façon dépassionnée, qu’il faut arrêter ces cinémas, qui troublent le rachitique développement de ce pauvre pays, déjà dévoré par beaucoup d’autres prédateurs.

Intimider les gens par les discours musclés ne mène nulle part. Repousser les gens de l’arabe est un crime contre la Mauritanie et son peuple. Rien qu’à voir l’autre soir, le docteur Abdeslam s’adresser au président des FLAM, monsieur Thiam dans une langue qu’il ne comprend pas, le fixant comme un enfant qu’on veut surprendre en faute, dévoile un jeu pas saint de ceux qui veulent intimider par ce qui ne leur appartient pas.

Nous avons vécu une éternité, sans prendre conscience de cette différence de langue, qu’on nous sort aujourd’hui, comme un péché contre l’Éternel.

La sagesse est de trouver un consensus, qui prendrait le temps qu’il faut pour donner aux générations futures les mêmes chances de parler l’arabe que leurs frères maures.

Si nous voulons faire de l’arabe la langue nationale, outil de notre entente et de notre cohésion.

Entre temps trouver une formule d’utilisation du français ou de gestes mimiques pour aller cahin-caha sur les traces de ce monde, qui nous jetterait bientôt sur les étagères des musées de la préhistoire.

Le négro africain doit savoir que le français n’est pas sa langue maternelle et que les décisions d’intégrité du pays sont applicables à tous les citoyens, suivant une juste procédure, bien sûr. Enseigner machinalement tous ces dialectes dans un pays équivaut à cautionner l’instauration d’un dialogue de sourds, qui nous amènerait pour sûr, à ne plus distinguer entre “Bonjour” et “Ta gueule hibou lugubre”.

Ce qu’on peut faire en retour, c’est de donner dans les recrutements de médecins, professeurs avocats et dans les secteurs publics et parapublics, la priorité à celui ou à celle qui maîtrise le plus de langues nationales.

Je répète que la langue n’est qu’un moyen. Et avant de s’accrocher au moyen, on doit d’abord respecter l’essence de la foi, de la pensée ou de la science. Il est inutile de brandir une langue, qui il est vrai est sacrée pour notre religion, quand on n’accompli même pas la prière, la zakat ou le jeun. C’est une hypocrisie manifeste. Rien n’est plus hypocrite que de clamer sur tous les toits qu’on “tient” à la sacralité de l’unité nationale, quand on s’acharne des mains et des pieds pour morceler le pays!!!

Le négro mauritanien doit impérativement se départir de ce complexe.

Les autres peuples ne s’accrochent pas à une langue donnée, mais choisissent parmi les langues disponibles, celle qui leur ouvrirait les portes sur le maximum de sciences : La physique, la biologie, l’aviation, les mathématiques, l’informatique, la médecine, l’agriculture etc.…

Ces dissensions du paléolithique ne sont plus d’actualité.

Si les générations anciennes ont été dénaturées par la politique dans le passé récent, qu’elles acceptent aujourd’hui, avant de disparaitre, par altruisme, et pour l’intérêt de leurs enfants de donner la chance aux générations suivantes de se comprendre et de se côtoyer sur un terrain plus logique et plus honnêtement acceptable.

Depuis 1966, cette année de la catastrophe nationale, ou les frères se sont affrontés et se sont entre tués pour une futilité inexplicable, nous avons toujours des candidats, chefs cuisiniers de la séparation, qui nous divisent et clament tout haut qu’ils “combattent” et “parlent” en notre nom.

Nous leur disons aujourd’hui STOP. Vous avez fait assez de mal. Mangez-vous hors du pays et bon appétit pour l’hyène quand elle se repaît du cadavre de l’âne.

Mohamed Hanefi. Koweït.

Pour sauver l’essentiel

October 23, 2014

07-10-2014 19:00 – Pour sauver l’essentiel

Pour sauver l'essentielMohamed Hanefi – Ce jour est sacré à plus d’un titre. C’est pendant ce jour qu’Allah sur le mont Arafat, le mont de la miséricorde, s’adressant aux anges dit : “regardez mes fidèles. Ils sont venus extenués et en poussière, pour demander ma miséricorde. Soyez témoins que je la leur accorde.

Pensez-vous qu’Allah va inverser la direction des aiguilles du temps pour nous permettre d’avoir notre propre jour d’Arafat et notre Ad-ha “national” ? Le message d’Allah est complet. Les ajouts relèvent des péripéties de l’aventure. “Aujourd’hui, j’ai complété pour vous votre religion, ai parfait ma grâce et ai adopté pour vous l’islam pour religion.”

Le prophète a conclut son sermon historique et global en posant cette question : « Ô peuples ! Vous ai-je fidèlement délivré mon message ? ». Un puissant murmure s’éleva, alors qu’il y avait des milliers de gorges (entre 124 000 et 144 000 hommes) et les mots furent « Allâhumma naam: par Dieu, Oui »

Ensuite le prophète leva l’index et s’exclama à trois reprises « Ô Dieu, sois Témoin !

Après cette révélation ‘Omar pleura et le Prophète lui dit :

« Qu’est-ce qui te fait pleurer? »

Il répondit :

« Ce qui me fait pleurer c’est que nous étions en train d’accroître notre religion mais celle-ci est à présent parachevée. Or, jamais rien ne s’achève sans s’exposer à la diminution ».
N’est-il pas légitime aujourd’hui de nous demander de quel droit, selon quels principes et d’après quelle religion les hommes se permettent de façonner les rites et les adapter à leurs convenances et proportionnellement à leurs désirs? Quatorze siècles après la mort du prophète (psl), nous en sommes arrivés au stade de “Parmi eux, certain ont dit.” Et parmi eux certain disent” et “parmi eux certains ont peut être pensé”.

Quels dires a-t-on le droit de dire après les paroles de Dieu et de son envoyé? Il est sur que nous sommes une communauté musulmane en Mauritanie. Il était vrai aussi que notre foi n’était ni ostentatoire, ni dirigée contre personne. Il y avait une telle pudeur dans notre société qu’il était difficile de distinguer ceux qui savent de ceux qui ignorent. Les visages insensibles aux jugements des hommes étaient tournés vers la satisfaction de Dieu.

Mais cette bonne note ne doit pas nous empêcher de considérer certaines dérives, qui nous drainent de nos jours, sinon vers l’inconnu effrayant, du moins vers une sorte de comportements parallèles qui nous éloignent des origines. Pour commencer par cette commission des croissants lunaires, désignée par un gouvernement et non par Allah, qui crée bien des embarras et sème bien des doutes.

Comment pouvons nous imaginer que Dieu et ses anges vont revenir spécialement le jours de la fête d’el Adha pour nous bénir et reculer la fête pour que nous jeunions un jour ou le jeun est interdit?

Nous ne pouvons même pas avancer l’alibi du décalage horaire vu que le vendredi en Arabie Saoudite, est le même vendredi en Mauritanie et que plusieurs milliers de mauritaniens étaient sur le mont Arafat en ce jour?

Témoins de la scission de leur pays avec une manifestation religieuse célébrée en chœur par tous les pays musulmans qui commémorent en même temps et en un seul jour sacré un rite qui a été FIXE par le prophète et qui représente un rendez-vous annuel en un jour unique avec Dieu et ses anges? Le seul jour ou le pèlerin a traditionnellement et “islamique ment”, l’audience pour demander le pardon d’Allah et l’absolution de ses péchés?

Si la justice est la balance du monde, la sérénité spirituelle en est l’équilibre.

Déséquilibrer la foi des êtres ne peut être considéré comme une bonne chose et par conséquent ne peut être attribué à la volonté de Dieu.

Il est un exercice éprouvant, voire impossible et périlleux de défendre ces kyrielles de tendances et de ramifications religieuses, tirées à grands ahans de philosophies et de théories personnelles, qui nous maintiennent dans une confusion perpétuelle et pour le moins gênante.

On ne peut aller jusqu’à dire, pour le moment, que la religion a été confisquée pour des raisons bien loin du chemin initial, mais l’on peut observer en revanche que ces chemins tortueux épuisent et essoufflent le fidèle éberlué, qui ne sait plus à quel “saint” se vouer.

Les hommes ont tendance à traduire la religion non pas en devoir de suivre les recommandations du Seigneur et de ses prophètes, mais plutôt comme un leitmotiv pour asseoir une certaine souveraineté sur ceux qui les écoutent. Une autorité plus autoritaire que toute autre autorité et qui nécessite de temps en temps de s’affirmer par des “chocs”, qui rappellent qu’ils sont là et que leurs décisions sont incontournables.

Le jour que j’ai passé sur le mont Arafat est un jour ou j’espère la miséricorde d’Allah et l’absolution de mes péchés. Mais en même temps j’étais convaincu que ces anges qu’Allah va prendre en témoins pour m’accorder son pardon, seront témoins du jeun de mon fils a Nouakchott avec lequel je suis en communication téléphonique. Lui jeun en ce même jour sous d’autres cieux. Il pourra obtenir ce même pardon pour une année écoulée et une autre à venir. En ce jour. Seulement en CE JOUR. Le lendemain il lui sera interdit de jeuner. Ce sera le jour de la fête.

Vous imaginez aisément la déception spirituelle que produit ce décalage provoqué par la main de l’homme, pour nos convictions et notre solidarité avec les peuples musulmans de cette terre.

Pour le ramadan, passe encore. Combien de fois nous avons commencé le jeun un peu avant midi après un tajine copieux? Et combien de fois nous avons décidé de célébrer la fête du Fitr après des réunions kilométriques qui ne semblent ne jamais comprendre que les temps ont changé, que les moyens de communications ont remplacé les devinettes et que les certitudes scientifiques ont amenuisé le doute a ses limites les plus extrêmement infinitésimales.

Le président de l’organisation mondiale du changement et du renouveau en matière de religion islamique, est mauritanien, Abdallah ould Mahfoudh ould Boye. Pourquoi ne pas s’inspirer simplement de son chemin et unifier nos attitudes, comme Allah nous l’ordonne? ”

Ne suivez pas les litiges, vous échoueriez et votre force s’en irait.” Tout le monde musulman à la surface de cette planète apprécie et s’abreuve de sa science de sa pondération, de sa tolérance, de son ouverture et de son équilibre religieux sauf nous. Si nous le recevons sur une chaine de télévision, c’est juste pour une démonstration magistrale “d’érudité” ou chacun se démène à qui mieux, mieux, pour faire savoir et valoir son “poids” dans cette dynastie tombée du ciel.

Sa voie est simple. La voie de Dieu “appelle à la voie de ton Seigneur par la sagesse et la bonne parole.” Coran.

Pourquoi ces guéguerres à peine voilées et difficilement contenues, pour que chacun trône sur quelque chose ou quelques-uns?

Cette galaxie étoilée de Fatwas qui se contredisent et s’entrechoquent, peuvent elles prétendre être issues du seul livre qu’Allah a révélé pour les musulmans et par le biais du seul prophète de l’islam? A quelles époques et pour quelles raisons avons décidé de nous disperser quand Dieu ordonne l’union la droiture et la cohérence?

L’Islam n’a-t-il pas traversé des périodes sombres de son histoire, ou des milliers d’érudits ont traduit le texte sacré selon le prisme de leurs conditions et parfois selon la volonté d’un souverain? Allah ne nous a-t-il pas dit dans le saint coran d’écouter et de raisonner? “Si nous écoutions ou raisonnions, nous ne serions pas parmi les destinés au Sa’ir. (Enfer).”

L’homme de Dieu n’est-il plus celui là qui se tuait à s’éloigner des lumières et des fastes du monde? N’est-il plus cet ascète qui s’efface pour que seule sa dévotion trahisse son existence? N’est- il plus cet être sobre qui fuit comme la peste, les douceurs du monde et les apparats de l’orgueil et de la vanité? N’est-il plus celui là dont les joues restent constamment transites de larmes de peur d’avoir ne serait qu’en rêve contredit les commandements divins?

N’est-il plus celui là dont le rôle est de calmer les problèmes et les dissensions et non pas d’en créer?

N’est-il plus cet homme porteur d’un message de miséricorde de cohésion et d’un baume pour les cœurs auquel le prophète (psl) s’est adressé, disant : “Annoncez la bonne nouvelle et ne provoquez pas la répulsion contre le message de Dieu” ? N’est-il plus cet ermite confiné dans son isolement et dans sa crainte de perdre l’au delà, en ayant les yeux fixés sur les intérêts du monde?

“Deux cadis sont dans la fournaise contre un cadi dans le Paradis.” Cette équation effrayante, n’a-t-elle plus d’effet sur les esprits et les âmes? Faire dire au prophète ce qu’il n’a pas dit est-il devenu une simple tactique banale, pour arriver à ses fins et servir la politique des sous et des douceurs ici bas? Pour diviser ensuite les hadiths sacrés en faibles, probables, possibles, sahih etc.…

Le prophète n’a-t-il pas dit, dans un hadith, sahih celui là :” Celui qui me fait dire ce que je n’ai pas dis a assuré son siège en Enfer.” ?
Mauritaniens revenez à la pratique traditionnelle de votre religion. Il n’y a rien à mettre à sa place. Elle constitue votre salut et votre arme unique contre les grandes questions du mystère de l’existence.

Un lien d’unité solide qui ne cache de piège pour personne.

Une communion dans la voie qu’Allah nous a destinée. Une boussole sure et juste qui nous guide vers la paix, la sérénité, le respect les uns des autres et la considération polie et respectueuse des autres peuples de la planète a qui Allah a assigné d’autres voies et d’autres chemins. C’est vers Lui qu’est le retour et c’est à Lui de juger.

Nous avons trébuché a partir du jour ou quelqu’un parmi nous a essayé de forcer les aiguilles de cette horloge divine dans le sens contraire de sa direction initiale. Il n’est jamais trop tard pour se repentir et de revenir au lit normal et naturel du fleuve de la foi. “Allah absout celui qui se repend.”

Imams, cadis, exégètes, postulants à la chefferie religieuse, vous êtes nos yeux et nos guides sur le sentier de la foi. Nous voulons que la vue soir claire et non pas flouée par des attitudes et des visées qui vous ferons perdre la confiance que nous avons en vous. Car nous préférons mille fois suivre des chemins inconnus et difficiles plutôt que de suivre des chemins tortueux et semés d’embuches et de doute, qui nous ridiculisent aux yeux du monde. Quelques unes de vos attitudes sèment la confusion dans nos esprits et nous éloignent de la vision limpide que nous avons de notre Seigneur, qui est perfection, bonté et justice.

Des dizaines de milliers d’entre nous croupissent dans les marécages du mécontentement et de la consternation. Je n’ose dire par votre faute, mais au minimum par l’approbation tacite de votre silence.

Dieu est plus grand que ça.

“Gloire à ton Seigneur, le Seigneur de la puissance. Il est au dessus de ce qu’ils décrivent! Et paix sur les messagers, et louange à Allah, Seigneur de l’univers!” Sourate Assafat-180

Le prophète (psl) a dit : “Le meilleur d’entre vous est celui qui a appris le coran et l’a enseigné.” Un meilleur désigné et honoré de ce grade par l’envoyé d’Allah, n’a pas le droit de nager dans les basses sphères de la politique, du commerce de la contradiction et de la convoitise.

Si Dieu vous a donné la grandeur ici bas en disant :“Allah élève les pieux d’entre vous et ceux qui ont acquis le savoir à des degrés très élevés.” Aucune perte ne serait plus ruineuse, que celle de persister à rester dans les fonds quand Allah nous tire vers les hauteurs.

Dans la modestie la plus simple et le désintérêt le plus total, revenez a Dieu. Revenez au livre. Semez les principes sacrés d’Allah sur terre. Eloignez vous des princes, du pouvoir, de la tribu, du racisme, du tort, du mépris du faible, de l’injustice sous toutes ses formes, des dissensions de ce monde en ébullition. Condamnez le blâmable et recommandez la justice et la bienfaisance. Exactement comme Allah l’a ordonné dans son message. Message qui, faut-il le rappeler est venu en miséricorde. “Ta-Ha! Nous n’avons point fait descendre sur toi le coran pour que tu sois malheureux.” Coran Ta-Ha 1.

Je ne terminerai ces lignes que par l’expression profonde du respect que je voue a tout homme de Dieu, qui traduit par le geste, le cœur et la parole la lumière bénite qu’Allah par sa grâce infinie a accordé aux hommes pour prospérer et vivre paisiblement et fraternellement sur cette terre.

Mohamed Hanefi. Koweït.

24-09-2014 07:45 – Le “désesclavagisme” à la mauritanienne

October 23, 2014

 

Le Mohamed Hanefi – Pendant des siècles nous avons tu une vérité atroce, insoutenable et immorale : l’assassinat légal de la dignité du physique et de l’âme de certains de nos frères. Le mobile était clair et plus que révoltant: se servir de la justice de Dieu, pour asseoir et soutenir l’injustice de l’homme.

Installer des chaines dans des cerveaux humains pour se garantir les coudées franches dans leur exploitation, leur surexploitation, la licité d’exercer sur ces victimes un droit sans appel de vie et de mort.

Cette “législation” a toujours été supervisée, justifiée et socialement organisée par certains de nos hommes de science religieuse.

En parler n’apporte aucun bénéfice. C’était ce qu’ils avaient. Du calme. Je sais que “La viande des Oulémas est un poison.” Heureusement d’ailleurs que je suis végétarien. Mais est ce a dire que les autres viandes humaines sont comestibles inoffensives et ou licites”?

Le prophète (psl) n’a-t-il pas dit que “Tout le musulman pour le musulman est interdit. Son sang, sa dignité et ses biens.” Pas d’exception en vue. Allah a-t-il dit oui ou non que “mépriser ou médire de son prochain équivaut a dévorer le cadavre de son frère.” ?

Une jurisprudence minutieuse et détaillée était à la disposition de tout celui qui voulait vendre partager ou donner un esclave. Des femmes ont été rendues licites à des hommes au nom de Dieu. Dans certain livre anciens, ces pratiques étaient justifiées le plus légalement du monde. Quelques penseurs sont allés même jusqu’à sacraliser certain imam ou exégètes du passé au point de les citer avant ce qu’Allah et son prophète ont décrété.

Il n’y-a pas de prophètes après Mohamed (psl), sauf pour ceux qui croient aux théories de Mouseylama le menteur.

Force est de rappeler que tous ces rapporteurs ne sont ni dieux, ni prophète. Force est de constater que certaines interprétations du saint livre ont été drainées très loin de l’initial. Si nous prenons par exemple ce qu’entendent les mauritaniens par le statut de “weli”. Nous constatons qu’ils prétendent ce qu’Allah a interdit.

En effet, “Wali” chez nous et chez certain peuples, de la région, fait référence a celui qui connait le présent et le futur, l’apparent et le caché, les plis du mystère. Une espèce d’omniscience de l’homme. Alors qu’Allah a dit dans le coran ” Le Connaisseur de l’invisible. Il ne révèle son mystère a personne sauf a ceux qu’Il choisi parmi ses envoyés.” Sourate les Djinns.

Et l’envoyé (psl) dit dans le coran : ” Si je connaissais le mystère, j’aurais œuvré pour des quantité de biens et n’aurais pas été touché par le mal.” Coran Qu’est ce que les hommes de ce temps peuvent avoir et qui n’a pas été donne au prophète (psl) ?

Espérons que tout ceci soit enterré dans les archives de l’oubli et que nous revenions à notre religion purifiée de tous les ajouts et les industries de transformations.

Ce n’étaient pas des atrocités, mais l’ordre normal des choses.

Cette société là, avait ces paramètres là.

Ont-ils fauté vis-à-vis de Dieu? Leur compte est auprès de Lui.

Ce n’est pas notre problème.

Il se peut très bien ou plutôt il est plus que probable, que ces Oulémas ne pouvaient pas se prononcer par crainte d’une certaine pression socioreligieuse. Dieu Seul sait.

Ce qui va nous intéresser donc à travers ces lignes, c’est notre temps présent. Honnêtement et sans détours : notre aujourd’hui.

Nous allons voir de près tous ces “Macistes” qui se bousculent pour libérer les esclaves ou “gommer” ces séquelles qui commencent sérieusement à déranger. Une odeur de gâteau à partager derechef fuse de ces bonnes intentions. Un morceau de taille, dans lequel apparemment tous veulent se tailler la part du lion.

Astaqviroullah!! On dirait que ce que le message divin n’a pas opéré dans ces cœurs depuis 1435 ans, a été fait en un tournemain par le président Mohamed ould abd al Aziz.

Et que ce que les encyclopédies du droit humain n’ont pu déclencher, a, comme par enchantement occupé les premières loges des esprits éclairés de notre élite politique en cette ère des miracles.

Wallahi bravo!!! Pour cet homme. Ce président qui n’a pas fini de nous surprendre.

Subitement toutes les consciences se réveillent. On tire a la lumière ces Ayats et ces hadiths de Dieu et de son prophète, qui, si elles avaient été pratiquées et appliquées correctement a l’origine auraient épargné a la Mauritanie bien des difficultés et bien des événements douloureux.

Aujourd’hui les théories ont été inversées comme par miracle. Les bouches qui hier défendaient l’indéfendable, deviennent en ces jours le modèle le plus parfait de la défense des droits de l’homme et de la vérité.

AL HAMDULILLAHI de toute façon. Allah guide qui, Il veut.

Allah nous a rendu nos oulémas à la forme sous laquelle nous avons toujours souhaité les voir. Allah a fait que nos politiciens recensent et ressassent nos difficultés, nos couleurs. Notre faim et notre soif.

Al hamdulillah!!! Et merci à Aziz.

Cependant

Nous aimerions que ces deux groupes de sauveurs restent à distance pour le moment.

Les premiers parce que vous avez pour très longtemps tu des vérités consignées dans vos livres et dans vos conscience. Nous vous accordons respectueusement un temps de convalescence durant lequel vous pouvez intervenir, mais de loin pour signifier a ceux qui vont opérer de prés que si un alem s’est repenti, au point de revenir sur ses positions, un moins qu’un alem doit temporiser ses ardeurs. “Quand l’imam est bastonné, le muezzin doit s’inquiéter pour sa peau”.

Nous ne pourrons jamais être une nation saine et paisible, tant que les spectres du syndrome de la supériorité factice et le bacille du profit à tout prix font des ravages dans nos rangs.

Ce n’est pas une accusation, mais une crainte. Une inquiétude empirique que le passé a enracinée dans nos cœurs. Par amour et par respect pour vous, nous voudrions que vous vous placiez loin de tout soupçon Et de toute tentation. Rappelons nous quand Ibrahim (psl), pour se rasséréner demanda a Allah “Mon Dieu montre moi comment Tu ressuscites les mort.” Et Allah lui répondit :

“N’as-tu pas cru?” le prophète Abraham rétorqua: “Si mon Seigneur! Mais pour que mon cœur se rassure.” Nous vous disons la même chose à vous les religieux et les politiques “Pour que nos cœurs se rassurent, nous voudrions que cette opération complexe et difficile soit purifiée de toutes les surenchères de tous les doutes et de la suspicion.”

Beaucoup de fonds se sont envolés dans la période de Maawiya, qui a voulu alphabétiser ceux qu’on traitait comme des bêtes. Il était certainement de bonne foi, mais beaucoup de mauvaise fois, qui l’entouraient, ont englouti les efforts et tourné l’auteur en dérision.

De même que le président Haidalla, et ses structures des masses, les boutiques Emels, les fonds destinés à l’agriculture, a l’enseignement a la santé aux vaches aux ânes aux chats. Tout a été copieusement brouté scientifiquement, sans que personne ne puisse se douter de quelque chose. Et nous sommes toujours revenus au point zéro. C’est-à-dire au bord du gouffre.

Ce que nous espérons n’être que les “séquelles” du féodalisme, continuent à gérer dans une discipline feutrée et démocratiquement correcte l’exploitation de leurs anciens serfs.

Des maires et des députés qui s’imposent, non pas par la force des urnes, mais par la volonté politique de ceux qui font et défont les lois selon une philosophie tenace et immuable.

Le vrai grand problème est que les riches deviennent plus riche et les pauvres plus pauvres.

Ce n’est pas une crise, puisque la situation a toujours été ainsi.

Il n’est pas un crime d’être riche. Ce qui est honteux en retour, c’est de s’enrichir illicitement sur le dos des misérables, et qu’on ne veuille même pas leur sortir la zakat citée de pair avec la prière dans notre religion. Instruire religieusement les Adwaba est une perte de temps. Car ces pauvres communautés sont les plus pieuses du pays. Bien que presque totalement ignorantes des vrais préceptes de l’Islam.

Le ministère de l’éducation doit affecter dans ces lieux des professeurs, qui doivent se dissoudre dans ces communautés pour vivre leur quotidien et rehausser leur niveau moral civique, intellectuel etc…

Le ministère de la santé doit à son tour contribuer par des postes de santé ou il serait interdit aux agents et médecins de faire la navette entre leur lieu de travail et Nouakchott.

Sur la bande de la région du fleuve, le gouvernement doit faire du rassemblement des ethnies, non seulement une recommandation ou un vœu pieux, mais une obligation.

Nous ne serons jamais une nation tant que les Voulanis sont retranchés dans leur Ksour, les adwabas dans leurs huttes et les maures sous leurs tentes. Les populations doivent absolument s’entre-pénétrer pour exorciser cette peur injustifiée de l’autre.

Beaucoup de craintes vont disparaitre. Car ce peuple est bon et recèle de grandes vertus.

Les jeunes volontaires des lycées de l’université, peuvent faire charité d’un morceau de vacances pour faire des miracles dans ces zones enclavées et perdues dans les bunkers de la pauvreté et de l’ignorance.

Le gouvernement doit voter une loi, qui octroie un pourcentage des revenus nationaux à cette frange, qui a mérité ce sacrifice financier, ne serait qu’en dommage de ce qu’elle a subit comme exactions et marginalisation.

Avec très peu d’argent et un peu de volonté la Mauritanie peut conjurer beaucoup de risques qui planent dans son ciel. Surtout quand on interdit les discours politiques, religieux, tribaux, claniques etc.…

En retour, ce que je voudrais appeler “l’ancien exploité”, doit se décomplexer et se convaincre que les fils du pays sont là pour l’aider. Aujourd’hui. Pas hier. Hier est mort. Il doit mourir, parce que sa survie menace la notre. Détester son frère pour ce qu’il est, est crime. Mais détester la maladies qui est en lui et qui nous sépare, l’aider à guérir de ce mal, est une vertu que chaque citoyen doit rechercher et adopter comme principe et comme but sacré, pour que la mère patrie vive et prospère.

Que dieu guide et protège les mauritaniennes et les mauritaniens et verse le lait de la miséricorde entre les cœurs et les esprits. Amine.

Mohamed Hanefi. Koweït.