Archive for June, 2014

Le fils du serviteur Du Aziz.

June 15, 2014

“C’est Lui, Allah, Nulle divinité autre que Lui; Le Souverain, Le Pur, L’Apaisant, Le Rassurant, Le Prédominant, Le Tout Puissant, Le Contraignant, L’Orgueilleux. Gloire à Allah! Il transcende ce qu’ils Lui associent.” Coran Al Hashr 23.

Aziz est Le Tout Puissant, et notre bien aimé président est l’un des fils de l’un des serviteurs du Tout Puissant (Al Aziz). Ceci pour éviter à notre guide (que nous espérons éclairé), une confrontation avec Celui qui a dit dans un Hadith Qudsi, “Celui me dispute mes attributs, Je l’humilierai.” La première responsabilité du responsable est donc de demander aux populations de demander Al Aziz.

Fin de la mise au point.

Etre le fils du serviteur du Tout Puissant peut être considéré comme le plus grand de tous les honneurs si on reste sur un certain chemin et à condition de s’éloigner de certaines erreurs.

Ce n’est pas pour fâcher notre autre fils d’un autre serviteur du Tout Puissant, Biram ould Dah, mais nous sommes tous des serviteur de Dieu, et nous ne voulons pas nous libérer, de cette servitude. Cette servitude là est facteur de profit et de noblesse et non d’exploitation et d’ humiliation.

Celui qui nous a crée, nous a fait proliférer sur cette terre pour le servir. Pas Lui directement, mais Sa justice, Son bien, Sa miséricorde et Sa vérité.

Chacun de nos fils de serviteurs du Tout Puissant candidat à la magistrature suprême, s’est investi de son propre chef d’une mission, dans son apparence, pour servir ses concitoyens et dans le mystère, dans le savoir de Dieu.

Mohamed ould Abd al Aziz, a ôté ce joug pesant de sur les épaules de Sidi ould Cheikh Abdallahi, tard dans une nuit pour le placer sur ses propres épaules. Qui l’a obligé à le faire? Pourquoi voulait il s’embarrasser de ce fardeau? Ce n’est, Al Hamdulillah, ni la faim ni la soif.

Il pouvait laisser cette lourde charge, de laquelle le porteur rendra inévitablement compte à Allah, sur le dos du vieux marabout. Ce dernier vacciné par l’âge et par la connaissance parfaite de ce qui l’attend en cas de trahison de la confiance divine, réfléchirait a deux fois avant de se laisser prendre dans la nasse des laudateurs. Il aura le remède adéquat contre les ingénieurs de la manipulation présidentielle. Ceci bien sur si Sidi est resté sur le pacte que ses ancêtres lui ont légué. Sinon Dieu a fait une promesse à l’Enfer et Il la tiendra pour sur.

Le piège cependant qui nous inquiète le plus, c’est cette Fitna à ciel ouvert qui rythme la campagne électorale de Mohamed ould Abd al Aziz et les adversaires politiques qui lui tiennent la main dans cette course vers partout et nulle part.

Jamais le racisme, le tribalisme, le clanisme le ségrégationnisme, n’ont été aussi bien manipulés avec une telle dextérité, comme armes de destruction massive des fondements du pays.

Les bouches chantent la paix et les actes préparent la guerre. Une cohorte parallèle de va t en guerre sur les pages sociales de face book, tweeter et sur les sites électroniques accompagne ce combat de coqs digne des banlieues boliviennes. A coups d’invectives et de propos racistes, ils rythment les rencontres, les manifestations et les fameuses initiatives.

Le président Ibrahima Saar appelle a un débat urgent pour “discuter de la cohabitation nationale”. Qui a déchiqueté la cohabitation nationale autre que les politiques? Birame veut une revanche des anciens esclaves. D’ailleurs l’un de ses lieutenant l’a martelé l’autre jour sur une chaine de TV. Il faut que les anciennes femmes esclaves et les petits “Abeydats”, circulent et piaillent dans cette présidence. “Apres on verra”

Boydiel ould Houmeid, ayant raté l’alibi de la défense des esclaves, se façonne un but non moins noble : le contrepied des séparatistes entre les harratins et les maures.

Mohamed ould Abd Al Aziz, n’ayant pas eu un adversaire consistant pour déverser sur lui sa témérité et son surplus de zèle électoral, sillonne le vaste territoire national en donnant des coups de pieds virtuels dans ces “loques de vieillards cadavériques” selon sa conception des valeurs. Ces “k-heylat” qui ont eu la mauvaise idée de le priver de les malmener sur la scène nationale par les armes traditionnelles et infailliblement confortables que ses prédécesseurs, tous présidents de la république ont fourbi a chaque fois pour mettre KO, ceux qui ont osé leur résister. Se mettre un adversaire consistant sous la dent avant de gaver les caisses de vote jusqu’aux “chneynivat” comme nous disons.

Ce tableau national, me fait toujours penser a Bouki l’hyène, le jour ou elle a écrasé une fourmi sous sa patte, avant de s’extasier “Imownke el atne!!”. ce qui veut dire a peu prés: “Qu’elle est confortable la puissance!!”

Reste Lala Mariem, qui suit les “gladiateurs”, à distance, armée de quelques slogans presque périmés et auxquels les mauritaniens ne croient pratiquement plus.

Nous sommes purement et simplement devant des males qui se disputent la domination d’une femelle qui a pour nom la Mauritanie.

Le monde entier convoite notre pays sauf nous-mêmes.

Ce territoire reste pour nous, simplement une proie qu’il faut gagner pour consommer et non pour bâtir. Tous les moyens sont bons. Après l’exacerbation du sentiment religieux à des fins politiques et ou économiques, viennent ces élections, qui vont saigner le pays a blanc, avant de le mettre a genoux pour servir, servilement le nouveau seigneur ou l’ancien nouveau maitre.

Sans aucun milligramme de vergogne, le démon du tribalisme, du clanisme du régionalisme, vont être ressuscités envers et contre toutes les règles de la morale et sans le moindre grain de décence pour installer un nouveau groupe de prédateurs sur une carcasse nationale, qui n’a même plus un brin de dignité d’énergie ou de vie pour se défendre.

Se défendre…pendant que nos vaillants héros caracolent dans les fins fonds du pays, pour étaler des océans de mirages et à une période ou les citoyens à l’intérieur sont écrasés par la sécheresse de fin d’été. Pendant ce temps l’évolution du pays vers l’inconnu fait son chemin.

Des personnes sont assassinées, presque quotidiennement. Un gouvernement étranger propose de protéger une citoyenne menacée de mort, comme s’il voulait nous dire: ou est elle cette sécurité que vous avez instaurée? Ou est votre police? Votre armée?.

Des zones entières, en plein milieu de la capitale, crient au secours, terrorisées de longue date par des bandes de criminels, qui tuent violent pillent a leur guise, convaincus que l’état s’occupe à autre chose que les problèmes du citoyen.

Cette pièce de théâtre que vous jouez a été tellement présentée, qu’elle ne représente plus d’intérêt pour personne.

Mangez nous, si cela peut vous remplir les yeux. Car le ventre se remplit et les yeux ne peuvent être comblés que par le sable.

Nous essayerons de ne pas être “neyreb esba’, le lapin que le lion a mangé et qui est ressorti, on ne sait même pas d’où.

Ceux qui disent que le fils du serviteur D’Al Aziz, n’a rien fait, n’ont pas raison. Il a fait beaucoup de choses. Parmi lesquelles la possibilité que j’ai en ce moment, de lui dire ce que je dis. Avant lui, les moyens d’expressions n’étaient pas toujours humains. Nous avions “Sayhat al Madhloum”, par exemple, dont l’un des nombreux sens, peut être le beuglement ou le meuglement de l’opprimé. On beuglait donc et on meuglait en silence pour signaler ses soucis. Il ya les goudrons, les Misgharous, les boutiques de longues files depuis le matin, pour acheter un kilo de riz. L’aéroport international de Nouakchott, les lycées d’excellence, pour les gens issus de familles excellentes etc…Wallahi il a fait beaucoup de bonnes choses. Mais il manque le “Lidam”. Un repas sans “idam” reste fade. Ce qui manque c’est le sentiment de participation et de profit que l’ensemble du peuple doit sentir et en jouir. Ce qui manque c’est incinérer ces vieilles pratiques qui donnent toujours ce sentiment de malaise unique et de lourde gêne dans les rapports qui caractérisent notre sphère nationale.

Ce qui manque ce sont les “VIS”. Vis-Biram, vis-Boydiel, vis-Ibrahima Saar. Le manque de “vis” crée beaucoup de bruit. Je me suis rendu compte de cette vérité “scientifique” une fois entre la Mecque et le Koweït. Un bruit continu et gênant nous a dérangé le long du trajet. Dans un garage, après examen de la voiture, nous  remarquâmes que sous l’aile une vis manquait. Et quand le garagiste a “vissé” la vis, tous les bruits se sont tus.

Au lieu de serrer la vis aux concurrents, les visser à coté pour partager les responsabilités et éventuellement la chose nationalement “partageablement” licite si possible.

La seule économie de la dépense de vos querelles et de vos “plans de guerre” qui sèment la zizanie et les divisions au sein de paisibles citoyens, suffisent a nourrir le peuple mauritanien pour une longue période. Ce que nous voulons, c’est que, quel que soit la sauce a laquelle nous allons être assaisonnés, que ce soit, comme la devise nationale le stipule, dans l’honneur, la fraternité et la justice. Ajoutons la paix.

Pour changer on n’est pas forcément obligé de démolir. La période passée avait sa chaine de valeurs, valable en ces temps là.

Allah a clairement expliqué le genre de comportements à adopter quand les responsabilités des générations passées débordent sur les conditions et intérêts du présent. Il a dit : “C’est une génération bel et bien révolue. A elle ce qu’elle a acquis et a vous ce que vous avez acquis et on ne vous demandera pas compte de ce qu’ils faisaient” Al Baqara 134.

Arrêtez donc de jouer sur les contradictions des statuts du passé face a la politique du présent pour vous trouver une raison d’être juge de quelque chose. Ou garant de quelque chose. Vous faites trop mal a la société par de telles spéculations. Nous avons déjà assez de pétrins avec ces dynasties naissantes de “tribu de voulane”, “Religion de Alane”. “Ideologie de vlane”

Ce qui compte maintenant, c’est que la chaine de valeurs soutenue par toutes les instances internationales, la logique et l’acceptable, prévale et soit rigoureusement respectée.

Mohamed Hanefi. Koweït.  

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Ce pays tangue sur la paume du diable.

June 13, 2014

– Aucune détente en perspective. Un rouleau compresseur géant semble écraser lentement, mais inexorablement les espoirs et les chances de survie des mauritaniens.

Les ténors de la politique, les ingénieurs de la division et les magiciens de la manipulation, se sont ligués pour griller l’avenir de cette nation dans l’encensoir de leurs folies et de leur cupidité maladive et criminelle.

Est-il vraiment impossible pour les différentes communautés de ce pays, de résoudre leurs différents et leurs déséquilibres sans haine, ni humiliation? Est il un sacrifice énorme de se respecter et de se donner les droits et la paix? Est il intelligent, voire prudent de s’obstiner a naviguer hors des ondes de la religion, de la justice du bon voisinage et de la charte des droits de l’homme?

N’est il pas un destin incontournable et obligatoire pour tous qu’en fin de compte toutes les ethnies, toutes les tribus, tous les groupes et les partis politiques, vont se disloquer, un à un, sans préavis pour que chacun finisse dans l’obscurité d’une tombe? Dans un trou noir, ou il souhaiterait, s’il avait le pouvoir de souhaiter, la cohabitation, même non pacifique d’un être ou d’un animal pour atténuer sa solitude et sa peur.

Quelle mouche a piqué les mauritaniens pour que du jour au lendemain, le pays remporte loin, devant tout concurrent, le prix Guinness de la production de l’industrialisation et de l’exportation des problèmes, de la haine et de la dissension?

Aujourd’hui les Harratines “sortent“, “marchent“, vers ou??? Pourquoi “sortir” ? et pourquoi “marcher” ? Et pourquoi ceux qui les poussent à sortir et à marcher, ne méditent-ils pas sur les graves catastrophes qui ont suivis ces signes précurseurs qui annoncent les conflits et déciment les peuples?.

Est-il possible que nous ayons atteint ce point de carence mentale ou nous ne pouvons plus envisager une sage décision? Ou prendre un juste virage, pour éviter une hécatombe, dont les contours commencent a surplomber nos toits? L’arrogance a tué et continuera à le faire.

Et bien que l’islam a exclu les arrogants du Paradis, nous continuons a nous proclamer fer de lance de cette religion. Le messager a dit: “Nul n’entrera au Paradis et qui a un atome d’arrogance ou (d’orgueil négatif) dans le cœur.” Hadith.

Pourquoi devrais-je me taire devant des accusations, si je ne me sens pas concerné par ces accusations? Et si ces accusations sont fondées, pourquoi devrais accepter de rester dans un hideux état condamné par la planète toute entière?

Voila des questions auxquelles tout citoyen maure doit répondre pas plus tard que tout de suite. Le maure ne doit pas cacher le maure. S’il y-a des maures qui font mal, ce n’est pas la faute d’autre maures, qui n’ont jamais fait de mal a une mouche. Ou qui pire est, souffrent d’exclusion de misère et de tort, plus que ceux qui se plaignent aujourd’hui de ces exactions.

L’urgence est de situer les maux, avant de demander l’antidote.

Des citoyens marchent depuis quelques jours entre Boghé et Nouakchott. Dernier recours, pour attirer l’attention nationale et peut être internationale sur leurs conditions de misère et de privations. Il faut rappeler que nous sommes dans un pays, ou la plus haute autorité a fait serment devant Dieu et les hommes de se consacrer a la condition des faibles et des dépossédés de ce pays.

Quel travail est plus urgent pour cette haute personnalité, que celui d’aller au devant de ces désespérés pour au moins leur apporter un support moral et leur épargner les périls de ce long trajet qui risque de supprimer certaines de ces vies?

Qui est le plus capable d’aller au devant de l’autre. Un président véhiculé avec les derniers cris automobiles ou des paysans affamés, haves et rachitiques qui doivent trainer leurs vielles chaussures sur quatre cent kilomètres pour dire des mots que personnes ne veut entendre?

Un pays peut-il être construit sur le faux???

Allah n’a-t-il pas dit dans la Sourate Al Isra “Et dis la vérité est venue et le faux a disparu. le faux finit toujours par disparaitre.” Coran 17-81. N’est-il pas une volonté manifeste de contredire Allah en persistant a édifier une nation sur le faux? N’est-il pas un enfer, le jour de la résurrection de se présenter devant Dieu avec tous les droits de tous ces millions de personnes sur le cou. Comme un joug de malheur et un collier de désespoir de la miséricorde divine? Je pense que le sujet mérite méditation.

Il est bien sur faux et archi faux de dire que le maure est mauvais et que le noir est victime. Et toutes ces chansons qui prolifèrent de nos jours. Le maure, le hartani, le forgeron, le soninké et tous les autres, sont tous les mêmes. Il y en a des bons. Comme il y en a des méchants.

Historiquement une ethnie a profité plus que les autres. Elle en a profité pleinement. C’est vrai. C’est le destin. La justice est de corriger ce défaut vite et bien. Tant que l’exploité était sous anesthésie mentale, les choses allaient; pas “bien“, mais “sans danger“.

Maintenant que la lumière a éclairé les défauts embusqués dans les ténèbres, et a sorti les mensonges cachés dans l’ombre, la sagesse est d’éviter de défier l’ordre divin, ou de persister à justifier les mauvaises conduites. Ceux qui s’entêtent par différents moyens a se positionner au dessus des êtres, se mettent le doigt dans l’œil dans tous les sens. Ni la religion, ni le droit, ni même le bon sens ne vous donnent raison.

Allah vous a dit “Que l’être humain observe de quoi il a été fait. Il a été crée d’une giclée d’eau sortie d’entre les lombes et les cotes.” Coran 86-6 Il n’ya donc aucune suprématie de naissance. Et s’obstiner a maintenir ces chimères, constitue des bombes a retardement que vous léguer a ceux que vous avez de plus cher, a vos enfants. A vous de choisir.

Ceux qui gouvernent, et qui ferment les yeux aux bouillonnements alentour de populations, en bas, pensez a ceux qui ont emprunté la même voie. Et pensez a ce qu’ils sont devenus. Saddam était très puissant. Ben Ali avaient des comptes suisses. Kaddaffi était très riche, très courageux, très fier. Regardez ses enfants aujourd’hui. Comme ils auraient aimé être les enfants de n’importe quel pêcheur ou bucheron et avoir la paix, protégés de tous ces bras qui se tendent pour leur faire mal. De tous ces geôliers sans pitié, qui jouissent de leurs souffrances.

Les pages du monde, ne conservent jamais la même couleur.

Les opprimés, les laissés pour compte, les exclus, les esclaves, les dépossédés, les déshérites, les désespérés, doivent a leur tour permettre aux gens de bonne volonté, s’il en existe, d’amorcer un atterrissage en sécurité du pays. Nous descendons des hautes sphères de l’injustice et du tort. Permettez a l’aéronef de se poser en douceur, pour que tout le monde ne s’écrase pas sur le sol rugueux et rocailleux de la haine et de la rancune.

Etre musulman, c’est aussi pardonner. Le messager de l’Islam a dit : “ Cherche pour ton frère, soixante dix excuses avant de le condamner. Et si tu n’en trouve pas, dis toi que peut-être tu l’as mal compris” L’ennemi ce n’est pas seulement l’autre. Beaucoup d’ennemis qui ont pour nom la cupidité, la magouille, la malhonnêteté politique, la gourmandise de poste, la boulimie de ressources nationale, l’arrogance tribale, la faiblesse de la foi, viennent se greffer sur le défaut initial de la différence ethnique, pour l’aggraver et l’envenimer a outrance. Et le danger devient une menace pour tous.

Un sot riche avale tout et finit par être avale par les pauvres qui l’entourent. Un gouvernant ou un nanti, intelligent se dit : “Je ne peux être fort, au milieu d’un océan de faiblesse.” Les gouvernants forts, sont forts par la force de leurs peuples. Et les dirigeants faibles, sont réduits a cet état pour avoir coupé la branche sur laquelle ils reposent : leur peuple. Le prophète Mohamed (psl) a dit : “Allah ne fait pas miséricorde a celui qui n’a pas de miséricorde dans le cœur.”

Qu’Allah protège la Mauritanie et traie la mamelle de la miséricorde et de la fraternité entre ses fils. Tous ses fils dans l’égalité, la paix , le respect et la prospérité. Amin.

Mohamed Hanefi.
Koweit
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Le dernier soucis de tout le monde…

June 11, 2014

N’est autre chose que l’intérêt national.
1998. j’étais adjoint au directeur de l’AMA. Une agence koweitienne qui présentait des aides aux musulmans d’Afrique.
Choqué par les millions de dollars qui me passait sous le nez vers toutes les destinations africaines, je décidai de parler franchement avec feu le docteur Abdrahmane Summit, grand fondateur de cette agence et proche de l’émir. Il me dit sans détour que Maouwiya o Taya l’a chassé de Mauritanie, l’a accusé de terrorisme et a séquestré ses biens. Pendant plusieurs années et sous plusieurs de nos ambassadeurs j’ai lutté pour apaiser la colère de l’homme et lui faire comprendre que l’orphelin et la veuve de Mauritanie n’ont rien à voir avec la politique. Sans vouloir citer le nom de personne dans ce récit “romantique”, je ne peux continuer, sans saluer le patriotisme de trois de ces ambassadeurs son excellence Ahmed ould jiddou ould Khlive, mon ami d’enfance son excellence Hamadi ould Meymou, que je ne respecterai jamais assez et son excellence, mon ancien professeur Haibetna ould Sidi Haiba.
El “mouhim”, comme disent les maures, cette histoire prendrait des volumes et des volumes. Résumé. Quand j’obtins du DG de l’AMA d’ouvrir le bureau de Mauritanie, je fus contacté par un homme, wallahi je connais seulement son nom. Il me dit qu’il est de la présidence, que Maaouya allait me rencontrer, comment est le dollar? Le dinar le change etc. j’ai compris.
Je rétorquai que cette agence a changé sa politique et offre ses aides directement aux nécessiteux. J’avais un mois et je devais aller vite voir ma mère au bord de la Chamama. Elle était déjà faible, Dieu la couvre de sa vaste miséricorde.
Le contact fut coupé court et j’appris plus tard que le ministère de l’intérieur a appris que j’étais de “El Mou-arada”, l’opposition. Je profite juste de ces lignes pour dire a celui qui a eu cette initiative : “Gros menteur”. Aucun mauritanien ne peut dire que j’ai fait de la politique dans ma vie. Ni avec ni contre.
Ce qui est sur en retour, c’est que ceux qui ont “bloqué” ce travail de plusieurs années, porterons sur leur cous le jour du jugement le “Haq” de tous ces démunis qu’ils ont privés. Beaucoup d’hommes, bien placés aujourd’hui dans les rouages de l’état et qui ont visité le Koweït comprennent.
L’an 2000. Je visitai Bezoul avec ma famille en vacances. Il faut beaucoup de temps et d’encre pour parler des conditions de vie pénibles de ces habitants.
Avoir de l’eau était une gageure. Et voir des femmes squelettiques trainer un bidon de 20 à 30 litre, attaché a une corde qui elle-même est attachée au cou de la femme, est une image difficile à supporter. Les puits sont profonds. Souvent il n’y a ni corde ni margelle pour puiser cette eau tirée de si loin et les chambres à air usées étaient le seul moyen pour coudre ces “delous” de fortune, maigre fil entre la vie et la mort.
Je parlai avec le directeur d’une société a Rosso pour installer une éolienne sur le puits du village. En homme respectable et pieux ce monsieur (je ne veux pas mêler son nom a ces drames), me promis de commencer tout de suite à construire le socle. Des voitures chargées de gravier et de ciment furent acheminées vers le village de Bezoul et je rentrai au Koweït, l’âme satisfaite. Au moins tirer l’eau sera plus facile. Quand a trainer les bidons sur le sable, presque mouvant, il fallait trouver une autre solution. On dit que le bien vient par étapes.
En juillet a mon retour, je fus surpris par le directeur de l’agence qui me remet l’intégralité de la somme que je lui avait remise. Il n’a même pas déduit le prix du socle qui pourtant a couté cher et qui continu encore aujourd’hui, installé sur la bouche du puits de Bezoul, a raconter aux générations présentes et a venir, que l’éolienne n’a pas été installée, parce que en République Islamique de Mauritanie, pour faire un bien aux serfs, il faut le consentement du maitre. Encore l’histoire est longue. Mais si je reste vivant, je consignerai tout ce répertoire de trahisons nationales. toutes ces choses sont utiles pour que nos descendants aient honte de nos comportements pour les fuir à l’avenir.
Le Seigneur fit que je ne sais pour quelle raison j’ai engagé une équipe pour leur creuser un puits. L’eau jaillit à 11 mètres de profondeur. Une eau abondante qui abreuva les hommes et les bêtes et la traction devint moins pénible. Je l’appelait “Bir errahme”, le puits de la miséricorde.
En l’an 2000 quelque chose, je ne me souviens pas exactement. Je rendis visite à un parent, mon ainé, qui était le chef de l’état major national. Au cours des discussions, il me reprocha: “Pourquoi vas-tu enseigner et instruire les enfants du Golfe alors que ton pays a besoin d’effort pour redresser son enseignement?”. Plus qu’un reproche, c’était presque un blâme et je senti vraiment une certaine culpabilité à cet instant.
“Il n’y a pas de problème répliquai je. Je suis prêt à revenir contribuer à ce redressement et tout de suite”.
Dans mon esprit naïf, je venais de faire un très grand sacrifice pour la patrie. Echanger un salaire avec un salaire 10 fois supérieur n’est pas chose aisée pour tout le monde. Surtout à un temps ou l’intérêt matériel semble effacer la foi et la vertu.
Il contacta le premier ministre d’alors et lui proposa de me rencontrer.
J’avais un mois de vacances. Je devais rester le plus possible a coté de feu ma mère au bord de la Chamama.
Je rencontrai le premier ministre nous discutâmes assez longtemps et je lui exposais la liste d’expériences, je lui remis 17 tableaux d’honneur et certificats de stages dans différents domaines de l’enseignement. J’étais sur que quelque chose allait changer en bien. J’ai écrit un grand rapport que je lui remis.
“Attends mon contact bientôt”. Le 11 juin 2014, J’attends encore son contact. La même année une décision du ministre koweitien de l’éducation, me désigna avec monsieur l’inspecteur général et le premier inspecteur chargé de la capitale pour élaborer les manuels scolaires pour les instituts religieux. Je pouvais ainsi servir plusieurs dizaines de nationalités venues étudier au Koweït, avec une respectable indemnité par-dessus la chance.
Je ne suis pas prétentieux et je sais que mes capacités sont limitées, mais tout ce que j’aurais pu faire à des dizaines de petits mauritaniens et de petites mauritaniennes en matière d’amélioration de l’enseignement, je le mets sur la balance de son excellence le jour du jugement.
Viendra ensuite le poids de toutes les pertes de cadres compétents qui voient la dégradation catastrophique de l’éducation de nos enfants, sans avoir ni permission, ni la possibilité de faire leur devoir. Exclus…
2013. je rencontre un vieil ami, un frère duquel j’avais beaucoup entendu parler à travers le monde et que je n’avais pas vu depuis des dizaines d’années.
Mon vieil ami Sidi El Moctar Cheiguer était a la tête d’une organisation mondiale, l’ANEJ, pour la protection de l’environnement. De discussion en discussion, il me convint de faire un effort pour la protection de cette zone fragile du bord du fleuve, menacée par la poussée effrayante du désert.
J’avais déjà en tête depuis quelque temps l’idée de l’arborisation de la zone et j’avais quelques personnalités au Koweït, pouvant m’aider dans ce projet. A la hâte j’avançais un dossier au ministère de l’intérieur pour légaliser une ONG dénommée Chamam-Eco, que j’avais mise en veilleuse depuis quelques temps.
Pendant les derniers jours de mes vacances passées je fis un véritable parcourt du combattant pour avoir une autorisation de planter quelques arbres. J’attends encore le récépissé.
Contradiction flagrante avec la rapidité avec laquelle on délivre des permis de port d’armes et de chasse aux étrangers qui viennent décimer notre faune. Qui d’ailleurs a disparu.
Pourtant je ne demandai rien au gouvernement. Une simple permission d’apporter ma maigre contribution au pays.
Ceci me rappelle avec amertume un petit dispensaire modeste que j’avais construit dans ces zones de misère et que malgré la demande et l’invitation du chef de centre, n’a jamais été légalisé par le gouvernement et qui a fini par servir de local pour des ONG comme Doulos et Caritas, qui y préparaient de la bouillie pour les enfants malnutris.
Ceci ne représente qu’une infime partie de phénomènes paradoxaux qui m’ont fait comprendre qu’en Mauritanie l’intérêt national est le dernier soucis de tout le monde. Ceux qui peuvent ne veulent pas et ceux qui veulent ne peuvent pas.
Les rassasiés regardent, indifférents les démunis nager dans les marasmes de la misère et les pauvres maudissent en silence ceux qui ont volé et violé leur droit à la dignité.
Le gouvernement, nous dit-on va se charger du transport des candidats à la présidentiel, au même titre que le président sortant Aziz. Je dirais que vous transportez les discours, seulement les discours. Des paroles. Des mots des phrases et des discours. Avec tout le respect que je dois à tous les candidats. On ne mange pas les paroles. Essayez pour une fois autre chose.
Vous dépensez des sommes faramineuses pour promettre. Des tonnes d’énergie pour tromper et endormir.
Essayez pour une fois de rassembler tous les mauritaniens sous la bannière de la solidarité, du droit de chacun à participer à la construction de son pays, pour contribuer à l’assurance de l’avenir de ses enfants.
Louez une nouvelle société “Pizorno”, mais cette fois pour laver les cœurs les suspicions et les mauvaises intentions. Ramonez le volcan de votre cœur. Cherchez un morceau de foi, qui vous convainc que ce qu’Allah vous destine, ne peut vous rater. Sachez qu’avec mille ouguiyas, Allah peut vous assurer un bonheur intense au milieu de votre famille avec un peu d’arachide et de biscuit “sarakolé” et qu’avec cent millions Il peut vous refiler une maladie, telle que vous dépensez votre fortune entière pour vous amputer le bras ou la jambe. Si ce n’est autre chose.
“Le monde a changé. Il faut changer avec.”, a dit une fois notre premier ministre son excellence Moulaye ould Mohamed Laghdaf. Nous disons à son excellence “Min voumak jaat.” Le changement de notre sœur Kadiata malik Diallo n’est pas suffisant. C’est toute la Mauritanie qui doit changer. Impérativement. Sinon ce pays va à la dérive.
Voir le gouvernement du Koweït donner à chaque période l’équivalent de deux millions d’ouguiyas à chaque citoyen de ce pays. Pour la simple raison de citoyenneté. Et voir des mauritaniens qui n’ont jamais gouté la saveur de leur richesses nationales, fait craindre une colère foudroyante du Seigneur des mondes. A plus forte raison passer les siècles à dresser des obstacles devant tout ce qui peut profiter au citoyen.
Nous ne sommes pas moins riches que le Koweït. Mais le tort dissipe et annule la Baraka.
Affamer pour dominer…La subsistance est entre les mains de Dieu. “Il la donne à qui Il veut et l’arrache de qui Il veut”
Remarquer que dans le verset, Allah a utilisé “Arracher”, au lieu de “reprendre”
Dieu vous guide et vous garde.
Mohamed Hanefi. Koweït.

Nos Oulémas…Maintenant ou jamais…

June 10, 2014

Cette combinaison n’était peut-être pas accidentelle, même si elle a pu, ou a du être provoquée, voire aidée par la volonté prétentieuse des hommes. Cette réunion d’érudits sur la chaine Mourabitoun éclaire une zone de divergence.
L’islam demande à être considéré, je ne dis pas “reconsidéré”, puisqu’aucun doute ni changement ne peut être envisagé quant a la révélation.
Les hommes ont le droit de se poser des questions et de tirer les conclusions de ce qui a été et de ce qui est.
Allah a lié beaucoup de vérités a la vue et a la réflexion.
Dans la sourate de la lune, Allah dit: “Et Nous avons rendu le coran facile pour la méditation, Y-a-t-il quelqu’un pour réfléchir?” Beaucoup de choses dans notre religion sont liées a la vue. Dans ce livre Dieu dit: “Regardez ce qu’il y-a dans les cieux et la terre…” ou ” N’avez vous pas vu…” ou encore “Sont-ils incapables de voir…”. “Il y-a en cela des signes évidents pour ceux qui sont capables de réfléchir…doués de raison”
Les choses se passent, se déroulent devant nos yeux. Ce déroulement est extrêmement important, dans la mesure où Dieu nous invite à observer et à tirer les conclusions qui en découlent et les prises de positions qui s’y rattachent.
Pour chuter brutalement chez nous en Mauritanie, sans parachute, pour réveiller les consciences, et secouer les âmes endormies, nous allons “observer”, comme notre Créateur nous l’a demandé.
Cela fait exactement 1435 ans que l’envoyé (psl) nous a légué l’héritage. Héritage pour nous tous, mais avant tout et en tout honneur, responsabilité de ceux qui se sont nommés “héritiers des prophètes”: Les Oulémas.
Apres 1435 ans il est logiquement sage, de faire le bilan de ce que les héritiers, ont fait du précieux héritage.
Je répète la rencontre n’était pas fortuite, car “Allah fait ce qu’il veut, comme Il le veut.”
Un grand savant, Abdallah Mansour, président de l’union des “Associations islamiques” en Europe, visite la Mauritanie. Objectif: diagnostiquer la santé du musulman et réfléchir sur les voies et moyens de faire face aux assauts répétés et insistants des ennemis de la dernière religion. Exception faite des formules politiques de bases, du genre “Même l’Europe a besoin de nous…”, “Nous sommes allés jusqu’en…pour rependre…” et quelques hommes de savoir qui discutaient, postés derrière le dos du conférencier, comme si le sujet n’avait pas ce caractère urgent que tout musulman conscient et qui “réfléchit” ou “médite”, commence à sentir crucialement dans sa chair et dans son sang, on peut sentir nettement que la situation inquiète.
Monsieur Abdallah Mansour, homme apparemment de grande culture, mais surtout poli et très posé, n’a pu, malgré, un certain effort de courtoisie, s’empêcher de dire que certain comportements dans le monde musulman, gênent leurs congénères musulmans en Europe. C’était comme si nous avions la théorie en Islam et que l’Europe en jouissait de sa pratique et de sa sécurité. Je ne suis pas le premier à le dire. Certaines choses demeurent indéfendables aux yeux des l’autres. L’érudit Mansour, n’a pas omis de mentionner que son statut d’européen, revêt une importance et une justice telles que sa confession de musulman, devait en tenir compte. En fait il n’a cité que ce que les vraies recommandations de l’Islam avait consigné depuis des siècles, mais que les musulmans, se refusaient à comprendre, ou ignoraient pour une raison ou pour une autre.
Si on s’arrêtait seulement à la parole du prophète Mohamed (psl), quand il dit: “Je suis venu pour parfaire les règles de la vertu”, on n’offrirait plus aux autres l’occasion de médire de notre religion, ni a nos coreligionnaires la possibilité du doute quand a notre bonne foi et notre rectitude.
Les gardes des sceaux de la religion, ont préféré se servir au lieu de servir, dérogeant en cela a la tradition du prophète, qui a vécu en esclave de ses compagnons et qui a refusé l’influence des biens du monde sur le caractère sacré de sa noble mission.
C’est le pourquoi de tous les mécontentements et tous les troubles, que nous observons chez nous aujourd’hui.
L’esclave a “observé” et “médité”. Il a compris qu’on l’exploitait au nom de celui qui l’a honoré plus que les anges. La femme aussi. Ceux qui avaient peur de la “Tazabout” de celui qui veut se substituer a Dieu ont compris que: لا ضار و لا نافع إلا الله
Ceux qui étaient privés du savoir par les armes de “l’ignorantisation”, se sont retrouvés servis dans ce domaine par des machines, créées par des savants non musulmans qui leur dispensaient l’Alfa et l’Omega de leur propre foi à domicile et gratuitement.
Il serait une aberrante contraction, voire une infamie de défendre une injustice une inégalité ou une illégalité au nom du Créateur. Dieu est perfection et justice.
Le “Alem” est honoré par le Seigneur des cieux et de la terre. Dieu a promit : “Allah élève ceux qui sont croyants d’entre vous et ceux qui ont eu le savoir à des degrés très élevés.” Coran. Qu’est ce qu’un “Alem” peut espérer de plus que cet honneur et que cette distinction du Maitre des distinctions?
Cette promesse de l’Autorité de toutes les autorités devait le mettre à l’abri des tentations du monde. Il devait considérer éternellement les paroles de Celui qui seul peut l’élever ou l’abaisser. Celui qui lui assure sa subsistance et qui le guéri de la maladie. Les gens doivent venir à lui et non lui qui courre à eux. Pour dire la vérité et véhiculer les ordres de Dieu, il ne devait ne distinguer ni fort ni faible, ni modeste ni influent. Sachant qu’Allah a dit: “O gens vous êtes les pauvres et Allah est le Riche, le Tout puissant.” Ainsi vacciné, sa bouche ne devait se prononcer que pour le vrai, le juste, l’irréprochablement divin.
Les traces de ses interventions dans les relations et le commerce entre les fidèles, devaient refléter la pureté et la justice de Celui qui lui a conférer l’honneur de diriger les hommes et soigner les esprits des égarés.
L’homme doit toujours être modeste. Savoir ses limites et être conscient de la réalité qu’il ne peut même pas comprendre le fonctionnement de son propre cerveau, ni même sa manifestation apparente : L’esprit.
Il ne doit jamais opposer, ni a plus forte raison imposer sa conception des choses a la logique universelle, qui est naturellement révélée par Allah au bon sens des hommes. Aussi bien les croyants que les mécréants.
L’homme a un besoin impérieux de saisir et comprendre la raison de son existence. Dieu lui en a offert le moyen le plus efficace : l’intelligence, la méditation, la réflexion et la déduction.
Je n’ai pas, dans ma vie rencontré un savant plus érudit que Mohamed El Hassen ould Dedew. J’ai eu la chance de côtoyer cet illustre homme plusieurs fois dans le Golfe arabique et combien de fois j’ai souhaité qu’il prenne conscience du fait que ceux qui avaient le plus besoin de ses prêches en justice et en changements positifs, n’étaient autres que ses propres concitoyens de Mauritanie et selon la vision de Mauritanie.
Il ne s’agit pas de réciter des quantités de livres, mais de travailler avec le contenu sur le terrain de la création.
Le prophète Mohamed ne récitait pas les livres. De son vivant, le coran n’avait même pas été rassemblé dans les pages du livre que nous connaissons aujourd’hui. Il a seulement et magnifiquement appliqué ce que le Seigneur des mondes lui avait transmis, alors qui ne savait pas lire.
Aujourd’hui, au contraire nous avons des hommes qui “rapportent” une phrase transmise a travers les générations et les générations. Ils récitent par mémoire les noms de tous ceux qui ont transmis ces dires et paradoxalement ils agissent autrement.
Au nom de l’Islam, on fait n’importe quoi. Les Boko Haram terrorisent au nom de l’Islam et prennent les petites filles en otages pour “satisfaire” Dieu. Mais honnêtement quel musulman avalera cette pilule? Et quel non musulman accepterait d’embrasser une telle religion expliquée et appliquée de la sorte?
Au nom d’Allah, le tout puissant, nous demandons a nos Oulémas, tout de suite de réviser toutes la philosophie, élaborée par les hommes et d’en libérer le texte sacré du coran.
Nous voulons affronter ceux qui veulent le dialogue religieux avec nous, sur des bases solides et défendables.
J’étais étonné, un soir que je suivais un débat entre Makfoula, l’activiste des droits de l’homme, avec un docteur de science islamique, quand elle l’a fait suffoquer par une question, il faut le dire pour le moins gênante ” Pourquoi imposez vous à la femme libre de se couvrir et vous dite a l’esclave de découvrir la tête et les jambes.” Comment peut-on avoir le courage d’attribuer une telle ineptie a un message venu de Dieu??? Allah qui a dit que “Le meilleur d’entre vous auprès de Dieu est le plus pieux.” Sur quelle base, les hommes se sont ils arrogé le droit de légiférer au nom de Dieu des choses contraires a sa volonté et aux paramètres de sa justice infinie?
La parole est a ceux qui ont gardé encore la modestie, la clairvoyance et la sève de la foi. Un savant comme Mohamed Mahfoudh ould Mohamed Vadel, Yadaly ould ely haj, le sociologue Sidi ould Oubeid; des hommes, dont je ne connais que le nom, et qui a travers leurs interventions sur les chaines Wataniya, Essahel ou Mourabitoune, montrent qu’il y-a en nous le facteur de notre rétablissement.
Seulement il faut leur donner la parole et le moyen de faire face a ces idoles que nous avons sculptées depuis des lustres et autour desquelles nous continuons une circumambulation excentrique et folle qui nous éloigne de plus en plus des origines et de la ligne droite tracée par le Seigneur.
La foi du mauritanien est pure et sincère, mais elle a été entachée par la confiance aveugle en une interprétation quelquefois intéressée ou artificielle de certain hommes. Dieu leur pardonne.
Le paysan mauritanien de Néma, ou de Barkeol, qui tape les mains sur le sol, pour son Tayamoum, est habité par une foi qui par sa force brise le roc. Seulement il lui manque de mieux voir, mieux se mettre en valeur et mieux agir selon les enseignements de son Créateur. Ici la faute revient aussi a ceux qui sont responsable de cette éducation et de cette éclairage spirituel.
L’apparente suprématie de ceux qui croient triompher grâce a une religion manipulée et révisée a leur convenance et selon leurs intérêts est un équilibre qui ne peut plus tenir ni durer. Cette ancienne technologie de la fausse interprétation et des ajouts calculés, ne peut en aucun cas survivre a l’éveil des consciences et a la poussée de la facilité a l’accès gratuit des savoir.
Sans notre religion, nous ne sommes que des spectres d’os et de sang. Mais nous voulons que les oulémas, en charge de l’exégèse, de l’interprétation, prennent en charge leur responsabilité et rassurent au lieu d’inquiéter, redressent au lieu de déséquilibrer. Prêchent l’égalité la justice et la fraternité, exactement comme la religion islamique l’a demandé.
Ils doivent savoir que faire une faute, n’est pas un crime. Le crime est de persister a soutenir et défendre le faux. Croire et continuer de croire que la patience de Dieu n’a pas de limites.
Les “ennemis” comme la vague d’athéisme, les attaques contre l’envoyé (psl), la peur de l’évangélisation, la pornographie, la prostitution, le crime organisé, l’alcoolisme, les attaques contre les oulémas, dont la dernière est contre l’érudit ould Deddew, le ciblage des couches faibles pour les drainer vers le crime ou le terrorisme, les attaques contre les épouses du prophète (psl), sont tous, a mon avis conséquences d’un certain comportement, un certain péché, un certain travestissement de notre sainte religion, faits par nos mains. Allah a dit “Tout ce qui vous atteint de malheur est la conséquence de ce que vos mains ont fait.”
Tous ces “ennemis” agissent parce que nous leur avons offert un terrain propice a leurs agissements. Une raison pour “agir”.
Au lieu de brandir l’Islam comme une autorité pour “forcer”, “plier”, “casser” les autres, pensez à l’Islam havre de paix et de justice qui offre asile et sécurité. Exactement comme Allah a voulu. “Point de contrainte en religion”. “Discute avec eux de la manière la plus douce.” L’envoyé (psl) a dit: “n’insulter pas le Dieu des mécréants, pour qu’ils n’insultent pas le votre.”
Si quelqu’un au Danemark a eu l’impolitesse de caricaturer un homme qui n’a apporté que le bien au monde, c’est qu’un mauvais interprète, lui a tendu un pinceau pour commettre son forfait. On nous applique les claques avec les images que nous offrons au monde. On nous gifle avec les contradictions que nous charrions entre ce que nous disons et ce que nous faisons.
Il n’est jamais trop tard pour rétablir cette noble religion dans son habit de bonté, de justice et de miséricorde. C’est ainsi que Mohamed (psl) a enseigné, vécu et pratiqué l’islam. Et c’est ainsi qu’Allah a voulu tirer ses serviteurs des ténèbres vers la lumière.
Mohamed hanefi. Koweït.

Les coulisses de la mort

June 10, 2014

“Papa, la sale d’opération sent le cadavre”
Ce sont les premiers mots de mon fils Yacine qui venait de sortir de l’anesthésie.
Je ne pouvais que l’écouter sidéré par la terrible épreuve que je venais de vivre.
Pourtant mon soucie majeur était de lui cacher mes larmes. C’est comme ca que mon père m’a appris: “un homme ne doit jamais montrer sa faiblesse devant un enfant ou une femme”. Je ne sais pas pourquoi. Pourtant je sentais que pleurer m’aurait fait du bien.
Le 27 juin, au Koweït, tout le monde attendait fiévreusement les résultats du Bac scientifique. Au milieu de grands nombre de fils d’émirs et de grandes notabilités du pays, il y avait un seul candidat mauritanien, mon fils Yacine.
La voix du speaker m’inonda alors de la plus agréable nouvelle de ma vie, yacine était a la tête de la liste: mention excellent avec une moyenne de près de 96%.
La joie de notre ambassadeur au Koweït, son excellence Hamady ould Meymou, fut beaucoup plus grande que la mienne et il tint à féliciter l’enfant lui-même. La joie de la famille fut indescriptible.
Nous étions surtout pressés de rentrer au pays pour un mois et demi de vacances. Je tenais toujours à ce que les réussites de mes enfants soient fêtées dans leur terroir et surtout liées à l’amour de chez eux.
Le voyage fut assez long et fatigant, mais nous ne sentions que la saveur de cette agréable victoire.

Deux jours après notre arrivée, l’adolescent senti une petite douleur dans le ventre. Je le réprimandais un peu arguant qu’il abusait de boissons gazeuses sa mère expliqua le phénomène par “mauvais”
J’obtempérais enfin pour la solution la plus raisonnable et me dirigeais vers “L’hopital Zayed”
Entre temps la douleur était devenue insupportable et quand nous entrâmes dans la “Salle des urgences” réconfortés par le sentiment d’être enfin en présence d’un médecin.
La consultation fut extrêmement brève et les mains remplies d’ordonnances, je rentrai dans la pharmacie en face (non climatisée!!) pour la préservation des produits souvent dangereux, j’achetais mes médicaments et rentrai à la maison, le cœur serein.
Trois heures plus tard un peu avant le crépuscule, l’adolescent qui venait de fêter son18ème son anniversaire le 13 juillet, cinq jours plus tôt fut pris de spasmes violent et ses membres se redirent complètement.
Je sautais dans la voiture et au risque d’un accident entrai a “L’hôpital Zayed” a l’allure d’un bolide conduit par un fou. Le même médecin les mêmes processus et l’enfant fut interné dans une chambre. Une infirmière a la mine encore très jeune entra et commença à fouiller dans la main du jeune homme avec une seringue pour détecter une veine. Au bout de quelque minutes il devint évident que l’opération était au dessus de sa formation et je me dirigeais derechef vers le médecin.
Le raidissement de Yacine avait empiré, sa mère me suivait en pleurant. Je jeunais et mon cerveau ne fonctionnait plus.
“Docteur” dis-je poliment n’est-il pas plus sage de faire un bilan complet pour savoir exactement de quoi il s’agit?
“Passez à la caisse”, je passais à la caisse. Résultat, nouvelles ordonnances, perfusion de “Flagyl” et d’autres choses… je me retournai un vieillard avait des cheveux bizarres sur tout le corps je regardais de plus près et vi des nuées de moustiques qui pompaient son sang. Il était sous perfusion sanguine et souffrait d’une anémie aigues.
Les mauvaises bêtes suçaient tranquillement le sans qui filtrait lentement dans son corps rachitique.
J’oubliai Yacine pour un moment et fonçait vers “les boutiques en face” avez-vous des ventilateurs? Non mais nous avons des éventails, j’achetais le stock et le distribuai rapidement aux malades.
Mon assurance avait commencé à s’effriter et la panique s’empara de mon esprit et de ma foi, que je croyais cependant très solide. Je ne cessai de réciter les “Mouawidhat” “Il ne nous arrivera que ce qu’Allah nous a prescrit.”

Voyant le délabrement des lieux, je ramenai l’enfant à la maison avec une autre quantité d’ordonnance différente cette fois.
Les premiers vomissements me surprirent alors que je priais. Cette fois je parlais directement à Dieu:
– Mon Dieu si Tu sais que je n’ai jamais fais un acte dans l’intention de provoquer ton courroux, épargne mon enfant.

En un rien de temps les traits du gosse étaient devenus méconnaissables et je tentai ma chance du coté de “L’hôpital national” son visage était devenu l’expression même de la douleur et de la fatigue.
Un autre jeune médecin: vous devez faire immédiatement une échographie abdominale
Faites la docteur, j’ai l’argent nécessaire, et je veux que mon fils soit bien soigné, quel que soit le prix.
– Le problème répliqua t-il c’est que nous ne l’avons pas a “l’hôpital national” mais vous pouvez la faire devant la polyclinique ou a “Al Bourq” ou a Tensouelim”…

Nous trainions l’enfant péniblement vers la voiture.
Un gardien… nous trouvâmes un gardien:
“Mais si le spécialiste vient maintenant la facture sera majorée de 8000um” dit-il.
Je vais la majorer de 80000, pourvu qu’il vienne vite.
Il me tendit le portable et la voix de celui qui a fait le serment d’Hippocrate, et non celui d’hypocrite, me ramassa comme une foudre
– Votre enfant n’a pas trouvé un autre moment pour tomber malade?
– Docteur balbutiai je… pardon l’enfant il…
– Oui, oui je vais couper d’abord et prier les interminables “Rak’a des Tarawih” nous verrons après…
Mon moral chuta comme un thermomètre au pole et je trainai l’enfant vers “Al Bourq”, Tensoueylim, carreffour et ailleurs et ailleurs. Un homme me conseilla “allez a “Chiva”” le mot me réconforta: Chiva veut dire guérison en hassanya. C’était une bonne augure.
Un autre médecin : le spécialiste de l’échographie ne viendra que demain a 8 heures, mais nous avons une radio souvent plus “efficace” pour détecter ce que l’échographie ne peut voir.
Passe a la caisse je passai a la caisse.
Quelque minutes plus tard le médecin brandissant un terrible cliche de radio me dit “Votre enfant souffre d’une obstruction intestinale. C’est extrêmement dangereux il peut… à tout moment.”
Des tambours battaient dans mes tempes, pour la première fois je voulais m’éloigner de la mère de mes enfants qui scrutait mes yeux fouillait mes pensées.
Pourquoi mon Dieu je n’avais même pas le droit d’être faible? Qu’ai fait de si terrible pour passer ces jours auxquels je rêvais depuis 10 mois dans des conditions si atroces?
Une voix me soustrait à mes noirs pensées:
“Cette opération coutera entre 350000 et…”

Soudain je fus enflammé par la colère:
– mais docteur comment faites vous avec les pauvres?
– Les pauvres, répliqua t-il en souriant.

Il me fallait consulter un autre “docteur” avant de décider de charcuter les intestins de mon fils.
Je téléphonai a mon frère: “Trouve moi tout de suite le téléphone du docteur tel, un parent. Lui au moins ne peut marchander la viande d’un frère de sang.
J’arrive tout de suite et nous retournâmes à “L’hôpital national” une jeune fille de la santé, la seule personne humaine que j’ai rencontré, nous aida à contacter un professeur a l’air très modeste et très poli qui vint presque tout de suite dans son boubou pyjama et commença a ausculter l’enfant. Il lui fit cette fameuse échographie, sans parler à personne et je réalisai que la première fois que nous avions visité “L’hôpital national” nous étions a un mètre de ce fameux appareil “échographie” pour lequel j’étais prêt a donner mes yeux.
Le professeur diagnostiqua une appendicite aigue et l’opération fut programmée aux urgences.

Yacine au milieu de tous les gens de son pays se trouve maintenant dans une salle à “L’hôpital national” pas de chambre spéciale ni de traitement spécial. Il va guérir je le sais…
Comme toujours et tant que je suis vivant, je veillerai a ce que l’appât du gain ne le mène jamais vers ce cannibalisme humain qui semble s’emparer de tous. Il va aller là bas vers nos vaches, monter les ânes et les chevaux. Allah le voit et le protège. Il ne sera pas médecin…
Une question cependant me taraude les méninges:
Que deviennent ceux qui n’ont rien et pourquoi toutes ces villas qui ont poussé comme des champignons autour du lieu de ce dernier voyage, n’ont pas légué un peu de leur faste, ne serait ce que pour l’amour de Dieu???

Mohamed Hanefi. Tristes vacances à Nouakchott.

Votre Président monsieur le président (3) (fin)

June 10, 2014

Le paradoxe, monsieur le président… C’est que ceux que nous avons traités de mécréants et que nous avons déjà destinés à l’Enfer, pour nous réserver les domiciles merveilleux, sous lesquels coulent des ruisseaux; ce sont ces mécréants qui semblent le plus appliquer la volonté du Patron. Peut être parce qu’ils ignorent…

Rien n’est plus désastreux, ni plus impardonnable que les fautes commises avec préméditation. J’ai bien peur que nos calculs soient inversés et que ce soit nous qui iront, là où il faut absolument éviter d’aller. Il y a bien un proverbe chez nous qui dit que “Le calcul ne rempli Pas les poches.”.

Je me souviens encore… Ah! Que j’ai peur de me souvenir; je me souviens de ce vieux monsieur, dont la seule fille a été violée par un puissant fonctionnaire, un bras long, dont les bras étaient si fertiles qu’il lui a poussé un bras court entre les jambes. Un fils de mauvaise rencontre qui n’avait ni principes, ni vertu

Ce vieux commerçant avait pourtant foi dans la justice de l’Etat, heureusement que sa foi en Dieu était beaucoup plus grande.

Quand il s’est présenté devant le juge que votre excellence avait placé à la tête du tribunal, il fut tout simplement tourné en dérision. Il avait tort sur toute la longueur de la ligne et c’est à peine si on ne lui avait pas imposé d’indemniser le violeur de sa fille. N’était ce pas elle qui a accepté de se donner et puis a conclu un corniaud qui faisait figure de greffier: ” S’il avait voulu lui mettre un fer chauffé à blanc entre les jambes aurait elle accepté?..

Le verdict fut prononcé dans l’hilarité générale des avocats et des juges.

Une semaine plus tard, la voiture d’un groupe de fonctionnaires du ministère de la justice, accompagnés exactement par ce fonctionnaire, fut renversée sur la route. Aucun survivant. Toutes les victimes monsieur le président étaient présentes au procès du vieux commerçant. “Et quand aux armées de Ton Seigneur, ne les connaît que Lui. Et ceci n’est qu’un rappel pour les humains.” Coran. C’est ce qu’Il avait dit n’est ce pas?

Le temps coule, votre excellence. Les vêtements de la jeunesse et ceux de la richesse sont de partout attaqués par l’usure. Le prestige et le pouvoir s’effritent avec le temps. Ah j’allais oublier le temps, chef…il vous talonne et compte vos pas. Avec vos dossiers sous le bras, il vous pousse vers la table du juge. Dans quelques années, vous ne serez plus rien du tout. Votre échéance arrivera. Et vous ne pourrez même pas reculer le départ d’un instant.

Vous irez sans vos chaussures, sans vêtements, sans un mouchoir pour nettoyer vos yeux des grains de poussière qui s’y insinueront et s’y incrusteront pour l’éternité, sans garde corps, sans courtisans (ces derniers d’ailleurs seront très vite occupés à leurrer celui qui vous succèdera.).

Les épouses légales et illégales de votre excellence, jureront fidélité et amour à d’autres hommes et oublieront jusqu’aux traits de votre visage. Vous serez un fantôme dont l’image hantera vos enfants la nuit. Les proches éviteront de passer à coté de votre demeure éternelle, pour conjurer le mauvais sort. On prononcera votre nom pendant un certain temps, à voix basse et en faisant un signe pour éloigner le spectre de votre image funèbre.

D’autres personnes, venues on ne sait d’où encore coucheront dans votre lit et prendront possession de vos biens et de vos liens. Vous ne serez plus qu’une histoire dans leurs bouches; comme d’ailleurs le sont devenus Pharaon et Néron et tous les autres… Pourtant vous auriez dû comprendre la leçon votre excellence, pour en tirer les conclusions qui s’imposent.

Vous serez conjugué au futur, avant d’être conjugué à l’oubli, puis au néant. A rien du tout. Vous êtes sorti de terre, vous y êtes retourné, vous y resterez définitivement. Et comme une motte de terre, vous avez fondu dans vos origines.

Le jour de votre départ, les ingrats, ils ne vous ont même pas déroulé le tapis rouge, comme ils avaient coutume de le faire. Et pendant que votre voiture blindée et super brillante, était dans le garage, ils vous ont fourré à la hâte dans une fourgonnette à peine décente, avant de vous livrer aux mains d’un homme, presque dingue et, dans une chambre presque découverte. Il vous a dépouillé de vos derniers vêtements et vous a lavé avec une eau douteuse. Ses mains calleuses, se sont promenées sur vos parties intimes, entre vos cuisses et partout où seule votre noble main pouvait arriver.

La comble, chef c’est que ce malfrat s’est mis des gants, pour ne pas se souiller les mains en touchant votre respectable corps. Il vous a tourné et retourné à sa guise, pas à la votre comme il se doit, vous n’avez plus de “guise” votre excellence. Il vous maniait comme une marionnette et votre corps, dans des postures indécentes, répondait comme un pantin. Vos membres répondaient à sa volonté, comme dans un cauchemar au ralenti…il vous taillait à la mesure du trou dans lequel il allait vous loger

Et puis comble de l’indécence, il vous a couvert d’un tissu rugueux et maculé des saletés de cette couche inconfortable,( pas du tout à la hauteur du respect dû à votre excellence) sur laquelle vous étiez étendu. Pardon sur laquelle on vous avait étendu.

Étiez-vous conscient de tous ces événements, qui ont brusquement bouleversé le palais; et dont vous étiez l’acteur présent et absent à la fois? Seul Lui peut savoir. Les autres ils ont pensé que vous avez les oreilles qui n’entendaient plus, les yeux qui ne voyaient plus, le cerveau qui s’était “éteint” et le cœur qui ne bougeait plus.

En tout cas c’est ce que votre médecin personnel s’est empressé de déclarer, en arrachant ses gants. C’était peu de temps avant que vous n’entamiez ce voyage, qui a finit dans ce lieu sinistre et isolé que tout le monde avait hâte de quitter.

Tout le monde pouvait quitter sauf vous. Vous n’avez plus droit à aucun contact. Plus de téléphone. Vous êtes “complètement” coupé de toute existence .Vous n’existez plus. Vous êtes complètement délié de tout engagement pour faire face passivement à vos responsabilités, pour récolter ce que vous avez semé, payer les factures de votre séjour dans l’autre monde, le monde que vous avez laissé derrière vous à jamais et sans retour possible, pour corriger ou se repentir. Les dossiers ont été fermés et ne seront ouverts que quand vous serez devant lui.

C’est la première nuit que vous allez passer seul. Dans un lieu sans eau, sans électricité et sans bruit surtout. Cette place est célèbre pour son silence, que rien ne venait interrompre. En fait “seul” ? Nous verrons plus tard, n’anticipons pas les choses… nous avons le temps… beaucoup de temps.

Après avoir terminé le processus du lavage, le vieux croque mort est sorti avec les derniers vêtements que vous portiez(les mains toujours protégées par ses gants) et les a jeté dans une poubelle. Des hommes se sont alors précipités pour vous porter le plus vite possible vers “la fosse” qu’ils avaient aménager pour vous.

Tous essayaient d’afficher une mine de circonstance. La plupart cependant avaient hâte de finir avec vous pour vaquer à des choses plus agréables. Ils vous ont enfourné dans le trou béant et se sont relayés tantôt, et tantôt se sont acharnés ensemble à remplir le trou de poussière. “De poussière nous vous avons crées…”. Coran.

Des nuages de poussières …tout le monde toussait…sauf vous. Vous étiez en bas. On ne peut pas tousser quand on est en bas. Vos côtes comprimés par ces tonnes de terre et de gravas ont depuis longtemps cédé, pour aller se loger dans le tissu poreux des poumons.

La dernière soupe que les chères personnes vous ont fait ingurgiter avant que vous ne cessiez définitivement votre rapport avec la nourriture, est sortie pour imbiber la terre molle et servir d’aliments pour la vermine qui a déjà commencé à se rassembler pour faire festin des dernières substances concrètes de votre existence.

Après, « ils » vont venir…c’est comme s’ils vous attendaient… Vous avez fait tant de concessions pour vous débarrasser de toute conscience. Ne plus avoir de sentiments, ne plus sentir, être libre. Libre dans l’inexistence …comme par le sommeil, on échappe aux tracas de la vie… mais voilà que le rideau se lève…

“L’agonie de la mort fait apparaître la vérité “voilà ce dont tu t’écartais” Et l’on soufflera dans la trompe: voilà le jour de la menace. Alors chaque âme viendra accompagnée d’un conducteur et d’un témoin. Tu restais indifférent à cela. Eh bien nous ôtons ton voile; ta vue est perçante aujourd’hui.” Coran.

Monsieur le président je sais que je vous parle “sentiment”, alors que le pouvoir et le sentiment n’ont jamais fait bon ménage. Je voudrais cependant que votre excellence médite sur un fait certain : vous êtes inlassablement en train de construire ce qu’une gomme géante efface sans se lasser. Vous n’êtes vous-même qu’une somme qui tend vers moins l’infini. Où voulez vous en venir?

Avez-vous seulement une idée du pouvoir du connaisseur des mondes inconnus et visibles? Celui qui préconçoit l’ordre des choses? Celui à qui nous appartenons, et vers qui inévitablement nous reviendront.

Vous avez toujours pensé que vous étiez éternel, alors que vous voyez que tout le monde autour de vous s’en allait, sans retour…les rois, les princes…les forts, les faibles, les chefs de guerre, les prêcheurs de paix, tous engloutis par la terre comme s’ils n’avaient jamais existé auparavant. Leur souvenir s’est évaporé comme fumée au vent. La beauté, la force, l’intelligence, la richesse, tous sont partis sans retour.

L’ange de la mort, qui longtemps t’a laissé de côté, pour cibler les autres, passera un jour à côté de tous pour te choisir, t’arracher aux fastes qui t’entourent et t’emporter vers un trou noir sous terre, où tu serviras de nourriture à la vermine.

Avez-vous quelquefois, regardé les aiguilles de votre montre monsieur le président. Elles sont là pour compter sans s’arrêter les moments qu’on vous a accordés dans ce bas monde. Elles font le décompte de votre rythme cardiaque. La montre peut s’arrêter, mais le décompte continu. Elles vous rappellent que chaque course a un terme et chaque commencement a une fin. Tout ce qui vient arrivera, comme on sait le futur devient présent et le passé devient néant. Les nouveaux moments annulent et font oublier les saveurs des anciens.

Les générations se succèdent, comme un clou chasse un autre. La matière s’anéantie et les actes restent. Derrière le filtre de la mort, il n’y aura plus que satisfaction ou remord.

Eh chef ! As-tu bien calculé quand tu recherchais le bonheur ? Tu as longtemps pensé qu’être heureux c’est posséder le pouvoir, être célèbre, s’exhiber sous les lumières, avoir des foules qui vous courent après, pour faire votre éloge. Es tu sûr que tu ferais le même choix maintenant, si tout était à recommencer ?

Tu n’as jamais goûté le bonheur de voir un enfant pauvre, les yeux pétillant de joie, après que tu lui eus donné un petit cadeau de très peu de valeur, un petit bonbon.

As-tu jamais vu une vieille femme dépourvue de tout, lever les bras décharnés au ciel, pour demander au Seigneur de bénir celui qui a apporté la lumière dans sa pauvre demeure, en lui apportant un peu de nourriture, ou une simple couverture, pour se protéger du froid impitoyable.

Aider un pauvre homme aplati sous le poids d’une famille nombreuse et sous les nécessités croissantes de la vie ; partager les moments ultimes d’un malade, qui s’apprête tristement à quitter ce monde et qui ne peut plus vous remercier qu’avec les yeux. Des yeux qui se referment dans un ultime effort de vous adresser un remerciement sincère et pur qui ne cherche plus aucun intérêt dans ce monde.

Chef n’as-tu jamais éprouvé le bonheur intense et sans pareil de voir de misérables enfants manger, quand c’est toi qui leur as fourni cette subsistance ?

En fait le vrai bonheur c’est ce que nous offrons aux autres. C’est dans les yeux d’autrui, que se reflètent nos actions. Sans miroir on ne peut voir son visage, et l’homme est le miroir de l’homme.

Si la politique avait été fondée réellement sur la volonté de résoudre les problèmes du citoyens, les connotations de veuves d’orphelins de démunis, de misérables de pauvres, d’opprimés de sans abris d’exilés, de basses couches sociales, d’analphabètes, n’existeraient pas tout simplement.

Si tu veux mon avis patron, la politique chez nous c’est l’art de voler les autres. C’est la nouvelle méthode raffinée et hypocrite d’instaurer un esclavage moderne, qui aurait un visage moins hideux que son ancêtre des siècles passés.

L’homme politique dans notre continent surtout, décrète des lois pour garder les autres sous son emprise, mettre leurs biens à son service. Seul le pauvre paye les impôts, et il est le seul qui n’en profite pas.

Les hommes politiques, sont très fins et très intelligents. C’est une grâce de Dieu. Beaucoup d’entre eux cependant, ont usé de cette capacité pour asservir les êtres. Ils ont tourné et retourné les lois et les règles pour les ajuster à leurs intérêts propres. Ils ont malicieusement ouvert les vannes des biens publics, pour qu’ils ne versent que dans leurs comptes. Ils ont rendu licite à leurs personnes ce qu’ils ont interdit aux autres. Ils se sont accaparé honteusement de la part des autres tout en donnant l’impression qu’ils fournissent d’énormes sacrifices rien que pour l’intérêt national et le bien exclusif du cher citoyen.

Le pauvre citoyen, croulant sous le poids des impôts et des taxes de toutes sortes pour voir que jour après jour il engraisse des fonctionnaires théoriquement à son services et qui trôneront désormais au dessus de son pauvre crâne tels des dieux maléfiques qui rivaliseront d’astuces et de méchanceté pour le dépouiller de ses plus pauvres revenus.

La corruption que tout le monde condamne avec vigueur, est en fait le moyen le plus national de touiller les squelettes des citoyens ou du moins ce qui en reste, la liste des moyens étant beaucoup plus importante et beaucoup plus efficace. Le tout était de garder collé au visage, le masque hypocrite de la ferveur religieuse et du dévouement national.

C’est cette voie que tu as choisie, et contre laquelle tu as troqué ta liberté et la tranquillité de ta conscience.

Avant tu pouvais déambuler librement dans les rues de la ville. Tous ceux qui te croisaient te saluaient du fond du cœur. Ton ample boubou gonflait par le vent frais de chez nous, racontait, plus que tout autre troubadour, la grandeur et la dignité de tes ancêtres. Tu étais toi, vêtu de toute la gloire de tes aïeux.

Tu étais libre de marcher sur les trottoirs sans ces « gorilles », qui désormais sont collés à tes pas et te surveillent même dans ta chambre à coucher et peut être jusque dans la tombe, comme l’œil de Caen.

Dans les vastes étendus de notre brousse merveilleuse, tu étais le maître absolu de cette nature infinie et verdoyante. Tu dormais là où bon te semblait, sans crainte de te réveiller le matin avec une horde de militaires déchaînés, qui cherchent ta place dans cet Enfer de pouvoir.

Tes grands pères et les grands pères de tes grands pères, ont tous passé l’examen avec succès. Ils sont tous partis enveloppés de leur modeste habit de rectitude et de droiture, sans jamais se mettre devant quiconque, ni rivaliser avec quiconque. Ils ont donné sans chercher à avoir. Ils ont aidé sans chercher de contrepartie. Ils avaient les yeux fixés sur le Seigneur des mondes, au lieu de les garder rivés sur les plaisirs éphémères et corrompus de ce bas monde.

Pauvre de toi chef, en tout gagnant, tu as tout perdu. Ah si seulement tu pouvais faire marche arrière. J’ai dans un verset du Coran les remords du moribond quand le ciel lui dévoilera ses actes avant la mort : « Seigneur ! Si seulement Tu m’accordais un court délai : je ferais l’aumône et serais parmi les gens de bien ». Allah n’accorde cependant jamais de délai à une âme dont le terme est arrivé. Allah est parfaitement connaisseur de ce que vous faites.” Coran.

C’est le grand problème des hommes. Ils ne savent pas que le Patron a des émissaires redoutables, qu’Il est le seul à connaître. Ses envoyés sont invisibles des êtres, et peuvent prendre toutes les formes, pour châtier les mauvaises âmes.

Dans les pays nantis beaucoup de citoyens souffrent d’obésité consécutive à la boulimie incontrôlée qui sévie dans leurs estomacs malades. Personne n’a jamais pensé à établir un lien pourtant qui crève les yeux, entre ce châtiment divin et la faute que ces voleurs de pain ont commise en mangeant la part des enfants qui meurent de faim en Somalie, en Ethiopie et dans bien d’autres régions sinistrées du monde.

Les hommes ont déséquilibré le monde avec leur cupidité et leur gourmandise. Naturellement les ventres à l’origine conçus pour manger la part d’une seule personne, se sont trouvés subitement obligés de prendre des proportions énormes pour s’adapter à phagocyter la ration de toute une cité. Mal leur en pris, car les soldats vigilants du Seigneur des monde étaient là pour punir les scélérats.

Ils avaient pour nom : le diabète, l’obésité, les gastrites, la colique, les cirrhoses et bien d’autres malédictions qui s’abattent et continuent de s’abattre sur ceux qui n’ont eu aucune honte à croquer jusqu’aux os de leurs frères humains. L’avenir est certainement bien sombre pour ces mangeurs de chair humaine. Ces cannibales civilisés qui se goinfrent de la viande de leurs semblables indirectement pour se donner bonne conscience.

La vérité est que l’homme est l’animal le plus féroce sur cette planète. C’est lui qui a tant travaillé, pour créer les moyens de destructions efficaces pour détruire son frère, l’esservir à ses caprices machiavéliques et à ses appétits incestueux et veules. Chef t’es tu jamais posé la question « Pourquoi toutes ces armes ? »

Les lions, les panthères, les chacals, et même les charognards, n’ont pas crée des outils, pour éradiquer l’espèce de leurs frères. Ils n’ont pas thésaurisé les biens et la nourriture pour un lendemain qu’ils ne sont pas sûrs de vivres. Ils n’ont pas essayé de s’accaparer des terres pour construire des villas avec des chambres multiples. Le lion, roi des animaux, n’a qu’un terrier pour son repos.

De combien de chambres avons-nous besoin pour dormir ? Avons-nous la capacité de dormir dans deux chambres à la fois ? Pourquoi devons nous accumuler des logis et des logis, pour ne pas dire des immeubles et des immeubles alors que nous n’avons besoin que de l’espace d’un lit pour notre couche et souvent il est plus que suffisant, parce que nous nous permettrons de le partager avec un ou une partenaire.

Combien de millions de personnes dorment dans la rue, à proximité de villas somptueuses où il n’y a souvent pas plus que deux ou trois personnes qui se sont permis de prendre la part des autres. Et combien de fois ces privilèges égoïstes ont-ils été gagnés honnêtement ?

Là encore on trouve les soldats du Seigneur, qui guettent ceux qui ont dévié du bon chemin. Ces pauvres âmes sont emmurées dans des sarcophages de solitude et de dépression, qui les privent des plus simples plaisirs de la vie. Dans ces tours d’égoïsme, la relation sociale est pratiquement inexistante.

L’épouse à travers le prisme de son mari n’aime que sa fortune, les enfants guettent la mort du père, pour profiter de l’héritage. Quelquefois certains d’entre eux aide le cher papa à faire le dernier voyage, parce qu’il tardait à le faire. Ils auront ensuite le temps, tout le temps de s’entre- déchirer eux mêmes pour essayer chacun de son coté, de dévorer la part d’héritage qui revient à son frère.

Les hommes trompent leurs épouses, avec des dizaines d’autres qui ne représentent à leurs yeux meurtris par la cupidité, qu’un profit supplémentaire à s’approprier sournoisement. Dans ces entourages malsains, les mots fidélité, humanité, miséricorde, loyauté, modestie, ont une connotation péjorative et représentent une faiblesse honteuse à fuir comme la peste.

Comme ces hommes sans foi ni loi, ont écarté toute relation familiale, ou tribale de leur chemin, pour ne pas avoir à partager leur triste festin, le Patron leur a réservé un rapport spécial avec leurs propres enfants. Le résultat de la mixture diabolique qu’ils ont mise à point et entretenue, va se loger dans le sang de leur propre progéniture.

Leurs descendants auront désormais beaucoup plus que quarante huit chromosomes. Ils vont donner des générations bien singulières et bien loin des qualités humaines, qui ont jusque là préservé l’équilibre que le Seigneur a choisi pour les rapports entres ses créatures.

Ils auront le chromosome de la traîtrise, des êtres déshumanisés qui ne connaîtront plus le goût des relations familiales ni l’importance des liens sociaux. La miséricorde se desséchera dans leurs cœurs ; ils passeront de l’état de complices à celui de monstres les uns pour les autres. Ce sera la fin du règne de l’humanité.

Chef je vais te dire moi. Celui qui connaît son Patron réellement, celui qui respecte les attributs du Grand Chef, connaît aussi l’alpha et l’oméga de la réalité. Il sait que son maître lui a accordé une bénédiction unique. Il lui a donné et le pouvoir et la science pour faire le bien. Etre son ambassadeur auprès des hommes, ses frères. Il ne pourra jamais s’égarer du chemin droit, étant sûr de la fin inévitable du voyage et de la comparution incontournable devant le Juge.

L’arrogance, la vanité, les ambitions subversives, les rêves mirifiques de suprématie, et l’usurpation des prérogatives divines, ne connaîtront pas de chemin vers son cœur. Il sera toujours modeste et sera fier de cette modestie ; car comme disent les anciens « la noblesse du serviteur est d’abord en fonction de celle de son maître. »

Ah ! Je te vois ricaner chef. Tu penses que je suis communiste, n’est ce pas ? Tu te trompes. Rien ! Je déteste tout se qui se termine en « iste » et en « isme » les fumistes bien compris naturellement. Ce sont les suffixes qui ont apporté le plus de mal à l’humanité.

Toutes ces formes de réformes étaient en fait un moyen de se coaliser pour digérer un certain groupe d’homme. Des astuces collectives, qui consistaient à former une force par la conjugaison des voix et des actes unis, pour légiférer l’exploitation des autres.

Bien sûr d’autres forces ont joué pour priver l’homme du droit d’être maître de sa vie. Certains ont utilisé la religion comme cheval de conquête. Ils ont installé des chaînes dans l’esprit des hommes. Les charlatans. C’était la pire forme d’esclavage ; car en essayant de libérer les victimes, on risque d’endommager leurs cerveaux.

Chef, en votre qualité de « chef de la magistrature suprême », avez-vous jamais pensé aux dégâts infernaux causés par ces charlatans ? Avez-vous pris quelques fois le temps de méditer sur l’action néfaste, que ces commerçants de mensonge exercent sur vos citoyens. Ces êtres de l’ombre qui prennent du chapelet et du turban les moyens terribles de détruire les êtres et les choses ?

Ces impies qui prêchent hypocritement la foi, alors qu’ils passent leur temps à s’ingénier à tromper le Seigneur et les hommes. Ils modifient les saints textes du livre, pour leur faire épouser leur volonté propre et servir leurs intérêts souvent criminels et destructeurs.

Chef, j’ai beaucoup parlé. J’ai un peu honte d’être trop insolent devant l’un des élus du Grand Chef. Cependant si vous êtes encore vivant essayez de grâce d’éviter toutes ces mésaventures.

Repentissiez-vous patron. Il est encore temps.

Dieu vous bénisse.

Et bonne fête a tous les croyants.

Votre Président monsieur le président (2)

June 10, 2014

Ainsi un jour qu’il passait dans l’une des nombreuses localités qui croupissaient sous la toute puissance de sa dictature (La Dimoucrati, n’étant pas encore arrivés). Il était descendu sous la tente d’un pauvre homme. Un très pauvre homme qui n’avait qu’une chèvre, une femme et huit enfants. « Le problème éternel du pauvre se trouve toujours dans son bas ventre. » comme on dit chez nous.

Cet homme, donc décida de sacrifier la chèvre seule ressource de la famille pour s’acquitter des devoirs de son saint hôte. Cependant et dans son fort intérieur, notre homme avait décidé de tout donner sauf les faveurs de Aicha son épouse.

Il avait beaucoup entendu parler des appétits sexuels du saint homme à travers les multiples histoires qui couraient dans la région. Il avait pendant toute l’après midi servi servilement le maître.

Mais comme la nuit approchait, l’hôte commença à faire allusion à un certain mal au dos que seul un massage effectué par des mains expertes de femme, pouvait atténuer. Il fallait aussi que ce « massage » s’effectue sous une moustiquaire, à l’abri des courants d’air et des moustiques.

«Aicha a mal aux poignets », balbutia le pauvre père de famille, pris au dépourvu par cette demande insolite. Il tremblait de peur partagé entre l’amour de trente ans qu’il avait si bien vécu avec la mère de ses enfants et le terrible pouvoir de l’homme qui était en face de lui.

– Malheureux, tu as contredis mes ordres ? , tonna le marabout.
– Tu n’as pas vu tous ces démons qui m’entourent et qui ne demandent qu’à exécuter mes ordres ?
– A Allah nous sommes et vers lui nous reviendrons. J’aurais voulu que cette malédiction atteigne quelqu’un qui ne soit pas de cette zone. Tu es fini Mahmoud….

Qu’est ce qui s’est passé cette nuit là ? Personne ne l’a jamais su. Les rares personnes qui ont pu glaner quelques informations soit de Aicha qui éberluée, semblait avoir perdu ses esprits, à cause dit-on de la forte lumière qu’elle avait vue cette nuit là, ou des enfants, terrorisés, il semble que Mahmoud, c’était le nom du père, s’était transformé en chacal, et avait disparu dans les bois.

Celui là est l’un de vos alliés. Ce Satan vous garanti les voix de ces pauvres pour vous maintenir sur le trône maculé, que vous voulez garder éternellement collé à votre noble postérieur.

Le gouvernement doit protéger le peuple ; surtout les pauvres, les ignorants, les illettrés, ceux que la nature ou la naissance ont défavorisés. Ils sont citoyens de cette nation qui a signé les droits de l’homme, les efforts de Cofi Anan, les promesses des Nations unies, les grands discours de tous les présidents américains, les secrétaires généraux des Nations unis, les généraux unis du monde, les recommandations historiques de feu Mao Tsé Toung, le livre vert de Moamar al Ghadafi, les grands discours du secrétaire général de la ligue arabe, la cour internationale de justice, les trucs de Vienne et les machins de toutes les organisations humanitaires du monde et de l’au-delà.

Oui, monsieur le président, un gouvernement doit protéger ceux qui sont sous sa responsabilité. Même contre eux-mêmes. « Chacun de vous est berger et chacun rendra compte de son troupeau. » ou comme a dit l’envoyé d’Allah (paix sur lui.). Le problème est que pour protéger des citoyens contre les démons, c’est difficile.

Si les chaînes étaient autour des poignets ou des chevilles, il serait aisé de les casser ou de les dénouer. Ces chaînes là, monsieur le président sont dans les cerveaux, et pour en libérer ces pauvres victimes, on risque d’abîmer les cellules profondes de leurs âmes et de leurs êtres. Sauf si, votre excellence, la destruction de ces pauvres cerveaux apporte quelque soutient à votre règne.

Pensez vous monsieur le président que vous avez trompé quiconque avec votre discours sur les libertés, les égalités des citoyens?…nous savions tous, que ce n était que du bluff… Une bouffée d’oxygène pour la campagne électorale. D’ailleurs le gouverneur de B…, lui-même n’avait il pas était élu, parce qu’il avait obligé tous ses esclaves et ceux qui croyaient en sa soit charlatanesque “sainteté”, à voter pour vous.

Vous avez participé avec complaisance à ces concerts festifs qui contrastaient avec les tableaux de misère alentour et que vous ne vouliez pas voir, ces plaintes d’un peuple aux abois étouffées par les sirènes aigues de vos cortèges. Chez nous on dit qu’il est inutile de montrer le ciel à celui qui ne veut pas le voir. Mais Lui, Il voyait, tu sais que Son œil ne dort jamais…tu le savais bien! On te l’a bien appris quand tu étais petit. Pourquoi l’as-tu oublié.

Ton père t’a bien appris la leçon. Lui qui a passé sa vie à donner. Même quand il n’avait rien. C’est que ses ancêtres et les ancêtres de ses ancêtres lui ont appris la droiture et la dignité des chefs.

Avec son vieux chapelet au cou, il passait son temps à distribuer le lait de son petit cheptel aux voisins et aux nécessiteux. Il aidait les faibles et vivait avec modestie. Il avait bien compris les paroles du grand Patron : “Ne marche pas sur terre avec vanité, car tu ne transperceras pas la terre et n’atteindra pas la hauteur des montagnes.”. Coran

Que n’as tu suivi le chemin de ton père. Le jour de sa mort, tout le village a pleuré…c’était un grand homme. Tu as préféré écouter les artisans de la manipulation et du mensonge.

Et puis à l’école, La Fontaine, t’a bien appris à travers ses fables que tout flatteur vit aux dépends de celui qui l’écoute. Imagine tout le monde qui vit à tes dépends. Pas maintenant…plus tard…quand vous serez tous devant Lui.

Imagine toutes ces mains calleuses et sales; toutes ces bouches craquelées par les privations. Toutes ces têtes brûlées par la fournaise de l’oppression, tous ces pauvres malades qui sont morts dans les environs de l’hôpital, faute d’avoir pu payer les taxes pour entrer au sein du sinistre établissement dont les fonds sont allés alimenter les soirées orgiaques de ton entourage machiavélique.

Imagine tous ces pauvres vieux qui ont vécu et qui sont morts sans jamais avoir le plaisir de goûter à leur part de toutes ces richesses du pays, que Lui, pourtant, a ordonné de distribuer équitablement entre tout le monde. Imagine tous ces enfants qui sont mort dans l’ignorance, parce qu’ils n’étaient pas des fils de gens “nobles”…quelle noblesse!!

Imagine ces femmes qui ont du accoucher sous un arbre, sans aucune assistance médicale. Imagine ces centaines de milliers d’êtres humains qui sont morts sans savoir le nom, ni la nature de la maladie qui les a emporté dans la tombe…ta place aussi… le Grand t’a réservé une place spéciale…

Imagine, tout ce monde accroché à tes vêtements, j’allais dire à ta peau, car le Grand a décidé que nous comparaîtrons devant lui, comme nous sommes venus au monde. Tout ce monde que tu trouves aujourd’hui “immonde” te demandera des comptes…et des comptes et des comptes… des milliers de comptes…tu auras besoin de tous tes comptables chef, pour savoir combien tu dois payer.

Imagine tous ces citoyens qui pendant des décennies, ont assisté, misérables à l’étalage luxurieux des biens de leur pays, sans jamais en goûter la saveur.

Imagine la détresse de ceux qui s’étant tournés vers tous les horizons, pour avoir un droit spolié, se sont cassé à chaque fois la tête et les ongles contre le mur infranchissable de votre autorité tyrannique et ségrégationniste et sont revenus abattus, en vous maudissant.

N’as-tu pas appris que “La plainte de l’opprimé est immédiatement traitée par le Patron.”. As-tu jamais essayé d’imaginer toutes les aberrations et toutes les horreurs commises en ton nom et par ta bénédiction?

Imagine toute la jeunesse du pays devant laquelle vous avez fermé les portes de l’avenir. Je pense bien sûr à la jeunesse aux bras taille normale. Je pense à ceux qui dans les obscurités les plus noires et dans les conditions les plus difficiles, ont défié l’ignorance, avec pour seule arme une lampe tempête ou une bougie tremblante au vent. Je pense à ceux qui n’ont pas pu aller de l’avant, parce qu’ils n’ont pas été poussés par des mains traîtreusement “justes” et “équitables”.

Il est vrai que vous avez fourni des efforts louables pour envoyer un bon nombre de jeunes à l’étranger. Pour étudier, être comme les autres nations du monde. Beaucoup nous sont revenus chargés de diplômes et de distinctions. Mais ils ont perdu la boussole et le nord en même temps. Certains sont retournés avec une langue autre que la nôtre. Ils roulent les “R” comme roule le tonnerre et parlent comme s’ils avaient une bouchée de riz chaude dans la bouche.

Ce qui est le plus grave cependant c’est qu’ils ne pouvaient plus supporter la misère de leurs parents. La majorité trouvait qu’il faisait trop chaud en Afrique, d’autres disaient que les mouches les empêchent de vivre dans ce lieu sale. Certain sont même allés jusqu’à condamner le peu de modernité et l’ignorance honteuse de leurs pères et mères.

Ces pauvres parents qui ont sacrifiés leur jeunesse et leur force pour permettre à ces têtes “propres”, à ces “cols blancs” de continuer leurs études, se sont retrouvés subitement devant des ingrats sans vergogne, qui sont allés changer de peau ailleurs et revenus leur interdire le droit d’existence.

Ce sont eux qui vous entourent le plus souvent. Ensemble vous construirez l’avenir de la nation. Et quel avenir… L’avenir avait beaucoup promis à ces parents, mais il n’a pas tenu ses promesses. Le problème votre excellence, c’est que la aussi, nous sommes devant les fruits de l’un de vos grands méfaits. Notre jeunesse n’est que l’une des nombreuses victimes de la chaîne de valeur que vous avez tracée pour la nation.

Sous votre règne toutes les valeurs se sont renversées, évaporées, anéanties…Eh oui! Tu sais bien que le poisson pourrit par sa tête. Ceux qui avaient en charge l’économie de la nation ont rivalisé de mauvais exemples qu’ils offraient aux jeunes. Ils se promenèrent la nuit fièrement, la main dans le sac, dans tous les sens du terme. Et dans toutes les places de mauvaise renommée et de vertu douteuse, ils ont exhibé la puissance de leur argent et ont usé et abusé à mauvais escient des grâces que le Seigneur des mondes leur a confié pour faire avancer leur pays. C’est la leçon qu’ils ont donnée aux jeunes générations.

Ce jour là, je me trouvais devant l’entrée principale de “L’hôpital national”, et qui n’a de national que le nom. Deux femmes à l’air hébétées, sont descendues d’une fourgonnette. Elles ont pris un bagage enveloppé dans un drap sale.

Visiblement, elles faisaient un effort considérable et pour transporter la charge et pour la déplacer avec soins. L’une d’elle pleurait. Quand elles voulurent pénétrer dans l’enceinte de l’illustre “mouroir”, un gardien se présenta et leur demanda une certaine somme d’argent…une petite somme modique …la taxe d’entrée, elles n’avaient rien… “Ce sont les ordres. Personne ne peut entrer sans payer” dit tout simplement l’homme en reprenant à siroter son thé à la menthe.

Chef, quand je me suis approché, j’ai vu que ces deux pauvres dames transportaient un petit colis humain. Une petite fille de huit ans environ. Elle souffrait de plusieurs fractures. Son frêle corps remuait dans ce linceul qui déjà se refermait sur ces doux petits yeux implorant pour l’éternité.

Je me suis demandé: qu’est devenue sa part du patrimoine national. Toute cette richesse, qu’Il nous a donné, si elle avait été bien partagée équitablement entre tous; ce petit cadavre serait millionnaire… Et si on divisait entre nos citoyens, les crédits contractés auprès des autres nations ,auprès des organismes internationaux, de la banque mondiale, du fond monétaire international… cette petite créature atteindrait mille fois l’âge de mille ans avant de payer sa part de dette.

Qui a prit la part de la petite, pour la laisser mourir sans protection? Qui a mangé au nom de la petite sans jamais lui laisser les miettes de ce triste festin? Il faut une réponse à cette question…c’est une lourde dette qu’il faut payer chef…

Chef! Le plus dur, c’est que la voiture qui a renversé la petite, personne ne l’a inquiétée. Le chauffeur avait une “assurance”…il était “assuré” et même “rassuré”. Il avait un permis pour écraser les “obstacles” gênants qui pourraient éventuellement entraver son chemin. Il n’avait qu’une petite formalité à accomplir : verser annuellement quelques sous pour alimenter la gabegie de nos dirigeants bien éclairés.

Le problème, monsieur le président, c’est que vos assurances, vont se retrouver devant ” l’inassurable”, le jour où tous ces corps broyés vont faire appel.

Dans des bureaux à la lumière tamisée et dans lesquels ronronnent constamment des climatiseurs made in Japan, on signe des papiers, on boit le thé et de temps en temps on convoque la secrétaire pour remplir le temps mort. Des hommes sans âmes décident du sort de millions d’autres hommes, sans que ces derniers n’eussent jamais à savoir de quelle manière on les assaisonne pour les manger à telle ou telle cuisine.

Vos lois ont organisé orchestré et appliqué impitoyablement cet esclavage moderne, enrobé de bonnes intentions hypocritement étalées pour se donner bonne conscience, ou pour échapper à la censure et aux critiques internationales.

Derrière “l’intérêt suprême de la nation” , se cachent en réalité les intérêts beaucoup plus précis beaucoup plus égoïstes, et beaucoup plus sournois de ceux qui ont phagocyté les ressources nationales, avant de faire croupir les restes du pays sous le poids de crédits, contractés à la pèle, sans jamais penser qu’ils sont en train d’hypothéquer l’indépendance même de la nation et l’existence des citoyens innocents qu’ils dirigent vers l’abattoir de leur gourmandise.

Malheureusement pour eux, c’est cet héritage empoisonné qu’ils laisseront tôt ou tard pour leurs propres enfants. Et la magie se retournera contre le magicien.

Ne me dites pas votre excellence que votre mémoire a flanché. Vous souvenez-vous de la situation initiale du territoire? Tout le monde vivait bien avant votre arrivée au pouvoir. Vous aviez promis “L’amélioration des conditions de vie du citoyen”, et puis vous avez oublié votre promesse. Ou bien vous avez fait semblant de ne pas oublier, tout en sachant que vous ne vouliez initialement rien faire.

Tous ces hommes et toutes ces femmes dont vous avez pris la charge. Vous avez lutté, pour les prendre en charge… Votre campagne électorale était l’une des plus tenaces et des plus acharnées de l’histoire du pays. Vous aviez déployé tous les moyens pour arriver au pouvoir, y compris les moyens douteux, les voies détournées et les falsifications de vote.

Vous avez collaboré avec tous les commerçants du mensonge, les colporteurs du faux, les dioulas de la religion, les trafiquants d’influence, les cavaliers à la langue fourchue, les diables aux ongles crochus, les va nu pieds au destin fichu les hâbleurs aux cordes vocales infatigables, les obèses à l’estomac insatiable des vampires aux dents incassables pour arriver à vos fins. Quatre vingt dix neuf pour cent des voix.

Bien sûr les voix de ceux qui ont parlé. La réalité votre excellence c’est que quatre vingt dix neuf virgule neuf pour cent de voix des citoyens n’ont pas parlé du tout…par économie d’énergie. Ils ont répondu “massivement à votre appel historique, pour le redressement de l’économie du pays”.

Ne me dites pas votre excellence que c’est par hasard que vous vous êtes retrouvé pris dans cet engrenage infernal.

Vous avez dépensé sans compter les biens du peuple pour le tromper et l’asservir. Vous sentiez le besoin impérieux d’être le chef suprême de la dictature politique que vous aviez déjà le dessein prématuré d’instaurer sur toute l’étendue de ces chairs humaines, que vous vous prépariez à insérer dans le menu de vos appétits insatiables.

Pauvre patron, vous n’avez pas pris en considération les avertissements du Patron. “Vous avez pris les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages.” . Lui, Il doit être certainement dans tous ses états. Comment un être issu d’un simple spermatozoïde, un rien du tout dans sa création, une infime partie de son néant un rien venu de rien , un petit quelque chose qui bouge pour une petite période fixée à l’avance.

Un ingrat méconnaissant des grâces qu’Il lui a prodiguées gratuitement. Comment ce renégat peut il désobéir à ses ordres? La folie des grandeurs, c’est elle qui vous a aveuglé, votre excellence. Vous avez pensé vivre éternellement et vos calculs vous ont perdu. Vous avez adoré l’argent et le sexe. N’est ce pas votre excellence?

Vous avez toujours pensé que vous étiez éternel, alors que vous voyez que tout le monde autour de vous s’en allait, sans retour…les rois, les princes…les forts, les faibles, les chefs de guerre, les prêcheurs de paix, tous engloutis par la terre comme s’ils n’avaient jamais existé auparavant. Leur souvenir s’est évaporé comme fumée au vent.

La beauté, la force, l’intelligence, la richesse, tous sont partis sans retour. Vos décisions cosmétiques, étaient surtout destinées à tromper les bonnes âmes, qui dépendaient de vos caprices, jusque dans leurs besoins les plus quotidiens. Vous avez mis en place des mécanismes secrets, des plans machiavéliques, pour filtrer les hommes selon votre bon vouloir et non selon la volonté de celui à qui appartient toute chose. Vous avez génétiquement modifié l’ordre des choses. Vous n’avez pas bien saisi le message monsieur le président.

Pourtant, Il a envoyé des messages à tous les peuples et dans toutes les langues. Personne ne pourra désormais prétendre ne pas avoir été averti, ou informé.

Le soleil, la lune les plantes les étoiles, tous ont compris et suivi sans jamais de déviation possible les voies tracées par le gouverneur de la création.

Regardez le grain de mil votre excellence, lui il a compris. Depuis des générations et des générations, il est resté fidèle à la ligne droite qui lui a été dicté par le Patron. C’est pourquoi il n’a jamais essayé de donner un haricot, ou ananas quand on le sème dans la terre. Il suit le code droit et juste qu’Il lui a tracé aux origines.

Pourquoi les petites créatures sont elles plus proches et plus fidèles? Elles sont modestes et reconnaissantes. C’est pourquoi elles n’ont jamais de problème. Quand on les enterre elles repoussent plus jeunes et plus vigoureuses. Tandis que nous quelque que soit la quantité d’eau qui nous arrose dans la terre nous pourrissons et remplissons l’air de mauvaise odeur. L’odeur de ceux qui ont dévié du droit chemin.

Le paradoxe, monsieur le président…

A suivre demain…inchaallah

Votre Président Monsieur le président

June 10, 2014

Histoire pour raccourcir les longues journées du Ramadan. Toute ressemblance avec des personnes ayant existé, ou qui sont encore vivantes ne peut être qu’un fruit du pur des hasards. Tout le contenu de cette histoire n’est que fruit de mon imagination. (Mohamed ould Hanefi).

Attention, cet écrit n’est pas destiné à vous. Cela ne vous concerne nullement. Au cas cependant où votre curiosité maladive, vous précipite vers les profondeurs abyssales de ce qui ne vous regarde pas; alors là, je vous conseille de méditer un peu et de prendre, en passant, quelques provisions d’exemples qui vous éviteraient bien des problèmes avec le Patron.

Je vous parle à vous monsieur le président, pour essayer de vous aider ou plutôt de vous sauver !de vous tirer du sommeil mortel qui vous berce, des entourages humains qui vous bernent et vous poussant vers les abîmes infernaux.

Le Seigneur des mondes vous a donné le pouvoir, pour des raisons impénétrables qu’Il est le seul à connaître…comme ça gratuitement…

Vous êtes ou vous avez été ou vous serez le président de mon pays, peu importe la période…j’ai oublié L’essentiel c’est ce que je vais vous dire… écoutez moi.

Moi…c’est moi, un citoyen de vos citoyens ; un ignorant de la politique, qui naturellement n’a jamais fait de politique, parce que, la politique c’est dire ce qu’on ne pense pas et penser ce qu’on ne dit pas. Feu, ma grand-mère n’aimait pas beaucoup cela. Elle me répétait souvent, qu’Allah a dit dans le Coran : « ô vous qui avez cru ! Pourquoi dites vous ce que vous ne faites pas ? C’est une grande abomination auprès d’Allah que de dire ce que vous ne faites pas. ». C’est Lui qui le dit.

Notre peuple est riche dans sa misère, authentique par ses principes, sincère dans sa religion, bon par sa nature. Nous sommes ceux que les lumières du monde moderne n’ont pas aveuglés …ou la plupart d’entre nous, pour ne pas exagérer. Nous sommes sous développés, parce que nous avons préféré développer la morale au lieu de développer les sous. C’est d’ailleurs monsieur le président le vrai sens du mot « sous- développement. ».

Le monde parle de démocratie, au lieu de voir, plutôt beaucoup de « démons-cratie ». Ceux qui sont forts, veulent la démocratie pour que tout le monde s’aligne à eux. Ils sont malins les plus forts, C’est leur façon à ceux de pouvoir mettre leur nez un peu partout dans le monde et développer les sous, dans les zones où ils peuvent dénicher le sous développement.

Alors comme ce sont les élus de la chance et que tout le monde a peur d’eux, tout les Etats-Unis du monde ont commencé alors à parler de démocratie. Le problème est que comme tous les peuples de la terre ne parlent pas la même langue, chacun a prononcé et compris ce mot à sa façon.

Chez nous ici, nous avons dit « Dimoucrati » nous avons laissé au « t » sa prononciation initiale. Comme « tente » ou « thé ».

Nos intellectuels, nos moins intellectuels, nos commerçants, nos nomades, nos bras longs, nos jambes courtes, tout le monde a voulu participer à cette nouvelle « Dimoucrati ». Les griots étaient déjà prêts pour célébrer l’occasion. Partout les you-yous des femmes les klaxons des véhicules, les ovations des futurs leaders, la radio la télévision, la presse écrite, orale, les drapeaux, les chapeaux, les troupeaux, c’était toute une nation en effervescence.

Désormais c’était la liberté pour tous. Chacun pouvait dire ce qu’il voulait dire, faire ce qu’il voulait faire. Finit le temps de l’oppression et de l’esclavage .finit les bouches muselés et les chuchotements dans la peur d’être entendu ou arrêté. Vivent ceux qui ont apporté la « Dimoucrati ». Bien sûr par ordre : d’abord vive notre président, c’est-à-dire vous monsieur le président, ensuite vive monsieur Mouth qui est celui qui supervise et patronne le mouvement de cette grande liberté dont le vent souffle partout, emportant tout sur son passage.

En Afghanistan, la “Dimoucrati”, a balayé le système des Taliban, qui refusait à la femme son droit à découvrir sa tête et à danser dans les boites de nuit. Ils sont fous ces Talibans dirait Obelix.

Le monde moderne a besoin de femmes libres qui puissent être plus tard exhibées dans les films pornos sur toutes les stations du monde. Il faut que les vaillantes femmes apprennent à s’accoupler avec une dizaine ou plus de partenaires dans les positions les plus indécentes et les plus dégoûtantes, des rencontres animales, dont les animaux eux-mêmes auraient honte. Avez-vous jamais vu les chiens les chats, ou même les ouistitis se comporter de cette manière, monsieur le président?? Dieu vous préserve

La pudeur est une chose qui freine la marche triomphale de la mondialisation. Il faut donc libérer la femme de toute pudeur et de tout embarras pouvant l’empêcher de participer à ces grands changements que des hommes reconnaissant ont échafaudé pour exprimer leur reconnaissance au Seigneur des mondes en changeant l’ordre des choses qu’Il avait choisi pour sa création.

Les jeunes doivent aussi avoir leur part de “Dimoucrati”. C’est ça la liberté. Plus de vieilles traditions. On doit être à la mode comme tout le monde.

Les anciennes sociétés, qui ont longtemps souffert de ce que l’on a nommé “Le conflit des générations”, ce sont subitement retrouvées libérées de ce problème qui a tant duré. Plus de malentendu entre vieux et jeunes. Chacun étant désormais libre de faire, rien qu’à sa tête. Il est devenu très normal qu’une jeune fille demande à son papa de lui prêter sa chambre à coucher, pour jouir des soins attentifs de son bien aimé.

Comme on dit chez nous “Ce qui autrefois tuait de honte ne faisait plus aucune gêne.” J’ai même entendu dire qu’une femme; eh oui une femme a traîné son époux devant un tribunal, et l’a obligé devant des juges fraîchement démocratisés, à lui accorder le divorce. Simplement parce qu’elle ne l’aimait plus et voulait changer de cavalier. Celui là étant devenu tout ratatiné, et pas très riche en plus pour lui procurer tout le maquillage nécessaire pour qu’elle puisse s’afficher de façon décente et honorable dans les nouveaux milieux de rencontre de libération de la femme.

Pourtant monsieur le président, chez nous les musulmans le divorce est une affaire d’homme. Qu’est ce qu’ils ont fait de toutes ces recommandations du bon Dieu, les apôtres de la “Dimoucrati”. Les nouvelles idées s’attachent à semer la zizanie entre l’être et son conjoint, entre le père et son fils.

Les troubadours de la télévision, de la radio, du cinéma, du théâtre et des mass média en général, n’ont pas lésiné sur les moyens. Toutes les forces vives des cordes vocales humaines et des labyrinthes obscurs du cerveau humain, se sont mis au service de cette épopée machiavélique pour faciliter aux âmes le désaveu de toute vertu, de tout sentiment de décence et de toute pudeur.

Les démons de la politique se sont déchaînés, pour asservir les hommes et les choses. La seule crédibilité valable était bien sur devenue celle de l’argent, du sexe, de la débauche de la magouille, de la puissance de l’acteur, le plus apte à être ce qu’il n’est pas.

Les charlatans et les hypocrites sont ainsi devenus les maîtres des scènes politiques. Les artistes intéressés ont chantés, prenant Dieu à témoin, les grands mérites et les nobles vertus de ces voleurs de consciences; de ces contrefacteurs de la vérité, qui n’avaient plus honte de rien, même du Seigneur des mondes.

Ce monde qui vous a applaudit, qui vous a donné les astuces pour régner en tyran sur votre peuple, avec un visage de sauveur. Ce monde qui a enrobé de bonté votre amour du pouvoir, votre soif d’écraser les autres sous le poids de vos appétits insatiables; ce monde monsieur le président, n’est pas sans maître, nous y reviendrons monsieur le président car vous et moi, nous sommes condamnés à être patients, pour que je vous dise ce que vous devez entendre.

Vous allez certainement me demander qui suis-je. Eh bien, je suis moi. L’un de ceux sur lesquels repose votre trône majestueux. Ceux qui ont peur de ne pas vous dire ce qu’ils ont observé à votre insu, quand vous aviez oublié les recommandations de votre Président, monsieur le président, quand vous aviez tourné le dos à votre conscience, pour suivre les insufflations du malin, je voulais dire des malins, car Satan a enfanté et même a mis en place des usines de “Satanisation” à la chaîne qui produisent, sans jamais s’arrêter.

Bonne question, monsieur le président: quelle est votre faute à vous dans tout cela?

Eh bien vous êtes la source principale du transfert de “compétences”. Vous êtes la centrale de pouvoir, qui alimente toutes les exactions dont je vais essayer de vous parler. A votre insu? Mais c’est vous qui avez choisi d’être là. Personne ne vous a obligé à encourir la colère du Grand.

Au lieu de descendre dans la rue, comme d’ailleurs vous l’aviez promis…oui, oui, je m’en souviens lors des élections; de veiller aux droits des gens et de gouverner avec justice. Vous avez préféré, vous enfermer dans votre tour d’ivoire, entouré de vos gardes d’éléphants. Vous avez importé une voiture blindée, pour vous protéger peut être du mauvais œil du peuple envieux, pauvre et sale, qui ne pouvait plus vous atteindre que par ce pauvre moyen de regards haves et affamés, fascinés par les grands biens que le Gouverneur de l’Univers vous a octroyés à leurs dépends.

Pourtant, les chameaux que nous avons utilisés jusque là n’étaient pas du tout blindés. Pourquoi avez-vous voulu vous “blinder”? De quoi avez-vous peur?

Chef au lieu de suivre la volonté équitable du Grand chef, vous avez préféré, vous vautrer dans les plaisirs et les luxes de ce monde. Vous avez peut être espéré vivre éternellement, dans les tourbillons de la “démons cratie”? Les Djinns du plaisir et de la vanité vous ont entouré, vous ont cajolé, dorloté, Peut être que certains de ces Djinns impolis et rusés vous ont-ils soufflé à l’oreille, l’annonce de votre immortalité, comme ils ont fait avec Pharaon.

Une grande cour composée essentiellement d’âmes otages du gain et du mensonge, s’est formée autour de vous. Ils ont chanté des valeurs et des kilomètres de gloire que tu n’avais pas, mais avec le temps, la pilule est passée. Et tu as fini par croire que toi, tu étais celui que tu n’étais pas; c’est-à-dire le fruit de leurs mensonges et de leur hypocrisie.

Pourtant patron, tu voyais clairement qu’autour de toi quelque chose de pas très catholique se tramait. Ces cerveaux de l’ombre ont tissé des réseaux de trafics illégaux à travers lesquels ils ont pillé le pauvre peuple, jusqu’aux os. Sans aucune pitié, ni compassion.

Ils ont amassé sous vos yeux paternellement approbateurs, les montagnes de fortunes, formées dans le tas des misères publiques, tu as aussi pris quelque chose…allons avoue le tu sais très bien que pour lui tu ne peux rien cacher…même le petit bouton noir là, à côté du z… et dont son excellence madame la présidente te parlait l’autre soir avec une complicité amoureuse; ce bouton c’est lui qui l’a placé là.

Au lieu de t’approcher plus des gens honnêtes du pays pour leurs faire partager une petite partie des décisions qui les concernent et qui s’abattront lourdement dans leurs plats de tous les jours, et plus lourdement encore dans le tien, le jour de la rétribution tu as préféré écouter les grands colporteurs de médisances. Les êtres sans vergogne qui n’ont pas hésité à envoyé leurs femmes et leurs filles vierges pour l’obtention d’un poste ou d’un droit qu’ils ne méritent pas.

Tu as oublié ce qu’il t’a dit : ” ô vous les croyants, si un pervers vous apporte une nouvelle, soyez circonspects de crainte de porter atteinte à des gens et que vous regrettiez par la suite.” Coran.

Eh oui, tu as oublié chef. Tu as oublié aussi que le Surveillant de l’Univers connaît ce que vous dites et ce que vous cachez. Tu as oublié qu’un jour, les registres seront étalés et que les secrets seront divulgués publiquement. Lui, Il n’est pas interrogé sur ce qu’Il fait, mais vous, vous rendrez compte de vos actes.

Un groupe payera les fautes qu’il a commises en servant de combustible dans les affres de l’Enfer et un autre touchera le salaire de la félicité éternelle; pour sa bonne conduite. Je tremble à l’idée de faire partie de ceux qui passeront cet examen…tout le monde y passera.

N’ayez pas de pitié pour moi, chef, car tous les stocks de pitié disponibles, je les éprouve pour votre âme.

Un jour que je marchais dans la ville, un attroupement attira mon attention. Et comme je suis de nature curieuse, je me suis approché du groupe qui parlait à haute voix. Au pieds des hommes robustes vêtus de bleu, j’aperçu une femme d’un âge mûr qui se tournait et se retournait, dans le sable sale.

Elle leur demandait de rétablir le courant dans sa maison. Elle vendait les glaces, seule source de sa subsistance. Elle avait sept enfants monsieur le président, sept orphelins. Elle pleurait de désespoir et les hommes en bleu, puissant agent de votre société d’électricité riaient.

Ils avaient des papiers blancs dans leurs mains. Des factures blanches de terreur. Des documents qui se demandaient de quel droit privez vous cette femme de lumière. Elle avait simplement été impuissante à corrompre vos envoyés, qui voulaient toujours quelque chose de plus que le prix des services officiels. Ces services qu’on accorde généreusement et gratuitement aux gros bonnets des villes de votre empire. J’ai regardé les hommes qui calculaient…calculaient et la femme qui maudissait la source de ses malheurs

J’ai pensé à vous chef, car le grand chef de ces cartels de corruption, de manipulation et de l’interventionnisme; Celui qui accroche des montagnes de médailles à ces fonctionnaires “intègres” et “patriotes” c’est vous.

Ah bon?? Tu ne le savais pas? Mais qui t’a empêché de savoir. Ne me dis surtout pas que tu n’avais pas les moyens de transport, ou que tu avais des problèmes pour la dépense quotidienne. Que les petits, les chers petits n’ont pas dîné hier soir.

Dans la région de B… Le gouverneur, entouré de ses esclaves… Mais bien sûr de ses esclaves…ses esclaves hérités de père en fils. Sa propriété personnelle dont il disposait à sa guise. Quels droits de l’homme? Quelle égalité entre les citoyens? Qui voulez-vous tromper réellement? Votre excellence?

Tout le monde sait que les dés sont jetés à l’avance. Même les étudiants encore sur leur banc d’école, ils savent où ils vont. Les places sont réservées à l’avance. Seules les classes privilégiées, et l’ ” élite” ont accès à certaines fonctions, à certaines bourses, au contact avec le monde, à respirer l’air frais que pourtant le Seigneur des mondes a équitablement mis à la disposition de tous.

Dans le village de Zou bel, le maire de la localité, conscient qu’il était de veiller sur les nouveaux intérêts sacrés des citoyens du petit village, a confisqué les pièces d’identité de tous les villageois.

C’est lui qui décidera enfin pour qui il va voter. Il était le maître du village. Plus que cela, avant l’arrivée bénite de la Dimoucrati, tout le monde savait qu’il était celui à qui le Seigneur a donné un pouvoir immense et mystérieux ; qu’il tenait de ses grands pères et que ses grands pères tenaient des leurs.

Il avait des pouvoirs énormes. Imaginez que par exemple quand les prix du pétrole montaient et que le carburant devenait cher, il pouvait tout simplement remplir le réservoir de sa voiture du sable gratuit de Zou bel et continuer son chemin. Il était au milieu de ces pauvres bougres, le maître de la bénédiction en même temps que de la malédiction de quiconque se mettait sur son chemin.

Tout ce que ses sujets avaient de bon et d’agréable lui était licite. Il pouvait s’octroyer les faveurs de toute femme vivant ou ayant vécu sur ce territoire que d’ailleurs on lui attribut depuis les temps immémoriaux. Les enfants illégaux qu’il pouvait laisser sur son chemin, étaient tout simplement connus sous le nom des « enfants de la lumière ».

Toutes les contrées environnantes foisonnaient de légendes qui racontaient les grandes merveilles dont cet homme était capable. Comme d’ailleurs en étaient capables ses aïeux et les aïeux de ses aïeux depuis que le monde est monde.

Ainsi un jour qu’il passait dans l’une des nombreuses localités qui croupissaient sous la toute puissance de sa dictature (La Dimoucrati, n’étant pas encore arrivés). Il était descendu sous la tente d’un pauvre homme. Un très pauvre homme qui n’avait qu’une chèvre, une femme et huit enfants.

A suivre demain…

Zone de turbulences.

June 10, 2014

Ça y est! Nous l’avons eu notre martyr!
Un gosse de rien du tout. un petit. Même pas la vingtaine. Deuxième année universitaire. Son petit front innocent, n’aura plus a se soucier des problèmes d’avenir, que nous avons pris soins de semer sur les dalles de son futur : les études, le chômage, C’est aussi une façon de le délivrer.
Il est mort en héro! Martyr pour défendre le livre sacré.
Ceci est-il conforme a la volonté d’Allah?
La réponse nécessite au préalable, la réponse a une autre question plus précise: Défendre le livre contre qui?
Il est plus que clair qu’une force invisible travaille d’arrache pieds a plonger ce pays dans les malheurs et les désolations. Ce n’est plus un secret pour personne.
A défaut d’identifier cet ennemi invisible, nous avons quand même une action utile, urgente et sage a faire :
Nous considérer nous-mêmes. Voir ce qui ne va pas. Et éventuellement, et parce qu’Allah a dit que “Tout ce qui vous frappe de malheur est le fruit de ce que vos mains ont fait.” Nous pouvons essayer de faire une rétrospective de notre passé simple et récent, pour trouver les raisons, ou les causes de ce qui risque de nous mettre a feu et a flammes, et nous en repentir.
Si nous voulons absolument être les portes paroles de la religion, il est une condition sine qua non de bien assimiler les enseignements de cette religion, la bien comprendre, et d’agir selon ses commandements.
Nous avons des érudits, qui ont défié les siècles, sans jamais laisser tomber une phrase d’enseignements pris de leurs prédécesseurs. Ils ont enfoui ces trésors de connaissance dans les méandres de leurs esprits. Ce que les autres peinent a lire le jour, nos savants le récitaient la nuit par cœur. C’était BIEN.
Force cependant est de constater que quelque part, et comme tout être humain, nos savant n’ont pas réglé ou essayé de régler certain problèmes qui aujourd’hui ébranlent fortement notre société. Ceci est HUMAIN.
Toute œuvre de l’homme est imparfaite.
Ce qui serait inexcusable, aujourd’hui pour ces hommes de sciences, c’est de rester silencieux et passifs devant des difficultés qui interpellent non seulement les hommes de religion, mais tout citoyen soucieux du devenir de ce pays. J’ai parlé des inégalités sociales, des problèmes de foi de jurisprudence islamique etc…
Pour “circuiter” les anciens certain jeunes vont chercher des théories ailleurs, pour rapporter au pays une vision plus ou moins différente de la notre sur l’interprétation religieuse. C’est une catastrophe! Jusque là, nous avons pensé et défendu avec dents et ongles, que nous étions les détenteurs authentiques, d’une vérité qui n’a été souillée ni par les dissensions, ni par la politique.
Le choc est de taille et les dégâts risquent d’être considérables. Nous avons accepté la dévaluation de la monnaie nationale, des valeurs des habitudes. Mais tout le monde sait que dévaluer la religion dans un pays comme la Mauritanie, est une chose non seulement impossible, mais dangereuse.
Ce n’est pas parce que nous sommes les plus croyants, mais plutôt parce que l’islam est notre “potion sacrée” qui nous permet d’avaler toutes ces dévaluations de fermer les yeux aux misères du mondes et de faire fi de ses difficultés et ses traitrises.
Manipuler les gens par la religion ne peut être rien moins qu’une trahison de la confiance du Créateur.
Bien que n’ayant jamais fait de politique, je suis en droit de me demander quelle relation existe-t-il entre le livre sacré que des misérables déchirent a Teyaret et les appels a saccager le palais présidentiel, “dégager” ould Abd al Aziz et casser les biens des citoyens.
Mobiliser des milliers de citoyens dans “le ventre” de la nuit, dans un pays, ou l’insécurité est en train d’élire domicile, ne peut être un acte de foi.
Pousser des enfants aux portes d’une présidence, ou des soldats énervés ont la gâchette facile, pour se faire massacrer ne peut être un facteur de satisfaction de Dieu. Dieu qui a dit que pour Lui, “Celui qui tue une âme croyante sans droit est comme celui qui a décime l’humanité toute entière.”
Un autre courant sur facebook, veut absolument lier Biram ould Abeid a cette affaire. D’autre réclament que ould Mkheytir soit exécuté illico presto. Certain expliquent ces exactions par n’importe quel problème parasite pour lequel ils cherchent une explication ou qu’ils cherchent a introduire sur la liste nationale exhaustive des problèmes.
Ceci est en premier chef la responsabilité de ceux qui ont la responsabilité de sensibiliser, éduquer vacciner le peuple. Je cite les hommes de Dieu.
Pour plaire a Allah, il est beaucoup plus préférable de ramener un égaré sur le droit chemin que de le charcuter en public. Allah aime ses créatures. Il les défend. Rappelez-vous ce bédouin, tellement content de retrouver sa chamelle perdue dans le désert qu’il a prononcé l’ imprononçable: ” Allah j’atteste que je suis ton maitre et Tu es mon serviteur.”La miséricorde et l’amour de Dieu étaient beaucoup plus immenses que son lapsus. L’un des noms du Coran est d’ailleurs “Houda”, ce qui veut dire a peu prés “remettre sur le droit chemin”. Il ne s’agit pas de maudire les gens. D’ailleurs le prophète (psl) a dit que le musulman ne maudit pas. Ce hadith nous fait trembler aujourd’hui quand au nombre de vrais croyants a la surface du globe. Maudire est devenu un sport en vogue sur toutes les pages du net. La malédiction proférée par un individu va jusqu’au ciel, avant de retomber sur son visage.
Beaucoup d’étrangers participant sur le net a ce démembrement du pays. J’ai remarqué par certain faits anodins que des pseudos, bien impliqués dans cette glorieuse bataille” écrivent :
Pour Nouakchott.”نوقشوت””
De toutes les façons personne n’est dupe.
Des leçons gratuites et claires ont été largement dispensées par l’Irak, la Syrie, l’Egypte, l’Afrique centrale, la Birmanie etc. si cela vous chante et si vous voulez remplir le registre des martyrs allez-y. Mais sachez qu’Allah a dit dans le coran : “Appelle à la voie de Ton Seigneur par la sagesse et la bonne parole et discute avec eux de la manière la plus correcte.” On n’appelle pas a la voie d’Allah par les cris et les vociférations. On ne peut satisfaire Allah par le déséquilibre et la destruction de ses créatures.
Un mot pour ceux qui noirs ou blancs, s’évertuent a aiguiser ce triste problème de déséquilibre sociopolitique que nous n’avons pas encore maitrisé. Il vaut mieux aller lentement, pour arriver surement que mettre des bouchées doubles dans la surenchère et l’excitation d’esprits déjà surexcités et finir dans la catastrophe nationale (Dieu nous préserve du malheur).
Il faut parler, dénoncer dans la discipline. Mais surtout divulguer en vue de trouver une solution, non d’attiser les feux d’un problème.
Le prophète (psl) a dit: “La dissension est endormie, Allah maudit celui qui la réveille.”
Si certain de notre chair et de notre sang ont été impolis envers le prophète de notre religion, ceci veut dire d’abord que nous avons échoué a leur transmettre le message, ou que nous l’avons transmis sous une forme déformée, qui a repoussé, plus qu’elle n’a attiré. Jai connu un alem dans ma vie, feu Cheikh Sidi ould Bakr Mbarek, mort depuis bien longtemps, mais qui a tant marqué ma conception du livre et de la vie modeste fidele et intègre d’un musulman que je ne peux m’empêcher de penser a lui a chaque fois que le titre “saleh” est prononcé. Pourtant il n’était même pas un “zawi”, mais un arabe des Oulad Ahmed.
La Mauritanie est différente. Elle a ses faiblesses et ses carences, qui sont parties intégrantes de sa composition mécano-chimique. Mais elle est ainsi et ne peut survivre qu’ainsi. La bousculer dans son équilibre, équivaut a la précipiter dans des abysses qui ne correspondent pas a sa capacité de gérer ses luttes dans la vie, ni sa conception des choses.
Inutile de jeter toujours notre dévolu sur l’étranger, sur Israël, les Etats-Unis, l’impérialisme, les ennemis du monde arabo-musulmans, la conjoncture internationale etc.
Ces facteurs et ces inimitiés existent peut-être, ou certainement. Mais l’ennemi le plus proche, le destructeur le plus immédiat n’est autre que nous mêmes.
Notre légèreté a considérer les impératifs de l’instant. Notre promptitude a délaisser nos principes, nos valeurs et mêmes notre façon d’entrer en contact avec notre Seigneur pour suivre les autres. Il suffit juste de voir comment évolue un mauritanien a l’étranger pour mesurer combien ce que nous avons de plus cher est a la merci des moindres coups de vent.
Le 3 mars 2014, nous sommes entrés dans une zone de turbulences effectivement.
Nous avons franchis le Rubicon des paroles vers la phase de la folie collective. Vers les actes démesurés et aux conséquences inattendues.
La sagesse voudrait que nous attachions les langues et les pieds, jusqu’à l’extinction du signal qui est passé au rouge et qui risque de réserver d’autres surprises.
Le visage de ce gosse, levé en trophée ensanglanté; en gros plan brandit vers le ciel, risque de rompre la patience de Dieu. Et quand le courroux du Seigneur est excité ça fera mal…très mal. Allah nous guide et nous sauve.
Mohamed Hanefi Koweit.

La Mauritanie peut-elle survivre, sans esclaves?

June 10, 2014

Si un sujet a défrayé la chronique ces derniers temps en Mauritanie, c’est bien celui de l’existence ou de la non existence, de la légalité ou de l’illégalité, de ce phénomène monstrueux et anachronique qu’est l’esclavage.
Les langues se sont déliées les pharynx se sont égosillés, les plumes se sont desséchées, sans qu’on puisse jamais savoir si cette abomination est là, par elle-même, ou si elle représente une échappatoire politique pour occuper les esprits, ou une source économique pour pourvoir certaines bourses en mal de financements.
L’esclavage, cet enfant nègre, qui se réveille, sans crier gare, après une longue nuit de sommeil, trouble incontestablement le repos de ceux qui ont vécu, sans jamais se demander sur quoi ont été bâti les fondements de leur existence.
Tandis que des lois sont votées a la hâte et a la pelle pour incriminer ces pratiques odieuses et inhumaines, les langues quand a elles niaient tout bonnement leurs existences et criaient à l’imposture et à la diffamation.
Certaines actions prises a la hâte, pour venir au secours de “franges pauvres de la population”, semblent donner le contraire des résultats escomptes. Elles resteront très prudentes sur la définition du statut social de ces démunis opprimées et anéanties dans ce qu’ils ont de plus cher: leur dignité, leur liberté et leur droits de citoyens a part entière. En somme le phénomène esclavagiste, puisqu’il faut l’appeler par son nom sévit sans sévir, existe sans exister.
Dans la folie du désarroi, on accuse toutes les cibles façonnables, pour se sculpter un bouc émissaire, sur lequel accrocher cette charogne, qui commence, à sentir et à se faire sentir. Tantôt, c’est l’organisation des nations unis octroie un prix de droits de l’homme a un mauvais moment a la mauvaise personne: monsieur Biram ould Abeid. Motif: il a eu le culot d’aller quémander ailleurs, ce qu’il a longtemps essayé d’obtenir chez lui en vain. Ou peut-être Israël, jalouse du progrès fulgurant de notre pays. Ou les racistes, les extrémistes, les ségrégationnistes, les bouddhistes, les fumistes. Tous les boucs sont bons, pourvu qu’ils puissent servir d’émissaires.
Nous, nous ne sommes que trois millions d’habitants. Pas de Falachas ou de diaspora a ramener de l’extérieur. Pas d’ennemis a proximité, ni ailleurs. Nous sommes confrontés a un sous développement endémique, qui nous empêche de regarder nos voisins droit dans les yeux, ou de nous rassurer sur l’avenir de nos enfants.
nous sommes réveillés par un matin du 28 novembre 1960, nous sur l’une de nos indépendances, pour replonger aussitôt dans la léthargie de nos éternelles dépendances.
Nous avons besoin en réalité de dépendances, plus que d’indépendance. la culture immorale de la noblesse et du supériorat individuel, nous obligeait, plus que tout stimulent au monde à garder quelque chose “sous les pieds”, pour jouir du sentiment d’être au dessus de quelque chose. Un fils de “grande tente”, avait besoin de quelques petitesses autour de lui pour donner la preuve mathématique de sa “protubérance” sociale. Sinon il serait inferieur ou égal a ceux qui l’entourent, ce qui équivaudrait a la banalité déshonorante. Ceci réduirait, bien sûr, la dimension de la tente et par voie de conséquence, l’ascendance socio-politico-économique sur la populace environnante. La nature ne fait que créer des différences, les hommes en font des inégalités.
Cet intérêt de domination sera plus tard ravivé, voire enflammé et excité par la prolifération des nouvelles ressources nationales, que la jeune république découvrira avec les nouvelles techniques résultant du commerce avec l’extérieur et l’exploitation des ressources et des influences.
Ce n’étaient plus les grandes tentes, mais des maisons en briques, dans lesquelles chacun dans une intimité plus qu’opaque, mangeait son riz et buvait son thé. Mais c’était aussi des citoyens, possédant la même carte d’identité, avec zéro distinction. Des sous hommes qui commencent à réfléchir et à se considérer de plus près et a revendiquer ce qui leur revenait de droit.
Les anciens rapports entre individus vont changer a 3600 degrés. Urgence était de chercher dans l’arsenal de la cosmétique, a se travestir en rapports plus présentables et plus difficiles a déceler a l’œil perçant et réprobateur de la chartes des droits de l’homme.
L’esclavage en Mauritanie, n’est pas tel qu’on le présente.
Ce n’est pas seulement un système de domination ou d’exploitation. C’est un comportement de mépris de l’autre pour un besoin d’affirmation personnelle.
S’il devait exister un “esclavage de luxe”, c’est sans doute chez nous qu’il se pratique. Beaucoup d’esclaves vivent dans l’opulence et la prospérité, au sein de leur tribu, sous le toit du maitre, à condition de baigner dans le mépris et de garder le profil bas, pour nourrir et entretenir l’arrogance vitale du maitre. Ils se postent ainsi dans la paradoxale situation de victimes et de complices. Ce mépris gratuit, n’a d’explication que la niaiserie et la bêtise de ce noble, et l’ignorances souvent provoquée de l’esclave. Les deux en dépit des instructions de la religion, n’ont pas compris que seul Allah est grand et que nul homme n’est supérieur aux autres que par sa piété et sa vertu. Un bon nombre d’esclaves vivent sur le dos du maitre sans travail en contrepartie. Et tel est pris qui croyait prendre, l’exploiteur devient exploité
Beaucoup d’exactions ont été commises au fil des pièces de ce théâtre de mauvais gout.
Le crime actuel, de ceux qui doivent résoudre ce problème qui n’a que trop duré, est qu’ils semblent être de concert pour la destruction de cette nation, par la banalisation de ses maux. La destruction de tout un pays, pour des problèmes de ventre d’un peu plus bas que le ventre ou d’une vanité qui frise le ridicule. La contemplation passive, en spectateurs dilettantes des problèmes du pays.
La faute de ceux qui militent dans les rétablissements de ces droits( qui ont raison sur un certain plan, mais seulement sur un certain plan), est qu’ils veulent tout et tout de suite. Ce qui risque d’étouffer ou de rester en travers d’une mentalité nationale encore immature et longtemps manipulée par tous les stratèges du faux de la féodalité et de la désinformation religieuse.
La Mauritanie fait face a l’époque la plus cruciale de son histoire. Les dangers menacent de partout, le pays se disloque peu a peu sous l’œil ensommeillé et torve de ceux qui n’hésitent pas dépenser toute l’économie du pays pour se faire élire, réélire et élire encore une fois. Se faire élire pour la cause du peuple, pour faire vivre le peuple sur des sables mouvants, qui menacent de l’engloutir a tout instant et à tout jamais. Faire vivre des populations hypnotisées par les mensonges et le bluff sur un plateau branlant au bout d’une pente dangereuse, qui risque de les verser a tout moment dans les fonds insondables des abimes de la division, de la zizanie et de la discorde.
33 ans après la énième abolition de l’esclavage par l’ex président Mohamed Khouna ould Haidalla, le pays continue a tergiverser timidement sur l’interdiction de ce fléau destructeur de toute unité nationale et frein de toute évolution du pays.
Qui a intérêt a garder le pays dans le doute, la suspicion et la honte? Tous ces “hommes forts” qui se succèdent au gouvernail de la barque nationale, sont-ils lamentablement incapables de résoudre un problème, dont l’histoire a déjà entamé inexorablement la solution? Ces générations qui se suivent a la barre du pouvoir et dont chacune damne et condamne sa précédente, sont elles impuissantes a tenir parole, ne serait ce qu’une seule fois, et instaurer la paix, l’égalité et la justice entre les éléments de cette société? Ces érudits qui ont cautionné cette pratique au nom de la religion, n’ont-ils plus un reste de courage et d’honnêteté religieuse, pour demander pardon à Dieu et aux hommes?
L’esclavage en Mauritanie a commencé à dépasser sa propre dimension, pour enfanter d’autres problèmes dont les séquelles ne seront pas aussi évidemment solubles que le problème d’origine.
Des hommes pouvant encore respirer l’oxygène a la surface de la terre, défient la volonté divine et persistent à troubler la quiétude, et la sérénité qu’Allah a accordé gratuitement à ses créatures.
Ils perdent un temps, qui ne leur permettra pas de le rattraper.
Plutôt que les élections, plutôt que les séminaires de “compétences et d’expertises”, plutôt que les téléthons télévisés plutôt que la formation de soixante deux partis politiques, (qui se déchirent voracement pour aggraver les divisions et les dissensions), plutôt que les routes, les aéroports et les édifices, les nominations les décorations, la priorité doit être à la réconciliation du mauritanien avec le mauritanien. Le rétablissement d’une justice, juste déterminée et équitable entre toutes les couches, les ethnies et les “sous ethnies” de cette société composite, qui se décompose a vue d’œil et a la vitesse de l’éclair.
Le statut quo demeure, au vu et au su des gouvernants du pays. Dans certaines communes le même ancien maitre, guerrier ou marabout, continue a trôner sur les corps épuisés de ses anciens serfs, convertis en électeurs improvisés et sous la blancheur éclatante de la légalité.
Est-il moral de justifier et d’entériner un tort, même parfumé de l’encens démocratique et enrobé de l’arome de la légalité? L’état doit pouvoir prendre des mesures correctrices dans de telles circonstances. Sinon rien ne changera. Le monde demande démocratie et droits. Les loups se maquillent en démocrates et en prêcheurs invétérés de droits de l’homme, et le tour est joué.
Les termes a caractères racistes ou ségrégationnistes doivent être interdits et sujets d’amende ou de prison. Les chances doivent être égales et de façon claire et limpide, comme l’eau de roche.
Un dialogue franc et direct entre les composantes de notre société serait d’un grand bénéfice et crèverait cet abcès qui risque de s’immuniser contre toute forme d’antibiotiques, et nous conduire tant que nous sommes a notre perte et a la destruction de la nation entière.
S’il y a un luxe et un honneur duquel la Mauritanie peut se passer en bon débarras, ce ne peut être que ce rapport tordu et infamant qu’est l’esclavage.
Mohamed Hanefi. Chef. Dép. De français Koweït.