Archive for May, 2014

Hagallah chef rendez ce service a la dignité nationale.

May 29, 2014

Jamais de mémoire de rhinocéros, on a entendu un mauritanien dire “Je t’aime” a son épouse ou à son fils.
Ce n’est pas par sécheresse de l’âme, ou par avarice sentimentale, mais par pudeur de l’esprit et par noblesse du commerce social.
Les sentiments nourris pour les nôtres ou pour ceux que nous aimons, sont conservés très loin dans les plis et les replis d’une complexité pudibonde qui ne se découvre que dans les secrets des secrets de notre esprit ou dans les recoins de notre âme.
Ça a toujours été ainsi jusqu’au jour ou un chef, pas vous chef un chef antérieur a permis aux citoyens de le “vénérer”.
Les applaudissements ont commencé a partir de cette période.
Au début, il parait que l’épidémie a commencé par un journaliste qui résumait un reportage sur une visite du chef en question. Et quand il écrivit le nom ce de ce chef, pas vous chef. Le chef qui a commencé cette pénible tradition. Quand ce journaliste écrivit son nom, il déposa son stylo, c’était a une heure tardive de la nuit et là, au milieu de l’obscurité, dans le silence de cimetière des dernières heures précédant l’aube, il se mit a applaudir. Les claquements de ses mains étaient si forts si secs, qu’ils réveillèrent madame et les voisins qui sombraient dans le sommeil du juste depuis quelques heures déjà.
Et le peuple applaudit…
Les applaudissements ne se périmèrent pas et n’étaient pas restées spécifiques a un chef. Ces applaudissements se diversifièrent en genre et en nombre selon l’époque et la circonstance. Ils y avaient des applaudissement a l’investiture de chaque chef et d’autres a sa destitution. Il est bien entendu à noter que la chaleur sonore et les gestes accompagnateurs de cette manifestation ne sont guère les mêmes.
Le premier spécimen d’applaudissements est accompagné de larges sourires en couleur, de hochements de têtes approbateurs de tout ce que le chef dit ou pense. De bousculades pour être le plus possible dans le champ de la camera etc. Les deuxièmes applaudissements par contre sont un cafouillis d’accusations d’insultes, de griefs, d’incriminations presque obscènes qui condamnent ce que hier seulement on ovationnait et pour lequel on faisait serment la main sur le coran d’être prêt à sacrifier sa vie avant ses moutons. C’était la façon nouvelle de dire au revoir au chef qui perd sa “chefferie”
Depuis ce soir là de cette année de grâce là, beaucoup d’acteurs vont entrer en jeu et évincer les journalistes et les griots dans l’art de la flagornerie, de la flatterie et du mensonge. Je parle bien sur de mauvais griots ou de mauvais journalistes. Car il y en a de très nobles.
Notre seul capital réel, notre austérité et notre sobriété légendaires, vont se retrouver gravement ébranlées par ces nouvelles valeurs infectées et négatives.
Chef pensez une minute: a quoi vous serviront ces rires falsifiés et ces faux applaudissements qui ont tellement servi sous toutes les investitures, qu’elles ont perdu de leur valeur, de leur teneur et de leur franchise. Voulez vous n’être que le chefs d’un troupeau d’abrutis, qui ont travesti les nobles principes de ce noble pays en un cinéma clownesque, qui fait honte a Bouki l’hyène, elle-même?
Ce n’est pas leur faute. Ils ont tous été entrainés par un courant tel que personne ne pouvait lui résister. Tout était conditionné par ces attitudes mesquines étrangères a nos habitudes.
Les barbes blanches, que nous avons toujours connues synonymes de sagesse, de vérité et de piété, se bousculent aujourd’hui dans les cortèges de cette danse pathétique, pour “applaudir”. Même sous votre hélicoptère, chef, a Aleg. Certain voulaient vous applaudir, plus fort que les hélices de l’appareil. Ils ont été molestés parait-il par leurs enfants…vos gardes de corps…quelle humiliation pour ce en quoi nous avons toujours cru!
Ceci nous fait très mal, grand chef. Quand nos vieux et nos notables en arrivent à ce stade de dévaluation des principes, ceci ne peut vouloir dire qu’une choses: Le principe principal des principes a été gravement ébranlé.
N’avez-vous pas remarqué, chef, que de plus en plus, les gens ont tendance a remplacer “Nous demandons a Allah”, par “Nous demandons au président Aziz”?
C’est grave. Il vous font entrer ainsi dans une compétition, une rivalité au dessus de vos moyens et de vos capacités.
Vous êtes le seul, à avoir le droit de refuser cette usurpation des rôles.
Allah vous a donné le pouvoir. Parce qu’il vous aime certainement. Il vous a sauvé quand quelqu’un a voulu supprimer votre vie. Il vous a crée, pour le glorifier et dire à vos sujets et a vous-même, que vous et eux, dépendez d’une Force Supérieure, pour laquelle vos ancêtres sont toujours restés fidèles. Ne trahissez pas cet équilibre. Personne n’a le droit de vous “Déifier” contre votre gré. Sauf si cela vous arrange chef. Mais si cela vous arrange, il dérange le grand Chef…Le plus Grand de tous les chefs. Celui qui s’est réservé l’exclusivité des adorations et des recours.
Chef rien n’est moralement plus douloureux que la vision de ces galaxies de barbes blanches, agglutinées à toutes les occasions pour que vous les constatiez, que vous les remarquiez, que vous les éleviez ou gratifiez d’une subsistance que seul le Seigneur des mondes octroie à qui Il veut.
Rien n’est plus démoralisant que de voir ces faux sourires qu’ils s’efforcent à afficher pour vous plaire. Rien ne fait mal aux oreilles plus que ces longues litanies falsifiées et farcies de miel truqué qu’ils débitent pour vous plaire et chatouiller vos sens et votre orgueil.
Beaucoup d’hommes nobles et valeureux, ont jalonné l’histoire de ce pays. Ils n’en parlent plus. Tout simplement parce que les louanges sont désormais réservées à un commerce, qui n’est pas de nos habitudes. Un virus qui s’est introduit dans notre société authentique, pour la souiller de bassesses qui ne sont pas les nôtres. Qui n’ont jamais été les nôtres.
Dites leur monsieur le chef que vous n’acceptez plus l’idée simpliste et mesquine qu’ils se font de votre personnalité et de leurs valeurs réelles.
C’est Dieu qui vous a placé là ou vous êtes. Réellement Il est le seul qui peut vous en déplacer. La volonté du Créateur ne peut jamais être modifiée par un soutient des hypocrites.
Pour comprendre le comportement dégradant de ces êtres, vous devez penser aux conditions économiques du pays. Ceci vous amènera a redoubler d’effort pour que chaque mauritanien et chaque mauritanienne soit a l’abri du besoin.
Le besoin conduit au vice. Allah nous préserve. Et le besoin est le résultat direct de la gabegie, que vous avez déclaré combattre et qui continue a vous narguer comme un enfant mal éduqué.
Allah a dit : “Dis O Allah maitre de l’autorité absolue. Tu donnes l’autorité à a qui Tu veut. Et Tu arraches l’autorité à qui Tu veux. Et Tu donnes la puissance a qui Tu veux et Tu humilie qui Tu veux. Le bien est en Ta main et Tu es omnipotent.” Coran 3-25.
Nous espérons vous aimer un jour parce que la Mauritanie a grandi sous vos mandats. Nous souhaitons vous aimer pour l’amour de Dieu et la grandeur de vos actes. Nous voulons prier pour vous et pour tout mauritaniens ou toute mauritanienne qui dirigera ce pays, parce que ses actes ont été plus grands que la propagande des courtisans, qui aveuglés par la cupidité ne savent plus ce qu’ils disent et ne se rendent pas compte qu’Allah est Celui qui reste et lui qui juge et donne.
Nous voulons que la pérennité de votre règne soit soutenue par la prière des veuves et des orphelins que vous auriez sortis de la misère vers l’opulence. Nous voulons que Dieu vous protège par la sécurité, l’égalité et la justice que vous auriez instaurées entre les citoyens.
Voilà chef les victoires qui ne recèlent pas de faux et ne cachent pas de piège. Dieu vous guide. Amin.

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Est-ce là le sommet de vos ambitions et la fin de nos espoirs monsieur le président?

May 28, 2014

Bouddah ould al Bousseyri a servi le peuple, contre la dépravation. Il n’a couté ni villa ni voiture, ni avion a la Mauritanie. Mohameden ould sid Brahim a joué un rôle non négligeable contre une certaine gabegie morale. Yacine ould Nana a galvanisé les nerfs des mauritaniens pendant la guerre du Sahara avec sa fameuse chanson, reprise par toutes les bouches “Tqawwi yal-jalal Ketayeb mouritan.”

Je me souviens vaguement de votre honorable personne, je crois, monsieur le président à la Médina “R”. vous étiez très réservé. Si je ne me trompe. Je crois que j’ai gravé votre image, comme celle de beaucoup d’enfants de cette époque, dans ma mémoire.

Vous êtes donc un mauritanien a qui le destin a accordé un certain rôle.

Contrairement à nous tous, vous ne pourriez pas dire a Dieu “Je ne pouvais pas.”, car c’est Lui qui vous a accordé le pouvoir.

Une fois a Nouadhibou, l’un de ces moments ou j’ai décelé en vous l’image d’un vrai patriote, prêt a tout pour son pays, vous disiez et je vous cite ” C’est comme si “ils”, vous parliez de l’opposition, n’ont pas une âme, qui puisse sentir les souffrances de leur peuple.” Fin de citation.

Aujourd’hui je reformule cette question avant de vous l’adresser “Ne pouvez vous voir, sentir palper, comptabiliser la déchéance morale dans laquelle nage vos pauvres citoyens, obligés a s’aplatir pour vous plaire?” n’est ce pas la forme de répression la plus sournoise?

Pensez vous que la lutte contre les “fuites de sous”, à elle seule, suffit comme effort pour redresser ce pays?

La démagogie qui s’installe, n’est qu’une continuation du travail déjà entamé par vos prédécesseurs. Je scrute tous vos déplacements, toutes vos interventions, toutes vos décisions, pour pouvoir vous placer dans la case encore vide de ceux qui, sincèrement, honnêtement et pour l’amour de Dieu, veulent changer, pour ne pas dire sauver ce pays. Je recense toujours un capital de stabilité perché sur une énormité de facteurs instables.

Que vous le veuillez ou non, monsieur le président de tout ce qui se trame par vous, autour de vous et en votre nom, ou non, vous êtes le premier responsable, le premier suspect, le premier a rendre compte devant Votre Dieu.

Regardez l’étau infaillible du “faire semblant” qui vous encercle. Est-il logique, voire moral ou humainement concevable, qu’il n’y ait aucun fonctionnaire contre votre respectable régime?

Les fonctions de président c’est aussi la lutte contre “La gabegie morale” d’ailleurs la défection de cette gabegie là, est la source qui alimente toutes les autres formes de gabegies.

Vos fonctions, les rôles avec lequel Allah vous a honoré, sont très nombreux et très diversifiés : la justice, l’égalité, la dignité, la sécurité, mais avant tout la MORALE. Sauvez quelque monnaie ne résout aucun problème. D’ailleurs nos pères avaient coutume d’aller une année ou deux, commercer au Sénégal, en Gambie en Cote d’ivoire ou ailleurs et revenir distribuer le travail d’une vie en deux ou trois jours a tous ceux qui les entourent. Cette boulimie qui embrase notre peuple aujourd’hui, est signe d’un changement infect et sale, qui risque d’effacer à jamais la valeur et la raison d’être de ce peuple.

Quelque part on se joue de votre bonne foi, ou quelque part vous semblez ignorer en toute conscience que vous suivez au centimètre prés, le chemin suivi par le président Maaouiya ould Sid Ahmed Taya. Il n’était pas mauvais. Il était très réservé, “occidentalisé”  disaient certain. Il insultait les tribus, qu’il appelait “Qweybilat”. Et contrairement à ce que beaucoup essayent de faire croire aujourd’hui, il n’a été que “mauvaifié”, à la hâte pour porter le chapeau des crimes de ceux qui se coulent et se lovent toujours autour des gens du pouvoir, pour les “utiliser” puis les “recycler” avant de passer au suivant.

Ce sont toujours les mêmes manigances de ceux qui se sentent “en haut” et qui veulent obliger le peuple à se sentir “en bas”.

Utiliser le trésor de l’état pour corrompre quelques élites, qui a leur tour corrompent leurs tribus, qui votent pour un guide, gardant le doigt sur leur gâchette pour le vilipender dès qu’un nouveau émerge. Voila l’équation simplifiée.

Monsieur le président on ne presse pas indéfiniment le ressort du peuple. Il risque de sauter au visage de celui qui croit le maitriser. Dieu nous garde des changements dans la douleur et dans les catastrophes.

Chez nous le citoyen n’a pas de valeur réelle. On l’utilise pour les urnes puis on verse les “urnes” sur son crane. Cette opération s’est répétée et se répète à nos jours.

Or la somme des valeurs des citoyens, constitue le capital dignité du pays. Calculez monsieur le président.

N’est ce pas une contradiction flagrante entre être “président des pauvres” et observer en dilettante la pauvreté morale, mère de toutes les pauvreté, ronger le visage du peuple?

Nous ne regardons jamais les résultats, mais le processus. Qu’il soit efficace ou non, l’essentiel est que, ce qui était, reste comme il était. Après “Dieu pardonnera”… Qui assure qu’Il pardonnera?

Nous disons toujours comme justificatif que “Les actes suivent l’intention”. “Innemaa al a’malou binniyati.” Mais si les actes sont toujours pervers, comment doit on qualifier les intentions?

Si les résultats sont indéfiniment médiocres, ceci ne peut vouloir dire qu’une chose: l’action a été toujours maladroite et malhonnête.

Il faut nécessairement changer le processus pour espérer récolter un résultat meilleur…donner la chance à une nouvelle probabilité.

Nous n’avons même pas pu être redressés par la religion islamique que nous revendiquons au détriment du monde entier. Dans ce domaine nous sommes toujours les meilleurs. Les seuls dignes de peupler le Paradis. Nous crions contre le tribalisme, cancer de tous les cancers et pire mal d’entre tous les maux. Mais nous continuons sous la table a travailler des pieds et des coudes pour que cette tumeur maligne continue a ronger notre tissu interne. Avec une fierté malsaine et malhonnête. Nous combattons le racisme par le racisme et la haine par la haine. Et nous sommes bien.”O! vous qui avez cru, pourquoi dites vous le contraire de ce que vous faites? C’est une grande abomination auprès d’Allah que vous dites ce que vous ne faites pas.” Coran. Ou bien nous essayons de “Tromper Dieu et ceux qui ont cru.” Ou bien nous avons mal, très mal compris le livre d’Allah.

Je respecte individuellement et collectivement, tous ceux qui gravitent autour de vous avec ces “Moubadarattes” “spontanées” et “sincères”, mais je vous conseillerais en personne, qui ne vous demande rien, d’écouter les gens dont les paroles sont plutôt “amères”. Comme disent les maures: “écoutez ceux qui vous font pleurer, plutôt que ceux qui vous font rire. Un Ahmed ould Cheikh, un Cheikh Tidjane, un Ahmed Bezeyd ould Beyrouk etc. vous disent la vérité sur le seul moyen qu’ils ont : Le site de Cridem. Et moi aussi. Pourtant nous n’avons rien contre votre personne. Ce sont ces vents contraire qui vous aiderons a décoller. Ils ne vous coutent rien, parce qu’ils vous libèrent par leurs langues de la peine d’une courtoisie envers leurs personnes.

Profitez de ces conseillers qui ne cherchent ni nominations, ni faveur sur le dos des autres.

Monsieur le président dans quelques années au plus, vous ne serez plus qu’une tranche d’une histoire de l’Histoire de ce pays. Qu’Allah vous accorde très longue vie.

Comme nous tous, vous serez conjugué au passé.

Qu’aimeriez vous qu’on raconte de l’épisode ou vous étiez locataire de cette présidence? Ce lieu, qui il faut le dire fait saliver tous les ambitieux de ce pays?

Méditez sur cette question. Elle vous édifiera.

Le Tout puissant vous a accordé la faveur et la possibilité de rentrer dans l’histoire. Vous avez une chance de vous enregistrer dans la case du Bien, du Vrai, du Noble, du Pur, du Juste, du Véridique, du Clair et du Limpide. Pourquoi acceptez vous qu’une quelconque force vous draine vers une autre direction?

Combien de présidents ont occupé le siège qui est le votre aujourd’hui? Leurs épisodes ne sont plus qu’un petit paragraphe dans la bouche des hommes. En bien ou en mal. Beaucoup ont été plutôt en mal qu’en bien. Ils ont raté leur occasion.

Les gens que j’ai cité plus haut, n’étaient pas des  hommes d’état. C’était de simple citoyens, mais qui ont laissé quelque chose d’honorable, d’eternel pour ce pays.

J’ai côtoyé pendant la guerre du Sahara beaucoup de grands hommes. Des officiers, de grands cadres. Celui dont je me souvient le plus, est un “griot” Yacine ould Nana. Rares sont ceux qui parlent de lui aujourd’hui. Je ne le connaissais pas aussi. Il est mort dans l’incognito, comme un passager clandestin, comme un étranger éphémère sur la barque mauritanienne. Nous ne sommes tous que des éphémérides monsieur le président.

Cependant, un jour a coté de la radio Mauritanie, a la sortie du lycée nationale, j’ai écouté cet homme, très jeune à l’époque chanter pour les troupes du pays martelés par les obus du Polisario “Tqawwi yal-jalal Ketayeb mouritan.”” (chanson oubliée, elle aussi.) Dans sa voix religieusement concentrée. Dans la conviction des ondes de sa prière, dans la ferveur de sa supplication à Allah, j’ai senti la sincérité d’un mauritanien fier de l’être, confiant dans son être et résolu a tout sacrifier pour le rester.

Image dérisoire, d’un frêle adolescent qui chante son pays, face aux fracas des bombes, par la simple arme de sa voix. Il était terrorisé, peut être, mais fier et digne.

Cet image vous aidera peut être a comprendre ce que je veux dire.

Bouddha ould Bousseyri, n’était pas un général, ni un président, mais en 1989, il a eu le courage de regarder toute la Mauritanie en face et de dire “Vous avez tort. Vous êtes sur le mauvais chemin”.

Aimez, monsieur le président, c’est aussi avoir le courage et la détermination de faire des opérations chirurgicales, même douloureuses, pour que le corps social recouvre sa noblesse, sa foi et sa santé.

Je vous avoue que si vos ambitions sont a la limite ballotées par ces “moubadarates” éternelles , nos espoirs sont finis. Malheureusement.

Nous sommes très fiers de vos initiatives de paix au Mali. C’est une très noble démarche. Mais chez nous, nous avons un proverbe populaire qui dit : “Avant d’engraisser les moustiques d’Aleg, nourrissez d’abord vos propres moustiques.”

Dieu vous guide et vous aide.

Mohamed Hanefi. Koweït.  

Crime contre l’humanité ou humanité origine du crime?

May 26, 2014

Un jeune homme ligoté, les pieds et des mains joints derrière le dos. Il était en sang. Couché par terre. Autour de lui, une foule d’ “être aux mains” excités comme des ouistitis en chaleur. Un homme colossal, s’avança, une brique élevée au dessus de la tête banda ses muscles, en tronc d’arbre, et la fracassa sur le crane du supplicié. La douleur a du être terrible, car dans une détente ultime, accompagnée d’une grimace insoutenable, le pauvre jeune homme brisa les liens qui lui attachaient les pieds. Ses hurlements de douleur n’avaient plus rien d’animal car l’humain a du, depuis longtemps fuir cette contrée de malédiction et de douleur. Un autre homme plus physiquement saint que le premier, s’avança et a coups redoublés, s’acharna avec un gourdin sur le pauvre corps qui gigotait dans tous les sens. Essayant sans doute, et en vain ,dans une dernière tentative de lucidité de déceler dans cette horde déchainée, l’ombre d’un secours, la grâce d’une miséricorde, ou au moins l’explication de ce qui lui arrive. Rien…

Au milieu de ce cercle de démons il n’était plus qu’une cible de la douleur et de la haine. Un objet lucide et débordant de frayeur, a qui on ne voulait même pas accorder la pitié de mourir une fois pour toute et se délivrer de cet endroit maudit…mille fois maudit qu’on appelle la planète terre.

Qu’est ce que l’Enfer peut infliger de pire?

J’ai subitement pensé à mes enfants. le film des événements de 1989 en Mauritanie et au Sénégal, passa comme un nuage de malheur devant mes yeux…un jeune qui s’efforçait de s’abriter sous une semi-remorque le bruit sourd d’os qui se brisent, atténué par une chair de douleur et de désarroi. Des cris, du sang des larmes. Des larmes de sang… et pour un moment, je crois que j’ai perdu connaissance. En tout cas le mouchoir que je tenais dans la main gisait à terre.

Afrique centrale…La cruauté de Bokassa n’a pu être a la hauteur du châtiment que Dieu voulu infliger a cette tanière de l’horreur et de l’intolérance.

Ce n’était qu’une image divulguée d’une scène sinistre qui déroulait ses ailes d’effroi et d’horreur dans un froid silence de mort sur l’ensemble de ce territoire “Affff!!ricain.”

Plus loin en Birmanie, les scènes sont savamment censurées. Surtout ne pas couper l’appétit a ce monde “modernement” civilisé, qui broute ses victoires de bonne entente de succès diplomatiques, de diplomatie successives…ivre de mensonge et de cruauté civilisée.

Dire que sur cette barque qu’on nomme terre, une kyrielle d’organisations mondiales , prolifèrent et prospèrent dans les buildings de New York, de la Haye, de partout, sous le couvert de la défense de ce pauvre supplicié. Dire que certain on le courage de parler de la “Chartes des droits de l’homme” “D’amnistie international” de Ban Ki moon, de casques bleues, de puissances (Dont la toute puissance s’est réduite a attiser ce genre de monstruosités, pour des stratégies de malheur). Malheur à la race humaine…

Cette race incapable de contrôler ses naissances, pour peupler cette terre d’une explosion démographique de criminels potentiels qui ne feront que rivaliser d’atrocité et produire chaque jour des comportements plus horribles plus immoraux et plus atroces. Mais il y en aura assez pour tout le monde et tel sera pris qui croyait prendre.

Un amoncellement de têtes tranchées avec une extraordinaire précision, comme par une lame acérée, ornaient les pages de tweeter ce matin du 22 mai 2014. Les visages dégarnis de tout ce qui pouvait déformer l’expression originale, exprimaient une sérénité de mort. Une vingtaine de visages alignés comme pour s’entraider dans un dernier effort d’existence à faire parvenir un message au monde des vivants. Des visages très jeunes qui maudissaient ce monde et ses habitants. Les dernières expressions sont restées figées sur ces visages. Elles variaient de l’étonnement, passant par l’incrédulité a la terreur blanche. Un peu plus loin, celui qui leur promettait les mannes du ciel et la félicité absolue dans les bras des houris, tenait un couteau à la main. Un autre, dont on ne voyait que les jambes, et les bras, égorgeait un jeunet juste sorti de l’enfance, qui levait l’index au ciel, pour attester, quelle que soit la circonstance qu’il n’y a de Dieu qu’Allah et que Mohamed est son prophète. C’était par cette image que les révolutionnaires de Syrie, annonçaient et signaient leurs couleurs.

Mon Dieu! Comment peut on me faire admettre que Tes messages de miséricorde, peuvent avoir un quelconque rapport avec les horreurs qu’on fait a Ton nom?

Comment puis je comprendre que Tu as crée cet ingrat qui se nomme homme, ce monstre qui a perverti la face de Tes merveilles et décimé l’une après l’autres les espèces de ta création. Ce monstre qui a pollué le ciel, la terre et les mers!

Cet insensé égoïste qui ne peut comprendre que ces supplices qu’il inflige a son frère, son en fait autant de coups de glaive par lesquels il déchiquette l’humanité et souille la pureté de la création. Des crimes “boomerang”, qui reviendront inévitablement un jour, lui fracasser les mâchoires.

La Thora et l’Evangile n’ont-ils pas dit que “Qui tue par l’épée, meurt par l’épée.” ?

Allah n’a-t-il pas dit dans le coran que “Qui tue une âme sans droit est comparable à celui qui tue l’humanité entière.” ?

Quel droit vous donne le droit d’enlever des vie par la folie ou le racisme?

Vous rendez vous compte de l’horreur finale et fatale ou vous conduisent vos calculs? Et si Dieu, après vous avoir confié aux affres des tortures éternelles, vous disait : “Vous n’en sortirez qu’après avoir réparé ce que vous avez gâté.” Rendez les vies que vous avez enlevées!!!

Et au-delà de l’au-delà et des menaces auxquelles beaucoup d’entre vous ne croient certainement pas, ne vous rendez vous pas compte que les gènes et les chromosomes du crime que vous semez sur terre, nourrirons un jour vos enfants de douleur et de terreur? Comme vous en avez infligé aux autres.

Crimes contre l’humanité!!

Qui plus que cette humanité commet les crimes? Qui d’autre que l’humanité a défriché le terrain propice a ces horribles exactions qui blanchissent les tempes des bébés??

Qui a laissé le monde a lui-même proliférer dans les anarchies, la famine, le sous développement, les dictatures, les obscurantismes religieux et mafiosiques?

La création de l’homme était a l’origine pour rendre les attributs de Dieu manifestes. Suivre les voies qui mènent a la vertu, a la fraternité, a la justice, était aussi nécessaire que boire et respirer.

Les hommes devaient logiquement comprendre la nécessité de “sponsoriser” les bienfaits a travers les bienfaits de ce monde.

Ils ont négligé la raison pour laquelle ils ont été crées et les conditions de leurs survie sur ce globe.

Dieu a choisi un vicaire et l’a honoré de tous les services de sa royauté. Mais le vicaire, l’ingrat vicaire a choisi la trahison et les voies du mal.

On m’a dit un jour que j’étais “pessimiste”. Je prie de tout cœur pour que l’image qui m’est reflétée a travers le prisme de mes craintes et de mes observations, ne soit que le fruit de mon pessimisme et de mon imagination. Amin.

Mohamed Hanefi. Koweït.